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Thème : Syrie

Le carton rouge du peuple turc

Nasser KANDIL
Depuis que « le projet néo-ottoman » du Parti pour la justice et le développement [AKP] mené par Recep Erdogan est devenu évident, coïncidant avec l’incapacité des États-Unis et d’Israël à mener ouvertement leurs guerres pour briser la Syrie en tant que maillon central de l’Axe de la Résistance englobant l’Iran, le Liban et la Palestine, le Moyen-Orient est entré dans la tourmente d’un violent séisme à répétition. La Turquie, forte de ses cent millions d’habitants, de son économie florissante et de sa puissante armée intégrée dans l’OTAN, a pensé pouvoir dévorer la Syrie, étape indispensable pour concrétiser ses propres ambitions en Egypte et en Tunisie, [par l’intermédiaire des Frères Musulmans censés prendre le pouvoir et s’y maintenir, avec l’accord des USA ; NdT]. En effet, bien que les médias et les services du renseignement saoudiens et qataris se soient dépensés sans compter et que leur argent ait coulé à flots, seule la Turquie pouvait offrir sa frontière à la guerre quasi-universelle « non déclarée » contre (...) Lire la suite »

Syrie : Interview de Mohammad Raad, Député du Hezbollah

Mohammad Raad
Mohammad Raad, Chef du bloc parlementaire du Hezbollah et figure historique du Hezbollah, réfute ici la propagande mondiale (qui ne cesse d'annoncer la chute imminente du Président syrien Bachar al-Assad) en lui opposant la vision stratégique du Hezbollah. Les forces loyalistes sont en position de force, et tous les indices assurent l'exceptionnelle solidité de l'Etat syrien, ainsi que la force et la détermination de son Armée (dont les exploits sont occultés) et de ses alliés. Mohammad Raad révèle pour la première fois le nombre de martyrs du Hezbollah en Syrie, inférieur à 500 (contre une centaine dans la guerre de 2006), et réaffirme le caractère incontournable de la personne de Bachar Al-Assad dans toute résolution du conflit. Transcription : [...] Journaliste : D'après vous, au Hezbollah, quand est-ce que cette guerre (en Syrie) pourra prendre fin ? Peut-elle encore durer des années ? Mohammad Raad : Lorsque le gouvernement américain et l'Occident qui gravite dans son orbite, ainsi que les (...) Lire la suite »

La vérité émerge : comment les Etats-Unis ont alimenté la montée d’Isis en Syrie et en Irak (The Guardian)

Seumas MILNE
La guerre contre le terrorisme, cette campagne sans fin lancée il y a 14 ans par George Bush, est prise de contorsions de plus en plus grotesques. Lundi, le procès à Londres d'un suédois, Bherlin Gildo, accusé de terrorisme en Syrie, s'est effondré lorsqu'il est devenu clair que les services de renseignement britanniques avaient armé les mêmes groupes rebelles que le défendeur était accusé d'appuyer. L'accusation a abandonné l'affaire, apparemment pour éviter d'embarrasser les services de renseignement. La défense a fait valoir que poursuivre le procès aurait été un « affront à la justice » alors qu'il y avait beaucoup de preuves que l'Etat britannique avait lui-même fourni « un soutien massif » à l'opposition armée syrienne. Cela ne concernait pas uniquement l' « aide non létale » vantée par le gouvernement (dont des gilets pare-balles et des véhicules militaires), mais la formation, le soutien logistique et l'approvisionnement secret d' « armes à très grande échelle ». Selon des rapports cités, le MI6 (...) Lire la suite »
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L’État islamique commet un massacre dans la ville syrienne sacrée de Palmyre : récits de survivants (The Independent)

Robert FISK

Nous avons entendu parler des menaces sur les monuments, mais qu’en est-il de la tragédie qu’ont vécue les êtres humains ? Dans la ville voisine de Hayan, située sur les gisements de pétrole et de gaz du désert syrien, Robert Fisk a recueilli les témoignages des rares personnes qui ont réussi à échapper aux envahisseurs djihadistes d’Isis.

