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Thème : Syrie

La guerre contre l’EIIL (Daesh) s’inscrit dans un nouveau plan pour détruire le régime syrien

Mounadiloun, Suhaib Anjarini

Sur l’intervention occidentale en Syrie et ses paradoxes, je vous propose cet article du journal Al-Akhbar suivi de mon (long) commentaire. La « guerre des ressources » menée par la coalition anti-EIIL frappe tous les Syriens.

La « guerre des ressources » menée par la coalition anti-EIIL frappe tous les Syriens par Suhaib Anjarini, Al-Akhbar (Liban) 30 septembre 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri Les frappes de la coalition internationale sur l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) et le Front al-Nosra en Syrie sont entrées dans leur deuxième semaine aujourd'hui, avec des dizaines de raids et de tirs de missiles visant les régions de Raqqa, Deir ez Zohr, al-Hasaka et Idlib. Si les officiels des Etats Unis, pays qui est à la tête de la coalition anti-EIIL ont confirmé que « les frappes ont été des succès », l'EIIL est resté discret et n'a pas encore publié de communiqué « officiel. » Le Front al-Nosra a par contre reconnu avoir subi de lourdes pertes après les attaques contre ses garnisons, et son chef Abou Mohammed al-Joulani a prévenu que cela « impactera toute la région et pas seulement al-Nosra. » Un aperçu général des sites visés par les forces de la coalition suggère que les frappes aériennes dans les zones (...) Lire la suite »

“Les chemins de Damas” : Comment l’Elysée a manipulé les rapports sur les armes chimiques (Al Akhbar)

Sabah AYOUB

Le livre français, les chemins de Damas, publié il y a quelques jours, provoque un scandale en révélant des éléments secrets sur la manière dont la présidence française a forcé le corps diplomatique et les services secrets français à se soumettre à la décision politique de renverser Assad et à manipuler les rapports sur les armes chimiques et la réelle puissance du régime syrien.

Un livre publié à Paris il y a quelques jours et intitulé Les chemins de Damas, Le dossier noir de la relation franco-syrienne, par les journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, donne de précieuses informations sur les coulisses de la relation entre Paris et Damas au cours des 40 dernières années. Ce livre d'investigation contient des informations et des interviews avec des personnalités étroitement impliquées dans le dossier syrien, des années 1980 à nos jours. En passant des sommets présidentiels aux confrontations politiques et meurtrières, et des tensions diplomatiques aux périodes de lune de miel et à la coordination secrète des deux capitales, le livre s'attaque aux "dossiers noirs" et autres événements cachés qui caractérisent la relation décrite comme "quasi-schizophrène" entre les deux pays. Selon le synopsis qu'en propose l'éditeur Robert Laffont, Les chemins de Damas montre que les présidents français successifs ont agi avec la Syrie "souvent de manière émotionnelle, avec (...) Lire la suite »
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Ces terroristes que l’Occident aime et protège

Marius MORIN
Bonjour à tous ceux et celles qui me demandent mon opinion sur le terrorisme. Dès que je parle avec les gens de terrorisme, ils ont peur de l'intégrisme, des musulmans... et franchement cela me saoule. Il y en a même qui m'envoient des courriels alarmants sur le prosélytisme meurtrier de la religion musulmane. À tous ceux et celles qui me demandent mon opinion sur le terrorisme, voici comment je l’analyse. Les terroristes wahhabites forment un groupe sectaire (reconnu comme le groupe Al Qaeda) sunnite né en Arabie Saoudite et qui a fleuri en Égypte sous le couvercle des Frères musulmans. Ils sont contre toute domination, en particulier étrangère. Ils veulent réformer l’islam comme au temps du prophète Mohamed. Ils sont devenus moudjahidines en Afghanistan, sous Ben Laden, le saoudien aimé et choisi par la CIA pour chasser les Soviétiques de l’Afghanistan dans les années 1980 et protéger les immenses plantations de pavots, représentant des milliards de dollars sur le marché noir. Ces moudjahidines (...) Lire la suite »

« Mettre de l’ordre là où ils ont semé le désordre »

Hassane ZERROUKY

En 2006, la secrétaire d’État des États-Unis, Condoleeza Rice, qualifiait l’implosion de l’Irak de « chaos créateur », en référence à la stratégie de l’Administration Bush de « remodelage du Moyen-Orient ». Huit ans après, le « chaos créateur » a fait plus que son œuvre.

