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Banque Mondiale

Une Banque mondiale toujours antidémocratique
Damien MILLET, Jérôme DUVAL
Malgré un trafic aérien perturbé par le volcan islandais, la plupart des Ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales se sont retrouvés à Washington en avril dernier pour une rencontre du G20 suivie de l’Assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Washington centre de décision planétaire A cette occasion, après le FMI voici quelques années, la Banque mondiale a annoncé l’aboutissement d’une réforme présentée comme historique : le rééquilibrage de ses droits de vote en faveur des pays du Sud. En effet, depuis sa création en 1944, la Banque mondiale –tout comme le FMI- accorde à ses pays membres des droits de vote proportionnels à leur poids dans l’économie mondiale (1). Les pays les plus industrialisés, Etats-Unis en tête, se taillent donc la part du lion et règnent en (...) Lire la suite »
 
RD Congo : La Banque mondiale au cœur des « affaires »
Renaud VIVIEN
Le budget 2010 de la République Démocratique du Congo (RDC) a été promulgué le 25 janvier dernier. S’élevant à 6,2 milliards de dollars (soit 77 fois moins que celui de la France |1| pour une population de taille équivalente), ce budget est taillé sur mesure pour satisfaire les créanciers et les investisseurs étrangers au détriment des besoins fondamentaux de la population. Alors que les dépenses sociales se limitent aux seules rémunérations du personnel de la fonction publique, le poste budgétaire attribué au remboursement de la dette figure, quant à lui, en bonne position. L’Etat congolais a prévu de consacrer cette année environ 430 millions de dollars au paiement de sa dette publique extérieure, malgré la crise économique et l’illégalité de cette dette. En effet, le peuple congolais continue de payer (...) Lire la suite »
 
Renforcement du FMI et de la Banque mondiale : lourde menace pour les peuples du Sud et du Nord
Éric TOUSSAINT, Damien MILLET, Renaud VIVIEN
C’est dans un climat de répression que se sont achevées à Istanbul les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Pour la deuxième journée consécutive, les 10 000 policiers turcs mobilisés pour l’occasion n’ont pas hésité à utiliser canons à eau, gaz lacrymogène et véhicules blindés pour disperser les manifestants. Le même scénario s’était produit fin septembre lors du sommet du G20 à Pittsburgh où les manifestations contre cet « ersatz » de G8 avaient également été réprimées par les forces de police. Le FMI et la Banque mondiale ont tenu ces réunions controversées quelques jours après la décision du G20 de modifier les droits de vote au sein des deux institutions : 5% des quotes-parts au FMI et 3% des droits de vote à la Banque mondiale doivent ainsi être transférés vers « les pays émergents et en (...) Lire la suite »
 
La Banque mondiale découvre d’un coup 400 millions de pauvres en plus
La Banque mondiale vient de reconnaître des erreurs importantes dans ses calculs concernant la situation mondiale de la pauvreté. En effet, alors que « les estimations de la pauvreté établies par la Banque mondiale s’améliorent grâce à des données plus fiables sur le coût de la vie », le résultat constitue à lui seul une violente remise en cause des statistiques produites par cette institution qui traverse une très grave crise de légitimité depuis plusieurs années : d’un seul coup, la Banque mondiale vient de découvrir que « 400 millions de personnes de plus que l’on ne pensait précédemment vivent dans la pauvreté ». C’est plus de la moitié de la population de l’Afrique subsaharienne ! Cela reflète surtout le manque de fiabilité des statistiques publiées par la Banque mondiale, statistiques qui servent surtout (...) Lire la suite »
 
L’Afrique des ONG
Banque Mondiale et ONG fragilisent les états
François CHARLES
Réaction à la chronique de Philippe Ryfman parue dans le « Monde de l’économie » du 01 Juillet 2008 intitulée « Les ONG au secours des états fragiles ». On a pu mesurer combien les élites africaines et les amis de l’Afrique, tellement stupéfaits à l’écoute du discours tenu par un président de la république française en exercice qui, prétendant s’adresser, de l’université Cheik Anta Diop à Dakar (1), à la « jeunesse du continent », n’égrenait que lieux communs à connotation raciste et contresens historiques éculés, étaient demeurés un temps silencieux, comme paralysés, étourdis par l’énormité du propos. (2) De la même manière, à la lecture de la chronique de Mr Philippe Ryfman dans le Monde, nous expliquant le rôle indispensable des ONG dans l’avenir des pays africains, on se frotte les yeux, on croit avoir mal lu, mal (...) Lire la suite »
 
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