Lorsque les hommes armés cagoulés de noir de « l’État islamique » ont infiltré la banlieue de Palmyre, le 20 mai, la moitié des personnels de l’usine de traitement du pétrole et du gaz d’Assad Sulieman - 50 hommes en tout – effectuaient leurs 12 heures de travail sur le site pétrolier de Hayan à 40 km de là. Ils ont eu de la chance. Sur leurs 50 collègues hors service qui dormaient dans leurs maisons situées à côté de l’ancienne ville romaine, 25 devaient être bientôt assassinés, au milieu d’au moins 400 civils - y compris des femmes et des enfants – par la milice islamiste que chaque syrien appelle désormais par son acronyme « Daesh ». L’ingénieur pétrolier « Ahmed » - il a choisi ce nom pour protéger sa famille à Palmyre – assistait, par bonheur, à un cours à l’Université de Damas, le jour funeste où Palmyre est tombée. « J’étais horrifié, » m’a-t-il confié. « J’ai essayé d’appeler ma famille. On pouvait encore téléphoner. Ils m’ont dit que « Daesh » (ou Isis) ne permettait à personne de sortir de chez lui. Mais plus (...) Lire la suite »

Les arrière-pensées de l’appel de Paris

Kharroubi HABIB

Réunis mardi à Paris, les membres de la coalition internationale en lutte contre le groupe Etat islamique ont appelé « au prompt lancement d’un véritable processus politique inclusif sous l’auspice des Nations unies » pour rétablir la paix en Syrie.

L'appel venant d'Etats ayant depuis le début du conflit syrien systématiquement sabordé toutes les initiatives qui ont été tentées pour mettre en route ce processus ne va probablement pas être rejeté par le régime de Damas et ses alliés. Sur le principe, il rejoint en effet ce qu'ils ont été les premiers à préconiser. Mais ils ne s'impliqueront dans la démarche maintenant prônée par ces mêmes Etats que si ceux-ci renoncent à imposer leurs conditions sur qui seront les acteurs politiques syriens appelés à prendre part à ce processus et sur quels résultats il doit déboucher. Ils sont assurément en droit d'être méfiants à l'égard de l'initiative des membres de la coalition dont certains ont par avance décidé qui va être admis ou non à la table des négociations. En s'arrogeant ce droit, ils ont enlevé sa signification au terme « inclusif » qu'ils ont accolé au processus politique au lancement duquel ils appellent. Les membres de la coalition anti-Daech sont apparemment conscients qu'en Syrie la résolution du conflit (...) Lire la suite »

Damas passe en mode défensif

Moon of Alabama

Lorsque l’ennemi attaque en nombre écrasant, il est logique de se replier sur ses meilleures lignes de défense et de protéger uniquement le cœur du pays.

L'assaut simultané des « rebelles modérés » d’Al-Qaïda et des djihadistes de l’État islamique, soutenus par les États-Unis, la Turquie et le conseil de coopération du Golfe, exige que le gouvernement syrien centralise ses capacités et son matériel et se place en position défensive. Ce n’est bien sûr pas un changement stratégique ni un signe de faiblesse, mais un mouvement tactique. Sacrifier des unités épuisées pour défendre des parties accessoires et excentrées du territoire – de ce fait indéfendables – du pays serait tout simplement inepte. Le gouvernement syrien est encore fort et au moins 75% du peuple syrien qui se trouve à l’intérieur de la Syrie est sous son contrôle. La guerre contre la Syrie va durer des années et il y aura d'autres phases où l'armée syrienne ira de nouveau à l'attaque. Quelque 10 000 combattants d'al-Qaïda, dont un tiers d'étrangers, ont traversé la frontière Turco-syrienne équipés de nouvelles armes anti-chars TOW étasuniennes et ont submergé les défenses syriennes dans le (...) Lire la suite »

La nouvelle guerre de 1000 ans !

Karim MOHSEN

Depuis mars 2003 et l’invasion de l’Irak par l’armada étasunienne, la région du Moyen-Orient vit sous l’emprise de la guerre et de la violence. Douze ans après cette agression, l’ancienne Mésopotamie est aujourd’hui ruinée et dépecée alors que les guerres ethniques et confessionnelles font rage.

