Shoah/Holocauste5 septembre 2010
Nick BEAMS
Cette conférence a eu lieu à la San Diego State University le 29 avril 2010. C’était la huitième d’une série de conférences intitulées "Tuer pour des raisons supérieures : La violence politique dans un monde en crise" sponsorisées par l’Institute on World Affairs qui fait partie du département des Sciences Politiques de la San Diego State University. [Note du Grand Soir : ce texte est long, mais important par les temps qui courent.] Cela fait maintenant plusieurs dizaines d'années que Adolf Hitler et le régime Nazi ont mis en place leur programme d'assassinat de masse de tous les Juifs d'Europe. Le sentiment d'horreur qui nous envahit devant l'énormité de ce crime n'a pas diminué avec le temps. Au contraire, la signification de l'Holocauste est soulignée par les événements qui ont lieu aujourd'hui : les guerres impérialistes et l'agression coloniale au nom de la guerre contre le terrorisme, les rivalités grandissantes entre les principales puissances capitalistes et une dépression de l'ordre économique capitaliste qui nous rappelle la crise de 1930 qui a fait le nid du Nazisme.
Si ce que ce que je vais dire vous paraît mériter un débat, tant mieux, parce que l'Holocauste lui-même ne peut pas se comprendre si on ne comprend pas (...) Lire la suite »
7 17 mars 2009
Fethi GHARBI
L’arrivée d’Hitler au pouvoir va enclencher en Europe occupée une folie génocidaire appelée alors par les nazis : "la destruction des vies inutiles". Dans toute l’Europe occupée, on entreprend la traque du tzigane, d’abord en 1939, ensuite en 1941 et 1943. L’extermination des 5 à 600 000 nomades a lieu dans les différents camps de concentration. En fait, la persécution commence avant l’arrivée des nazis dès 1933, la "stérilisation eugénique", l’interdiction des mariages mixtes en 1934-1935 et enfin les premiers enfermements au camp de Dachau, en 1936. A l’automne 1939 les déportations deviennent massives ; et c’est sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en 1940. Ensuite commence l’extermination à grande échelle en Europe occupée. La moitié de la population tzigane d’Europe fut supprimée. L'extraordinaire dans cette affaire est que le nom des victimes Tsiganes ne fut même pas mentionné durant le Procès de Nuremberg, alors que la Shoah des juifs éclipsait toutes les autres horreurs !
En 1945, les nazis se sont livrés encore à de multiples massacres sur les derniers Tziganes internés dans (...) Lire la suite »
16 17 janvier 2009
La Shoah, « bouclier humain » du sionisme
Viktor DEDAJ
Nous sommes en janvier 2009 et :
J’ai découvert qu’on pouvait appeler « guerre » une ratonnade géante à ciel ouvert menée par des cinglés racistes rongés par un spleen identitaire et existentiel.
J’ai découvert qu’une population civile assassinée ne s’appelait plus « dommage collatéral » mais « bouclier humain ».
J’ai découvert qu’on pouvait emprisonner Gaza et ensuite lancer des tracts pour gentiment « prévenir » la population carcérale que les matons (prononcez Tsahal) allaient jouer avec eux à ballon prisonnier avec des bombes au phosphore.
J’ai découvert qu’un sioniste pouvait prendre son pied devant le spectacle et faire semblant de s’offusquer que l’on puisse mettre en doute son état de « légitime défense ».
J’ai découvert par la même occasion qu’on pouvait lui foutre un poing sur la gueule et que ça ne (...) Lire la suite »
19 13 mars 2008
Jonathan COOK
Le Hamas a refusé de plier devant les diktats israéliens et il a promu les deux formes de résistance possibles : les tirs de roquettes et l’action de masse populaire. C’est de là que viennent les soucis de Vilnai et des autres. Israël complote un nouvel exode pour les Palestiniens
Les mots du vice-ministre de la Défense israélien, Matan Vilnai, qui ont tant attiré l’attention la semaine dernière, menaçant Gaza d’une « shoah » - le mot hébreu pour l’Holocauste -, ont largement été interprétés comme une hyperbole désagréable d’un projet militaire pour une invasion à grande échelle imminente de la bande de Gaza.
De façon plus significative, ses mots apportent une indication troublante sur la stratégie à long terme de l’armée israélienne concernant les Palestiniens dans les territoires occupés.
Vilnai, ancien général, était interviewé par la radio de l’armée au moment où Israël déclanchait toute une série de raids aériens et terrestres sur des endroits peuplés de la bande de Gaza, tuant plus de 100 Palestiniens, dont la moitié au moins (...) Lire la suite »
|
|
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l’équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.|
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir
|
|