« Des pays occidentaux comme la France et la Grande-Bretagne se demandent ce qui arrivera lorsque les jihadistes reviendront en Europe après avoir reçu un entrainement militaire… »
[...] On commence d’abord par faire "comme si", en mettant en place des situations à partir desquelles se créeront d’autres situations qui, elles-mêmes, serviront de bases pour encore d’autres développements, et ainsi de suite, le tout tendant à aller vers l’objectif final.
[...] Les dernières innovations de ces techniques sont en train de s’appliquer à la Syrie. Après deux ans de manipulation où chaque situation découle de la situation précédente, on vient de passer à une étape supplémentaire visant toujours à éliminer l’obstacle Assad, en une sorte de plan B ou C (on ne les compte plus).
Le pays du Sham - ou grande Syrie - concentre une extraordinaire diversité humaine tant au plan ethnique qu’au plan des confessions et des langues. Des églises donnent encore la messe dans la langue de Jésus et en Syriaque.
Il faut « répondre aux armes par les armes ». En martelant cette mâle sentence en marge du sommet européen, celui qui fut le lointain successeur de Jaurès à la tête du Parti socialiste, et qui préside désormais la République française, a peut-être accru ses chances de décrocher le prochain Prix Nobel de la paix. A moins qu’il ne lui faille le partager avec les combattants qui ont juré la perte du président syrien, dont l’un des derniers faits d’armes est un attentat dans une mosquée de Damas - une cinquantaine morts, des centaines de blessés.
Dans la « guerre couverte » en Syrie, on découvre désormais les cartes. Après que le centre de Damas a été touché par des projectiles de mortier et des missiles qui ont tué plusieurs civils, le commandant « rebelle » Abou Omar, revendiquant le mérite de l’action, a déclaré hier 26 mars au New York Times que « les groupes rebelles autour de Damas ont été renforcés par de nouvelles fournitures d’armes à travers la Jordanie avec l’assistance américaine ».
« Nous avons tout fait pour trouver une issue diplomatique à ce conflit. Cela n’a pas abouti. Est-ce qu’on peut continuer à laisser massacrer des milliers d’hommes de femmes et d’enfants, plus de 70 000 aujourd’hui ? », s’est interrogé l’ancien ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, en marge du projet français d’armer les rebelles.
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