Pas loin, un nouveau front a été ouvert en Syrie, qui dure depuis maintenant quatre ans. Une Syrie, dévastée qui connaît le sort de son voisin irakien. Ce sont deux berceaux de la civilisation humaine qui sont ainsi mis à mal. Et il y a le Yémen qui, en conflit latent depuis 2011, est désormais à son tour engagé dans une guerre sanglante, dont personne ne peut en prévoir l'issue. A l'ouest de la région arabe, au Maghreb, la situation n'est guère meilleure dont la Libye, qui entre dans la quatrième année d'une guerre fratricide, illustre parfaitement la donne. En Egypte, le nouveau pouvoir militaire – qui organise une meurtrière traque aux opposants – organise des procès de masse inédits dans le monde, créant un effrayant remake de la chasse aux sorcières des âges sauvages. Le Liban, sans président, ni Parlement, depuis le 25 mai 2014, est retombé dans ses travers et un rien pourrait rallumer la flamme de la discorde. Reste la Palestine, avec des guerres qui durent depuis 68 ans, traversant des phases (...) Lire la suite »

Syrie : L’opération de « blanchiment » d’Al-Nosra a commencé…

Nasser KANDIL
Avant propos Dès Juin 2014, le Dr Salim Harba, chercheur syrien et expert en géostratégie, nous annonçait les manœuvres des États prétendument « Amis de le Syrie » visant à livrer la Syrie à Al-Qaïda, quel que soit le nom qu’elle se donne : « Pour rester bref, je pense que les États-Unis sont en train de poursuivre plusieurs buts à la fois. Ils pensent piéger l’Iran d’une façon ou d’une autre, et abandonnent le terrain syrien à ceux qu’ils font passer pour des « opposants modérés » ; lesquels prétendus opposants ne sont que le deuxième assortiment d’Al-Qaïda. D’ailleurs, les États-Unis sont en train de travailler à « vider » le terrain dans l’intérêt de Daech et du leur. Je m’explique en rappelant un fait marquant survenu lorsque Al-Zawahiri [successeur de Ben Laden et chef d’Al-Qaïda] a dépêché six de ses délégués pour sommer Abou Bakr Al-Baghdadi [dirigeant de Daech] et Abou Mohammad Al-Joulani [dirigeant de Jabhat Al-Nosra] de quitter la Syrie pour s’occuper des malheureux frères irakiens. Nous savons tous (...) Lire la suite »

Syrie, Pakistan, Israël, Ukraine : quelques réflexions en passant…

Moon of Alabama
(En raison d’une intervention médicale -sans danger- ma vue est temporairement restreinte. Il va m’être un peu difficile de lire, écrire et poster des articles ici pendant quelques jours. Je vous prie de m’en excuser.) Certaines questions ont cependant malgré tout retenu mon attention : The Telegraph, comme beaucoup d’autres organes de propagande, affirme que le gouvernement syrien se désagrège : Ali Mamlouk, le chef du Bureau de la sécurité nationale du pays, a été relevé de ses fonctions au moment où le régime de Bachar al-Assad commence à montrer des signes de divisions sur le rôle de l'Iran. C’est complètement absurde* : Le chef des services de sécurité syriens, Ali Mamelouk, a assisté à l’entretien du président Bachar al-Assad avec un haut-responsable iranien, mercredi, après qu'un journal ait affirmé qu'il était en résidence surveillée pour avoir fomenté un coup d'Etat. Mamluk a participé à cette réunion, selon l'agence de presse officielle, SANA, après que le journal anglais The Telegraph ait (...) Lire la suite »

L’Occident facilitera la montée de l’Etat Islamique « afin d’isoler le régime syrien », lit-on dans un document de la Defense Intelligence Agency de 2012 (Levant Report)

Brad HOFF
Le lundi 18 mai, Judicial Watch, le groupe de vigilance du gouvernement conservateur, a publié une sélection de documents autrefois classifiés obtenus du Département américain de la Défense et du Département d'Etat grâce à un procès fédéral. Alors que les grands médias se concentraient sur le traitement par la Maison Blanche de l’attaque du consulat de Benghazi, un bien plus « grand tableau » se dégage de la lecture d’un document de la Defense Intelligence Agency rédigé en 2012 : à savoir que l’avènement d’un « État islamique » dans l’est de la Syrie est souhaitable pour que l'Occident puisse arriver à ses fins dans la région. De manière surprenante, le rapport récemment déclassifié stipule que pour « l'Occident, les pays du Golfe et la Turquie [qui] soutiennent l’opposition [syrienne]... il y a la possibilité d'établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hasaka et der Zor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l'opposition, afin d'isoler le régime (...) Lire la suite »
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