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Thème : Crise économique & Récession
La France en récession : surprise ou évolution logique ?
Jacques SAPIR

L’INSEE vient de reconnaître que la France est en récession. Le temps n’est plus ou les représentants du gouvernement nous chantaient sur tous les tons, et parfois avec toute l’assurance de ces polytechniciens qui ne connaissent rien à la réalité, que la croissance en 2013 serait de +0,8%. C’était à l’automne dernier, mais qui s’en souvient encore ? La nouvelle est en train de déclencher une polémique, tout à fait inutile par ailleurs, sur la « responsabilité » de la politique de François Hollande. Ce dernier n’a fait, en réalité, que continuer la politique de son prédécesseur.

Le graphique ci-dessous indique bien que le mouvement a commencé en 2011 (et donc sous la présidence Sarkozy) mais qu’il s’est accentué avec François Hollande. À cela, pas de mystère. Ce dernier applique la même politique d’austérité que celle de son prédécesseur à l’Élysée. Les données de l’INSEE sont très claires à cet égard. La consommation est stagnante ou décroît depuis plusieurs trimestres et, naturellement, la production suit le mouvement. Graphique 1 Il y a un point cependant qui apparaît comme plus inquiétant encore que la récession qui se manifeste à travers les données du PIB : c’est la chute de l’investissement et de la demande. En fait les deux mouvements sont profondément liés. Une entreprise n’investira que si elle a des perspectives de profit (sauf si elle fait de la philanthropie, ce qui est (...) Lire la suite »
 
Aleida Guevara déclare que le néolibéralisme est en train d’achever l’Europe
Russia Today

19 Mai 2013 - "La politique néolibérale est en train d’en finir avec ce qui faisait le noyau des pays européens", a observé Aleida Guevara, fille du révolutionnaire historique Ernesto ‘Che’ Guevara.

Dans le contexte de l'austérité, proclamée en Europe comme mesure contre la crise, "on est en train de privatiser l'éducation et la santé publique. Des conquêtes sociales historiques des ouvriers sont aujourd'hui en perdition à cause de la politique néolibérale", a déclaré Guevara lors d'une conférence au Festival Subversif qui a eu lieu à Zaghreb, en Croatie. Aujourd'hui, "la vieille Europe doit prendre conscience du fait que les temps sont en train de changer", a dit Guevara, et elle a exhorté les forces de gauche à s'unir, car "la gauche s'est fragmentée en petits morceaux. Ça ne peut pas marcher comme ça !" Elle a fait observer aussi qu' "il faut faire preuve de solidarité avec le Tiers-monde" et abandonner au passé les complexes de supériorité. Guevara a fait référence aussi à la nationalisation (...) Lire la suite »
 
Que faire de la dette et de l’euro ?
divers

L’Europe s’enfonce dans la crise et la régression sociale sous le poids de l’austérité, de la récession et de la stratégie de « réformes structurelles ». Cette pression est étroitement coordonnée au niveau européen, sous la direction du gouvernement allemand, de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne.

La crise Il y a un large consensus pour dire que ces politiques sont absurdes et même qu’elles sont menées par des « analphabètes » : l’austérité budgétaire ne réduit pas la charge de la dette, elle engendre une spirale récessive, toujours plus de chômage, et sème la désespoir parmi les peuples européens. Ces politiques sont pourtant rationnelles du point de vue de la bourgeoisie. Elles sont un moyen brutal - une thérapie de choc – de restaurer les profits, de garantir les revenus financiers, et de mettre en œuvre les contre-réformes néolibérales. Ce qui se passe est au fond la validation par les États des droits de tirage de la finance sur la richesse produite. C’est pourquoi la crise prend la forme d’une crise des dettes souveraines. Le faux dilemme Cette crise est un révélateur : elle montre que le (...) Lire la suite »
 
Comment créer de l’emploi facilement et... gratuitement !
Robert GIL

Juste pour donner un ordre de grandeur, les trois milliards que se sont partagés, rien que sur les revenus de leur capital, les 100 personnes les plus riches de France, représentent de quoi créer prés de 250 000 postes dans la fonction publique !

250 000 chômeurs en moins, c’est de la croissance en plus et c’est la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois dans le privé pour faire face à la demande de ces nouveaux salariés, 250 000 fonctionnaires en plus c’est également des services en plus, de meilleurs soins dans les hôpitaux, des classes moins chargées et un meilleur enseignement ; 250 000 fonctionnaires en plus et quelques dizaines de milliers d’emplois induits dans le privé, c’est également moins de précarité, moins de pauvreté, et moins de délinquance. Les moyens sont là, ce n’est pas un problème de financement, c’est un problème de choix politique … et il est facile de trouver trois, six, ou neuf autres milliards sur les niches ou les cadeaux fiscaux des plus aisés pour arriver à un million d’emplois dans la fonction publique, ce qui (...) Lire la suite »
 
Avec Enrico Letta, l’Italie a de nouveau la Berlu (e) !
Denis THOMAS

La beauté est souvent maudite. L’Italie n’attire pas les prétendants qu’elle mériterait. Le pays du Bel Canto, de Dante ou encore de Galilée, après des années ubuesques sous la coupe de Berlusconi n’arrive pas à s’extraire de la gestion du « démerde toi ! ». Avec Enrico Letta, homme de gauche très molle et… neveu de Gianni Letta – l’homme de confiance du « Cavaliere » – la Péninsule risque fort de rester sous l’empire de l’ « Arrangia ti ! ».

