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Thème : Honduras
Un monde plus trop bucolique, champ de bataille pour les corporations

Colonialisme en Amérique du Sud : Le cas édifiant du Honduras…

Anne Wolff

« Mais, me disent certains, pourquoi le Honduras ? » Oui, pourquoi ce petit pays dont l’histoire depuis les débuts de la colonisation ne cesse de rebondir de tragédie en tragédie, toujours en pire. Pour des raisons personnelles, d’une part, qui ont à voir avec mon respect pour les résistants indigènes, garifuna et autres combattants honduriens pour un monde communal, pour un projet paysan, à échelle humaine, et qui portent ce projet avec une détermination, une intelligence, un courage et surtout une grande générosité que les épreuves, dont font partie la terreur, les tortures, les meurtres sélectifs ou non, confirmant cette belle assertion du mouvement zapatiste : « Il faut beaucoup d’amour pour faire une révolution », ne parviennent pas à briser.

« Ami, si tu tombes un ami sort de l´ombre à ta place. » Les raisons personnelles ne sont qu’une petite partie de l’explication, le Honduras est au cœur de la lutte contre le pouvoir des corporations transnationales, le principal laboratoire actuel de la dictature transnationale sous couverture de démocratie, sous sa forme la plus avancée. C’est à la continuation de cela que s’oppose le Front national de Résistance Populaire et sa branche électorale LIBRE. Actuellement nul gouvernement au monde ne propose un projet paysan. Hugo Chavez a certainement été celui qui avait poussé le plus loin un programme de souveraineté alimentaire fondé dans l’agriculture paysanne et l’aide au petit artisanat, dans un pays libre d’OGM et où les gardiens des semences facilitent la reproduction et la mise en circulation des semences locales, toutes formes de royalties étant interdites. Nous devons donc évaluer les pays, les gouvernements, les régimes en termes d’espaces de liberté plus ou moins grands, pour les mouvements (...) Lire la suite »
Lendemain de vote et de tripatouillages

Honduras : un observateur électoral de l’Union européenne dénonce…

Maurice LEMOINE

Le rapport préliminaire de la Mission d’observation de l’Union européenne prétend que « le vote et le dépouillement ont été transparents. Mais un de ses membres confie : " Un certain nombre d’observateurs dont je fais partie ont un peu honte de ce rapport..."

Ce dimanche 24 novembre 2013 restera dans toutes les mémoires au Honduras. Alors que, depuis plus d’un siècle, deux partis dominent la vie politique – le Parti national (PN) et le Parti libéral (PL) –, neuf sont en lice ce jour pour élire un président, 128 députés et 298 maires. Parmi eux, quatre sont nés depuis le coup d’Etat qui, le 28 juin 2009, a éjecté du pouvoir le président Manuel Zelaya, issu du Parti libéral, mais qui, menant une politique réformiste modérée et rejoignant l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), fut trahi par une partie des siens, étroitement liés à la poignée de familles qui constituent l’oligarchie. Pendant la fin de campagne, deux candidats à la magistrature suprême ont tenu le haut du pavé : pour le Parti national (PN), Juan Orlando Hernández (dit « JOH »), président d’un Congrès monopolisé par ceux-là même qui, en 2009, ont rompu l’ordre institutionnel ; pour Liberté et refondation (LIBRE), une formation vieille d’à peine dix-huit mois issue du mouvement (...) Lire la suite »

Honduras. Le marasme quatre ans après le coup d’État

Bernard Duraud
La présidence de Manuel Zelaya avait été marquée par des avancées économiques et sociales. Depuis le coup d’État de l’oligarchie en 2009, le nombre de pauvres a augmenté et la situation du pays est devenue catastrophique. Quatre ans se sont écoulés depuis le coup d’État perpétré contre le président Zelaya. Le pays est, depuis, plongé dans une crise sans précédent. À la violence et à l’impunité s’ajoute la pauvreté. Dans la foulée de l’élection illégitime à la présidence de Porfirio Lobo du Parti national, en novembre 2009, le nouveau gouvernement incarnant l’oligarchie a mis en œuvre un véritable coup d’État social : abrogation de la réforme agraire, suspension du salaire minimum, privatisation de l’éducation, loi de concession des ressources naturelles dont regorge le Honduras et vers qui lorgnent les transnationales. Dans la région de l’Aguan dans le Nord-Est, la répression a été sanglante à l’encontre des petits paysans dans le cadre du conflit agraire qui les oppose aux grands propriétaires terriens et leurs (...) Lire la suite »

