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Thème : Syrie

L’Occident facilitera la montée de l’Etat Islamique « afin d’isoler le régime syrien », lit-on dans un document de la Defense Intelligence Agency de 2012 (Levant Report)

Brad HOFF
Le lundi 18 mai, Judicial Watch, le groupe de vigilance du gouvernement conservateur, a publié une sélection de documents autrefois classifiés obtenus du Département américain de la Défense et du Département d'Etat grâce à un procès fédéral. Alors que les grands médias se concentraient sur le traitement par la Maison Blanche de l’attaque du consulat de Benghazi, un bien plus « grand tableau » se dégage de la lecture d’un document de la Defense Intelligence Agency rédigé en 2012 : à savoir que l’avènement d’un « État islamique » dans l’est de la Syrie est souhaitable pour que l'Occident puisse arriver à ses fins dans la région. De manière surprenante, le rapport récemment déclassifié stipule que pour « l'Occident, les pays du Golfe et la Turquie [qui] soutiennent l’opposition [syrienne]... il y a la possibilité d'établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hasaka et der Zor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l'opposition, afin d'isoler le régime (...) Lire la suite »

Kenneth Roth de HRW poursuit ses accusations mensongères à l’aide d’une autre fausse photo.

Moon of Alabama
La semaine dernière, nous avons constaté que le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth, avait utilisé une image des destructions à Gaza provoquées par Israël pour accuser le gouvernement syrien d’utiliser aveuglément des « bombes barils ». Nous écrivions alors : C’est donc au moins la troisième fois qu’HRW utilise une photo détournée pour accuser des ennemis actuels de l'impérialisme américain d’avoir causé des destructions que l'empire américain et / ou de ses amis ont causées. Ce n’est pas seulement du parti-pris de la part d’HRW, c’est de la fraude pure et simple. Suite à notre post et à de nombreuses protestations sur Twitter, Kenneth Roth a été obligé de se rétracter et de supprimer ce tweet. Il a posté : Furieux d'avoir à retirer le tweet accusateur, il en a envoyé un autre, accusant une fois de plus le gouvernement syrien d’avoir provoqué avec des « bombes barils » les destructions qu’on voit sur cette image : Mais cette image ne représente pas davantage des destructions causées par les « (...) Lire la suite »

Des milliers de Frères Kouachi ravagent le Nord syrien avec l’aide de l’Occident

Bahar KIMYONGUR

Plus personne ne met en doute le soutien apporté par les États-Unis au terrorisme djihadiste en Afghanistan du temps de l’URSS et à l’un de ses chefs, le Saoudien Oussama Ben Laden.

Cette vérité fait partie de ces généralités que Monsieur tout le monde sort volontiers dans une discussion de comptoir ou au coin du feu sans que cela ne choque. Aujourd’hui, la collaboration machiavélique entre les barbares de Washington, leurs alliés « sunnites » du Conseil de coopération du Golfe, Ankara et Al Qaïda est accueillie avec le même flegme. Mais attention au retour de flamme. Car la Syrie n’est qu’à mi-chemin entre Paris et Kaboul. Un « tout petit carnage » à Charlie Hebdo de 12 morts, tout petit comparé aux dizaines de milliers d’Arabes victimes du terrorisme et de la guerre au Moyen Orient, et le président Hollande déclarait la France « touchée dans son coeur ». Depuis 4 ans, le coeur des Syriens est chaque jour criblé de balles, des mêmes balles que celles qui ont décimé la rédaction de Charlie Hebdo. Rien que ces dernières semaines, des centaines de soldats et de civils syriens ont été massacrés à Alep et Idlib au Nord, à Hama au centre et à Deraa au Sud. Depuis un mois, le coeur des (...) Lire la suite »

