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Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"...

Danielle BLEITRACH



[ Parce que ce NON a une base matérielle,une base de classe, celle d’un salariat attaqué de toutes parts, il est un terreau pour l’union, pour un large rassemblement. Il est effectivement un espoir autour duquel se rassemblent au-delà des étiquettes, tous ceux qui à gauche refusent l’impérialisme, le néo-libéralisme, la mise en concurrence, la fin des solidarités, et le mépris dans lequel on tient leur opinion. ]


Cher Hervé,

Il y a beaucoup de choses dans ce que vous écrivez avec lesquelles je suis d’accord. Mais je pense que la question des partis politiques de gauche, des syndicats, doit être posée dans un phénomène plus global de rupture entre la base et le sommet.

La direction actuelle du PCF, à l’inverse de Bernard Thibault et de Le Digou, a fait le bon choix, celui du vote NON.
Qu’il y ait eu dans ce choix, comme vous le pensez une part de calcul, rassembler les NON pour les offrir en 2007 au PS, est possible. Va dans ce sens deux choses, l’obstination à répéter "Europe, Europe" en "sautant comme des cabris" alors que le sujet est l’Union Européenne et l’affirmation réitérés qu’après la parenthèse du référendum on se retrouvera avec Hollande. Il y des choses plus fondamentales... Le seul ennui est que si le NON perd ce sera par la difficulté à trouver des porte-parole à sa mesure...

Il y a cette énorme pression médiatique 90% des députés, la quasi totalité des médias, tous ceux qui ont le droit de "parole", les élites autoproclamées, se prononcent pour le OUI, viennent heure après heure pilonner leur opinion. Tout est prétexte à démontrer qu’il faut voter OUI.
Est exigé du personnel médiatique un degré de prostitution rarement atteint... Le NON est stigmatisé, il ne peut émaner que de "ringards", de fachos, ou de communistes, ce qui tend à être dans cette propagande à peine différent.

Mais a-t-on bien pris la mesure de ce sur quoi s’enfle et résiste le NON ? D’abord le fait qu’il s’ancre sur un vécu... Il a une base matérielle. Le pouvoir d’achat baisse pour l’immense majorité de la population à travers deux phénomènes, la pression sur l’emploi et la hausse des prix, en particulier sous l’influence de l’euro. C’est vrai pour les populations les moins qualifiés, mais ça l’est pour d’autres. Ainsi le magazine Capital montre que si les cadres, les managers, ont connu en 2004 des hausses de revenus de l’ordre de 27%, le salaire réel des enseignants a baissé de - 4% . Tous ceux qui ne sont pas en situation de négocier leurs salaires à la hausse, des ouvriers, employés aux gens de la fonction publique et aux retraités, ont subi ce choc...

Voilà résolue la vieille question théorique des années 60 sur la paupérisation absolue : quand le capital n’a pas de frein à son accumulation il tend effectivement vers la paupérisation absolue, ne se préoccupe plus de "nourrir la vache qu’il doit traire"... Et chacun découvre avec stupéfaction qu’il n’y a plus de garanties devant cette voracité... Ce qu’il sera peut-être demain obligé d’accepter...


La corruption des "élites" :

À contrario, il existe comme dans les pays du Tiers-monde, non seulement d’immenses fortunes, une bourgeoisie compradores, apte à vendre pays, population, mais également une couche sociale encore abondante qui bénéficie de la mondialisation. Y compris à cause de la baisse de niveau de vie de la majorité qui se met à son service, lui offre les moyens de participer à sa manière à une vie de luxe, à moindre coût, à eux les appartements dans le centre, les meubles, vêtements, voitures simili-luxe, le "goût", les résidences secondaires, le tourisme à l’étranger, les repas fréquents au restaurant, etc... En plus avec la pression sur les salaires, le coût de cela devient moindre, on est mieux "servi". C’est cette participation à la curée qui est présentée comme "la modernité", qui se confond avec "les oeuvres", la "culture", ce que reflètent les pseudo-intellectuels à la Bernard henri Levy et tout le système d’auto-promotion de la médiocrité... Certes ce sytème méprise le "peuple", les ouvriers, les employés, mais cela va bien au-delà, non seulement les jeunes diplômés sans travail, précarisés, mais même la masse des travailleurs de la fonction publique, les enseignants, chercheurs, urgenciers, etc.... le savoir besogneux et mal payé, méprisé, alors qu’aujourd’hui c’est seulement sur le haut niveau de conscience de ses personnels que se maintiennent un système éducatif et de santé attaqués de toute part...

