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Thème : Syrie

Hillary Clinton et le bain de sang en Syrie (The Huffington Post)

Jeffrey SACHS
L'article que je vous propose est signé Jeffrey Sachs. Jeffrey Sachs n'est pas exactement n'importe qui : c'est un universitaire de renom qui dirige un institut à la Columbia University (New York) et est consultant auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. Eh bien dans cet article Jeffrey Sachs balance tout sur la Syrie. Dans le meilleur esprit complotiste, il pointe le rôle des services secrets américains dès le début de la crise en Syrie et il souligne l'obstination de la diplomatie américaine, de Hillary Clinton en particulier, à empêcher tout règlement politique qui ne passerait pas par le préalable d'une reddition du président Bachar al-Assad quitte à aggraver et à prolonger l'effusion de sang. Il est , je pense, une des premières signatures dans la presse grand public américaine à relever le rôle de l'entité sioniste dans la situation en Syrie et le partenariat entre cette même entité et deux puissances régionales qu'il qualifie de "sunnites", la Turquie et l'Arabie Saoudite. Hillary (...) Lire la suite »

Les Bérets Verts sont-ils à la tête des YPG qui prennent la poche d’Azaz ?

Moon of Alabama
La prise de la poche d’Azaz par l'armée arabe syrienne et les troupes des YPG (Unités de protection du peuple) kurdes syriennes progresse bien. La poche, formée après que l'armée syrienne a réussi à se frayer un corridor jusqu’à la frontière turque à travers le territoire que tenaient les « rebelles », entre la ville d'Alep et la frontière turque. L'objectif est maintenant de repousser vers le nord, en Turquie, toutes les forces soutenues par l’étranger qui sont encore dans cette poche (en vert sur la carte) et de prendre le contrôle de toute la frontière. Version agrandie de la carte Le commandement syro-russe a décidé de laisser aux YPG (en jaune) le plaisir de nettoyer la poche pour narguer le président turc Erdogan. Erdogan a de sérieux problèmes de politique intérieure quand les forces kurdes prennent le contrôle des parties de la Syrie que le Sultan wannabe (aspirant) Erdogan considère comme du sol néo-ottoman sacré. Son bouffon de la cour, le premier ministre Davutoglu, a annoncé que son pays ne (...) Lire la suite »

L’ambassadeur de l’Inde confirme : la guerre en Syrie a été fomentée de l’extérieur

Alia ALLANA

L’ancien am­bassadeur indien à Damas le fait comprendre dans un rapport significatif : la représentation occidentale selon laquelle le président syrien Assad devait être renversé par une insurrection populaire, n’est pas viable. La guerre a été importée du dehors, entre autres par les pays du Golfe et Al-Qaïda. Les Etats-Unis y ont collaboré en soutenant le Front Al-Nusra. Assad a sous-estimé le danger – parce qu’il pensait que son peuple le suivrait. De 2009 à 2012, V. P. Haran a été ambassadeur de l’Inde en Syrie. Il s’en est entretenu avec le magazine indien Fountain Ink, plusieurs fois primé, expliquant comment certains des médias ont amplifié la révolte, et sur l’évidence de la présence d’Al-Qaïda sur le terrain dès les premiers jours du conflit. L’évaluation de l’ambassadeur confirme l’analyse du journaliste américain Seymour Hersh selon laquelle Assad n’avait à craindre aucune opposition militante dans son propre peuple.

A quoi ressemblait la Syrie lors de votre arrivée en janvier 2009 ? V. P. Haran : La Syrie était un pays pacifique sans tensions internes. L’économie syrienne se portait bien, avec un taux de croissance moyen de 5%. Le taux de chômage était d’environ 8% mais les Syriens sans emploi pouvaient en trouver un dans les pays du Golfe. Il existait cependant un pourcentage élevé de chômage chez les diplômés. Le niveau de la dette extérieure de la Syrie se maintenait à un taux confortable de 12,5% du PIB. Le créancier principal était la Russie, qui avait annulé la plus grande partie de cette dette. La sécheresse dans le nord-est représentait le problème majeur entrainant une délocalisation massive des populations vers le sud et le sud-est. Et comment vivait-on à Damas ? Les diplomates ont tendance à mener une vie retirée mais je me rendais dans le centre-ville, parfois en taxi, pour prendre un thé dans un café et discuter avec les gens. C’étaient de merveilleux moments et des jours heureux. Le maintien de (...) Lire la suite »

