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Politique & Idéologie

Dette publique et création monétaire privée : des instruments du pouvoir financier
Thierry BRUGVIN

Les marchés financiers continuent à jouer avec le sort de l’Euro, de l’Europe et de la Grèce en pesant sur la dette publique de cette dernière. Or, la dette issue des prêts des banquiers et actionnaires privées est un instrument de contrôle adémocratique et néolibérale de l’économie des Etats et des peuples.

LA DETTE PUBLIQUE : LE POUVOIR DES FINANCIERS SUR LES ETATS Les politiques d’austérité néolibérales favorisent les rentiers et les spéculateurs. Attac France explique que « Tout comme l'accroissement de la dette ne date pas de la crise, les politiques actuelles d'austérité et de rigueur, certes aggravées, s'inscrivent dans une certaine continuité. Il suffit pour s'en convaincre d'examiner les grandes orientations de politique économique (GOPE dans la novlangue européenne) adoptées à l'échelle européenne par les gouvernements européens depuis deux décennies. La Stratégie de Lisbonne (2000-2010) adoptée à l'échelle européenne invitait les États membres, au nom de la « lutte contre l'inflation », à mettre en place une politique active de « modération salariale ». Désignées comme la principale cause de (...) Lire la suite »
 
Nos forêts sont des produits commerciaux mesurées en stères à débiter
L’écologie et la pathologie du capitalisme (Dissident Voice)
Charles SULLIVAN

Contrairement à ce qu’on nous a toujours dit, il n’y a pas d’Etats Unis d’Amérique. Les Etats-Unis sont un territoire occupé qu’il serait plus approprié d’appeler les Etats des Entreprises d’Amérique. Si les états sont unis sur le plan géopolitique, les habitants ne le sont pas. Nous sommes une nation divisée en classes idéologiques, sociales et économiques. Les Etats-Unis ne sont pas une démocratie et ne l’ont jamais été. La structure du pouvoir ne permet pas aux travailleurs de se faire entendre ni d’influencer collectivement le cours des événements.

En dépit du discours sur la liberté et la démocratie, les droits des entreprises ont continuellement supplanté les droits souverains de l'individu et de la communauté. L'histoire des classes laborieuses et la multiplication des catastrophes environnementales en sont la preuve. Par exemple, les agences gouvernementales "ostensiblement créées pour protéger la santé publique" autorisent partout l'exploitation du gaz de schiste par fracture hydraulique même lorsque cela empoisonne l'eau potable de la commune et cause des dégâts incalculables à l'environnement. Toutes nos forêts sont des produits commerciaux et sont mesurées en stères à débiter et à expédier à des prix défiant toute concurrence, comme pour une liquidation. L'admirable biodiversité mondiale cède la place à la désertification et à la (...) Lire la suite »
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La fin d’une utopie égalitaire ?
Les difficultés du communisme.
Vicente ROMANO

A la suite de la chute du « socialisme réel » en URSS et dans les pays de l’est, les porte-parole du capitalisme ont clamé aux quatre vents que c’était la fin du communisme, des utopies et jusqu’à celle de l’Histoire. La Révolution d’Octobre 1917 a été une tentative pour établir une société égalitaire et auto-déterminée, une organisation socialiste des rapports humains et de l’économie, ambassadrice de la société communiste du futur.

A la suite de la chute du « socialisme réel » en URSS et dans les pays de l’est, les porte-parole du capitalisme ont clamé aux quatre vents que c’était la fin du communisme, des utopies et jusqu’à celle de l’Histoire. La Révolution d’Octobre 1917 a été une tentative pour établir une société égalitaire et auto-déterminée, une organisation socialiste des rapports humains et de l’économie, ambassadrice de la société communiste du futur. Les difficultés externes rencontrées par une pareille gageure sont bien connues : agressions militaires, blocus, harcèlement matériel et spirituel, etc. Avec cet effondrement s’est écroulée aussi l’expérience consistant à répartir le travail, l’éducation, la santé, l’alimentation et le logement entre tous. Cependant, il n’a pas été capable de surmonter ses difficultés internes, (...) Lire la suite »
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La propagande anti-syrienne n’a d’égale que le silence sur les révoltes populaires au Yémen, à Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Maroc...
L’impérialisme est l’ennemi des peuples : le cas de la Syrie
Mohamed BELAALI

L’impérialisme américain et son caniche européen cherchent par tous les moyens à déstabiliser la Syrie pour mieux l’asservir. Après la Libye, c’est le tour de la Syrie. L’impérialisme avait déjà, dans un passé récent, détruit la Yougoslavie, envahi l’Afghanistan, ravagé l’Irak et ruiné la Côte d’Ivoire. Destructions, massacres, génocides et violence extrême sont ses caractéristiques essentielles. Poussé par la recherche effrénée du profit, l’impérialisme en tant qu’instrument du pouvoir de la bourgeoisie, tente de soumettre tous les peuples de la planète. Esclavage, colonialisme, néocolonialisme etc., son histoire n’est, en dernière analyse, que pillage, par la violence et la cruauté, des richesses des peuples. Vouloir installer en Syrie par la force un gouvernement à sa botte, l’impérialisme ne fait que perpétuer cette logique hégémonique et despotique. L’impérialisme est toujours et partout l’ennemi des peuples.

Dès ses origines, le parti Baath éprouvait une aversion profonde pour le marxisme et la lutte des classes qui, selon ses fondateurs, étaient étrangers aux valeurs de la nation arabe. Le communisme à leurs yeux était par essence internationaliste, incompatible avec l'union des peuples arabes. Leur foi mythique dans cette « nation arabe » et dans « le socialisme arabe » a fait du Baath, en dernière analyse, un parti plutôt nationaliste au service des intérêts de la bourgeoisie et de la classe moyenne syrienne. En 1963, lors du sixième Congrès National, l'aile gauche du parti avait adopté des résolutions réellement progressistes. Il faut préciser que les militants qui animent cette tendance radicale du Baath ont des origines sociales populaires contrairement à la vieille garde dont les dirigeants (...) Lire la suite »
 
Une théorie des douleurs chroniques (Dissident Voice)
Denis G. RANCOURT

Une théorie sociale et évolutionnaire des maladies humaines et des douleurs chroniques

Nous aimons penser que nous sommes tout à fait différents des fourmis et des abeilles. Selon nous, les fourmis et les abeilles sont des automates qui obéissent à des signaux chimiques et physiques et chaque individu de la colonie a une place qui détermine ses caractéristiques physiques adaptées à la fonction qu'il exerce. Nous faisons la distinction entre ces colonies d'insectes et les mammifères qui, selon nous, ont un bien plus haut degré d'individualité. Nous aimons croire que les troupeaux et les hordes de mammifères sont composés d'individus qui ont "choisi" de vivre ensemble et de coopérer. Nous refusons généralement de considérer que les caractéristiques physiques de ces individus ont un rapport avec la hiérarchie du pouvoir dans la communauté en question. Mais les humains, les primates, les (...) Lire la suite »
 
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