Dans une certaine mesure cette division coincide avec la répartition de la population dans l’espace. Paris en est la caricature, mais dans la plupart des grandes villes, le même phénomène est à l’oeuvre. Chassé de l’emploi, des centres, des équipements, la grande masse de la population n’existe plus aux yeux des "élites". À chaque élection, stupéfaits, ils découvrent cette existence. Le vrai problème est qu’ils vivent en autarcie et ne voient plus rien d’autres qu’eux-mêmes... C’est une corruption profonde...
Dans lequel le personnel politique baigne... Du moins les leaders de partis... Il suffit de voir certains maires de grandes villes, je pense à Marseille, le peuple leur déplaît : pas de problème, il suffit de changer de peuple pour changer "l’image" de la ville, en faire une valeur commerciale "attractive", une façade pour l’american cup... Et encore lui au moins est de droite... Toute proportion gardée cela fait songer à ce général guatémaltèque formée à l’École des Amériques qui expliquait que pour résoudre les problèmes il suffisait de tuer 30% de la population qui créaient le désordre, refusaient "le rêve américain". Il y a eu 150.000 morts au Guatemala, et cela continue en Amérique centrale on y tue les "enfants dangereux"... En France, on se contente de les repousser hors de l’emploi, du logement... Et de les accuser d’être des "violeurs", des voleurs, des terroristes en puissance, le tiers monde dans le pays comme entre l’ouest et l’est de l’Europe... Tout cela pour que Bolkenstein ait son plombier polonais dans sa résidence secondaire française...

Mais il n’y a pas qu’eux, des gens comme le maire de Paris, Jack Lang et Fabius, même s’ils sont de "gauche" suintent ce mépris de leur "clientèle" et ils traînent derrière un carnet d’adresses prestigieuses, un cortège de "bons sentiments", des bobos, des bourgeois bohèmes, qui heurtent doublement les sentiments populaires... En leur donnant des leçons d’humanisme et en agitant des propositions creuses...

La quasi-totalité de la presse, les hebdos fonctionnent sur ce modèle, paillette et strass, l’objectif, "vendre à des gens que l’on méprise"...
Se gonfler de phrases creuses que l’on prétend "humanistes", alors qu’elles ne sont que du "vent" par rapport aux problèmes vécus, un drapé ornemental de l’injutice. Confondre l’Europe avec l’Union Européenne pour mieux nous faire accepter l’exploitation, l’oppression, la vassalisation aux États-Unis... s’ils sont tous Américains, comme le disait Colombani, le directeur du Monde, c’est parce qu’ils ont choisi de maintenir leurs petits privilèges face à tous les opprimés, ici et ailleurs et donc se sentir rassurés par les gros biceps de Rambo... Fermer les yeux sur Guantanamo, sur les centres de torture dans le monde, sur le massacre des civils irakiens, taire les massacres de paysans, de syndicalistes en Colombie, la terrible misère de continents entiers, pour lancer des campagnes sur les cibles désignées par la CIA... Et ils nous parlent de Démocratie, de Droits de l’Homme, cautionnent les éléctions en Irak, suivent RSF, alors qu’ils ne peuvent ignorer qui est le personnage... L’aveuglement a des limites, celle d’un rempart accepté autour de leurs privilèges... Ici comme ailleurs, alors même qu’ils censurent, ne laissent pas la moindre place à une autre opinion... Dans le débat sur l’Europe comme sur le vaste monde... Pour pilonner le OUI, comme il le font, il faut une dose inroyable de cynisme, de conviction de sa toute puissance sur l’opinion et de mépris intégral de ceux à qui on s’adresse...

