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Thème : Syrie
Daesh : une multinationale de la mort

20 000 terroristes issus de 90 pays actifs en Syrie

Ikram GHIOUA

L’Etat islamique, plus connu sous le nom de Daesh, a carrément investi le territoire européen. L’argent vient des monarchies du Golfe, les terroristes sont fournis par les pays occidentaux et les victimes sont du monde arabe.

Nul n'ignore que l'Algérie avait averti sur la montée de la mouvance terroriste lors du déclenchement des prétendues révolutions populaires dans des pays arabes, mettant en garde par des rapports la communauté internationale que le contexte programmé profiterait sciemment aux organisations terroristes. Usant de sa diplomatie, l'Algérie avait aussi tiré la sonnette d'alarme lors de l'intervention de l'Otan en Libye, qui a fini par plonger le pays dans un chaos total. L'Algérie avait raison. Connaissant bien ce phénomène pour l'avoir combattu depuis 1992, l'Algérie avait prévu les conséquences telles que vécues aujourd'hui. La Syrie ne manquera pas d'en faire autant, alertant que le terrorisme provoqué sur son territoire allait s'étendre sur toute la région du Moyen-Orient, mais pas seulement puisque désormais les mercenaires alimentant l'organisation terroriste appelée L'Etat islamique, plus connu sous le nom de Daesh ont carrément investi le territoire européen. Restés sourds jusqu'à l'attentat (...) Lire la suite »
Robert Ford, celui qui voulait armer les "rebelles" en Syrie, reconnaît maintenant qu’ils ne représentent rien

Syrie : Après avoir été un de leurs principaux promoteurs, l’ex-ambassadeur des Etats Unis n’est plus favorable à l’armement des rebelles (McClatchy)

Hannah Allam
Dans la famille Ford, on connaît le cinéaste John Ford (un pseudonyme en réalité), l'acteur Harrisson Ford et le critique de cinéma Charles Ford. Un nom qui semble prédestiner à exercer une activité en rapport avec le cinéma ! Et quand on n'est pas dans le cinéma spectacle, on joue aux cow-boys et aux Indiens pour de vrai en poussant à la guerre civile, ce qu'a fait avec entrain et ténacité l'ancien ambassadeur des États Unis en Syrie, un certain Robert Ford. Robert Ford était en poste à Damas au moment où les premiers troubles ont agité la Syrie, Plutôt que de se contenter de rendre compte à son gouvernement de l'évolution de la situation quitte à rappeler aux autorités locales comment les États Unis concevaient un règlement politique de la crise, Robert Ford s'est immédiatement attelé à attiser les tensions et à bien faire comprendre qu'un révolution à la libyenne trouverait un entier soutien à Washington. C'est exactement ce qui s'est passé et comme en Libye, la France et le Royaume Uni étaient chargés (...) Lire la suite »
COMMUNIQUÉ DU Dr BACHAR AL-JAAFARI

Réponse de la Syrie au 9ème rapport de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme

Bachar al-Jaafari
Bonjour Mesdames et Messieurs, Vous venez d’écouter, comme moi, l’Ambassadeur britannique [1] censé devenir le prochain Président du Conseil de sécurité. Il vous a parlé de la réunion informelle de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme en Syrie. Je fais remarquer et souligne qu’il s’agit d’une réunion informelle, parce qu’elle a eu lieu en dehors du Conseil de sécurité et, par conséquent, ne représente que le point de vue de celui qui s’exprime. Néanmoins, j’aimerais faire les remarques suivantes : Comme vous le savez, le Gouvernement syrien a toujours exprimé ses réserves vis-à-vis du travail entrepris par cette soi-disant Commission indépendante diligentée par le Conseil des droits de l'homme. Et ceci, nous l’avons dit dès le début, parce qu’elle a été créée à des fins politiques pour servir l’agenda caché des manipulateurs et des maîtres du terrorisme qui frappe la Syrie, son gouvernement et son peuple. Une Commission biaisée dès le début. Elle ne s’est pas rendue en (...) Lire la suite »

Les lignes bougent en Syrie

Ammar BELHIMER
L’implication, directe et féroce, de la Turquie dans la destruction de ce qui était considéré comme la perle de l’Orient ne fait déjà pas l’ombre d’un doute depuis déjà bien longtemps. Elle remonte à loin. En avril 2011, la direction du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie s’est réunie à Ankara pour débattre des troubles qui viennent de secouer la Syrie. La réunion a porté sur les réactions du gouvernement à la répression, jugée sévère et violente, des manifestations anti-Bachar Al-Assad. Le magazine américain de politique internationale, Foreign Affairs, revient sous la plume d’Aaron Stein, sur les grands marqueurs des relations entre les deux voisins. Il rappelle, à juste titre, que depuis 2002, la Turquie accorde un soin particulier à entretenir « de bonnes relations » avec Damas, faisant valoir notamment que les régions du nord de la Syrie s’intègrent dans ce qu’elle appelle « l’arrière-pays » (« natural hinterland »). Jusqu’à ce fameux tournant de 2011, et malgré son (...) Lire la suite »

