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Thème : BCE Banque Centrale Européenne
Banque centrale européenne : embrouille et secret défense
Chroniques du Yéti
Tous aux abris ! La panique règne à la Banque centrale européenne (BCE) dirigée par Mario Draghi, suppôt comme chacun sait ou devrait savoir de la tristement célèbre Goldman Sachs. Alors les assiégés dressent les barricades pour sauver leurs coffres en péril. Deux éléments nouveaux viennent conforter cette impression, révélés l'un par l'allemand Deutsche Wirtschaftsnachrichten, l'autre par Mediapart. C'est quoi, cette embrouille Les Deutsche Wirtschaftsnachrichten (en clair, Nouvelles économiques d'Outre-Rhin) vient donner un éclairage avisé sur les dessous du plan de "sauvetage" de Chypre par la BCE. Contrairement à ce qui s'était passé avec la décote des emprunts grecs, celle des obligations chypriotes était tout bonnement impossible car elles servaient d'ultimes garanties à une BCE déjà (...) Lire la suite »
 
"L’indépendance de la BCE n’est qu’allégeance au système bancaire"
Michel Santi

Quand comprendra-t-on enfin que les déboires européens actuels ne sont en rien dus aux endettements publics ? Pourquoi l’orthodoxie, la pensée dominante, l’écrasante majorité des économistes, comme les dirigeants politiques (qui n’y comprennent pas grand-chose), s’obstinent-ils à considérer cette crise comme celle des « dettes souveraines » européennes ? Un petit rappel historique serait à cet égard éclairant. D’Histoire de France en l’occurrence, car c’est une loi française du début des années 70 qui devait consacrer cette orthodoxie financière - et figer dans le marbre la sacro-saint indépendance des banques centrales -, responsable des ravages actuels de l’Union européenne !

La finance a mis la main sur les politiques monétaires Le 3 janvier 1973 étaient en effet adoptés les nouveaux statuts de la Banque de France qui devaient révolutionner le job de banquier central, le transformant ainsi en une sorte de personnage « téflon » - totalement antiadhésif - n'ayant nul compte à rendre à l'exécutif de son pays ni à ses concitoyens. C'est effectivement à 1973 et à cette loi française qu'il est possible de dater le début de l'irresponsabilité des banques centrales, et particulièrement dans son article 25 qui indique que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France ». Tournant crucial donc dans la gestion des finances publiques des nations occidentales qui emboitèrent le pas à la France. Les Etats étant dès lors - et de facto - (...) Lire la suite »
 
La politique économique de la BCE est un article de foi
La ligne Maginot économique de la BCE (The Guardian)
Dean BAKER
Avant la seconde guerre mondiale, l'armée française avait mis en place la ligne Maginot. Cette barrière, le nec plus ultra de la défense militaire, devait protéger la France du féroce assaut des armés hitlériennes. Quand Hitler a finalement attaqué, la ligne Maginot n'a servi à rien car les Allemands l'ont contournée en passant par la Belgique. L'obsession de la Banque Centrale Européenne (BCE) de ne pas dépasser 2% d'inflation est comparable à la construction de la ligne Maginot. La BCE pense qu'en maintenant cet objectif, elle fait tout ce que doit faire une Banque Centrale pour maintenir une croissance stable en Europe, exactement comme les généraux français pensaient que la ligne Maginot empêcherait les Allemands d'envahir la France. Après la conquête germanique, les généraux français ont reconnu (...) Lire la suite »
 
La coup d’Etat fédéral européen orchestré par les banques
Nicolas Jaisson
La stabilité de l'euro est remarquable ces derniers mois, la monnaie fluctuant dans une marge étroite entre 1.42 et 1.45 contre le dollar US, à croire qu'il ne s'est rien passé de fondamental sur le plan macro économique, malgré la crise financière qui ébranle les états surendettés de la zone euro. Il serait donc légitime de s'interroger sur le bien fondé des peurs qui agitent les marchés au gré des annonces fracassantes relayées par la grande presse mondiale. L'émotion est nourrie par les dégradations successives de notes de crédit, du fait des agences de notation qui s'inquiètent soudainement de la situation financière de pays apparemment en faillite, alors que l'euro se maintient remarquablement par rapport à la monnaie américaine de réserve. Tout se passe comme si les émotions qui entretiennent la (...) Lire la suite »
 
Goldman Sachs prend officiellement la tête de la BCE
Attac France
Mario Draghi, ancien Président de Goldman Sachs Europe, prend aujourd'hui la présidence de la Banque centrale européenne. Il présidait la banque d'affaires américaine au moment où celle-ci, dans les années 2000, aidait la Grèce à maquiller ses comptes publics. Son rôle va être de préserver les intérêts des banques dans l'actuelle crise européenne. On pouvait jusqu'ici s'interroger sur les raisons qui poussaient la BCE et Jean-Claude Trichet à s'opposer de façon virulente - y compris face à la chancelière allemande - à toute idée d'une quelconque restructuration de la dette grecque. Cette attitude semblait incompréhensible puisque tous les analystes, y compris les économistes des banques, s'accordent à considérer que la Grèce ne pourra pas assurer le service de sa dette dans les actuelles conditions (...) Lire la suite »
 