Le personnel politique ou syndical est pris dans le tropisme médiatique qu’il confond avec "l’opinion", il s’agit de se faire accepter, d’avoir "pignon sur rue". L’UE, son fonctionnement opaque, le fric répandu abondamment sur ceux qui accèdent aux couloirs feutrés de Bruxelles, les réunions communes avec un patronat "éclairé", les détachent de la réalité, et ce d’autant plus que les liens avec une base militante sont disjoints.
En ce sens l’UE est devenu un symbole, non seulement des difficultés de vivre pour le peuple, mais du mépris dans lequel on le tient...

Francis Huster, la bande à Ruquier, et tout le carnet d’adresse de Jack Lang, plus Cohn Bendit, Christine Okrent peuvent venir dire qu’il faut voter OUI, utiliser un vol d’avion et même le retour de "la bonne humeur" printannière pour inciter au OUI, il suffit des émoluments du patron de Carrefour et de la proposition faite à des ouvrières d’aller travailler en Roumanie pour une centaine d’euros, pour que chacun reconnaisse sa place...
Son vécu...Et la menace qui pèse sur son avenir et celui des enfants...

Quelle que soit l’ issue ...

Quelle que soit l’issue du référendum, les gouvernants y compris ceux des partis, les "élites", devront faire face à des gens qui sont moins aptes que jamais à la résignation, et qui récusent mépris et propagande. On dit qu’une situation est révolutionnaire quand ceux d’en bas refusent à obéir à ceux d’en haut. C’est un processus, qui peut se dérouler sur des temps plus ou moins longs... Parce que l’on ne peut pas faire autrement... Ainsi tous les historiens ont noté que toutes les tentatives pour empêcher les paysans de récolter le bois mort des forêts seigneuriales se sont heurtées dés le XVII e siècle à un refus total. Ce n’est pas un hasard si le premier texte politique de Marx concerne cette question du bois mort... On peut dire que l’ébranlement de la Révolution française doit certes à la philosophie des Lumières, mais aussi à cet obscur refus séculaire des lois de ceux d’en haut...

L’Union européenne est en quelque sorte devenu le symbole de l’ancien régime, de ces circulaires, dispositions contraignantes, prises dans le secret qui empêchent les gens de vivre...

Peut-être s’agit-il d’une évolution encore plus profonde que ce qu’on le croît, celui qui sous d’autres continents comme l’Amérique latine tente d’innover de nouvelles pratiques démocratiques, en relation avec le pouvoir d’État, de nouvelles synergies de savoir... Il est plus intéressant de s’intéresser à cela que de s’interroger sur ce que pense Fabius, Voynet ou Buffet... Et en plus cela heurte moins ceux qui continuent à vouloir leur faire confiance...

Donc même si la direction du PCF saute comme un cabri en criant "Europe", "Europe" et en pensant peut-être "2007", "2007", (comme d’ailleurs laurent Fabius et quelques verts), il n’empêche que les militants communistes où qu’ils soient qui se battent contre le OUI et dont la position se radicalise d’ailleurs sur le terrain, comme celle des militants socialistes, sont de plus en plus conduits à dénoncer l’Union Européenne telle qu’elle est.

L’Humanité a opéré un véritable redressement, il est devenu le journal de la Résistance.

Certes un jour de tout cela, dans les luttes naîtra une force politique , c’est inéluctable, mais nous sommes au début d’un processus... Ne repoussons pas, intégrons dans la diversité, voyons bien l’ennemi commun.

Parce que ce NON a une base matérielle,une base de classe, celle d’un salariat attaqué de toutes parts, il est un terreau pour l’union, pour un large rassemblement. Il est effectivement un espoir autour duquel se rassemblent au-delà des étiquettes, tous ceux qui à gauche refusent l’impérialisme, le néo-libéralisme, la mise en concurrence, la fin des solidarités, et le mépris dans lequel on tient leur opinion.

Je suis comme vous je n’ai jamais cru au PGE, mais le paradoxe est que je découvre d’autres "européens", d’autres syndicats, qui disent NON, et avec lesquels l’union est possible et souhaitable, parce qu’il ne s’agit pas d’états-majors politiciens, mais de gens qui partagent réellement la même volonté et nécessité de lutte... Il me semble même que derrière l’Union européenne je devine des peuples...