Honduras, l’espoir

José FORT
Le Quai d’Orsay dispose-t-il d’informations inquiétantes concernant le Honduras à la veille des élections générales de dimanche prochain ? « Il est recommandé de limiter les déplacements le 24 novembre et d’être très attentif à l’évolution de la situation au cours des jours suivants », indique un communiqué du ministère français des Affaires étrangères. Quatre ans après le coup d’Etat monté par l’oligarchie locale avec le soutien actif de l’ambassade nord-américaine à Tegucigalpa et l’appui logistique de la base US, Soto Cano à 97 kms de la capitale, 5,4 millions de Honduriens doivent élire dimanche leur président, 128 députés et 298 conseils municipaux. Des observateurs internationaux actuellement sur place évoquent une campagne électorale « violente » avec les assassinats de plusieurs candidats classés à gauche et la mise en place d’un mécanisme frauduleux permettant de modifier « légalement » les résultats. D’autres informations affirment que l’armée a été mise en état d’alerte au cas où le vote ne serait pas (...) Lire la suite »

Paraguay (juin 2012) - Honduras (juin 2009) : d’un coup d’Etat à l’autre

Eric TOUSSAINT
A trois ans de distance, se répète au Paraguay un scénario de coup d'Etat mis en pratique au Honduras en juin 2009. Dans les deux cas, un organe du pouvoir resté aux mains des représentants de la classe dominante destitue le président légalement élu. Le coup d'Etat respecte les apparences de la légalité. Dans une analyse rédigée en 2009, le CADTM dénonçait le coup d'Etat au Honduras, les complicités dont les putschistes bénéficiaient du côté de Washington. La dernière phrase de l'article annonçait ce qui vient de se passer au Paraguay : « Le cas hondurien risque d'ouvrir la voie à des coups d'État réalisés par l'armée avec l'aval de certaines institutions étatiques comme le Parlement ou la Cour suprême. » (2) Dès 2009, la grande presse internationale accordait un soutien passif ou actif aux putschistes et le quotidien Libération vient de reproduire à chaud le même type de comportement. Voici ce qu'il publie à propos du coup d'Etat au Paraguay : « Le président paraguayen Fernando Lugo a été officiellement démis (...) Lire la suite »

Le petit-fils d’un putschiste hondurien nommé conseiller pour l’Amérique latine par Barack Obama

Jean-Guy ALLARD
Le fonctionnaire Ricardo Zuñiga - petit-fils homonyme d'un politicard hondurien rétrograde connu pour avoir encouragé et cautionné la dictature militaire du colonel Oswaldo Lopez, et nommé directeur pour les Affaires par l'Amérique latine par le président Barack Obama -, a été en poste à La Havane où il organisa de sales opérations de subversion et de déstabilisation depuis son Q.G. à la Section des intérêts US à Cuba. Zuñiga est rabatteur des idées les plus réactionnaires et anticubaines. Il est venu remplacer Dan Restrepo, d'origine colombienne, éjecté de son fauteuil à la suite du scandale des prostituées colombiennes au Sommet des Amériques, où Obama s'est fortement discrédité, tant par son incapacité à répondre aux aspirations d'une Amérique latine émancipée, que par les écarts lubriques de certains membres de sa garde rapprochée. Ricardo Zuñiga, qui est ainsi devenu le principal conseiller du président et du Conseil de défense nationale pour les questions latino-américaines, est un citoyen des États-Unis (...) Lire la suite »

Du fond du Honduras oublié des médias, le cri des femmes de l’Aguán

Dina Meza
Lors de la Rencontre Internationale des Droits Humains en solidarité avec le Honduras qui se déroule depuis le 15 février 2012 à Tocoa, Colón, les délégués de différents pays du monde ont rendu hommage aux martyrs de l'Aguán, assassinés à cause de leur lutte pour la terre tandis qu'un voile d'impunité voudrait enterrer leur mémoire. La lutte inégale se poursuit, appuyée par un vaste mouvement de solidarité sur toute la planète. Y participent des délégué(e)s de Cuba, du Brésil, des États-Unis, de l'Espagne, du Mexique, du Venezuela, du Costa Rica et de Haïti entre autres, ainsi que des communicateurs populaires et sociaux qui propagent ce cri d'un peuple contre l'impunité, la militarisation, la répression politique et la criminalisation des mouvements sociaux. Portant la photographie des martyrs, les veuves, enfants, et autres membres des familles ont allumé des bougies pour exiger la justice et le châtiment pour les coupables de ces assassinats, tandis que les participants de la rencontre levaient le (...) Lire la suite »

Honduras : L’épouse de l’exprésident Zelaya lance sa précandidature à la présidence.