Et ceux qui « se démerdent » en Italie comme en Grèce, en Espagne ou… en France sont ceux qui n’entrent pas dans les effroyables statistiques de la nouvelle pauvreté. Si la dette italienne représente six fois celle de la Grèce, les ultramontains les plus riches ont érigé en système les moyens de payer le moins d’impôts possible. Les experts comptables et fiscaux italiens ne savent plus où donner de la tête… La grande question qui agite la Botte avec l’arrivée d’Enrico Letta est de savoir si celui-ci va poursuivre la politique d’austérité imposée par le chantre de l’Euro fort, l’Allemagne ? Pour l’heure, face à la presse après son entrevue avec le Président Giorgio Napolitano, réélu à l’âge respectable de 88 ans, Letta a estimé que l'Italie devait « fermement s’engager à modifier l’orientation des politiques (...) Lire la suite »
 
Quel programme d’urgence face à la crise ?
Eric TOUSSAINT, Damien MILLET
En accord avec les exigences du FMI, les gouvernements des pays européens ont fait le choix d'imposer à leurs peuples des politiques de stricte austérité, avec des coupes claires dans les dépenses publiques : licenciements dans la fonction publique, gel voire baisse des salaires des fonctionnaires, réduction de l'accès à certains services publics vitaux et de la protection sociale, recul de l'âge de l'accès à la retraite… Le coût des prestations des services publics augmente (transports, eau, santé, éducation…). Le recours à des hausses d'impôts indirects particulièrement injustes, notamment la TVA, s'accroît. Les entreprises publiques du secteur concurrentiel sont massivement privatisées. Les politiques de rigueur mises en place sont poussées à un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Les (...) Lire la suite »
 
L’apocalypse pour très bientôt - (The New York Times)
Paul KRUGMAN
Soudain, il est devenu facile de voir comment l'euro - cette grande expérience défectueuse d'une union monétaire sans union politique - peut rompre au niveau des coutures. Nous ne parlons pas d'une perspective si lointaine. Les choses pourraient s'effondrer à une vitesse étonnante, dans un terme de mois, pas d'années. Et les coûts - à la fois économiques et, sans doute encore plus importants, politiques - pourraient être énormes. Cela ne doit pas se produire ; l'euro (Ou du moins sa plus grande part) peut encore être sauvé. Mais il faudra que les dirigeants européens, en particulier en Allemagne et à la Banque centrale européenne, commencent à agir très différemment de la façon dont ils ont agi ces dernières années. Ils doivent cesser de moraliser et traiter avec la réalité, ils ont besoin d'arrêter de (...) Lire la suite »
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Les cinq orages dévastateurs de l’été 2012 au coeur du basculement géopolitique mondial
Communiqué public GEAB N°63 (15 mars 2012)
Avant que mon disque dur se mette "aux abonnés absent" (paix à son âme), j'avais fait un assez longs travail de recoupement de différents avis sur la crise de l'euro..pe, ses causes et quelles solutions pour la combattre", mais j'avais tout perdu. Je n'ai donc pas pu fournir quelques références qui auraient pu confirmer les propos développés dans l'article que je soumets ci-dessous, à chacun d'en trouver pour les infirmer ou les confirmer... J'avoue humblement que j'avais été attiré assez longtemps vers les "adeptes" de la sortie de l'Euro, mais je gardais quand même en moi cette question lancinante : n'était-ce pas ce que souhaitait le système anglo-saxon, son but ultime : la fin de l'euro, l'éclatement de l'Europe, afin de conserver son leader-ship ?...Je commence sérieusement à le penser. Plus (...) Lire la suite »
 
Triple D
Yann FIEVET
Au commencement était le triple D. Pendant que le « triple A » occupe tant d'esprits conformistes et de discours convenus l'on oublie coupablement que ce « machin » si outrancier est la conséquence directe et fatale d'un autre triptyque conçu par les pouvoirs politiques du « monde développé » voilà trente ans déjà . Le triple A n'est rien d'autre qu'une note - au pouvoir certes démesuré - sanctionnant la capacité des instances politiques et économiques à bien faire vivre la croyance dans les bienfaits miraculeux du dieu Marché. Afin que le règne sans partage de ce dernier advint, des hommes à la fois suffisants et insuffisants inventèrent les trois D : déréglementation, décloisonnement, désintermédiation. Les trois verrous qui contenaient la finance dans des limites raisonnables sautèrent et l'on salua cet (...) Lire la suite »
 
En Grèce, en quatre ans le nombre de suicides pour raisons économiques a quadruplé.
Contre la ségrégation et l’exploitation : la tragicomédie, arme politique.
Yangos ANDREADIS

Yangos Andreadis est Universitaire, directeur du Centre de Drame et de Spectacle Classique de l’Université Panteion d’Athènes.

Il a bien voulu confier au Grand Soir le texte de son intervention du 3 décembre 2011 à Paris au colloque international « Pour une civilisation de l’émancipation humaine, Trans-Révolutions, Révolutions individuelles et collectives » organisé par le psychiatre Hervé Hubert, animateur du TRIP (Travaux de Recherche sur l’Inconscient et la Pulsion).

LGS

De nouvelles armes destructrices, sont mises à l'essai : celles d'une dictature néofasciste préférant pour le moment aux blindés la terreur des medias et des marchés. La Guerre - qui cette fois démarre comme guerre économique menaçant de devenir une guerre globale- est déjà en train de se propager en Europe et dans le monde. Les instigateurs de cette guerre n'ont pas de patrie et, comme les personnages agents du destin dans la Tragédie ils aiment les masques, les jeux de mots macabres et les énigmes. Qu'ils s'appellent « forces du Marché », maison d'évaluation, banques centrales, leur objectif reste le même : Subjuguer le monde entier. Peut-on encore faire de l'art, théâtral ou autre, au milieu de la crise actuelle ? Et quel genre, dans quel contexte et quel but ? La réponse oui. Peut être plus que (...) Lire la suite »
 
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