Et comme tous ces gens ne sont pas plus bêtes que vous et moi, ils se rendront bien compte qu’il leur faut des organisations, des dirigeants à la mesure de leur volonté d’une autre société. Il faut leur faire confiance, comme d’ailleurs aux militants de la CGT qui doivent faire le ménage sans casser la confédération, et pour cela il faut éviter de raisonner en terme d’appareil, de directions, mais rester sur les choix, sur la démocratie au sens réel du terme, sur la manière dont la situation exige des luttes, des militants et des dirigeants aptes à les porter. Le NON majoritaire a ce sens et il est un grand facteur d’optimisme et d’espoir.

Surtout si l’on considère qu’il ne s’agit pas seulement d’un "réveil" français, ni même européen, ce qui se passe partout dans le monde et que l’on nous cache, singulièrement en Amérique latine, montrent que nous entrons dans une nouvelle phase historique où la question du socialisme se pose en des termes radicalement nouveaux...

José Marti, dans son mémorable article publié dans la revue Patria le 11 juin 1892, écrivit :

«  Notre ennemi obéit à un plan : nous empoisonner, nous disperser, nous diviser, nous asphyxier. C’et pour cela que nous obéissons à un autre plan : nous montrer dans toute notre grandeur, serrer les coudes, nous unir, le tromper, bâtir enfin notre patrie libre. Plan contre plan. »

À la mondialisation impérialiste, destructrice, qui porte la guerre, la concurrence entre salariés, la haine entre peuples, répondons plan contre plan....

Danielle Bleitrach, sociologue.


L’Europe malTRAITEe : une vidéo en ligne. A voir absolument.



La liberté de la presse et mon hamster à moi, Viktor Dedaj.


Constitution : Dix mensonges et cinq boniments.



La directive Bolkestein « retirée » jusqu’au 29 mai ! par Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche.

- De Danielle Bleitrach sur le même sujet :


L’Europe et sa vassalisation aux États-Unis.

Constitution Européenne : Un référendum ou un plebiscite ?

Ils y tiennent vraiment à leur Constitution ...

L’europe serait non politique.... et la direction du PS casse la gauche.

Faites l’effort de vous informer.... Plaidoyer pour le "NON"


- Et aussi :

Censure et Empire, Dieudonné et l’usage de l’"antisémitisme", par Diana Johnstone et réponse de Danielle Bleitrach.



URL de cet article 2293
http://www.legrandsoir.info/Constitution-A-un-ami-qui-s-inquiete-de-la-corruption-des.html
 
Cuba est une île
Danielle BLEITRACH, Jacques-François BONALDI, Viktor DEDAJ
Présentation de l’éditeur " Cuba est une île. Comment l’aborder ? S’agit-il de procéder à des sondages dans ses eaux alentours de La Havane, là où gisent toujours les épaves des galions naufragés ? Ou encore, aux côtés de l’apôtre José Marti, tirerons-nous une barque sur la petite plage d’Oriente, et de là le suivrons -nous dans la guerre d’indépendance ? Alors, est-ce qu’il l’a gagnée ? C’est compliqué ! L’écriture hésite, se veut pédagogique pour exposer les conséquences de la nomenclature sucrière. L’épopée (...) Lire la suite »
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SUITE A LEUR CENSURE CONTRE WIKILEAKS
> Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"... par Danielle Bleitrach.
03/05/2005 à 14:45, par Bernard Oustrières

Chère Danielle Bleitrach,

Je viens, en vous lisant, de boire du petit lait. Rien à ajouter, sinon des pronoms oubliés ; rien à retrancher, sinon un intempestif accent sur le A de "A contrario" et un doublement de consonne abusif ("printannier"). À vrai dire, ces petits écarts, n’ont fait que rajouter à ma jubilation car ils dénotent en vous, non pas des lacunes en français (on vous sent trop lettrée pour en commettre d’encre froide), mais la fougue d’une intellectuelle passionnée, nourrie au lait âpre du marxisme scientifique. Je ne raille point : je me pâme. Je pensais la source tarie ; je croyais ne plus jamais pouvoir lire, fût-ce dans la presse encore communisante et le malgré tout méritant "Monde diplomatique", des textes d’une pareille tenue. Merci donc, merci du fond du coeur.

