« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerGoogle ReadereBuzz
 
Thème : Etat/Nation
Une société au pas Moonwalk
Gaëtan PELLETIER

Les sociétés occidentales manquent d’argent…mais davantage de lucidité et d’imagination. Elle ne se questionne plus sur leur fonctionnement, sur leurs ratés, sur leurs manières de faire.

Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l'illusion par ses mouvements corporels qu'il est en train de marcher vers l'avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l'avant, mais se déplaçant en arrière) donne l'impression qu'il flotte. Wiki. Depuis combien de décennies ne sommes-nous pas dans une ère de faire du surplace avec l'illusion d'avancer ? Et ce, dans toutes les sphères gouvernementales. Si l'industrie invente, la machine étatique est devenue statique. Dangereusement statique. En fait, elle ne crée que l'illusion de mouvement. Mesures et changements La presse est de plus en plus inquiète de cette bicyclette stationnaire qu'est devenu l'appareil gouvernemental envasé dans des procédures arides et grippées. Dans un billet intitulé Les maux des (...) Lire la suite »
 
l’Etat idéologue !
Michel PEYRET
« Althusser était à l'intérieur du Parti quelqu'un qui cherchait à transformer le discours philosophique du Parti, et, pensait-il, par là -même, cause et effet de ce discours, la politique du Parti. « Dans le milieu qui était le mien, c'est-à -dire ce petit milieu de philosophes d'une certaine gauche, ce discours althussérien était victorieux, même si, disons, l'appareil bureaucratique du Parti ne l'acceptait pas. « Parmi ces intellectuels, il était dominant, et les philosophes officiels du Parti étaient considérés comme de pauvres attardés : non pas du point de vue de l'appareil du Parti, mais du point de vue de l'intelligentsia marxiste.. « Minoritaire ou plus ou moins ignoré dans le Parti, le discours althussérien, son style, son projet du moins, avait beaucoup d'autorité dans certains cercles de (...) Lire la suite »
 
Impôts et fiscalité : comment les riches détruisent l’État.
Samuel MOLEAUD
Les entreprises croulent sous les charges, les gens sont bombardés d'impôts et de prélèvements, l'État leur pompe tout ce qu'ils gagnent. Le pouvoir d'achat baisse ainsi que se freine la croissance économique, la dette publique devient insoutenable et donc l'État ne peut plus s'occuper du secteur public. Il doit faire face à une crise de la dette, et doit geler ses dépenses publiques. Il faut que cela change, et il revient à chaque citoyen de se serrer la ceinture pour sortir de la crise. La solution est de rembourser la dette et de réduire le volume des dépenses publiques. Dans les discours politiques, c'est la « règle d'or » gouvernementale que l'on esgourde quand les citoyens commencent à comprendre le pot-aux-roses (1). Outre le discours simpliste qui vise à adapter les orientations idéologiques (...) Lire la suite »
 
Marx, les impôts, la dette, l’Etat
Michel PEYRET

Aujourd’hui, c’est Rémy Herrera, du CNRS (1), qui présente une «  Brève introduction à la théorie de l’Etat chez Marx et Engels », ce texte ayant fait l’objet d’une communication au Jeune Séminaire d’Etudes Marxistes (CEPREMAP) en juin 2000.

MARX A-T-IL UNE THEORIE DE L'ETAT ? D'emblée, Rémy Herrera est affirmatif, et affirmatif à juste titre, il produit l'objet de ses affirmations : « Il est de coutume de dire qu'il n'y a pas de « théorie » de l'Etat chez Marx, encore moins chez Engels, au sens où on ne pourrait trouver chez ces auteurs une théorie systématique, achevée, cohérente de l'Etat capitaliste, alors que Marx l'avait annoncée dans son programme de travail ; ni de théorie de l'Etat « pré-capitaliste », certains percevant même des divergences entre Marx et Engels dans leurs analyses des origines historiques de l'Etat ; pas de l'Etat « socialiste » non plus, puisque l'idée d'un « Etat marxiste » est une contradiction dans les termes, un non-sens logique, dans la mesure où ce qu'affirme Marx, c'est la fin de la politique, ou le (...) Lire la suite »
 
Le 14 juillet comme "rite qui cimente la nation" mais quelle nation ?
Christian DELARUE

Le rite a affaire avec l’histoire et on ne change pas de rite comme cela insiste Max Gallo (1). Autant dire alors qu’Eva Jolly a lancé une opération transgressive de déconstruction. Mais l’honnêteté intellectuelle oblige à dire qu’elle n’a pas proposé un abandon mais un changement de contenu d’un rituel républicain, et ce sans être antimilitariste.

Elle proposait un défilé plus citoyen et plus social car avec des infirmières, des enseignants, des pompiers, etc... Tollé à droite mais pas seulement. 1 - Intangibilité des symboles historiques de la nation ? Les rites et les symboles appartiennent à l'histoire et la démocratie n'aurait pas prise sur l'histoire ! Ce n'est vrai que pour partie. Une réappropriation citoyenne est toujours possible. Choisir entre les symboles de l'Etat social et les symboles de l'Etat répressif - pour résumer l'enjeu à grand trait- est possible. Et ce n'est pas neutre. On s'attendrait d'ailleurs à ce que la gauche plus proche de la Raison solidaire (formule de Jean Ziegler) défende les symboles de l'Etat social. Mais le PS ne l'a pas fait. Et Jean-Luc Mélanchon, leader du Front de Gauche, fin tacticien, a eu la (...) Lire la suite »
 
Recouvrons notre souveraineté citoyenne en matière monétaire et budgétaire !
Marc HAUS

