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Démocratie

Élections présidentielles de 2012 : la démocratie ou la dictature.
Samuel MOLEAUD
Le bal des clowns aux nez de toutes les couleurs, des rouges, roses, oranges, bleus, et bruns touchera bientôt à sa fin. Fin janvier 2012, et les jeux semblent déjà faits, disent les journalistes de grande audience. Tu m’étonnes ! Comme d’habitude, les médias tronquent les débats, fixent le temps de parole, adoubent celui qui fâche le moins les institutions financières et règnent en maîtres sur la dictature de l’agenda. Ils sur-médiatisent les thèmes néolibéraux et leurs porte-banderoles. Et ils censurent et taxent d’extrêmes les antilibéraux (notamment le Front de Gauche), qui sont loin d’être extrémistes. Après, ces mêmes médias s’étonnent presque que les « jeux » soient faits. Enfin, ils parviennent, comme à l’habitude française, à faire de la résignation un mode de vie dont le patronat et les banques pourront (...) Lire la suite »
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Des prêts à taux bas, un logement, un bonus salarial pour les pauvres et l’école gratuite pour tous.
Daniel Ortega, un président élu et.... populaire.
M&R Consultores

Notre ami Thierry Deronne nous envoie depuis Caracas cet article qui peut surprendre un citoyen français habitué à élire des hommes politiques avant de les détester et de voter par la suite pour leurs adversaires (la sempiternelle alternance gauche-droite).

Surprenants aussi les avantages accordés au pauvres dans un pays pauvre, le développement d’une politique sociale sous le nez des USA qui voient dans toute mesure de solidarité la main du communisme.

Surprenant enfin, alors que partout dans le monde les résultats d’élections qui déplaisent à l’empire sont contestés par des instituts, des médias et, pour finir, par une partie du peuple concerné, ce constat d’un institut privé d’études d’opinion qui montre que le peuple nicaraguayen ne tombe pas dans le piège déstabilisateur.

Nos lecteurs avisés ne manqueront pas de noter des points du programme de Daniel Ortega qui heurtent la conscience ( sur l’avortement...). Non moins avisés ceux qui constateront qu’avec lui le Front sandiniste a ravi le pouvoir à une droite féroce et à un père Fouettard qui a trop longtemps tiré les ficelles : l’Oncle Sam.

Ainsi, un pays minuscule (6 millions d’habitants), pauvre, trop proche des USA, nous démontre qu’il est possible de préférer à l’alternance molle une alternative qui rend l’espoir à tout un peuple et aux peuples de la région.

LGS

Nicaragua : selon la firme privée M&R Consultores près de 80 % des citoyen(ne)s considèrent que Daniel Ortega a remporté les élections mercredi 4 janvier 2012 Lorsque le 6 novembre 2011 le candidat du Front Sandiniste Daniel Ortega remporta la présidence du Nicaragua avec 62, 4 % des suffrages, le chef de la mission d´observateurs de l´OEA et ex-chancelier argentin Dante Caputo déclara que les résultats obtenus par ses équipes corroboraient les chiffres du Conseil Suprême Électoral nicaraguayen (CSE) ainsi que ceux des autres missions d´observateurs électoraux, et que les irrégularités observées pendant le scrutin étaient "non significatives". La majeure partie de l´opposition de droite a cependant refusé de reconnaître ces résultats, parlant de "fraude". L´institut privé d´études d´opinion M&R (...) Lire la suite »
 
Coup d’Etat contre la démocratie
Jérôme DUVAL
L’austérité contre la démocratie Chancelante, la démocratie fait pâle figure et tend à s’effondrer avec un bipartisme institutionnalisé au service des créanciers en toile de fond. Partout en Europe, c’est vers la même politique d’austérité voulue par les technocrates du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) que l’on se dirige. Non seulement la preuve est faite à travers l’exemple grec que ça ne marche pas (du moins pour la population), mais en plus on s’assure, quand on daigne célébrer des élections, de mettre en place ces politiques quel que soit le gagnant des urnes. Le peuple n’a plus le choix, la politique économique est ficelée d’avance par les créanciers comme en Irlande ou au Portugal à la veille des élections. La troïka (composée de la Commission européenne, de (...) Lire la suite »
 
Hammourabi était plus avisé
L’esclavage de la dette - Comment elle a détruit Rome et comment elle nous détruira si nous la laissons faire (CounterPunch)
Michael HUDSON
Le livre V de La Politique d'Aristote décrit l'éternel cycle des oligarchies qui se transforment en aristocraties héréditaires —pour finalement être renversées par des tyrans ou se déchirer entre elles quand certaines familles décident de "mettre la multitude dans leur camp" et de réinstaurer la démocratie dont émerge à nouveau une oligarchie, suivie d'une aristocratie et ainsi de suite tout au long de l'histoire. La dette a été la force motrice de ces évolutions —seules les stratégies changent. La dette clive la richesse en créant une classe de créanciers dont le pouvoir oligarchique est renversé par de nouveaux leaders ("tyrans" dans le vocabulaire d'Aristote) qui obtiennent le soutien populaire en supprimant la dette et en redistribuant les biens ou en gardant les profits que génèrent ces biens pour (...) Lire la suite »
 
Le marché contre la démocratie
Pierre VERHAS
Le beau nom de démocratie est un « mot poubelle ». Il a autant de sens différents que ceux qui l’expriment. Étymologiquement, la démocratie est le « pouvoir du peuple », par opposition à « aristocratie », le « pouvoir d’un petit nombre », souvent héréditaire, ou par opposition à tout ce que l’on met devant le suffixe « cratie ». Il a des sens dérivés puisque l’on peut avoir, par exemple, des attitudes démocratiques ou antidémocratiques. On est toujours le démocrate de quelqu’un, ou l’antidémocrate… Aussi, affirmer d’emblée que la démocratie est en danger signifie l’installation progressive d’un pouvoir oligarchique et plus ou moins occulte, au détriment du partage entre pouvoirs politiques et contre-pouvoirs. Cela signifie aussi la fin du débat au profit de « la pensée unique ». Autrement dit, on enferme la pensée (...) Lire la suite »
 
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