Un déficit de démocratie
La Tyrannie des Banques Centrales (Counterpunch)
Dean BAKER
La Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé récemment une hausse de son taux directeur d'un quart de point, le portant à 1,25%. C'est une très mauvaise nouvelle pour les habitants de la zone euro et peut-être aussi pour le reste du monde. Cette initiative montre deux choses. La première, c'est que la BCE se prépare à ralentir l'économie de la zone euro et supprimer des emplois. C'est l'objectif de l'augmentation des taux. La BCE vise un taux d'inflation à 2% alors que le taux actuel est autour de 2,5%. Le taux d'inflation se situe au-dessus de l'objectif de la BCE et ceci est principalement dû à la hausse des prix du pétrole et d'autres biens de consommation. Et ces hausses de prix sont elles-mêmes dues principalement à l'instabilité qui règne au Moyen-orient et à la demande croissante de la (...) Lire la suite »
 
L’euro n’est pas un «  bouclier » anti-spéculation : il l’attire !
Un spectre hante l’Europe : la sortie de l’euro !
Jacques NIKONOFF

Une opération d’affolement de la population est en cours sur l’euro. Elle est menée par ceux qui étaient pour le «  oui » aux référendums de 1992 et de 2005. Ils utilisent les mêmes arguments fallacieux qu’à l’époque. En 1992, ils disaient que ce serait la «  catastrophe » de ne pas voter pour le traité de Maastricht et la monnaie unique. En 2005, ils affirmaient que ce serait l’ «  explosion de l’Europe » si on ne votait pas pour le projet de constitution européenne. Aujourd’hui, ils soutiennent que ce serait le «  chaos » si un ou plusieurs pays quittaient la zone euro.

Le journal Le Monde (15/12/2010) titre : « L'euro va-t-il tuer l'Europe ? ». Sous-titres : « Qui serait prêt à renoncer à la monnaie unique ? Quels sont les scénarios de sa disparition ? Quels seraient les effets d'un éclatement ? » Il cite The Economist, icône de la pensée unique ultralibérale, qui affirme que « Démanteler l'euro n'est pas impensable, seulement très coûteux ». C'est l'inverse ! C'est l'euro qui est coûteux ! Pour les classes populaires et moyennes ! Car c'est soi-disant pour le « sauver » que l'austérité a été décrétée dans toute l'Europe ! Le Monde explique que la sortie de la Grèce et de l'Irlande de l'euro et le retour à leurs monnaies nationales permettrait de les dévaluer. Ces pays pourraient ainsi développer leurs exportations, relancer leur activité économique et réduire leurs déficits (...) Lire la suite »
 
Le Gouvernement de Francfort
Bernard CASSEN
Le résultat le plus significatif des élections au Parlement européen a été le caractère massif de l'abstention : 56, 9 % en moyenne dans les 27 Etats membres de l'Union européenne (UE), avec des pics de 80 % en Slovaquie et en Lituanie. En étant si peu nombreux à se rendre aux urnes, les citoyens ont manifesté au mieux leur indifférence et au pire leur hostilité à l'égard des institutions communautaires, et pas seulement du Parlement. C'était pourtant l'unique occasion dont ils disposaient d'influer si peu que ce soit sur des politiques européennes dont découlent directement les politiques nationales, et qui les affectent donc directement. On ne leur demande pas leur avis sur les propositions d'actes législatifs européens dont la Commission a le monopole, et encore moins sur les décisions que prennent (...) Lire la suite »
 
Europe
35000 manifestants contre les bas salaires de la BCE
reprise d’article

Suite à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), plus de 35000 personnes représentant 54 syndicats de 29 pays ont manifesté samedi à Ljubljana en Slovénie. Ils ont revendiqué l’instauration immédiate d’un salaire minimum ainsi que des hausses conséquentes de salaires. Les manifestants avaient choisi la capitale de la Slovénie, car ce pays préside actuellement l’UE, et une réunion des ministres des Finances et des directeurs des banques centrales s’y tenait.

Leurs revendications interviennent alors que la hausse de l'inflation reprend de plus belle et que de nombreux gouvernements en Europe, à commencer par la France, appellent à la rigueur ou à l'austérité sociale. L'inquiétude quant aux répercussions de la récession annoncée aux Etats-Unis explique que la priorité des gouvernants soit la maîtrise de l'inflation. Sans rougir, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, a réaffirmé que ce serait « une énorme erreur » de suivre l'exemple allemand d'une hausse des salaires. Dans ce pays, les employés du secteur public viennent d'obtenir une misérable augmentation de 5% pour 2008. L'autre démagogue européen, Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a carrément invité les syndicats à rejoindre les dirigeants européens dans (...) Lire la suite »
 
 
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