La « course vers Raqqa » - Le plan de campagne syrien

Moon of Alabama
Les cris d'indignation se multiplient dans les médias « occidentaux » à propos de la campagne aérienne russe en Syrie. Un, deux, trois ... hôpitaux ont été bombardés ! Et des écoles ! Et les rebelles ont encore perdu des villages ! Les bombes barils ! Les bombes à fragmentation ! Il faut se demander combien de ces « hôpitaux » étaient vraiment des hôpitaux et pas seulement des quartiers de « rebelles » djihadistes. Sur les vidéos qui ont été publiées, j’ai pu identifier un seul bâtiment détruit qui aurait pu être un vrai hôpital. Mais même là, on ne voyait pas de matériel médical dans les débris. cet assaut médiatique, probablement organisé, pourrait-il préparer une nouvelle opération sous fausse bannière ou une autre escalade planifiée ? Il n’a quasiment pas été fait mentions aujourd'hui de la poursuite des bombardements turcs sur les villes kurdes en Syrie. Dès que l'artillerie syrienne arrivera à la frontière, dans une semaine ou deux, elle ripostera à ces bombardements, et la situation dégénérera alors très vite. (...) Lire la suite »

La Syrie et son État national : une victoire certaine. (Al-Thabat )

Général Émile Lahoud
Malgré la férocité de la conspiration et de la guerre contre la Syrie, laquelle approche de sa cinquième année, je suis resté absolument certain que la victoire sera l’alliée de l’État national syrien. Et voici que les développements sur le terrain confirment mon attente. J’ai appréhendé les signes de la conspiration contre la Syrie dès ma prise de fonction de Président de la république quand, au cours de ma première tournée arabe fin 1998, l'émir de Bahreïn, non encore déclaré royaume, me surprit en m’annonçant que le président Hafez al-Assad n’en avait plus que pour quelques semaines avant de rejoindre le Seigneur et que son successeur serait Abdel Halim Khaddam, non son fils Bachar ; ceci, en présence du chef de son gouvernement placé à ma gauche. Je lui avais assuré qu’Al-Assad allait bien et que ses informations étaient totalement fausses. Ensuite c’est Védrine, envoyé par Jacques Chirac, qui me surprit en me disant alors que je l’avais raccompagné à la porte de mon bureau, pour que notre conversation ne (...) Lire la suite »

La course vers Raqqa a commencé - Pour garder son unité la Syrie doit la gagner

Moon of Alabama

La course vers Raqqa a commencé. La Syrie et ses alliés sont en concurrence avec le États-Unis et ses alliés pour arracher l’est de la Syrie à l’État islamique.

Raqqa, dans l'est de la Syrie, est détenue par l'État islamique comme le sont les autres villes le long de l'Euphrate vers l'Irak. Vaincre l'État islamique à Raqqa, à Deir Ezzor, et dans d'autres villes syriennes de l'Est, et les libérer, est le but de tous les ennemis supposés de l'État islamique. Mais cette question doit être considérée dans un contexte plus large. Si les États-Unis et leurs alliés prenaient Raqqa ou Deir Ezzor et, avec ces villes, des parties de l'est de la Syrie, ils pourraient les utiliser comme monnaie d'échange pour acquérir un certain pouvoir de négociation avec la Syrie et ses alliés concernant l'avenir de la Syrie. Ils pourraient créer un état sunnite dans l'est de la Syrie et l'ouest et l'Irak. Mossoul ferait partie de cet état sunnite qui serait probablement mis sous tutelle de la Turquie. Il y a, depuis quelque temps, des projets étasuniens d’un « Sunnistan » de ce type, avec une révision des frontières Sykes-Picot. Pour la Syrie et ses alliés le maintien de l'unité de (...) Lire la suite »

Ce n’est pas à Genève que se négocie la paix en Syrie

Kharroubi HABIB

Depuis que l’ONU en a annoncé l’organisation, les pourparlers de paix sur la Syrie qui se sont ouverts vendredi dernier à Genève suscitent analyses et commentaires sur les chances qu’ils ont ou non de se conclure par un accord mettant fin au long et atroce conflit syrien.

