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Thème : Syrie
"puisque nous avons accusé Assad, nous ne pouvons pas revenir en arrière et accuser Erdogan"

Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge (London Review of Books)

Seymour HERSH
En 2011, Barack Obama a mené une intervention militaire alliée en Libye sans consulter le Congrès américain. En août dernier, après l'attaque au gaz sarin sur Ghouta, une banlieue de Damas, il était prêt à lancer une nouvelle attaque aérienne alliée, cette fois pour punir le gouvernement syrien pour avoir traversé la « ligne rouge » qu'il avait tracée en 2012 sur l'utilisation d'armes chimiques. Puis, deux jours avant la date prévue, il a annoncé qu'il allait demander l'approbation du Congrès. L'opération militaire fut reportée tandis que le Congrès se préparait pour les audiences, pour être finalement annulée lorsqu'Obama a accepté l'offre de M. Assad de renoncer à son arsenal chimique suite à un accord négocié par la Russie. Pourquoi Obama a-t-il temporisé puis cédé sur la Syrie alors qu'il n'avait pas hésité à se précipiter sur la Libye ? La réponse se trouve dans un affrontement entre ceux de l'administration qui étaient décidés à faire respecter la ligne rouge et les chefs militaires qui pensaient que faire la (...) Lire la suite »

Syrie : Destruction et assassinats financés par des puissances étrangères

Agnès-Mariam DE LA CROIX

Discours de Mère Agnès pour l’« Initiative Moussalaha » [Réconciliation] en réponse aux déclarations du Haut commissariat aux réfugiés [UNHCR].

Mesdames et Messieurs, J’aimerais commencer par remercier la « Société Russe Orthodoxe de Palestine » de nous avoir invités à participer à cette importante réunion. Nous venons d’arriver de Syrie. Cette Syrie prouvée subir la mort, la destruction, et un assassinat pur et simple dans toutes ses villes, tous ses villages, et toutes ses régions. Personne ne veut que cette guerre absurde prenne fin. Tous pleurent et se lamentent devant la souffrance quotidienne du peuple syrien. Mais que font-ils ? Rien ! Je dirai très franchement que, concernant la crise syrienne, l’approche de l’Organisation des Nations Unies, et particulièrement de la Commission des droits de l’homme à Genève, contribuent à aggraver la catastrophe que nous vivons. Les guerres menées à l’intérieur de la Syrie sont décrites comme un conflit entre les forces de l’État et les forces de l’opposition. Ce n’est pas vrai ! La guerre qui frappe aujourd’hui mon pays est une guerre entre la société civile syrienne et des groupes terroristes (...) Lire la suite »

Le professeur Gilbert Achcar donne une image caricaturale de la Syrie

Bahar KIMYONGUR
Dans un article publié ce dimanche 23 février sur le site du quotidien libanais francophone "L'Orient-Le Jour" sous le titre "Que reste-t-il du printemps arabe ?", le professeur franco-libanais de gauche Gilbert Achcar a une nouvelle fois surpris par la pauvreté de son analyse du printemps arabe et du conflit syrien. Les aberrations défendues par l'intellectuel trotskiste dans son article d'opinion étant trop multiples, nous nous limiterons à critiquer un seul passage, celui où il présente la Syrie dans les termes suivants : "(...) la transformation des forces armées par Hafez el-Assad en garde prétorienne du régime, fondée sur un facteur confessionnel minoritaire, était de nature à alimenter des rancœurs confessionnelles au sein de la majorité. Imaginons que le président égyptien soit copte, que sa famille domine l'économie du pays, que les trois-quarts des officiers de l'armée égyptienne soient également coptes et que les corps d'élite de l'armée égyptienne le soient intégralement. S'étonnerait-on (...) Lire la suite »

Traduction du communiqué final du délégué syrien permanent auprès des Nations Unies

Bachar al-Jaafari
Le samedi 22 février 2014, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l’unanimité la résolution humanitaire 2139 [1]. Le vote du texte initialement présenté par l'Australie, le Luxembourg et la Jordanie, et soutenu par la Grande Bretagne, les États-Unis et la France ayant été reporté de quelques jours par la Russie, qui aurait menacé de son veto avant modification. Des voix s’élèvent, toujours les mêmes, pour exprimer leurs doutes quant à son efficacité en raison de l'absence de sanctions automatiques, pour prétendre que l’attitude intransigeante du « régime » syrien a conduit à la clôture de la deuxième session des négociations de Genève 2 sans avancées, et même pour continuer à affirmer - désormais, contre toute vraisemblance - que les terroristes qui sévissent en Syrie « sont les complices du régime syrien » [2] ! Pour mémoire, voici la traduction du communiqué final du délégué syrien permanent auprès des Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari, qui répond, entre autres, aux complices du terrorisme et aux (...) Lire la suite »