L’Irak a de fait implosé. Et ce qui reste comme Etat n’existe pratiquement plus depuis l’irruption de l’Etat islamique sur un territoire à cheval sur le nord de l’Irak et une partie de la Syrie, avec à l’horizon la possibilité d’un Etat kurde indépendant. La Syrie est dans le même cas de figure : elle est le théâtre d’une guerre destructrice. Plus à l’ouest, en Libye, pays sans Etat où les rivalités politico-religieuses structurent plus que tout le champ politique, la situation ne prête guère à l’optimisme. Partout dans ce « Moyen-Orient compliqué » comme le qualifiait le général De Gaulle, mais aussi au Maghreb, aucun pays, pas même l’Algérie, n’est pratiquement à l’abri de ce « chaos créateur ». C’est dans ce contexte que Barack Obama, ne pouvant plus maîtriser les « monstres djihadistes » que lui et ses alliés arabes et occidentaux ont créés pour combattre le régime de Bachar al-Assad, a dû se résoudre à mettre en place une coalition internationale pour soi-disant les éradiquer ! Selon l’expression de Jean Daniel, (...) Lire la suite »
Majed Nehmé, directeur d’Afrique Asie, au Temps d’Algérie :

« L’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie n’avaient pas lésiné sur les moyens pour favoriser l’émergence du terrorisme »

Majed NEHME
21-9-2014 - Le Temps d'Algérie : Certains pays ont fait alliance avec « la rébellion » pour renverser le président Al Assad. Aujourd'hui, ces pays font partie de la coalition anti-Daech. Comment expliquez-vous ce retournement ? Je ne pense pas qu'ils se soient retournés contre ces monstres qu'ils ont conçus, enfantés et nourris en armes, en argent, en combattants et en idéologie ! Ou du moins pas encore. Les deux organisations, Daech et Al-Nosra, sont le pur produit de l'idéologie salafiste wahhabite. Les pays occidentaux et leurs supplétifs du Golfe ainsi que la Turquie avaient, dès les premiers mois du déclenchement de la crise syrienne, opté pour armer l'opposition qu'ils avaient décrite comme « modérée ». Lors de la conférence des « Amis de la Syrie » réunis à Tunis en février 2012, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal, avait déclaré publiquement que son pays allait armer l'opposition. Mais très vite, les chancelleries occidentales, et plus particulièrement la France et les (...) Lire la suite »

L’Occident découvre l’ampleur du terrorisme en Syrie. De qui se moque-t-on ?

Bahar KIMYONGUR

42 mois après le début du chaos syrien, Obama reconnaît au micro de la CBN News que son chef du renseignement James Clapper a sous-estimé la menace djihadiste en Syrie. 42 mois et 200.000 morts plus tard, il serait sans doute temps de se réveiller...

Nous le disons depuis 42 mois. La révolution syrienne n’en est pas une. Il s’agit d’une contre-révolution pressée d’abattre le pire peut-être mais aussi et surtout le meilleur de la Syrie moderne. Ce printemps de l’Apocalypse a dès ses premières manifestations, affiché sa volonté de détruire la nation syrienne, la citoyenneté syrienne, la culture syrienne, la civilisation syrienne et la résistance syrienne à Israël. Nous étions les premiers à observer que la Syrie était déjà une société clivée non pas sur base confessionnelle mais sur base idéologique bien avant 2011 entre d’une part une population urbaine ou littorale, patriote, éduquée, multiconfessionnelle, tournée vers le monde et une autre population suburbaine, rétrograde, mono-confessionnelle et tournée vers la péninsule arabique. Bien avant 2011, nous avons pu constater de visu l’extinction du paradigme baassiste dans cette Syrie profonde où très vite, le djihad armé a pu installer ses quartiers. Dans cette Syrie-là, depuis la nuit des temps, (...) Lire la suite »
Chroniques du Chaos

Une fois de plus, le bourbier (Counterpunch)