Le chemin de Damas des autorités françaises

Kharroubi HABIB
Il y a peu, des parlementaires français de droite et de gauche s'étaient rendus en Syrie où ils ont été reçus par le président Bachar El Assad et diverses autres personnalités responsables au sein du régime de Damas. Leur initiative avait alors défrayé la chronique politico-médiatique en France car ayant été à contre-courant de la position officielle française qui consiste à considérer Bachar El Assad et son régime comme « infréquentables » de quelque façon que ce soit. François Hollande et l'ensemble des autorités officielles de Paris l'avaient alors « fermement » condamné et affirmé ne pas en avoir été préalablement informés et encore moins lui avoir donné leur aval. Passe alors que des parlementaires se sont avisés d'enfreindre l'interdit officiel de Paris de tout contact avec le régime syrien, mais comment imaginer qu'en feraient de même les dirigeants de la chaîne de télévision publique France 2 qui ont envoyé à Damas Antoine Pujadas, le présentateur vedette du JT de leur chaîne, faire une retentissante (...) Lire la suite »

Alep : De quelle couleur es-tu ?

Mouna ALNO-NAKHAL
À Alep, pour dire « comment vas-tu ? », on dit « chlonak » au masculin singulier et nous vous épargnerons toutes les déclinaisons terminales de ce terme, selon que l’on parle au masculin ou au féminin, au singulier ou au pluriel de deux ou plus. Un mot qui ne vient pas de l’arabe, mais sans doute du Syriaque ou d’une langue parlée depuis un passé encore plus lointain, qui vous demande, en guise de salut à n’importe quelle heure du jour et de la nuit : « de quelle couleur es-tu ? ». Ces derniers temps, la réponse hurlée ou étranglée des gens d’Alep est de toutes les couleurs du sang, qu’il parte du cœur ou du ventre, qu’il gicle dans les rues ou du lit douillet d’un enfant. Ils en arriveraient presque à préférer les « canons de l’enfer », des monstres qualifiés d’opposants modérés par tous les hypocrites de la Terre, aux missiles d’« Erdogan le pilleur » [1], qui ont l’avantage de démolir des immeubles entiers avec tous leurs occupants, plutôt que de laisser le hasard choisir ses victimes étage après étage, maison (...) Lire la suite »

Entretien du Président syrien avec le quotidien suédois Expressen (2ème partie)

Le Président syrien, Bachar al-Assad, a accordé une entrevue télévisée au quotidien suédois Expressen. Une première partie a été publiée en anglais et en arabe par l’Agence syrienne Sana ce 17 avril, le tout n’ayant été publié que le lendemain. Voici la traduction de la deuxième partie à partir de la version anglaise originale. 2ème PARTIE L’Occident doit cesser de couvrir le terrorisme en Syrie Question 31 : Monsieur le Président, la Suède vient de se brouiller avec l'Arabie saoudite. Quel est votre analyse de la crise diplomatique entre ces deux pays ? Le Président Al-Assad : À chaque fois que vous avez à discuter des relations entre deux pays, vous devez commencer par vous demander quels sont leurs points communs et quelles sont les valeurs qu’ils partagent. Dans le cas de l’Arabie saoudite et de la Suède, je demanderais simplement : « Partagent-ils des valeurs communes en matière de système politique, de démocratie, de systèmes électoraux, de droits humains ou de droits des femmes qui n’ont même pas (...) Lire la suite »
Texte intégral de la 1ère partie

Entretien du Président syrien Bachar al-Assad avec le quotidien suédois Expressen

Le Président syrien, Bachar al-Assad, a accordé une entrevue télévisée au quotidien suédois Expressen. Une première partie a été publiée en anglais et en arabe par l’Agence syrienne Sana ce 17 avril, le tout n’ayant été publié que le lendemain. Voici la traduction du texte intégral de la première partie à partir de la version anglaise originale. À suivre… [NdT]. Question 1 : Monsieur le Président, je tiens à vous exprimer mes plus sincères remerciements et ceux du quotidien Expressen pour nous avoir accordé cet entretien. Merci beaucoup. En ce moment même, l'organisation terroriste EIIL, et même Al-Nosra, ont envahi le camp de réfugiés d’Al-Yarmouk, alors qu’Al-Nosra qui contrôlait la frontière syro-jordanienne a pris le contrôle de Idleb. Comment décririez-vous la gravité de la situation actuelle ? Le Président Al-Assad : Lorsque vous parlez de terrorisme, c’est toujours grave, parce que le terrorisme est toujours dangereux, n’importe quand, n’importe où, et peu importe comment il se manifeste. Il en est (...) Lire la suite »

Ils disent vouloir aider la Syrie. Quel cynisme !