De l’art de trier les informations

Eckart Spoo

Sur Radio Berlin-Brandebourg (RBB) j’apprends que des opposants au régime syrien manifestent par milliers. Et tous les journaux disent la même chose. Dans le petit quotidien coopératif junge Welt - l’un des rares dans ce pays qui n’appartienne pas à une grande entreprise - je lis que des centaines de milliers de Syriens manifestent pour soutenir leur gouvernement contre l’ingérence étrangère. Les deux me semblent vrais : deux vérités qui ne s’excluent pas, mais se complètent.

En regroupant tout ce que l’on peut trouver - y compris dans les recoins cachés d’Internet - on peut peut-être finir par connaître toute la vérité. Mais qui a le temps de rechercher partout ? Quand le journal qui détient le monopole sur toute une région - typique de notre pays- et qui prend ses informations, nationales ou étrangères, chez l’une des grosses entreprises médiatiques répand les mêmes nouvelles que l’émetteur radio régional, quand donc les médias semblent se cautionner mutuellement - et elles sont presque toujours à l’unisson, y compris dans le vocabulaire - il nous est difficile de mettre ces nouvelles en doute. Nous estimons être correctement informés ; précisément parce que nous ne lisons ni n’entendons rien d’autre, nous nous satisfaisons d’une demi-vérité, c’est à dire en fait d’une contre-vérité. Certaines informations ne sont même que pure invention. Comment percer à jour ces mises en scène chaque jour renouvelées, de la marche du monde, comment démasquerles intérêts à l’œuvre en coulisse ? (...) Lire la suite »

Défaite de l’Arabie saoudite en Syrie

Ghaleb KANDIL
Les oppositions syriennes vivent sous le choc de la progression de l’Armée arabe syrienne à Alep, dans la campagne de Damas et dans la province de Homs, alors que le processus des réconciliations, qui ramènent le pouvoir de l’Etat dans les régions meurtries par les groupes takfiristes, fait tâche d’huile autour de la capitale. Pendant ce temps, des milieux opposants dans la péninsule arabique ont expliqué les raisons qui se cachent derrière le décret royal concernant les terroristes saoudiens en Syrie. Les opposants saoudiens ont révélé que le régime saoudien a reçu un avertissement américain selon lequel l’Etat syrien a remis au Conseil de sécurité des Nations unies une énorme quantité de documents et de rapports sur l’implication saoudienne dans le soutien direct au terrorisme en Syrie. Des responsables américains ont mis en garde Riyad que la Russie pourrait se baser sur ces données pour soutenir la demande de la Syrie d’adopter des sanctions contre tous les gouvernements impliqués dans le soutien au (...) Lire la suite »

« La bataille de Syrie marque la fin de l’unilatéralisme occidental »

René NABA
France-Arménie : Comment qualifieriez-vous la nature actuelle de ce conflit ? En quoi la Syrie est-elle un front de la guerre froide entre « arc chiite » (Iran) et « bloc sunnite » (saoudo-turc) ? René Naba : Cent ans après les accords Sykes-Picot (2) portant partage du Moyen-Orient en zones d’influence, la bataille de Syrie apparaît comme un conflit pour une nouvelle détermination de la hiérarchie des puissances dans l’ordre international et régional. Le péril chiite succède ainsi au péril rouge, au péril vert, en attendant le péril jaune dans la fantasmagorie occidentale et son instrumentalisation au bénéfice de la stratégie saoudo-atlantiste. En quoi la Syrie est-elle devenue le cœur du Djihad régional et international ? La Syrie de la décennie 2010 remplit une fonction analogue à celle de l’Afghanistan de la décennie 1980. Une guerre dont l’objet a été de dériver le combat pour la libération de la Palestine et de le déporter à 5 000 km du champ de bataille. Dans la pure tradition de la guerre froide (...) Lire la suite »

Le Congrès des Etats-Unis approuve en secret la fourniture d’armes aux rebelles syriens « modérés » (Reuters)