Syrie : La ceinture de sécurité des collabos

Ghaleb KANDIL
Parler du rôle direct d'Israël dans l'agression menée contre la Syrie n’est plus chose marginale. Au stade où nous en sommes, son rôle est fortement remarquable et se situe au cœur même de la bataille. Alors que l’on constate une certaine baisse d’énergie chez les Saoudiens et les Qataris, lesquels continuent à parrainer et à financer le terrorisme ; les forces les plus agressives se situent désormais en Turquie et en Israël, tandis que Aman, Doha et Riad, assument leurs rôles dans les domaines du renseignement et de la logistique, au service de l’alliance ottomano-sioniste. D’où l’exacte définition de la fonction des Arabes des USA : ce sont les domestiques d’Israël. Premièrement : Le projet de « la ceinture de sécurité des collabos » à la frontière sud de la Syrie, que nous avons si souvent évoqué, est devenu évident et en cours d’exécution sous les auspices des États-Unis qui ont garanti à Israël une large assistance jordanienne, ont rassemblé, entraîné et financé, les mercenaires répartis entre le Qatar, (...) Lire la suite »

Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad

Foreign Affairs Magazine

Syrie. « La guerre civile oppose l’armée du régime à des milices rebelles qui sont, en majorité, islamistes ». C’est un grand reporter du Figaro qui le dit (voir ici : http://www.legrandsoir.info/que-reste-t-il-de-l-occident.html).

Et comme notre credo est de "donner à lire" à un lectorat averti, nous le faisons ici, sans peur et sans reproche.
LGS

Lundi 26 janvier 2015 [Texte intégral] Le 20 janvier 2015, à Damas, le Président syrien Bachar al-Assad a accordé une entrevue à M. Jonathan Tepperman, Rédacteur en chef du Foreign Affairs Magazine. Voici le texte intégral publié simultanément le lundi 26 janvier 2015, en anglais et en arabe, par le magazine newyorkais, le site de la Présidence syrienne et l’Agence Arabe Syrienne d’Information SANA. Nous l’avons traduit à partir de la version anglaise. [NdT]. 1. J’aimerais commencer par vous interroger sur la guerre. Elle dure depuis près de quatre années et vous en connaissez les statistiques : selon l’ONU, plus de deux cent mille personnes tuées, un million de blessés et plus de trois millions de Syriens ayant fui le pays. Vos forces ont aussi subi de lourdes pertes. La guerre ne peut durer éternellement. Comment en voyez-vous la fin ? Partout dans monde, toutes les guerres se sont toujours soldées par une solution politique parce que la guerre, en elle-même, n’est pas la solution. La guerre est (...) Lire la suite »
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Lettre et entretien : la guerre de Syrie entre réalité et fiction

Fida DAKROUB

Après avoir, en s’abaissant jusqu’à l’ineptie en géopolitique du Moyen-Orient, rendu banals les faits les plus essentiels à la compréhension de la situation concrète et par là même falsifié en même temps les données concrètes, Mme Marie Peltier s’abaisse également jusqu’à l’ineptie dans la pratique de la désinformation et de l’écriture politique. Pour en faire, elle s’empare d’un vocabulaire qui sent le renfermé et fournit une esquisse scandaleuse dans le domaine de la chronique de la Guerre de Syrie.

Le fait est que les données de toute l'histoire contemporaine depuis la Guerre d'Espagne (1936-1939) ne montrent aucune campagne, aucune alternance aussi frappante entre la force armée et la diplomatie que celle que nous offre actuellement la Guerre de Syrie ! Les légions de l'armée d'Empire déployées en Europe, en Méditerranée et au golfe Persique ; les troupes auxiliaires des nations « barbares » qui chevauchent à envahir le territoire syrien ; les frontières turques au nord et saoudites au sud - à travers l'Irak et la Jordanie - ouvertes aux groupes djihadistes ; le nord d'Israël devenu une zone de logistique pour lesdits groupes ; la série de conférences d'« amitié » avec le peuple syrien (sic) ; les projets de résolution au sein du Conseil de sécurité sur la Syrie ; les sanctions économiques ; l'isolement politique et diplomatique ; la propagande et la campagne médiatique ; le complot sur l'usage des armes chimiques par l'armée syrienne ; le financement, l'armement et le soutien des djihadistes ; (...) Lire la suite »

