Equateur21 décembre 2011
Guillaume BEAULANDE
Le 14 décembre 2008, le président de l’Équateur, Rafael Correa, prenait la décision simple et ferme de ne plus payer la part « illégitime » de la dette publique et de suspendre le remboursement des titres de la dette. Retour sur une réussite politique, sociale et économique. Rafael Correa annonçait un plan de restructuration ainsi qu’un audit de la dette publique pour en déceler la part « légitime » (la part utilisée dans l’intérêt du peuple équatorien) et celle « illégitime » (le renflouement des banques privées et issue des contrats de dettes illégaux), voire « odieuse » (contractée par des régimes dictatoriaux contre l’intérêt du peuple). Le pouvoir exécutif avait en effet décidé en 2007 de mettre en place une commission d’enquête pour un audit de la dette sur la période 1976-2006 dont faisaient partie des experts européens tels que Éric Toussaint du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM). Le Président de l’Équateur déclara qu’il ne paierait plus la part de la dette jugée illégitime. Cette part fut estimée alors à 70% de sa totalité. Un point significatif de cette (...) Lire la suite »
4 10 octobre 2011
Raúl Dellatorre, Pedro Páez
Pedro Paez, économiste équatorien nommé par Rafael Correa pour impulser la Banco del Sur (Banque du Sud) et la monnaie unique pour la région, signale les intérêts occultes derrière la crise, provoquée par les mêmes qui aujourd’hui définissent les politiques d’ajustement. Le gouvernement d’Equateur a été un des précurseurs de la nécessité de construire une nouvelle architecture financière pour la région. Pedro Paez Perez, économiste équatorien étroitement lié à Rafael Correa, a participé activement à cette construction, d’abord à partir des charges qu’il occupa dans le gouvernement de Quito et maintenant comme titulaire de la commission équatorienne pour une Nouvelle Architecture Financière. Il a participé à Buenos Aires à divers séminaires et conversé avec Pagina 12, exposant un point de vue très dur sur les causes de la crise financière et ceux qui l'impulse pour en tirer bénéfice.
Raúl Dellatorre - Par expérience, nous savons maintenant comment terminent les politiques d’ajustement. N’êtes vous pas surpris de cette erreur de diagnostic des leaders européens entre ce qui est (...) Lire la suite »
5 22 juillet 2011
T 34
Le texte ci-dessous, s’il souffre d’une traduction perfectible, donne une idée du ton qu’un journaliste peut adopter pour parler du président élu de son pays : l’Equateur. A comparer avec le léchage de botte de nos journalistes envers le président Sarkozy. Pour les distraits et les amnésiques, précisons que l’individu que le journaliste ne nomme pas autrement que "le Dictateur" est Rafael Correa, président de l’Equateur et que l’épisode évoqué est celui d’une tentative de putsch et d’assassinat à son encontre. Le Grand Soir. Depuis quelques heures c’est la folie contre Correa, les articles fusent qualifiant un verdict judiciaire d’atteinte à la liberté d’expression, etc. Quatre prévenus (Emilio Palacio le "journaliste" et trois responsable du journal El Universo : Carlos Eduardo Pérez Barriga, César Enrique Pérez Barriga et Carlos Barriga Nicolas Perez) ont été condamnés à trois ans de prison et 40 millions de dollars d’amende (10 millions par responsables du journal et 10 millions par le journal) pour diffamation pour la publication d’un article (No a las mentiras) dans le journal El Universo. Source : Directivos y dueños del diario El Universo son condenados por difamar al presidente ecuatoriano Correa
Les fonds seront remis en dommages et intérêts au président qui a annoncé qu'il les donnera au projet Yasuni ITT.
Quand au "journaliste" Emilio Palacio il a vivement critiqué la décision et a traité un journaliste de Ecuador Tv (un média public) de "fasciste" (voir la vidéo : Emilio Palacio discriminó a periodista de Ecuador TV y lo calificó de fascista)
Emilio Palacio traitant un journaliste de Ecuado TV de "fasciste"
Pour juger vous même de la teneur du "journalisme" d'opposition équatorien et pour juger si la sanction est appropriée je vous ai traduit l'article en question : Non aux mensonges
Emilio Palacio
21/02/2011
Cette semaine, pour la deuxième fois, la Dictature informa via (...) Lire la suite »
5 11 mai 2011
Alma
EQUATEUR
Le président Rafael Correa, qui a failli être assassiné lors du coup d'état (manqué) soutenu par les USA le 30 Septembre dernier, a remporté le référendum révocatoire qui, sinon, l'aurait chassé de la présidence. Le OUI a obtenu 53,5 % des suffrages et le NON 46,5, soit une différence de 7 pts.
Actuellement, les résultats du vote sont contestés. Rafael Correa a observé qu'il n'y a pas d'égalité des votes sur le plan technique et a prévu une différence avec le NON de 200 000 à 1 000 000 de voix en moyenne. Il dit : "La différence est autour de 4 à 14 points, en moyenne de 7 points, ce qui veut dire environ un demi million de votes sur la question [posée par le referendum], et me donne clairement la victoire"
A propos de l'opposition, il a insisté sur le fait que ce sont de mauvais perdants car en (...) Lire la suite »
14 avril 2011
Mark WEISBROT
La dispute avec l’Equateur montre que les Etats-Unis n’ont toujours pas compris qu’ils ont perdu leur hégémonie régionale. Jeudi, les Etats-Unis ont expulsé l'ambassadeur d'Equateur, en riposte à l'expulsion mercredi de l'ambassadeur US en Equateur. Les Etats-Unis se retrouvent sans représentation diplomatique dans trois pays d'Amérique du sud – les deux autres sont la Bolivie et le Venezuela – dépassant ainsi l'administration Bush en matière de problèmes diplomatiques dans la région.
L'ambassadrice US Heather Hodges a été déclarée « persona non grata » et priée de quitter l'Equateur « au plus tôt » après la révélation par un câble Wikileaks de ses remarques désobligeantes envers le président équatorien, Rafael Correa. Dans le câble, elle affirme que le Président Correa avait connaissance de la corruption d'un ancien chef de la police nationale.
Bien que l'administration Bush soit intervenue dans les affaires intérieures de pays (...) Lire la suite »
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