Un livre court mais très dense - comme c’est souvent le cas dans les ouvrages collectifs car chacun donne le meilleur de lui-même - sur « les » Amériques Latines « en construction », en plein chamboulement, dirions-nous.
Ayant clairement abandonné l’utopie d’une politique dominant l’économie et (sans doute moins clairement) une économie "libérée" de l’entrave que constituerait le politique nos sociétés dites "développées" évoluent aujourd’hui dans un environnement hybride de plus en plus difficilement compréhensible. Les dernières décennies semblent marquer l’avènement d’une "ère de complexité" qu’on peut expliquer par l’interdépendance des diverses économies à laquelle notre intelligence a répondu par un regain de technicité sectorielle au détriment d’une compréhension globale.
Je m’arrête sur deux sujets du journal de 20 h de France 2 de ce vendredi 15 mars, qui montrent la présence de l’idéologie dans tous les domaines de la vie quotidienne, en l’occurrence, ici, l’automobile.
Quand comprendra-t-on enfin que les déboires européens actuels ne sont en rien dus aux endettements publics ? Pourquoi l’orthodoxie, la pensée dominante, l’écrasante majorité des économistes, comme les dirigeants politiques (qui n’y comprennent pas grand-chose), s’obstinent-ils à considérer cette crise comme celle des « dettes souveraines » européennes ? Un petit rappel historique serait à cet égard éclairant. D’Histoire de France en l’occurrence, car c’est une loi française du début des années 70 qui devait consacrer cette orthodoxie financière - et figer dans le marbre la sacro-saint indépendance des banques centrales -, responsable des ravages actuels de l’Union européenne !
Moult aristocrates ouvriers, quelques bureaucrates syndicaux, et plusieurs « bobos » ayant thésaurisé tout l’été demandent aujourd’hui à être conseillés afin de planquer leurs deniers durement gagnés en ces temps d’austérité économique aggravée. J’ai donc visité Internet à la recherche d’économistes avisés. Je suis tombé sur une vidéo très instructive où un gang de spécialistes pédants, probablement des Républicains américains, se pourfend et s’épand en conjectures contradictoires
Totalement obsédée par la crise de 1929 je relis pour m’aider aux comparaisons, car il me semble que l’évolution est à ce jour comparable. Jusqu’où iront-ils ? est ma frayeur constante.
En vert les points comparables.
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