Elections11 mai 2011
Élections présidentielles, avril-mai 1981
legrandsoir
LGS est-il devenu Mitterrandien alors qu’il n’est plus temps ? A vrai dire, il nous a semblé instructif, voire amusant de soumettre à nos jeunes lecteurs le programme qui a fait élire un président socialiste il y a 30 ans. Sur les 110 propositions, certaines sont obsolètes, mais il en reste qui paraîtront bien audacieuses, à ce jour. Au GS, nous avons un petit faible pour la proposition N° 95. Mais bien d’autres ne sont pas pour nous déplaire. Toute comparaison avec le programme du PS d’aujourd’hui risque d’être cruelle. Et ne parlons pas d’une comparaison par anticipation avec les propositions d’un candidat qui nous viendrait du FMI. Le Grand Soir. Plan
I. - La paix : Une France ouverte sur le monde : propositions 1 à 13
II. - l’emploi la croissance sociale par la maîtrise de l’économie : propositions 14 à 43
III. - La liberté : des femmes et des hommes responsables : propositions 44 à 104
IV. - La France : un pays libre et respecté : propositions 105 à 110 I. - La paix : Une France ouverte sur le monde.
Défense du droit et solidarité avec les peuples en lutte
1 - Exigence du retrait de troupes soviétiques de l’Afghanistan.
2 - Condamnation de l’aide apportée par les États-Unis aux dictatures d’Amérique latine.
3 - Affirmation du droit des travailleurs polonais aux libertés et au respect de l’indépendance syndicale.
4 - Paix au Moyen-Orient par la garantie de la sécurité d’Israël dans les frontières sûres et reconnues, le droit du peuple (...) Lire la suite »
7 2 mars 2011
Le MEDEF en pince-t-il pour DSK ? (Version 2, corrigée).
Matthieu VAILLAND
Le président Sarkozy est-il (re)présentable ? La bourgeoisie cultivée a honte de ce parvenu qui a séduit Marianne pour se vautrer dans des palais habituellement fermés aux marchands de voitures qui parlent d’argent à table avec une syntaxe hasardeuse et une gestuelle saccadée propre à renverser leur cuillerée de potage sur la nappe brodée. La bourgeoisie argentée, discrète sur ses signes extérieurs de richesse, craint que son côté bling-bling, ses montres, sa chaînette, ses Ray-ban, le Fouquet’s, le jet privé et le yacht de Bolloré, ses vacances dans des palais du dictateur monarque du Maroc et celles, qu’il couvrit aussi longtemps que possible, de Michèle Alliot-Marie chez le dictateur tunisien, de Fillon chez le dictateur égyptien, n’éloignent de lui des électeurs naguère acquis. Hélas pour l’oligarchie, le président va s’auto-désigner candidat pour 2012. Le danger est alors une radicalisation de l’opinion publique avec un spectaculaire désaveu, à la mode arabe ou dans les urnes. Dans les urnes ? Pas forcément, le peuple est imprévisible qui se réveille parfois malgré une overdose de neuroleptiques. L’Humanité-Dimanche du 20 février 2011 publie un sondage de Louis Harris (qui ne fera pas la une des médias) où il appert que 58 % des Français, 82 % des sympathisants de gauche souhaitent une révolte en France.
Un guépard nommé MEDEF.
Devant ce risque, la solution est de suivre le fameux conseil (très à la mode ces temps-ci) du comte Tomaso di Lampedusa (le Guépard) : « Si nous voulons que tout continue, il faut d’abord que tout change ».
Le quotidien l’Humanité du 17 février 2011 (...) Lire la suite »
16 11 février 2011
GAUTIER Blanc
Pour en finir avec « l’illusion démocratique »
LANCEMENT PETITION
Réforme de la loi de 1995 de Financement public des partis politiques
« Sachant que la Démocratie peut se polluer comme l’air du temps, on ne peut éviter de se poser la question de savoir, lorsqu’un Peuple reconquiert, dans l’allégresse, ses libertés nées du respect de ses principes, pourquoi et comment il les avait perdues ? »
Un constat alarmant est que les Français, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’ont plus confiance dans leurs représentants !
La loi de 1995 de financement public des partis politique, créée pour supprimer la corruption (?) est le principal moteur de la déliquescence actuelle de la vie politique en France. Sa réforme est essentielle et urgente pour redonner une nouvelle chance à l’expression de la démocratie, (...) Lire la suite »
1 28 juin 2010
Pierre BEAUDET
En 2002, Luiz Inácio Lula da Silva, un ouvrier chef du Parti des Travailleurs devient président du Brésil. En 2010, ayant réalisé ses deux mandats, il s’efface devant Dilma Roussef (photo) qui va défendre en octobre les couleurs du PT face à José Serra, du Parti social-démocrate brésilien (PSDB). Malgré le haut niveau de popularité de Lula (autour de 80%), rien n’est joué. Car Dilma Roussef est peu connue et les médias mettent en doute ses compétences. Analyse d’une situation complexe, chez le géant latino-américain, par Pierre Beaudet (in Mémoire des Luttes). LGS. En 2002, le Brésil surprend le monde en élisant à la présidence de la République un ouvrier syndicaliste. Luiz Inácio Lula da Silva, fondateur et chef du Parti des travailleurs (PT) est en effet emblématique d’un grand mouvement populaire qui a déstabilisé la dictature au tournant des années 1980. Par la suite, le PT monte à l’assaut du ciel pour contester le pouvoir historiquement dans les mains de grands caciques venant de l’élite.
Peu à peu, la gauche progresse, d’abord en conquérant plusieurs grandes villes où des expérimentations de gestion municipale inédites ancrent le PT et créent de facto une grande coalition comprenant une partie importante des classes moyennes et populaires, urbaines et rurales. Les diverses « gauches » se coalisent également en amenant au PT une grande partie de l’ancienne (...) Lire la suite »
3 10 mars 2010
Mohamed BELAALI
Commentateurs, analystes, experts, hommes et femmes politiques vont se précipiter une nouvelle fois sur les plateaux de télévision et les salles de rédaction. Il s'agit des élections régionales des 14 et 21 mars 2010. Une élection de plus et une déception de plus ! Le bavardage et le show médiatique des soirées spéciales sont destinés, au fond, à tromper et à duper la population. Car quelque soit le score des uns et des autres notamment celui du PS et de l'UMP, la réalité du pouvoir politique, elle, restera la même c'est à dire entre les mains de la classe économiquement dominante. Pour mieux légitimer la démocratie bourgeoise, on accordera quelques miettes à ceux que l'on appelle encore avec beaucoup de mépris les petits partis. S'il faut l'utiliser pour lutter contre la classe dirigeante, dénoncer son (...) Lire la suite »
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