Capitalisme25 janvier 2012
Robert GIL
Une des contradictions du capitalisme, c’est la volonté de produire toujours plus pour augmenter les profits d’une part, et la limitation des débouchés d’autre part. La recherche du profit maximum conduit chaque capitaliste à payer le moins possible de salaires, et les travailleurs n’ont pas assez d’argent pour acheter ce qu’ils produisent. La production dépasse donc ce que l’on peut vendre. Contrairement aux sociétés dites « socialistes » où il y avait des files devant les magasins, il n’y a pas de files d’attente sous le capitalisme. Mais ce n’est pas le signe que les gens sont particulièrement riches, c’est parce que les gens sont trop pauvres pour tout acheter. Et dans les entrepôts, les poubelles regorgent de produits invendus …
Les niveaux des salaires, que le capitaliste trouve toujours trop élevés (...) Lire la suite »
22 janvier 2012
Nos forêts sont des produits commerciaux mesurées en stères à débiter
Charles SULLIVAN
Contrairement à ce qu’on nous a toujours dit, il n’y a pas d’Etats Unis d’Amérique. Les Etats-Unis sont un territoire occupé qu’il serait plus approprié d’appeler les Etats des Entreprises d’Amérique. Si les états sont unis sur le plan géopolitique, les habitants ne le sont pas. Nous sommes une nation divisée en classes idéologiques, sociales et économiques. Les Etats-Unis ne sont pas une démocratie et ne l’ont jamais été. La structure du pouvoir ne permet pas aux travailleurs de se faire entendre ni d’influencer collectivement le cours des événements. En dépit du discours sur la liberté et la démocratie, les droits des entreprises ont continuellement supplanté les droits souverains de l'individu et de la communauté. L'histoire des classes laborieuses et la multiplication des catastrophes environnementales en sont la preuve. Par exemple, les agences gouvernementales "ostensiblement créées pour protéger la santé publique" autorisent partout l'exploitation du gaz de schiste par fracture hydraulique même lorsque cela empoisonne l'eau potable de la commune et cause des dégâts incalculables à l'environnement.
Toutes nos forêts sont des produits commerciaux et sont mesurées en stères à débiter et à expédier à des prix défiant toute concurrence, comme pour une liquidation. L'admirable biodiversité mondiale cède la place à la désertification et à la (...) Lire la suite »
14 9 janvier 2012
Caleb IRRI
Comme chacun sait, des élections présidentielles auront normalement lieu en France en 2012. Je dis 'normalement' car comme chacun le sait aussi avec 'la crise', celle qu'on nomme désormais sans l'affubler d'un attribut temporel ou qualificatif, rien n'est jamais certain. En attendant, nombreux sont ceux qui, logiquement, s'imaginent que ces élections sont l'occasion de changer les choses... Mais ils se trompent, car la crise n'est pas économique, mais idéologique : elle ne peut donc pas être réglée par des économistes, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Il existe bien pourtant deux idéologies qui s'affrontent, mais la démocratie telle qu'elle a été pervertie empêche l'une d'elles d'être représentée : alors que 99 % des peuples du monde devraient être dans la rue pour imposer ensemble leurs volontés (...) Lire la suite »
28 décembre 2011
Matea RODRIGUEZ
La Liberté, la Justice et l’Egalité ont été ardemment souhaités de tous temps. Cependant, seule une partie de l’humanité a pris conscience que ceux-ci ne règneront pas tant que nous tous, êtres humains, et chacun d’entre nous, ou au moins la majorité, n’aurons pas changé nos esprits égoïstes, compétitifs, peureux, apathiques, violents, enjoliveurs, radins, gaspilleurs et enfin une façon de se comporter, dictée par l’émotion, qui caractérise bon nombre d’êtres humains et qui est la cause principale des problèmes auxquels a été et est confrontée l’humanité.
L’habitude de voir les erreurs chez l’autre sans voir les siennes propres, de vouloir changer le plus grand nombre, ou de demander aux autres qu’ils changent, sans revoir objectivement notre propre attitude a été, et est, l’un des principaux écueils sur lesquels a (...) Lire la suite »
22 décembre 2011
Santiago ALBA RICO
Il a peu de temps, j’ai lu l’information suivante : dans un des palais de Ben Ali, le dictateur déchu, sa femme, Leila Trabelsi, gardait mille paires de chaussures des griffes les plus prestigieuses et les plus chères. Mille paires de chaussures ! Non, Madame Trabelsi n’est pas un monstre polypode obligé de marcher sur deux mille tentacules, comme pourrait peut-être l’imaginer un archéologue des temps futurs qui tomberait sur les vestiges matériels de son palais. Comme la plupart des humains, Madame Trabelsi est parfaitement constituée et elle aurait dû avoir 1.998 pieds supplémentaires — ainsi que leurs respectives jambes — pour pouvoir porter tous ses souliers. Avait-elle trop de souliers ? Ou bien avait-elle juste le pouvoir qu’il faut avoir, ni plus ni moins, pour faire fi de la relation qui (...) Lire la suite »
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