Jason HIRTHLER
Plus de 191 000 morts en Syrie pendant la guerre civile. Quatre à cinq millions de déplacés. Près de 3.800 massacrés en Irak pour le seul mois de Septembre. Le bilan s'alourdit. Mais l'Amérique est de retour. Le président Obama a monté une cabale de satrapes criminels internationaux d'élite pour lutter contre le fléau historique connu sous le nom d'ISIS, une bande de quelque 30.000 tueurs intégristes en maraude à travers l'Irak et la Syrie. Certes, ISIS est en train de dévaster l'armée irakienne et les un peu plus respectables peshmergas kurdes. Ces djihadistes fous par excellence sont censés être à moins d'une heure de Bagdad, une réalité qui recèle plus d'ironie que le sous-sol du Moyen-Orient ne recèle de pétrole. Bagdad tremble derrière le nouveau gouvernement inexpérimenté d'al-Abadi, qui n'a pas encore montré qu'il est plus « rassembleur » - le mot magique - que le précédent gouvernement d'al-Malaki installé par les US. Pourtant, ce n'est que lorsque les sunnites furieux en Syrie et en Irak se sont (...) Lire la suite »

Les probabilités d’agression contre la Syrie (New Orient News)

Ghaleb KANDIL
Nombreux sont les partisans de la Résistance qui éprouvent une inquiétude légitime face aux manœuvres des États-Unis avançant sous le masque de la lutte contre le terrorisme après des années passées à monter et à entretenir, financièrement et logistiquement, des réseaux terroristes dans le but de frapper puis d’abattre l’État syrien. Toutes les marionnettes locales des agences de renseignement occidentales et des milliards de dollars ont été mis à la disposition du duo terroriste international, David Petraeus et Bandar bin Sultan, pour mener campagne contre la Syrie. Il n’empêche que ces deux éminentes personnalités du « Renseignement occidental et du Tiers Monde », ont perdu leur pari et ont fini par être congédiées en raison du fiasco de toutes leurs tentatives devant la solidité de l’État, du Peuple, de l’Armée nationale et de son commandant en chef, le Président résistant Bachar al-Assad. Mais voilà qu’on se demande, à nouveau, si l’Empire américain vaincu et sa pupille saoudienne, menacée par le « (...) Lire la suite »

ONU : Intervention de la Syrie suite à l’adoption de la résolution 2178

Bachar al-Jaafari
Monsieur le Président, Je vous remercie pour avoir eu l’initiative de cette importante réunion impulsée par l’empressement de certains intervenants sur la scène internationale à faire face au terrorisme contre lequel nous avons été les premiers à mettre en garde et avons appelé à le contrer et à l’éradiquer, avant qu’il ne se propage, ne soit exploité, et ne soit enfin reconnu comme une véritable menace après une longue période de déni. Un terrorisme que nous avons été les premiers à réellement affronter et à combattre sur le terrain ! Monsieur le Président, Les opérations terroristes, commises sur le territoire syrien par des combattants étrangers engagés dans des guerres par procuration menées pour d’autres, ont ciblé la tolérance qui caractérise sa civilisation millénaire enracinée dans l’humain et dans la pierre. Ils ont ciblé ses institutions, ses infrastructures, ses services publics et s’en sont pris aux moyens de subsistance des Syriens, à leur forces armées, à leurs écoles, leurs universités, leurs (...) Lire la suite »

Ils remettent ça : Syrie, la nouvelle croisade (Counterpunch)

Andre VLTCHEK

Je pensais que mes reportages, et ceux de Serkan Koc, Huseyin Guler et d’autres, feraient éclater le mythe d’un « soulèvement spontané contre le président al-Assad ». Mais évidemment, nos efforts n’étaient pas à la hauteur de la formidable campagne de propagande et de lavage de cerveau déclenchée par les médias occidentaux.

L'Occident frappe de nouveau ; il frappe le centre, le cœur du monde arabe. Cette fois, il vise le groupe – ISIS/EI – qu'il a lui-même créé, et qu'il a armé, nourri et choyé jusqu'à tout récemment. Les avions et missiles volent, et les bombes tombent. La guerre a commencé. Mais est-ce vraiment une guerre, ou tout simplement un jeu brutal, un gigantesque console de jeu exploité par des milliers d'accros fous au Pentagone et partout à Washington, Bruxelles et d'autres capitales serviles du Moyen-Orient ? Une guerre est, après tout, lorsque deux parties s'affrontent, lorsque deux camps se battent, lorsque chacun risque sa vie. Dans cette « guerre » surréaliste et post-moderne, les seules victimes seront les gens du Moyen-Orient, probablement des civils. Leurs vies seront risquées par ceux qui sont assis, en toute sécurité, sur leurs destroyers et dans les salles de contrôle, à des centaines et des milliers de kilomètres de là, en train de boire du café et de faire des blagues. Les Ubermenschen de (...) Lire la suite »
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