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Thème : Salaires
SMIC : un Noël à 3 centimes d'Ayrault !
Caroline COURSON

« Le salaire minimum augmentera de 3 centimes l'heure au 1er janvier à 9,43 euros (+0,3%), soit 1430,22 euros bruts mensuels pour 35 heures, et ses critères vont être revus pour "garantir le pouvoir d'achat" de ses bénéficiaires, a annoncé le ministère du Travail. Cette revalorisation correspond à la stricte augmentation légale, après une hausse de 2% au 1er juillet, dont un coup de pouce de 0,6%.
Au total sur l'année, le Smic aura progressé de 2,3% et "compte-tenu de l'inflation de +1,3% constatée sur l'année, cette hausse globale correspond à un gain de pouvoir d'achat de 1%" pour les 2,6 millions de salariés rémunérés au Smic, précise le ministère dans un communiqué. » (Tous les grands journaux d’information)

On peut triturer les chiffres dans tous les sens, calculer tous les pourcentages de l'espoir, additionner, soustraire, multiplier : on en arrive toujours au même résultat : 3 centimes de plus à l'heure, ça n'est même pas « minable », ça devient indécent ! Une aumône ? Surtout pas ! Vous vous voyez déposer délicatement, avec votre plus beau sourire en prime (ça ne coûte qu'aux zygomatiques), trois minuscules petites pièces de cuivre dans l'escarcelle de votre SDF préféré au sortir de la messe de Minuit ? Même pas dans vos pires cauchemars, je suppose… Un cadeau ? Que nenni ! Vous avez appris, en même temps que l'imposture consumériste du Père Noël et avec moult sanglots à l'appui, que les présents n'existaient pas pour leur valeur intrinsèque mais seulement pour l'intention humanitaire qu'ils manifestaient. (...) Lire la suite »
 
La surprenante vérité sur la durée du travail et la richesse produite par salarié en Europe
Après les pigeons, voici les vautours
APEX

Les pigeons ont gagné ; cela donne des idées aux vautours. Les "pigeons" sont ce groupe de patrons qui ont lancé l’offensive sur la toile contre le projet gouvernemental d’augmentation (très limitée) d’imposition sur la plus-value des cessions d’actions (voir la Lettre du CE et du CHSCT n° 177). Leur victoire rapide inspire les patrons des plus grands groupes français, regroupés dans l’Association française des entreprises privées (Afep) présidée par Pierre Pringuet, PDG de Pernod-Ricard.

Dans le Journal du dimanche du 28 octobre, ils publient un appel "pour relancer la croissance et l'emploi" dont les recettes relèvent bien du dépeçage, domaine spécialisé des vautours. Leur cible c'est la compétitivité des entreprises, pour laquelle ils tiennent beaucoup à un "choc". En effet. Pour l'Afep la première urgence concerne la dépense publique qu'il faut mettre au pain sec :"L'État doit réaliser 60 milliards d'euros d'économie au cours des cinq prochaines années". Le gouvernement en a annoncé 50 milliards ; ça ne suffit pas ! Peu importe aux yeux de ces grands capitaines que la seule brise qui souffle encore dans les voiles du navire économique français soit les dépenses publiques (d'investissement, de santé, d'éducation et de protection sociale), tant la consommation est en panne avec (...) Lire la suite »
 
L’augmentation "raisonnable" du SMIC
Philippe ARNAUD
Je n'ai plus le souvenir exact du jour où j'ai écouté l'information que je vais commenter : était-ce vendredi ou était-ce samedi ? En tout cas, c'était sur France 3, et il y était question de l'augmentation du SMIC prévue par le gouvernement. Il était dit que cette augmentation serait "raisonnable". Que veut dire "raisonnable" ? Le dictionnaire historique Robert de la langue française (page 3074), nous apprend qu'il s'agit d'une chose qui est "conforme à la raison". Et, plus loin, que ce terme s'applique "aux personnes qui se conduisent avec mesure et de façon réfléchie, sens dont procède l'application à un commerçant /modéré/ [je souligne] dans ses exigences (1673) probablement d'après /prix raisonnables/. Plus loin on lit, à propos de l'adverbe "raisonnablement", conformément à la sagesse, (...) Lire la suite »
 
Salaire minimum ou esclavage
Jacques RICHAUD
Une ritournelle du langage libéral et des politiques de droite (et parfois de gauche) qui évoquent la question de la "productivité' des entreprises, consiste à lier les difficultés observées aux 'contraintes' sociales. L'esclavage et le servage ayant été abolis, il a bien fallu un jour songer à rémunérer la force de travail… Nous avons connu le temps des conquêtes lorsque le "travailleur' savait faire valoir, représenté qu'il était par des syndicats et des parti politiques de gauche, qu'il était à l'origine de la production de toutes les richesses ! Et que le salaire était un du non négociable qui a pu atteindre chez nous et dépasser parfois 70% de la valeur ajoutée des entreprises. Dans la période plus sombre des vingt dernières années plus de dix points ont été perdus de ces 70% au profit (...) Lire la suite »
 
l’UNEPS dénonce la spoliation du Portage Salarial
Josette Londé
Paris, le 8 mars 2010 - Très prisé ces dernières années, grâce notamment à sa reconnaissance par la Loi de Modernisation du Marché du Travail du 25 juin 2008 (Article L 1251-64 du Code du Travail), le portage salarial est un statut qui permet à toute personne qui souhaite exercer une activité professionnelle indépendante d'être déchargée de la gestion administrative et comptable de son activité et de bénéficier, pour sa couverture sociale, du régime du salariat. L"UNEPS conteste la représentativité du PRISME (Fédération Patronale de l'Intérim) pour la signature de l'accord du Portage Salarial Le législateur a voulu donner un cadre juridique aux pratiques existantes du Portage Salarial, conscient qu'il répondait à un besoin économique et social. Hélas, les organisations professionnelles du portage (...) Lire la suite »
 
