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Thème : Syrie

Résolution 2268 : Intervention du Docteur Bachar al-Jaafari, Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies [Texte intégral]

Bachar al-Jaafari
Lorsque sans se contenter de lire ce qui est consigné dans les communiqués de presse [1][2], on écoute ce qu’a réellement déclaré l’ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies, Mme Samantha Power, dans la minute qui a suivi l’adoption à l’unanimité de la Résolution 2268 [3] appuyant l’accord américano-russe sur la « cessation des hostilités » en Syrie, il devient clair qu’il n’y a toujours pas d’entente entre les deux blocs sur l’avenir de la Syrie. Et si l’on cherche une inflexion significative de lucidité et de bonne foi du côté français, maintenant qu’un de nos médias officiels nous a expliqué le « grand aveuglement » [4] de nos politiciens, il devient encore plus clair que notre nouveau ministre des Affaires étrangères est aussi aveugle que son prédécesseur, puisqu’il a déclaré le lendemain : « L’application de cet accord constituera un test de la disposition du régime syrien, de la Russie, de l’Iran et des milices qu’il arme, à rechercher une solution négociée au conflit syrien […]. La France veillera, avec (...) Lire la suite »

Syrie : Une première grande victoire due à l’accord de cessation des hostilités

Moon of Alabama
L'accord syro-russe de cessation des hostilités en Syrie peut être considéré comme problématique d'un point de vue militaire. Il aurait été préférable de profiter de l’élan actuel pour continuer à se battre au lieu de donner un répit à l'ennemi. Mais l'accord a un avantage énorme. Il exclut l'État islamique et Jabhat al-Nusra. Chaque fois que les médias « occidentaux » parlent de l'accord et de la probabilité de sa mise en œuvre immédiate, ils doivent reconnaître ce qu’ils ont longtemps nié. A savoir que les imaginaires « rebelles modérés » soutenus par les Etasuniens sont profondément liés à al-Qaïda. Même la dame grise, le New York Times, reconnaît maintenant que : de nombreux groupes anti-Assad alignés sur les États-Unis se battent aux côtés du Front Nusra. Les lecteurs de cet article notent que les États-Unis soutiennent en fait les terroristes contre lesquels ils prétendent se battre depuis 13 ans. Il y a quelque chose qui cloche. Cela va mettre beaucoup de pression sur l'administration Obama. Elle peut (...) Lire la suite »
La France et la Syrie

Le mensonge, la nausée et les sanctions

Michel RAIMBAUD

Le pire ministre des affaires étrangères jamais offert à la France a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.

Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins. Le partant était un pilier du « groupe des Amis de la Syrie », dont la liste des Etats membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’OTAN sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser notre pays à l’avant-garde des va-t-en guerre de la vertueuse « communauté internationale ». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il « reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions », insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ? Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend (...) Lire la suite »

Nous, le Kurdes de Syrie… (Al-Fadaiya)

Omar Oussi
À la question posée par un journaliste de l’AFP : « Êtes-vous prêt à accorder aux Kurdes un gouvernement régional autonome au nord de la Syrie, après la fin du conflit ? », le président Bachar al-Assad a répondu : « Cette question dépend directement de la Constitution syrienne ; laquelle, comme vous le savez, n’est pas donnée par un gouvernement, mais par toutes les composantes du peuple consultées par référendum. C’est donc une question qui doit concerner la nation et non s’adresser à un responsable syrien, qu’il s’agisse de gouvernement autonome, de fédération, de décentralisation ou autre. Tous ces sujets feront partie du dialogue politique à venir, mais je veux vous affirmer que les Kurdes font partie du tissu national syrien » [1]. Une évidence qui semble poser problème là il où reste commode d’en trouver un pour travailler à démanteler la Syrie et l’offrir, par petits bouts, à ceux qui ont déjà fait main basse sur le Sandjak d’Alexandrette, le Golan syrien occupé, et leurs alliés d’hier et d’aujourd’hui. (...) Lire la suite »

Hillary Clinton et le bain de sang en Syrie (The Huffington Post)