Cubadebate

12 Février 2012 - Xiomara Castro, épouse de l’exprésident du Honduras, Manuel Zelaya, a commencé ce samedi sa campagne de pré-candidature à la présidence pour le parti Refundación y Libertad (Libre, à gauche) devant des milliers de sympathisants, en vue des « primaires ».

Agitant des drapeaux rouges et noirs, quelques 5 000 adhérents au courant interne Libre Fuerza de Refundación Popular (FRP) se sont donné rendez-vous au gymnase de l'Insitut Central, au Sud-Ouest de la capitale, pour le lancement. Le Tribunal Electoral Suprême (TSE) convoquera en Mai pour des « primaires » les partis qui seront en compétition pour les élections générales de Novembre 2013. L'actuel président, Porfirio Lobo, terminera son mandat de 4 ans le 27 Janvier 2014. Libre comprend cinq courants internes qui ont tous été d'accord pour annoncer Castro comme pré-candidate, mais le TSE doit officialiser sa candidature. Le parti, de plus, doit choisir des candidats pour trois vice-présidences, 128 députés et le même nombre de suppléants, et 298 Conseillers Municipaux. Castro a déclaré dans son discours qu'elle « ira jusqu'au bout des élections générales (…) pour résoudre les problèmes (…) de l'éducation, de la santé, du logement et de la production. » Pour sa part, Zelaya, qui n'a pas pu terminer son (...) Lire la suite »

Amérique Centrale : Progrès et reculs

Carlos Ayala Ramirez
Récemment est paru le Quatrième Rapport sur l'Etat de la Région (2008-2011), avec en sous-titre "Un rapport depuis l'Amérique Centrale et pour l'Amérique Centrale" , élaboré avec la participation active de chercheurs et de centres de recherche de tout l'Isthme, et appuyé par le Gouvernement du Danemark au travers de son Agence pour le Développement International (Danida). Le Rapport entend être un instrument pour réfléchir de manière informée sur le présent et le futur de l'Amérique Centrale ; pour promouvoir des processus effectifs de pétition et de reddition de comptes ; pour identifier des actions possibles pour amplifier les opportunités et accroître les capacités de la population, et procurer les bases techniques pour un dialogue social et politique conduisant à la promotion du développement humain soutenable dans la région. Une des hypothèses de base du Document est qu'en Amérique Centrale, malgré les mauvais temps, on continuera à enregistrer des progrès, mais aussi de préoccupants (...) Lire la suite »
Et nos médias nous parlent d’autre chose...

HONDURAS :Violation des droits humains dans la région du Bas Aguán : le rapport qui accable

Medelu (MEmoire DEs LUttes)

LGS publie ci-dessous une annonce d’un long rapport établi par de nombreuses organisations internationales et dont chacun aurait ici entendu parler, photos et reportages télévisés à l’appui, si le dixième de telles exactions s’étaient produites dans un pays d’Amérique latine qui tient tête à l’Empire en vue de ne pas se laisser déposséder de ses ressources et de sa souveraineté.

Un lien renvoi au rapport intégral en espagnol. Il est long et nous n’avons pu le traduire. Si un lecteur bénévole...

Le Grand Soir.

Dans un rapport rendu public le 11 juillet et présenté devant différentes instances de la société hondurienne et du Parlement européen, une mission internationale d'observation attire l'attention sur les violences qui, depuis le coup d'Etat du 28 juin 2009, se sont multipliées contre les paysans de la région du Bas Aguán, au Honduras. Ayant enquêté sur le terrain du 26 février au 4 mars 2011, la mission dénonce notamment que, au sein des trois mille cinq cents familles réclamant l'accès à la terre pour vivre dans la dignité, vingt-trois personnes ont été assassinées. Alors que continuent à se multiplier les intimidations, poursuites et menaces, tant les auteurs matériels - hommes de main - qu'intellectuels - grands propriétaires terriens membres de l'oligarchie - de ces crimes jouissent de la plus totale impunité. Mémoire des luttes publie (voir ci-dessous), en espagnol, l'intégralité du rapport « Honduras : Violaciones de Derechos Humanos en el Bajo Aguán ». La commission était composée d'organisations (...) Lire la suite »
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