REUTERS
Selon des fonctionnaires de la sécurité américains et européens, le Congrès des Etats-Unis a approuvé la fourniture d'armes légères aux factions « modérées » des rebelles syriens dans le sud du pays et le financement de nouvelles livraisons pendant plusieurs mois. Les armes, dont la plupart sont destinées aux rebelles syriens non-islamistes, via la Jordanie, comprennent une variété d'armes légères, ainsi que des armes plus puissantes, telles que des roquettes anti-chars. Les livraisons ne comprennent pas d'armes telles que des missiles sol-air portables, connus sous le nom MANPADS, qui peuvent abattre des avions militaires ou civils, ont précisé les responsables. Les livraisons d'armes ont été financées par le Congrès américain par des votes lors de séances tenues à huis-clos, à la fin de l'exercice fiscal 2014 du gouvernement, qui se termine le 30 Septembre, ont indiqué deux des responsables. La fourniture apparemment continue d'armes contraste avec la situation de l'été dernier, lorsque l'aide US en (...) Lire la suite »

Syrie / Genève 2 : Nous sommes venus vous mettre face à vos responsabilités !

Walid al-Mouallem

À lire la presse française officielle de cette fin de semaine, nous sommes en droit de nous demander si « l’échec consommé », ou encore le « fiasco », de la Conférence internationale dite de Genève 2, concerne uniquement la Syrie. Il est clair, que ces courageux journalistes, qui se sont présentés en grand nombre à Montreux, n’ont pas cherché à savoir le contenu de l’intervention du chef de la délégation de la République arabe syrienne, M. Walid al-Mouallem, et si jamais ils ont fait cet effort, ils n’ont rien voulu entendre. Une fois de plus !

Pour mémoire, voici la traduction intégrale de cette intervention. [NdT].

Mesdames et Messieurs, Je vous salue au nom de la délégation de la République arabe syrienne… « République laïque » que certains, présents dans cette salle, ont tenté de ramener au Moyen Âge… « République arabe » fièrement et fortement enracinée dans son arabité, malgré les agissements de certains arabes censés être des frères… Je vous salue au nom de « la Syrie » dont l’Histoire est sept fois millénaire ! Je n’ai jamais connu une situation aussi difficile que celle d’aujourd’hui. Sur mes épaules, et celles de la délégation syrienne, pèsent toutes les souffrances qu’a endurées mon pays depuis trois années, tout le sang des martyrs, toutes les larmes des veuves, tous les espoirs des familles qui endurent l’absence d’un proche enlevé ou porté disparu, tous les cris de chaque écolier tétanisé par les explosions visant son école, toutes les attentes d’une génération qui voit ses rêves d’avenir se fracasser, tout le courage des pères et mères qui ont envoyé leurs enfants défendre la patrie, toute la détresse des familles (...) Lire la suite »

Belges en Syrie : Ni angélisme, ni diabolisation, juste la réalité

Bahar KIMYONGUR

Michaël Delefortrie alias Younès est l’un des 400 jeunes Belges partis faire le « djihad » en Syrie. Démoralisé par l’avancée de l’armée gouvernementale et les guerres intestines entre factions djihadistes, il a déserté le front syrien. De retour en Belgique, il a livré un témoignage inédit dans les colonnes du quotidien flamand Standaard. Investig’Action diffuse cette analyse remarquable tout en étant conscient qu’il existe de grandes différences parmi les jeunes qui partent en Syrie. Il convient de respecter ces nuances et de ne pas empêcher le retour dans leur famille des garçons et des filles qui ont été abusés et manipulés. Nous reviendrons d’ailleurs prochainement sur ce thème pour approfondir la question fondamentale : qu’est-ce qui amène tant de jeunes Français et Belges à partir ?

Le député libéral belge Denis Ducarme (MR) actif sur le dossier des départs des jeunes musulmans vers la Syrie a réagi à cette interview dans La Libre Belgique, quotidien belge francophone. Depuis, une polémique oppose le député à la ministre de l'intérieur Joëlle Milquet (CdH). Celle-ci est accusée de préparer le terrain à l'impunité pour les terroristes qui reviennent de Syrie. M. Ducarme s'inquiète de la "dédiabolisation" en cours et de la responsabilité du politique au cas où dans le futur, un "Belge de Syrie" commettrait un acte terroriste dans le Royaume. Au-delà de cette joute partisane, d'autres questions plus urgentes se posent : le gouvernement belge va-t-il plaider coupable pour le terrorisme qu’il a laissé faire par ses propres concitoyens en Syrie à la fois à travers le laxisme sidérant de ses services de police et ses alliances politiques et sécuritaires avec Ankara, fournisseur de djihadistes sur le front syrien ? Et surtout, la Belgique a-t-elle les outils pédagogiques susceptibles de (...) Lire la suite »
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