Jeffrey SACHS
L'article que je vous propose est signé Jeffrey Sachs. Jeffrey Sachs n'est pas exactement n'importe qui : c'est un universitaire de renom qui dirige un institut à la Columbia University (New York) et est consultant auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. Eh bien dans cet article Jeffrey Sachs balance tout sur la Syrie. Dans le meilleur esprit complotiste, il pointe le rôle des services secrets américains dès le début de la crise en Syrie et il souligne l'obstination de la diplomatie américaine, de Hillary Clinton en particulier, à empêcher tout règlement politique qui ne passerait pas par le préalable d'une reddition du président Bachar al-Assad quitte à aggraver et à prolonger l'effusion de sang. Il est , je pense, une des premières signatures dans la presse grand public américaine à relever le rôle de l'entité sioniste dans la situation en Syrie et le partenariat entre cette même entité et deux puissances régionales qu'il qualifie de "sunnites", la Turquie et l'Arabie Saoudite. Hillary (...) Lire la suite »

Les Bérets Verts sont-ils à la tête des YPG qui prennent la poche d’Azaz ?

Moon of Alabama
La prise de la poche d’Azaz par l'armée arabe syrienne et les troupes des YPG (Unités de protection du peuple) kurdes syriennes progresse bien. La poche, formée après que l'armée syrienne a réussi à se frayer un corridor jusqu’à la frontière turque à travers le territoire que tenaient les « rebelles », entre la ville d'Alep et la frontière turque. L'objectif est maintenant de repousser vers le nord, en Turquie, toutes les forces soutenues par l’étranger qui sont encore dans cette poche (en vert sur la carte) et de prendre le contrôle de toute la frontière. Version agrandie de la carte Le commandement syro-russe a décidé de laisser aux YPG (en jaune) le plaisir de nettoyer la poche pour narguer le président turc Erdogan. Erdogan a de sérieux problèmes de politique intérieure quand les forces kurdes prennent le contrôle des parties de la Syrie que le Sultan wannabe (aspirant) Erdogan considère comme du sol néo-ottoman sacré. Son bouffon de la cour, le premier ministre Davutoglu, a annoncé que son pays ne (...) Lire la suite »

L’ambassadeur de l’Inde confirme : la guerre en Syrie a été fomentée de l’extérieur

Alia ALLANA

L’ancien am­bassadeur indien à Damas le fait comprendre dans un rapport significatif : la représentation occidentale selon laquelle le président syrien Assad devait être renversé par une insurrection populaire, n’est pas viable. La guerre a été importée du dehors, entre autres par les pays du Golfe et Al-Qaïda. Les Etats-Unis y ont collaboré en soutenant le Front Al-Nusra. Assad a sous-estimé le danger – parce qu’il pensait que son peuple le suivrait. De 2009 à 2012, V. P. Haran a été ambassadeur de l’Inde en Syrie. Il s’en est entretenu avec le magazine indien Fountain Ink, plusieurs fois primé, expliquant comment certains des médias ont amplifié la révolte, et sur l’évidence de la présence d’Al-Qaïda sur le terrain dès les premiers jours du conflit. L’évaluation de l’ambassadeur confirme l’analyse du journaliste américain Seymour Hersh selon laquelle Assad n’avait à craindre aucune opposition militante dans son propre peuple.

A quoi ressemblait la Syrie lors de votre arrivée en janvier 2009 ? V. P. Haran : La Syrie était un pays pacifique sans tensions internes. L’économie syrienne se portait bien, avec un taux de croissance moyen de 5%. Le taux de chômage était d’environ 8% mais les Syriens sans emploi pouvaient en trouver un dans les pays du Golfe. Il existait cependant un pourcentage élevé de chômage chez les diplômés. Le niveau de la dette extérieure de la Syrie se maintenait à un taux confortable de 12,5% du PIB. Le créancier principal était la Russie, qui avait annulé la plus grande partie de cette dette. La sécheresse dans le nord-est représentait le problème majeur entrainant une délocalisation massive des populations vers le sud et le sud-est. Et comment vivait-on à Damas ? Les diplomates ont tendance à mener une vie retirée mais je me rendais dans le centre-ville, parfois en taxi, pour prendre un thé dans un café et discuter avec les gens. C’étaient de merveilleux moments et des jours heureux. Le maintien de (...) Lire la suite »

