Robert Ménard31 mars 2011
L’attraction extrême-droitière sur les esprits journalistiques faibles.
Maxime VIVAS
Globalement à la remorque des leaders frontistes, les médias proches du Pouvoir (et quelques autres) nous bassinent à longueur d’années les thèmes d’extrême-droite. Parfois, entre les deux tours, ils cognent un peu sur le FN. Quand Jean-Marie Le Pen est sélectionné pour les présidentielles à la place de Lionel Jospin par exemple. Cela s’appelle passer des années à fabriquer une bombe et quelques heures à souffler sur la mèche dans un affolement la plupart du temps factice. C’est que l’extrême-droite leur est moins étrangère que la gauche de la gauche. On a vu comment le Front de Gauche, deuxième parti de gauche a disparu des médias le soir du premier soir des cantonales (et les jours suivants aussi) et comment ses résultats officiels ont été scindés entre ses diverses composantes afin que n’apparaisse pas, qu’avec près de 11% des voix en moyenne pour ses candidats, il était peut-être exagéré de ne parler que des 15, 2 % du FN et de crier au feu (au vote utile).
Il est en tout cas patent que les tripatouillages, lors de l’annonce officielle des résultats par le ministère de l’Intérieur qui a refusé d’enregistrer, pour la première fois, l’étiquette Front de Gauche, la complicité des grands médias dans cette affaire ne servent ni la démocratie ni l’image que les Français peuvent (...) Lire la suite »
13 15 avril 2010
Sierra
Le journaliste Robert Ménard est la nouvelle recrue de I Télé.
Désormais, du lundi au vendredi à 11 heures, il recevra en direct un invité dans un « mano a mano » sans concession, ni faux-fuyant. "Un entretien mené sans interdits au cours duquel il débat avec son invité contre les idées reçues et les apriori" explique la chaîne info du groupe Canal +.
Robert Ménard est le fondateur de Reporters sans frontières, qu’il a dirigé durant plus de 20 ans et où il s’est illustré par ses coups de gueule, ses campagnes choc, notamment lors des derniers Jeux Olympiques de Pékin, et, surtout, un attachement sans faille à la liberté d’expression. (...) Lire la suite »
3 4 février 2009
Laurent ROSSET
Son parachute doré l’ayant déposé à Doha, au Qatar, Robert Ménard, éjecté de RSF et aspirant à la députation européenne, lâche les Etats-Unis et leur allié israélien pour se refaire une virginité aux portes de Gaza. Un nauséeux numéro de derviche tourneur. François Bayrou avait un second, très médiatique, Jean-Marie Cavada, vedette de la télévision, dont il fit un député européen. Et qui a filé à l’UMP.
Robert Ménard connaît bien le transfuge, il l’avait rencontré dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg en mai 2007. Le patron de RSF y cornaquait un patron de télé putschiste du Venezuela (RCTV) dont la licence d’émission par voie hertzienne n’avait pas été renouvelée après son échéance. Cavada avait alors fait voter une motion contre Hugo Chávez, vainqueur de dix élections dans son pays malgré des médias hostiles pour la plupart.
Pour l’ex patron de RSF, autre vedette de la presse et, à ce jour, mercenaire de la liberté au Qatar (rires), la place est libre. Trahi par Cavada qui lui devait tout, Bayrou se demande si l’entregent de Ménard dans les medias ne (...) Lire la suite »
14 10 novembre 2008
Interview de Maxime Vivas par Le Grand Soir.
Maxime VIVAS
Une ONG fait son fond de commerce de la défense de la liberté d’expression. S’écartant de la fiction, un romancier va l’étudier de près et dévoiler son autre visage. Il ignore alors à quel point il dérangera des mastodontes médiatiques. Sans y être préparé, il va être jeté, dans la tourmente : menaces de procès, omerta, puis instrumentalisation, interviews piégés, mensonges, calomnies, coups fourrés, perfidies et autres chausse-trapes. Il observe les pressions exercées sur ceux qui veulent parler de son livre. Il recueille les confidences de journalistes et intellectuels contraints au silence et de ceux qui ont résisté. Il devrait être abattu : il en rit comme au spectacle d’une comédie moderne. Pédagogue, il explique par quelle astuce il est sorti, indemne et droit, de cette jungle « où maraudent les chacals et les hyènes en service commandé ». Le Grand Soir lui a demandé de raconter son aventure... Le Grand Soir : Maxime Vivas, depuis quand écrivez-vous ?
Maxime Vivas : j’ai écrit en 1995 un premier livre qui est paru en 1997.
Un roman ?
Oui, pendant 10 ans je me suis cantonné à la fiction.
Dans quel genre ?
Des romans de littérature générale d’abord, puis des sortes de polars un peu atypiques, fondés sur l’humour, ou sur des événements politiques, ou sur l’histoire récente, un roman d’humour, un conte pour enfant. Pas mal de nouvelles, aussi.
Quel accueil ont reçu ces œuvres d’imagination ?
Mon premier livre, un roman « social », m’a valu un prix littéraire et un article élogieux dans le Monde. Un autre a été couronné par un prix sous l’égide de Régine Deforge. Claude Mesplède, considéré comme le spécialiste mondial du polar a eu la gentillesse de m’inclure dans son dictionnaire mondial des (...) Lire la suite »
4 9 octobre 2008
Jean-Guy ALLARD
Alors que son organisation, Reporters sans Frontières, se trouve sous la loupe du Government Accountability Office (GAO), à Washington, pour être un des principaux bénéficiaires du Center for a Free Cuba impliqué dans une fraude gigantesque, Robert Ménard annonce à Paris qu’il abandonne son poste de secrétaire général parce qu’il a « envie de faire autre chose ». « Je vais trouver une autre façon de continuer le combat que je mène pour les droits de l'Homme », déclare Ménard dans une dépêche complaisante de l'AFP.
Le collaborateur assidu du renseignement américain ajoute avoir préféré partir « une fois la campagne sur la Chine terminée » – une référence aux campagnes qu'il a menée au cours des derniers mois pour le compte du gouvernement de Taiwan.
Ménard laisse son poste quelques semaines à peine après que le Congrès nord-américain ait ordonné à l'Agence de développement international (USAID) de congeler les fonds du Center for a Free Cuba, une créature de Freedom House, gérée par l'agent CIA Frank Calzón. Cette situation sera maintenue jusqu'à la fin de l'audit des opérations de son Programme Cuba.
USAID dispose cette année d'un budget de 45 millions de dollars pour (...) Lire la suite »
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