Ce n'est pourtant pas à Genève où se tiennent les pourparlers syro-syriens sous l'égide des Nations unies que je joue la partie de l'issue de laquelle dépend ce qui va advenir en Syrie. Elle se joue ailleurs dans les tractations qui se mènent tantôt ici, tantôt là entre les puissances étrangères qui se livrent en Syrie une guerre par procuration. C'est le résultat de ces tractations qui décidera de celui des pourparlers de Genève et non le contraire. Les parties syriennes qui négocient dans la capitale suisse n'ont pas, compte tenu de leur dépendance aux alliés étrangers qui les soutiennent respectivement dans la guerre qu'ils se livrent, l'autonomie de décision leur permettant mener à leur guise les négociations qu'elles ont engagées. Cela vaut autant pour le régime syrien que pour les opposants qui lui font la guerre. Plutôt que de se braquer sur les déclarations et postures de telle ou telle partie syrienne présentes à Genève pour supputer sur ce qui sortira de leurs négociations, il y a lieu de (...) Lire la suite »

Conférence de presse de Bachar al-Jaafari suite à l’annonce du gel des pourparlers inter-Syriens à défaut du gel des zones de combat… [Texte intégral]

Docteur Bachar al-Jaafari,
Voici la déclaration de M. Laurent Fabius, chef de la diplomatie française, au soir du mercredi 3 février 2016 [1] : « L'Envoyé spécial des Nations unies vient d'annoncer la suspension des négociations inter-syriennes de Genève, en raison des circonstances dramatiques de terrain en Syrie qui les privent de sens. Nous condamnons l'offensive brutale menée par le régime syrien, avec le soutien de la Russie, pour encercler et asphyxier Alep et ses centaines de milliers d'habitants. J'exprime le plein soutien de la France à la décision de l'Envoyé spécial, dans ce contexte, de suspendre les négociations, auxquelles ni le régime de Bachar al-Assad ni ses soutiens ne souhaitent visiblement contribuer de bonne foi, torpillant ainsi les efforts de paix. La France attend du régime et de ses alliés le respect de leurs obligations humanitaires et de la résolution 2254 du Conseil de sécurité, à savoir la cessation des bombardements indiscriminés, la levée des sièges et le plein accès humanitaire aux populations (...) Lire la suite »

Les ennemis de la Syrie se lancent dans l’escalade pour sauver la face

Moon of Alabama
La Russie accuse la Turquie de se préparer à envahir la Syrie : L'armée russe a déclaré jeudi qu'elle avait de « sérieuses raisons » de penser que la Turquie faisait des préparatifs intensifs pour envahir la Syrie voisine. Des photos d'un poste de contrôle à la frontière entre la ville turque de Reyhanli et la ville syrienne de Sarmada datant de fin octobre et fin janvier révèlent une extension des infrastructures de transport qui pourrait avoir pour objet de déplacer des troupes, des munitions et des armes, a indiqué le Major Général Igor Konashenkov, porte-parole de l’armée, dans une déclaration rédigée en anglais. Il a ajouté que ce n’était qu’un signe parmi d’autres des « préparatifs secrets des forces armées turques en vue d’actions concrètes en territoire syrien. ... Un responsable du ministère turc des Affaires étrangères a répondu que le ministère ne ferait aucun commentaire dans l'immédiat. Des photos du poste frontière sont jointes à la déclaration du service de presse du haut commandement russe (...) Lire la suite »

L’Initiative du Président syrien, Genève 3 et le gibet de potence de l’Histoire (Al-Binaa)

Nasser KANDIL
Il y a trois ans, le 6 janvier 2013, le président Bachar al-Assad a exposé devant les comités et organisations populaires syriennes sa vision de la solution politique à ladite « crise syrienne » [1]. Trois ans durant lesquels la Syrie s’est vue envahir par des dizaines de milliers de terroristes venus des quatre coins de la planète en préparation d’une invasion militaire concrétisée, l’été 2013, par le positionnement de la VIe flotte des États-Unis devant les côtes syriennes [2], suivi de l’instauration de l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant ou DAECH], puis du parrainage ouvertement déclaré du Front al-Nosra [branche officielle d’Al-Qaïda en Syrie] par la Turquie, l’Arabie saoudite et Israël… En bref : toutes les options ennemies de mise sous tutelle ou d’invasion de la Syrie ont été testées. Mais le temps a passé et les projets étatsunien, turc, saoudien et israélien s’appuyant sur une solution politique fondée sur la destitution du président syrien avec remise du pouvoir à une prétendue opposition (...) Lire la suite »
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