La « course vers Raqqa » - Le plan de campagne syrien

Moon of Alabama
Les cris d'indignation se multiplient dans les médias « occidentaux » à propos de la campagne aérienne russe en Syrie. Un, deux, trois ... hôpitaux ont été bombardés ! Et des écoles ! Et les rebelles ont encore perdu des villages ! Les bombes barils ! Les bombes à fragmentation ! Il faut se demander combien de ces « hôpitaux » étaient vraiment des hôpitaux et pas seulement des quartiers de « rebelles » djihadistes. Sur les vidéos qui ont été publiées, j’ai pu identifier un seul bâtiment détruit qui aurait pu être un vrai hôpital. Mais même là, on ne voyait pas de matériel médical dans les débris. cet assaut médiatique, probablement organisé, pourrait-il préparer une nouvelle opération sous fausse bannière ou une autre escalade planifiée ? Il n’a quasiment pas été fait mentions aujourd'hui de la poursuite des bombardements turcs sur les villes kurdes en Syrie. Dès que l'artillerie syrienne arrivera à la frontière, dans une semaine ou deux, elle ripostera à ces bombardements, et la situation dégénérera alors très vite. (...) Lire la suite »

La Syrie et son État national : une victoire certaine. (Al-Thabat )

Général Émile Lahoud
Malgré la férocité de la conspiration et de la guerre contre la Syrie, laquelle approche de sa cinquième année, je suis resté absolument certain que la victoire sera l’alliée de l’État national syrien. Et voici que les développements sur le terrain confirment mon attente. J’ai appréhendé les signes de la conspiration contre la Syrie dès ma prise de fonction de Président de la république quand, au cours de ma première tournée arabe fin 1998, l'émir de Bahreïn, non encore déclaré royaume, me surprit en m’annonçant que le président Hafez al-Assad n’en avait plus que pour quelques semaines avant de rejoindre le Seigneur et que son successeur serait Abdel Halim Khaddam, non son fils Bachar ; ceci, en présence du chef de son gouvernement placé à ma gauche. Je lui avais assuré qu’Al-Assad allait bien et que ses informations étaient totalement fausses. Ensuite c’est Védrine, envoyé par Jacques Chirac, qui me surprit en me disant alors que je l’avais raccompagné à la porte de mon bureau, pour que notre conversation ne (...) Lire la suite »

La course vers Raqqa a commencé - Pour garder son unité la Syrie doit la gagner

Moon of Alabama

La course vers Raqqa a commencé. La Syrie et ses alliés sont en concurrence avec le États-Unis et ses alliés pour arracher l’est de la Syrie à l’État islamique.

Raqqa, dans l'est de la Syrie, est détenue par l'État islamique comme le sont les autres villes le long de l'Euphrate vers l'Irak. Vaincre l'État islamique à Raqqa, à Deir Ezzor, et dans d'autres villes syriennes de l'Est, et les libérer, est le but de tous les ennemis supposés de l'État islamique. Mais cette question doit être considérée dans un contexte plus large. Si les États-Unis et leurs alliés prenaient Raqqa ou Deir Ezzor et, avec ces villes, des parties de l'est de la Syrie, ils pourraient les utiliser comme monnaie d'échange pour acquérir un certain pouvoir de négociation avec la Syrie et ses alliés concernant l'avenir de la Syrie. Ils pourraient créer un état sunnite dans l'est de la Syrie et l'ouest et l'Irak. Mossoul ferait partie de cet état sunnite qui serait probablement mis sous tutelle de la Turquie. Il y a, depuis quelque temps, des projets étasuniens d’un « Sunnistan » de ce type, avec une révision des frontières Sykes-Picot. Pour la Syrie et ses alliés le maintien de l'unité de (...) Lire la suite »
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