Monde commun, écart de revenus , méritocratie, égalité des chances.
Christian DELARUE
Les deux premiers rapports renvoient aux deux seconds : méritocratie et égalité des chances. Trop d'écart de revenus crée des mondes sociaux séparés. Deux "France" sont non seulement séparées mais opposées. Cinq ans après la révolte des banlieues délaissées de la République ces dernières demeurent éloignées de l'emploi et des richesses alors qu'ailleurs les riches sont encore plus riches, très riches, trop riches. Trop signifie que l'égalité des chances ne saurait légitimer une telle situation. 1) Monde commun et écart de revenus maxi : 1 à 5, 1 à 10, 1 à 40. Trois grandes propositions d'écart de revenu sont repérables. Proposer le 1 à 40 signifie ne pas vouloir aller vers un monde commun. Le 1 à 10 qui admet encore de fortes dominations de classe ne produit pas un tel "effet de monde différent". Ici (...) Lire la suite »
 
Les revenus démesurés des grands patrons français
reprise d’article
Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre trois siècles et 1200 ans de Smic… par an Les revenus annuels des grands patrons français font dans la démesure. Leurs émoluments sur l'ensemble de l'année vont de trois siècles à plus d'un millénaire de Smic brut…, selon les données 2007 du magazine l'Expansion. Ils vont de 4,4 millions d'euros pour Benoit Potier (Air liquide) à 18 millions d'euros pour Pierre Verluca (Vallourec). Ces revenus totalisent les salaires fixes et variables, les plus values réalisées des stocks-options [1], les jetons de présence [2] et les dividendes [3]. Pour la moitié des salariés français qui touchent un salaire net inférieur à 1 555 euros mensuels, même si les inégalités sont largement acceptées, ces niveaux sont difficilement concevables. Ils sont hors normes : ils (...) Lire la suite »
 
Pour en finir avec le baratin des patrons et de quelques idées reçues à propos du salaire, par Raphaël Thaller.
DIVERS
CIDECOS (Conseil pour les CE et les CHSCT), Droit d'alerte n° 5 - octobre 2007. De quelques idées reçues à propos du salaire. Le salaire socialisé est l'avenir de l'emploi. On a coutume d'entendre - voire de dire nous-mêmes - de nombreuses « évidences », qui n'expriment pourtant pas la réalité mais plutôt des apparences de celle-ci. Ainsi, à propos des salaires : « - Le salaire, c'est ce qui est en bas de la feuille de paie » ou bien encore : « - C'est ce que je touche personnellement, et qui est viré tous les mois sur mon compte en banque » A propos des cotisations sociales : « - Ce sont des charges sociales, qui viennent en plus du salaire et qui taxent le travail » « - Elles pénalisent l'emploi ; notamment dans les industries de main d'oeuvre » Toujours à propos des salaires : « - Le (...) Lire la suite »
 
Le Parti Socialiste et le Smic à 1500 € en ...2012.
Jean-Jacques CHAVIGNE, Gérard FILOCHE
Ce que cache la baisse des impôts de Sarkozy, par Laurent Mann. Le Smic brut mensuel à 1254 euros le 1er juillet 2006 .... et selon le "projet" Ps à 1 500 € en 2012 ? Lundi 26 juin 2006. L'actualité immédiate permet de mesurer la portée exacte de la proposition du projet du Parti Socialiste d'un Smic brut mensuel à 1 500 euros en 2012. En effet, la loi qui fixe les modalités de revalorisation du Smic tient compte de 2 paramètres : L'inflation La moitié du gain de pouvoir d'achat annuel du salaire ouvrier L'addition de ces deux paramètres signifie une augmentation automatique du Smic de 2,6 % à 3 % du Smic chaque année, soit, en moyenne 2,8 % comme cette année. Avec le très léger « coup de pouce » (+ 0,25 %) donné par le gouvernement de Droite, le Smic brut s'élèvera à 1 254 (...) Lire la suite »
 
Augmentation du Smic : Raffarin, Borloo, trompe l’oeil.
Gérard FILOCHE
Le Parti Socialiste et le Smic à 1500 € en ...2012, par Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche, juin 2006. 20 août 2004 Il y avait 6 Smic depuis l'an 1998. C'était le résultat d'un système complexe (et non justifié) d'aides à la mise en place des 35 h du temps de Martine Aubry. Ces 6 Smic concernaient inégalement les salariés : 20 % d'entre eux étaient "en retard" par rapport au Smic officiel, et le taux de leur Smic était étalé pour ces 20 % de Smicards de 1 à 5... à cause d'un différentiel dit "garantie mensuelle de rémunération" qui complétait le Smic, année après année, depuis 1998. Sans omettre de préciser que nombreux furent les salariés à rester aux 39 h avec 4 heures supplémentaires permanentes et rarement payées de façon majorées (celles-ci sont pourtant censées être "imprévisibles" et (...) Lire la suite »
 
 
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