POUR UNE DÉMOCRATIE RÉELLE, LE PEUPLE DOIT RECOUVRER SA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE ET BUDGÉTAIRE ABANDONNÉE AUX BANQUES ET AUX EXPERTS

Le régime économique totalitaire que les citoyens se voient imposer est l'arme silencieuse qui précarise, voire tue, à plus ou moins petit feu (selon que l'on se trouve au nord ou au sud) dans la guerre qu'une petite caste richissime mène contre le reste du monde. Dans nos pseudo démocraties, l'alternance est une illusion et l'on a eu maintes fois l'occasion de vérifier que, sur le plan économique, le programme du PS, des Démocrates étasuniens, du parti socialiste espagnol, etc., étaient rigoureusement les mêmes que ceux mis en oeuvre par l'UMP, les Républicains, le parti populaire, etc. Normal puisque ce régime économique n'est pas concocté par les États mais par les organismes supranationaux qui dictent leurs lois et sur lesquels règnent des comités d'experts inféodés. Ces organismes - FMI, OMC, (...) Lire la suite »
 
Avec Marx, pour l’autodétermination du peuple
Michel PEYRET
Je donne à nouveau la parole à Maximilien Rubel. Mon dernier texte à son sujet, « Parti et auto-détermination ouvrière », avait laissé une porte ouverte à propos de la démocratie, notamment dans les rapports entre « dictature du prolétariat » et « démocratie ». Dans une note, j'avais largement cité un extrait d'un autre article de Maximilien Rubel, « le concept de démocratie chez Marx » (1962), dans lequel il abordait ces rapports. C'est donc sur ce second texte que je reviens aujourd'hui, la citation donnée n'en ayant pas donné à voir tout ce que Rubel met en évidence s'agissant de l'apport de Marx sur ce thème qui traverse toute son oeuvre comme s'il en était le fondement véritable, bien que souvent dissimulé par ses sucesseurs. LES DEUX CIBLES DE MARX : L'ETAT ET L'ARGENT Pour Maximilien Rubel, « la (...) Lire la suite »
 
Le capitalisme tue-t-il, ou non, les nations ?
Michel PEYRET
« Ce monsieur Bihr propose entre autres, d'euthanasier la nation. Il ne doit pas penser bien différemment de Mélanchon », me dit un de mes correspondants en réponse à mon mail où, sous le titre : « Contre tous les anticommunismes », je proposais à lire deux articles, il est vrai copieux, de Alain Bihr : « Le triomphe catastrophique du néolibéralisme » et « A la croisée des chemins ». « Euthanasier la nation ! », bigre, me suis-je dit. Je ne connaissais pas l'article que Alain Bihr titrait effectivement : « Pour une euthanasie de la nation. » Il mérite effectivement toute une réflexion, c'est-à -dire, avant tout, d'en prendre connaissance dans son intégralité. QU'ENTEND-ON PAR EUTHANASIE ? J'ai trouvé ceci : à l'origine, l'euthanasie, qui vient du grec, désigne l'acte mettant fin à la vie d'une autre personne (...) Lire la suite »
 
Derrière le peuple, le peuple-classe.
Christian DELARUE
Faire la promotion du peuple-classe n'a pas été simple. La théorie sent le souffre d'une pratique qui a tort ou à raison respire la révolution. En fait hors de toute exploitation selon les personnes ou le contexte elle met surtout en évidence l'existence d'une classe dominante. Là est sa fonction. Le peuple-classe est l'autre de la bourgeoisie. Mais les choses changent. La multitude, concept en vogue il y a quelques années, reconnaissait difficilement les couches et classes sociales mais ignorait radicalement le peuple et les peuples. Et voici que celui-ci émerge. Et là ou nul ne l'attendait. Qui ne voit que derrière le peuple c'est le peuple-classe qui est au combat pour une double lutte contre l'impérialisme (externe) et contre le capitalisme (interne). La notion de peuple-classe a déjà été (...) Lire la suite »
 
« Eloge des frontières » ? … Bien plus que cela !
Jacques RICHAUD

Un nouvel essai de REGIS DEBRAY est presque toujours un de ces petits évènements qui nous stimule dans notre prêt à penser, en bousculant quelques préjugés que nous pensions ne pas avoir.

Tout cet ouvrage est bien plus qu’un traité utile à une réflexion géopolitique pour mieux comprendre le monde.

C’est un essai bien plus profond qui replace le débat entre le JE et le TU et les ILS à un niveau dont il n’aurait jamais du être écarté.

Cet éloge des frontières est d’abord une réhabilitation de l’altérité.

Un nouvel essai de REGIS DEBRAY est presque toujours un de ces petits évènements qui nous stimule dans notre prêt à penser, en bousculant quelques préjugés que nous pensions ne pas avoir. Ce trublion mal aimé de certains qui, de son parcours ne voient que le glissement des geôles de Bolivie après le compagnonnage de "Danton', son nom de clandestinité avec le "CHE', vers les parquets vernis de la Mitterandie, perçu comme une trahison suprême, sait pourtant nous montrer qu'il sait rester un homme libre à la pensée féconde et courageuse. Rien chez lui de cette obsessionnelle fixation sur des phobies simplistes qui rendent la pensée de quelques "nouveaux philosophes' aussi immaculée en matière de production de concept que leur blanche chemise. Chez Régis Debray ce sont ses propres (...) Lire la suite »
12 
 
afficher la suite 0 | 10
 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir
 
suivez le Grand Soir sur :
RSS Syndication  |  Twitter FACEBOOK FeedBurner NetVibes Google Reader eBuzz
Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas