Subprime12 septembre 2008
Benoit BORRITS
Un parfum de récession flotte en cette rentrée de septembre. On considère qu’une économie est en état de récession dès lors qu’elle affiche un PIB en baisse sur deux trimestres consécutifs. La France enregistre un second trimestre 2008 avec un recul de son PIB de 0,3%, l’Allemagne de 0,5%, le Japon 0,6%. Les spéculations sont donc fortes quant au troisième trimestre 2008... Le bon sens commun voudrait qu'après des décennies successives de hausse du PIB par habitant, une baisse de quelques dixièmes de points ne soit pas en soi une catastrophe. Les partisans de la décroissance feraient même valoir que, nos modes de production et de consommation étant tellement polluants et questionnant à terme la vie sur cette planète, une petite baisse du PIB pourrait constituer un véritable bol d'air. Et pourtant, quelques dixièmes de pourcentage de baisse du PIB donnent l'effroi aux économistes comme à la classe politique, comme si le PIB ne devait et ne pouvait que croître à l'avenir. Comment l'expliquer ?
Ceci ne se comprend qu'en fonction de notre système économique dénommé « capitalisme ». Dans ce système, la majorité des entreprises sont des sociétés de capitaux, ce qui signifie (...) Lire la suite »
2 13 mai 2008
700 milliards de dollars partis en fumée à cause des subprimes. Qui va payer ?
Danielle BLEITRACH, Charles HOAREAU
La crise dite des subprimes a coûté 700 milliards de dollars aux banques, la question est qui va payer la note ? Et au-delà qui va enrayer la machine folle ? Alors que l’on parle de la crise des subprimes depuis des mois, il est toujours difficile, vu de France, de se rendre compte de son importance. Une récente étude du Boston Consulting Group sur les banques, parue en mars, et relevée mercredi 7 mai 2008 par l’AFP, permet de quantifier l’ampleur du phénomène. Nous prétendons que l’analyse de la situation actuelle impose plus que jamais un choix communiste de nationalisations qui ne soit pas ce vers quoi nous conduit le capital, à savoir la socialisation des pertes et la privatisation des profits.
1 - Le rapport du Boston Consulting Group sur les banques.
L’AFP a rendu public un rapport de cet organisme. La situation montre à quel point "le marché", le capitalisme à son stade néo-libéral oblige - selon le mot de John Lipsky (directeur adjoint du FMI) (...) Lire la suite »
8 19 mars 2008
Danielle BLEITRACH
Le capital, nous dit-on, est en crise morale. Il faudrait retrouver éthique et transparence pour empêcher de nouvelles bulles financières d’éclater... De qui se moque-t-on ? Voici, dans le cadre de la crise expliquée à des nuls par une nulle, un portrait particulièrement haut en couleurs de certains acteurs des marchés financiers : les fonds vautours … Nous sommes en plein Dickens. Le capital a ses flibustiers, ses rapaces, et ils font le lien avec le trafic d'armes, celui de drogue, l'instabilité politique, le chantage... Comme leurs homologues du règne animal, ces fonds s’attaquent aux bêtes affaiblies et dévorent les chairs putréfiées mais aussi bien vivantes… Les peuples des pays sous développés font les frais de leurs assauts sur les créances accumulées, mais ils ne peuvent agir ainsi que parce qu’il se trouve des tribunaux et des Etats, essentiellement les Etats-Unis, pour leur garantir tous les droits sur leur proie. Mieux : le gouvernement Bush a rendu plus aisée leur pratiques usuraires...
Profiter des faillites, des crises
Les fonds vautours sont des institutions financières qui rachètent à très bas prix les titres de la dette des (...) Lire la suite »
4 17 mars 2008
Vincent PRESUMEY
La terre promise de la nouvelle jeunesse du capital est désormais gangrenée par les contradictions du capital. Les Etats-Unis n’arrivent plus à être ce qu’ils sont, le coeur du système mondial, et celui-ci ne présente pas d’alternative. La fin de l’URSS les avait privés de leur partenaire-adversaire. Pour arriver à être seuls la "superpuissance", il leur a fallu le terrorisme, Ben Laden et la "guerre sans fin". Celle-ci ne leur a pas rendu leurs capacités : ils ne sont plus le principal foyer de développement de la productivité du capital et le gendarme du monde s’est affirmé comme premier foyer de désordre mondial, craint et méprisé par les chefs des puissances capitalistes secondaires. La crise des subprimes et sa combinaison présente avec la crise politique du leadership US et du leadership mondial montre qu’ils sont en train d’arriver dans le mur annoncé. Allumer de nouvelles guerres peut être une tentation pour en sortir mais ni une attaque en Iran, ni une attaque de la Colombie contre ses voisins, ni un éclatement de la Bolivie, ni une réoccupation de Gaza par l’armée israélienne, ni une java humanitaire au Darfour, ni une apocalypse dans les zones tribales du Pakistan, ni ... , n’offrent les moyens réels de réaffirmer le leadership, tout au contraire -à moins d’envisager des guerres de bien plus grand calibre à l’issue totalement incertaine ! Du mardi 11 au vendredi 14 mars : répétition aggravée d'un scénario rebattu.
Il y a quelques semaines, G.W. Bush avait annoncé un "plan de relance" de l'économie nord-américaine qui, aprés avoir été salué par Sarkozy, faisait flop. Ce plan ne faisait que répéter les recettes appliquées depuis des années (baisses d'impôts et hausses des dépenses militaires) qui ont précisément construit toutes les conditions techniques de la crise financière et bancaire actuelle en Amérique et en Europe. Une forte baisse des taux d'intérêts de la Fed (la Banque centrale US) le complétait pourtant. Il n'empéche, c'était le flop, les "marchés" ne retrouvaient pas la "confiance". Ces messieurs réunissant leur forum de Davos au même moment, un cri unanime en émanait, qui pourrait passer pour original de la part de financiers (...) Lire la suite »
2 13 mars 2008
DIVERS
Le package fiscal a profité aux vendeurs et retardé le dégonflement de la bulle immobilière. (...) A en croire les statistiques immobilières publiées par la FNAIM, les prix de l'ancien ont encore monté de 1,1% au dernier trimestre 2007. Cette hausse est probablement le résultat du paquet fiscal permettant notamment aux acquéreurs une déduction fiscale des intérêts d'emprunt. En d'autres termes, ce sont les vendeurs qui ont profité de l'incitation fiscale, pas les acheteurs comme le souhaitait le législateur. (...)
Les prix vont durablement baisser
Pour s'en persuader, il faut savoir que la bulle Internet s'est formée en 2 ans ; les cours de Bourse ont doublé pendant cette période. S'agissant des prix de l'immobilier, ils ont été multipliés par 2,5 en 11 ans. Autrement dit, la taille de la bulle immobilière a dépassé celle de la bulle Internet. (...)
Aujourd'hui, les vendeurs se pressent et (...) Lire la suite »
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