« N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas ». - Boris Vian
On se souvient peut-être de Valladarés. Ex policier du dictateur Batista, arrêté à Cuba peu après la Révolution alors qu’il transportait des explosifs, il a bénéficié d’une campagne internationale en faveur de sa libération. La presse le disait poète et paralytique. Quant le gouvernement cubain a décidé de l’expulser à Madrid, le président François Mitterrand a envoyé Régis Debray pour l’accueillir à l’atterrissage de son avion. La foule des photographes a vu alors un homme hilare descendre la passerelle sur ses deux jambes. Aujourd’hui, on sait que le seul poème dont il s’est prévalu était un plagiat et il vit aux USA, ce qui fit dire à Debray : « Le poète n’était pas poète, le paralytique n’était pas paralytique et le Cubain est Américain. »
Mais Cuba était devenu dans l’imaginaire collectif un pays où sont emprisonnés les poètes et autres intellectuels.
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