Un seul reproche, peut-être : il me semble que vous confondez la presse avec ceux qui la fabriquent, c’est à dire ceux qui contrôlent les médias avec les prolétaires de l’information (j’en suis). Les journalistes "de base", dans leur grande majorité, penchent pour le Non et se scandalisent de la massive propagande pour le Oui dont ils se font les auxiliaires involontaires. N’allez pas rendre responsables de la guerre les soldats de seconde classe qui en portent le poids essentiel ni même les petits gradés.

Bien cordialement
BO

#2579 
> Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"... par Danielle Bleitrach.
04/05/2005 à 06:11, Danielle Bleitrach

Merci pour vos encouragements et votre indulgence quant à l’orthographe, j’ajouterai la ponctuation devenue plus que chaotique. Mais l’essentiel est dans votre remarque concernant les journalistes. Non je ne confond pas les fantassins de l’information ni avec les rédactions en chef, ni les patrons de presse, ni Robert Ménard, le gourou autoproclamé d’un système de propagande. Ce dernier prétend se substituer au syndicat des journalistes pour mieux les intégrer à une presse qui s’affirme d’autant plus "libre" que la question de sa "démocratisation" n’est jamais posée, ni pour ses personnels, ni pour ses contenus. Cette liberté là est celle du néo-libéralisme, le libre renard des patrons de presse et des annonceurs, dans le libre poulailler de "l’information", et les journalistes soumis à la concurrence de l’emploi, aux conditions de production qui favorisent l’ignorance, le recours aux dépêches d’agence, comme ailleurs. Il en est des journalistes comme de leur traitement en Irak, une partie intégrée à l’armée nord-américaine, totalement confondue avec elle et les autres tirés comme des lapins. Cela dit il serait bon, je ne sais comment, que se multiplient les rencontres entre usagers et "ouvriers" des médias...

#2581 
> Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"... par Danielle Bleitrach.
04/05/2005 à 09:48, par Anonyme

A lire :

La liberté de la presse et mon hamster à moi, Viktor Dedaj.

#2582 
> Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"... par Danielle Bleitrach.
06/05/2005 à 10:02, par blaise

D’accord sur presque tout, mais qui possède, donc dirige, le quotidien L’Humanité ?

#2596 
> Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"... par Danielle Bleitrach.
06/05/2005 à 10:25, par majoral marie-thérèse

cet article me rend triste car encore une fois je vois surgir l’impossibilité de la gauche française à porter un projet social-démocrate
vos analyses de la situation sont très justes mais pourquoi exclure encore et toujours les "bourgeois" honnètes, les chétiens sociaux et tous les autres ..

nous allons encore une fois passer à coté d’une occasion de rassembler les bonnes volontés
nous n’avons pas eu de social- démocratie en france d’abord parce qu’il fallait faire la révolution
ensuite parce que la révolution avait échouée
j’ai bien peur que ça recommence aujourd’hui

#2597 
> Constitution : À un ami qui s’inquiète de la corruption des dirigeants de "gauche"... par Danielle Bleitrach.
06/05/2005 à 13:12, par babel451

Les partisans du « OUI » ont décidés de nous enfermer dans un petit piège logique qui ne manque pas de mettre au supplice les partisans du « NON
Le voici : « voter non, c’est voter Nice » …et c’est indéniable !
Mais examinons l’argument logique qui nous est proposé, logique qui fait fi de la politique, et renversons le pour voir s’il résiste à la contradiction :

VOTER OUI, C’EST VOTER NICE

#2601 
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Jolie-môme

Je l’ai invitée lors d’un prochain séjour à venir jouer avec l’orchestre de Paris et l’Ensemble orchestral de Paris.

Bertrand Delanoe
maire socialiste de Paris, Fév. 2005, en parlant de Condoleezza Rice

#112
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