« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
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Nicaragua

Loin du Nicaragua… où l’on informe d’une seule voix (ou presque)
Nils SOLARI

Mardi 10 janvier 2012, le président Daniel Ortega prêtait serment pour entamer son troisième mandat à la tête du Nicaragua. Le 11 au matin, les pages internet des médias français qui relaient l’information, le font par le biais d’une voix quasi-unique en reproduisant la dépêche de l’Agence France-Presse (AFP) [1], et pour certains, la dépêche de l’agence Reuters, sans prendre soin de les compléter. Des dépêches où l’on n’apprend pas grand-chose sur la situation du pays mais qui ressassent surtout les traditionnels poncifs sur l’Amérique latine… et ses « dangereux alliés ».

Pluralisme… quand tu nous tiens Des « grands quotidiens » (Le Monde.fr, Libération.fr, Les échos) aux magazines (lepoint.fr), en passant par la télévision (tv5.org, france24), jusqu’à la presse quotidienne régionale (nicematin.com), voire les confrères étrangers (lalibre.be, la RTBF, letemps.ch), tous traitent de l’actualité nicaraguayenne sous l’angle unique proposé par l’AFP [2]. Ce constat ouvre sur une question et une observation. Les titres français auraient-ils parlé du Nicaragua si les agences de presse n’en avait pas fait état ? Tout porte à croire que non. Mais outre l’illustration du poids fonctionnel des agences dans la mise sur agenda d’un évènement à l’étranger, voilà une belle démonstration de l’absence de pluralisme et d’unicité de la ligne éditoriale de ces médias, à l’égard de l’Amérique (...) Lire la suite »
 
Des prêts à taux bas, un logement, un bonus salarial pour les pauvres et l’école gratuite pour tous.
Daniel Ortega, un président élu et.... populaire.
M&R Consultores

Notre ami Thierry Deronne nous envoie depuis Caracas cet article qui peut surprendre un citoyen français habitué à élire des hommes politiques avant de les détester et de voter par la suite pour leurs adversaires (la sempiternelle alternance gauche-droite).

Surprenants aussi les avantages accordés au pauvres dans un pays pauvre, le développement d’une politique sociale sous le nez des USA qui voient dans toute mesure de solidarité la main du communisme.

Surprenant enfin, alors que partout dans le monde les résultats d’élections qui déplaisent à l’empire sont contestés par des instituts, des médias et, pour finir, par une partie du peuple concerné, ce constat d’un institut privé d’études d’opinion qui montre que le peuple nicaraguayen ne tombe pas dans le piège déstabilisateur.

Nos lecteurs avisés ne manqueront pas de noter des points du programme de Daniel Ortega qui heurtent la conscience ( sur l’avortement...). Non moins avisés ceux qui constateront qu’avec lui le Front sandiniste a ravi le pouvoir à une droite féroce et à un père Fouettard qui a trop longtemps tiré les ficelles : l’Oncle Sam.

Ainsi, un pays minuscule (6 millions d’habitants), pauvre, trop proche des USA, nous démontre qu’il est possible de préférer à l’alternance molle une alternative qui rend l’espoir à tout un peuple et aux peuples de la région.

LGS

Nicaragua : selon la firme privée M&R Consultores près de 80 % des citoyen(ne)s considèrent que Daniel Ortega a remporté les élections mercredi 4 janvier 2012 Lorsque le 6 novembre 2011 le candidat du Front Sandiniste Daniel Ortega remporta la présidence du Nicaragua avec 62, 4 % des suffrages, le chef de la mission d´observateurs de l´OEA et ex-chancelier argentin Dante Caputo déclara que les résultats obtenus par ses équipes corroboraient les chiffres du Conseil Suprême Électoral nicaraguayen (CSE) ainsi que ceux des autres missions d´observateurs électoraux, et que les irrégularités observées pendant le scrutin étaient "non significatives". La majeure partie de l´opposition de droite a cependant refusé de reconnaître ces résultats, parlant de "fraude". L´institut privé d´études d´opinion M&R (...) Lire la suite »
 
Haïti : Le Present du Passe
Yvon PIERRE
« Tout ce qu’il faut pour que le mal persiste, c’est que les braves gens ne fassent rien ». Edmund Burk. Les Duvalier (Baby Doc), Supplice, Gillot, Achille, Avril, Philippe, Chamblain et consorts, bien protégés, récompensés ou... abandonnés par leurs tuteurs, attendaient des jours propices. Ces criminels patentés, repliés dans leurs bases tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, leurs mains couvertes du sang de leurs victimes aux mains nues, nous reviennent, sans peur et sans crainte. Par la grande porte. Officiellement. Finie la « bamboche démocratique ». Intermède éphémère donc pour cette Haïti martyre, un pays qui poursuit son chemin dans la tragédie comme un train sans frein dans une pente à 45 degrés ! « Le 15 octobre 1994, -[il y a 17 ans]-, le peuple haïtien en liesse s’est réjoui du retour d’un (...) Lire la suite »
 
La victoire écrasante de Daniel et du FSLN
Fidel CASTRO
Des élections générales se sont déroulées au Nicaragua voilà soixante-douze heures, le dimanche 6 novembre, et Daniel et le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) y ont remporté une victoire écrasante. Le hasard a voulu que le quatre-vingt-quatorzième anniversaire de la glorieuse Révolution socialiste soviétique soit tombé le lendemain. Des ouvriers, des paysans et des soldats russes écrivirent des pages indélébiles de l’Histoire, et le nom de Lénine brillera à jamais parmi les hommes et les femmes qui rêvent d’une meilleure destinée pour l’humanité. Ces questions sont toujours plus complexes, et l’on ne fera jamais assez d’efforts pour éduquer les nouvelles générations. Voilà pourquoi j’ouvre ici un espace pour commenter ce fait, parmi tant d’autres qui surviennent chaque jour sur la planète et dont (...) Lire la suite »
 
M. Daniel Ortega reconduit à la tête du pays
Le Nicaragua sandiniste persiste et signe
Maurice LEMOINE
Pour peu que, dans les jours précédant le scrutin, on ait pris la peine de parcourir les quartiers populaires — à commencer par ceux de la capitale, Managua —, de parler avec leurs habitants et d’y respirer l’atmosphère, il eût fallu être aveugle et sourd pour ne pas prévoir la victoire du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et la réélection à la présidence du chef de l’Etat sortant, M. Daniel Ortega. D’autant que même les instituts de sondages, quel que soit leur bord, le donnaient largement gagnant. M. Ortega, l’un des principaux dirigeants de la guérilla christiano-marxiste qui, en 1979, a renversé la dictature d’Anastasio Somoza, a été élu une première fois en 1984. Devenu à son corps défendant l’un des enjeux de la guerre froide, le Nicaragua fut alors soumis à une féroce agression américaine (...) Lire la suite »
 
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