Le plan ennemi pour la destruction de la Syrie

Mohamed Khalil al-Roussan

Cet article a été traduit et publié en mai 2012. Il est restitué tel que, seul le titre a été modifié. Il regroupe une série d’articles parus sur le site « Filka Israël » qui semble avoir cessé son activité aujourd’hui. À l’époque, Arabi Press avait publié le dernier de la série, car le Directeur de la rédaction avait jugé qu’il méritait lecture, et suivi, étant donné que les précédents écrits de l’auteur s’étaient avérés exacts sur le terrain. Il concluait en se demandant s’ils se vérifieraient une fois de plus. Trente et un mois plus tard, le temps est venu de répondre à sa question [NdT].

ALLIANCE SAOUDI-QATARI-ISRAELIENNE DANS LE BUT DE TORPILLER UNE ÉVENTUELLE ENTENTE RUSSO-AMÉRICAINE SUR LA SYRIE Une personnalité bien informée sur le dossier des relations interarabes, car proche du Service des renseignements russe dépendant du Ministère des Affaires étrangères, a affirmé que les récents pourparlers russo-américains ont amené le Président Medvedev et le Président Obama à une sorte d’entente sur l’avenir de la crise syrienne. Selon cette source, le président russe a été très clair sur cette question lors du « Sommet de Séoul » lorsqu’il a précisé la position de la Fédération de Russie, aussi bien aux États-Unis qu’aux autres puissances mondiales qui considèrent désormais que les affaires syriennes font partie intégrante des Affaires intérieures de l’OTAN ! Le moins que l’on puisse dire est que Medvedev ne s’est pas contenté d’un langage tacticien mais qu’il a fait savoir qu’il s’agit là d’un sujet stratégique russe qui pèse de tout son poids sur les relations entre la Russie et les USA, et entre (...) Lire la suite »

Syrie : Fabius, Lavrov, et les mensonges des médias français

Mouna ALNO-NAKHAL
Sujet tellement vaste qu’il nous faut aller à l’essentiel en ne rapportant que des faits incontestables, avant d’essayer de comprendre le pourquoi de cet acharnement de la part de ceux qui connaissent la vérité mais persistent dans leurs mensonges, dans l’espoir de les imprimer dans nos gènes. Ainsi le 25 novembre, les réseaux sociaux sont en ébullition et rapportent que dans un entretien avec France Inter, M. Fabius « veut sauver Alep par des frappes ambigües » ! Qu’est-ce qu’une frappe ambigüe ? Pas de chance, Google ne répond pas. Pas de chance non plus, les liens correspondant à la vidéo estampillée « Laurent Fabius : Il faut sauver Alep ! » [1] donnent à entendre son sentiment sur d’autres sujets !? Finalement, nous retrouvons tout ou partie du texte de ce fameux entretien de M. Fabius avec France Inter [2] sur le site « France Diplomatie » : LES « FRAPPES AMBIGÜES » DE M. FABIUS Q - Le 4 novembre, vous avez déclaré qu'après Kobané, il fallait sauver Alep. J'y ai pleinement souscrit [!!!] Cela (...) Lire la suite »
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Des mercenaires étasuniens coopèrent avec Al-Qaeda mais ce n’est pas un scandale, juste une "difficulté", selon Associated Press

Moon of Alabama
Moon of Alabama, 15 septembre 2014 : Une nouvelle attaque de Damas se prépare activement. Des forces anti-gouvernementales, dont Jabhat al-Nusra affilié à Al-Qaeda, ont été entraînées et équipées en Jordanie et progressent maintenant vers leurs positions dans le gouvernorat de Quneitra au sud-est de la Syrie. ... Il n’y a pas grand intérêt à conquérir le territoire plutôt désert de Quneitra si ce n’est pour lancer une attaque sur Damas par le sud. Il se situe à seulement 60km de la capitale. Un attaque aérienne coordonnée contre les deux divisions syriennes stationnées entre le gouvernorat de Quneitra et Damas leur ouvrirait le chemin de la capitale. C’est probablement ce plan d’attaque qui sous-tend les accords de trêve récemment conclus entre les Etats-Unis et le Front Révolutionnaire Syrien et ISIS au sud de Damas. Associated Press 28 novembre 2014 : Des rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis font un percée inégalée au sud de Damas en prenant aux forces gouvernementales toute une série de (...) Lire la suite »
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