Karim MOHSEN

Qui peut le plus, peut-il le moins ? Ce questionnement, nous nous le sommes déjà posé en d’autres occasions et sur d’autres sujets mais, quel qu’en soit le contexte, il reste pertinent.

En effet, la communauté dite « internationale » qui s'inquiète des droits de – certes malmenés un peu partout dans le monde – et des retombées - souvent dramatiques - des conflits sur les peuples qui en sont victimes n'éprouve, toutefois, aucune nécessité de mettre en cohérence ses actes et ses paroles. Il en est ainsi de la Syrie, à laquelle a été consacrée une « conférence des donateurs » – 78 pays y participaient accueillie, lundi et mardi, par le Koweït – afin de soulager un tant soit peu les souffrances d'un peuple piégé dans les engrenages d'une guerre qui est loin d'être la sienne. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU – une institution otage des stratégies des grandes puissances – ne cachait pas sa « honte » face à l'échec de ladite « communauté internationale » en Syrie. Il y a une semaine, devant le sommet de la Ligue arabe à Charm el-Cheikh, Ban Ki-moon s'exclama : « Je vous avoue ma colère et ma honte. Colère en voyant le gouvernement syrien, les groupes extrémistes et les terroristes détruire sans (...) Lire la suite »

Requiem pour la Syrie !

Karim MOHSEN

15 mars 2011-15 mars 2015 : quatre ans de guerre en Syrie. Une guerre fomentée par des puissances occidentales et certaines monarchies du Golfe !

La guerre qui a déjà fait plus de 210 000 victimes (dont près de 100 000 civils), entre dans sa cinquième année sans qu'il soit assuré que la sortie du tunnel soit proche. Peut-on en prévoir la fin ? Rien de moins sûr, quand les sponsors du conflit syrien estiment que les objectifs assignés n'ont pas été atteints par, notamment, l'élimination du président Bachar al-Assad. Or, la résistance des Syriens a faussé les calculs de ceux qui voulaient reconfigurer le Moyen-Orient à leur convenance. L'une des cibles avouée – voir les plans étasuniens de dépeçage du Monde arabe – était de mettre fin aux Etats-nations arabes à commencer par la Syrie, l'un des derniers obstacles à la « pax israéliana ». Ce qui est étrange est que ces velléités de raser les pays arabes des cartes du monde trouvent des soutiens parmi les pays du Golfe. En plus des morts qui se comptent en dizaines de milliers, la moitié de la population syrienne (12 millions de personnes) est devenue SDF, réfugiée dans les pays limitrophes ou déplacée à (...) Lire la suite »
Fissures. Le bloc occidental n’est plus ce qu’il était.

Il était une fois, le bloc occidental

Zouhir MEBARKI
Chaque jour, il s'effrite un peu plus. Des petits blocs se forment sur des dossiers différents mais toujours avec le même point commun. Le dernier dossier qui fait apparaître au grand jour les divergences occidentales est celui de la Syrie. John Kerry, le secrétaire d'Etat étasunien, a pris de court tout le monde, dimanche dernier, en annonçant l'intention de son pays de négocier avec le président syrien, Bachar al Assad. Il n'en fallait pas plus pour que, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, et son Premier ministre, Manuel Valls, sortent de leurs gonds et crient presque à la trahison. Pour un peu, ils gronderaient Kerry. Enfin, si les Etats-Unis n'étaient pas cette puissance bien plus supérieure que les Etats d'Europe réunis. Ils ont tout de même marmonné qu'il était hors de question d'envisager « une solution politique tant que Bachar al Assad restera et John Kerry le sait (sic) » a déclaré, lundi dernier, Valls sur le plateau de Canal +. Il n'a pas pu se retenir comme (...) Lire la suite »
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