Parlons (Inter) Net

10 

Quand les auteurs grecs de polar se mettent à table, ils veulent entrée, plat, fromage ET dessert !

J’ai assisté ce week end à Lagrasse (Aude), à un colloque sur « la Grèce au cœur de l’Europe : la littérature face à la crise ».

Un des conférenciers, Petros Markaris, auteur à succès de polars publiés en Grèce, Allemagne, Italie, Espagne et France (1), spécialiste de Brecht, polyglotte (il parle 4 langues et a traduit Goethe en grec) a constaté que l’Europe est une « union économique et non pas politique ou culturelle ».

Il a regretté que la culture, ce « plat principal », y soit « proposée en dessert ». Or, en temps de crise, les gens disent : « Merci, pas de dessert, juste un petit café ».
Et de regretter qu’on « sauve toujours la soupe ».

Fer-mez la té-lé,
li-sez des ro-mans po-li-ciers !

Théophraste R.
(1) Entre autres : « Pain, éducation et liberté », (Le Seuil 2014).

Dans la même veine


21/04  Je suis un vulgaire caillou
15/04  L’impudeur précoce et internationale des antisémites
11/04  Combien dure un mensonge ?
10/04  Comment démasquer un pro-américain primaire ?
02/04   La vraie raison de la garde à vue de Rima Hassan.
01/04  Les pensées de Viktor
24/03  Vers un accord contre les attaques aériennes par machines à laver *
24/03  Le sommeil de Trump
23/03  Jean-Noël Barrot, ministre-paillasson
18/03  Cuba, un vivier de fillettes pour Trump ?
 
Voir tout

COMMENTAIRES  

02/06/2014 07:03 par Cunégonde Godot

L’ "Europe" n’est pas plus une union économique que culturelle.
S’il existe une entité géographique au monde où la concurrence économique fait rage entre les Etats et leurs peuples, dressés en l’occurrence les uns contre les autres, c’est bien la f(u)ameuse "union européenne"...
La culture est une infinie variation sur le thème de l’existence humaine. C’est dire si la culture n’a aucunement besoin d’union pour exister. La condition humaine étant la même partout dans le monde (concept "culturel" s’il en est), seuls diffèrent le génie des créateurs et les moyens mis en œuvre pour la décrire. La culture, en ce sens, est dévoyée, continûment réduite à l’utilitarisme et soumise à l’idéologie, d’où qu’ils proviennent. La culture possède même en France son exception – un des plus puissants vecteurs d’asservissement des cerveaux que l’homme ait jamais mis en œuvre.
Comme les cons, les "progressistes" (les "progressistes occidentaux") osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît. Ex. : passer un opéra de Mozart à la moulinette du féminisme ambiant est parfaitement répugnant, révélant de surcroît un contre-sens absolu, typique de l’état de la culture aujourd’hui (la culture euromondialiste), devenue une industrie alimentaire dont les produits sont de plus en plus médiocres avec date de péremption, ou obsolescence programmée comme dans la technique. Produit musical emblématique de la "culture" d’aujourd’hui : le rock, à la musique ce qu’est le hamburger à l’art culinaire ; produits d’asservissement idéologique au format actuel : les séries télévisées ; lieu priviligié de propagande libertaro-gauchiste, les romans policiers de la collection le Poulpe, etc...

02/06/2014 10:59 par Maxime Vivas

J’ai quelques amis qui ont écrit des "Poulpe", j’ai des Poulpe dans ma bibliothèque et je ne le les échangerais pas contre la collection complète de Charlie Hebdo depuis Philippe Val + Libération depuis Serge July.

02/06/2014 19:56 par patrice

Et après le dessert ... la déconfiture !
Il serait d’utilité sanitaire et publique de rééditer la collection de San Antonio, le rire étant salvateur en ces temps de dégénérescence avancée et d’inculture étalée sur les tartines rancies de cette immonde société du spectacle ...

L’illusion est trompeuse mais la réalité l’est bien davantage.
Frédéric Dard

03/06/2014 00:34 par Maxime Vivas

Tiens, justement, je relis des San Antonio, ces temps-ci. Mais ne le répétez pas aux lecteurs du GS qui y verraient la confirmation que je ne suis qu’un rigolo.
J’en parlais hier avec des amis qui tordaient le nez et étaient navrés pour moi. J’ai aggravé mon cas en disant que j’ouvre parfois au hasard un San Antonio, je lis une page et j’y trouve une perle, un diamant. Toujours !
Alors que, quand je lis Christine Angot...

03/06/2014 02:53 par patrice

Jésus marchait sur l’eau,
Frédéric Dard avait écrit la vieille qui marchait dans la mer,
Christine Angot l’écrivaillonne nous bassine son amertume à l’encre de poulpe !
Désolé je n’ai pas pu m’empêcher !

Le dictionnaire San Antonio n’est pas piqué des vers non plus ...

03/06/2014 11:01 par daniel

Pour les polars sympa ; San Antonio, Le poulpe bien sûr et du côté régional Léo Lapointe.
Pour les polars politiques et BD, sociaux et sérieux ; Roger Martin, Etienne Davodeau, Tardi, Daeninckx, Chantal Montellier, Nan Aurousseau,

03/06/2014 11:28 par Dominique

@ Cunégonde Godot

Il y a un monde entre la condition humaine d’un indien de la forêt et la nôtre. Le premier n’est pas aliéné par le travail capitaliste, le second l’est, le premier n’est pas aliéné par une séparation de l’homme et de la nature, par une séparation de la culture et de la nature, par une séparation du travail manuel et du travail intellectuel, le second l’est et c’est bien pour cela qu’il est devenu capitaliste.

C’est donc bien d’un changement d’ontologie de la société dont nous avons besoin. L’espèce humaine doit retrouver ce qui fit son succès pendant plusieurs millions d’années et plusieurs espèces d’hominidés ou disparaître. Le seul antidote connu à l’exploitation de la nature par l’homme et de l’homme par l’homme est le respect. Ce qui implique que seule une ontologie basée sur le respect de la nature peut nous permettre de changer notre société pour le meilleur et d’éviter ainsi que l’espèce humaine ne deviennent de toutes les espèces qui ont peuplé cette Terre celle dont la durée de vie aura été la plus courte.

03/06/2014 11:40 par Dominique

ça c’était avant qu’il ait les trous dans les pieds, parce que depuis qu’ils l’ont cloué pour en faire le christ vengeur de l’apocalypse, pour les miracles il peut repasser. Le pont commun entre le christ et un sioniste : tous les deux ne veulent pas partager Jérusalem avec les autres.

03/06/2014 15:41 par pschitt

".....le rock, à la musique ce qu’est le hamburger à l’art culinaire..."
Celle la , c’est la meilleure du mois Cunégonde !!!!!
Ca partait super bien pourtant puis ça a commencé à partir un peu en vrille et puis cette "horreur" de 19 syllabes !
Dommage , meme que ça demanderait qques offrandes en guise d’excuse au "dieu" ROCK !
PS "sans rancunes "

03/06/2014 16:11 par Cunégonde Godot

Vous avez bien choisi votre pseudo, pschitt !

(Commentaires désactivés)