 |
Informer n'est pas une liberté pour la presse, mais un devoir |
 |
|
|
2 commentaires
15 mars 2008
DE QUOI SARKOZY EST-IL LE NOM ?
Alain BADIOU
« Entre nous, ce n’est pas parce qu’un président est élu que, pour des gens d’expérience comme nous, il se passe quelque chose. » C’est dans ces termes – souverains – qu’Alain Badiou commente, auprès de son auditoire de l’École normale supérieure, les résultats d’une élection qui désorientent passablement celui-ci, s’ils ne le découragent pas.
Autrement dit, une élection même présidentielle n’est plus en mesure de faire que quelque chose se passe – de constituer un événement (tout au plus une « circonstance », selon la qualification donnée par cette série de livres) ; Badiou reste ferme quant au soupçon qu’il y a lieu de porter sur l’opération démocratique du suffrage électoral (Voir Circonstances 1). Mais, clairement, il tient à dire ceci aussi : même l’élection de Sarkozy au poste de président de la République, pour inquiétante ou décourageante qu’elle soit, n’est pas de taille à permettre qu’on dise que quelque chose s’est passé, a fortiori qu’un événement est survenu. « Oui, continue-t-il, je pense que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer. Donc, ce qui vous déprime, c’est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. »
De quoi Sarkozy est-il le nom ? De quoi tire-t-il son nom ? C’est la question que pose ce livre et à laquelle il répond longuement. Resituant celle-ci dans le courant récent et actuel de la politique européenne et mondiale – un courant puissamment « réactif » comme le dit Badiou. Mais resituant également celle-ci dans une plus vaste périodisation historique, dont le fil conducteur est constitué par les avatars de ce qu’il appelle « l’hypothèse communiste ». Cette hypothèse ne peut-elle plus être faite ? Autrement dit, la faillite éclatante des divers régimes qui s’en sont recommandés (recommandation trompeuse à l’excès) est-elle de nature à faire qu’on ne puisse plus aucunement former le dessein d’une autre forme politique possible pour la démocratie ? Non, répond ici Alain Badiou une nouvelle fois : non seulement elle peut être faite, mais elle le doit.
De quoi Sarkozy est-il le nom ? est sans aucun doute le livre le plus nécessaire qui soit par ce temps, un livre qu’approuveront en grande partie même ceux qui ne l’approuveront pas en totalité. Signe d’une richesse rare dont seuls les grands livres d’intervention sont capables.
Sommaire :
1. Avant les élections
2. Après les élections
3. Huits points, début
4. Le huitième point [« Il y a un seul monde »]
5. Dans ces circonstances, le courage...
6. Le « pétainisme » comme transcendantal de la France
7. L’incorruptible
8. L’hypothèse communiste doit-elle être abandonnée ?
Alain Badiou est l’une des figures majeures de la philosophie française, en France et à l’étranger. Il est aussi celui dont la pensée politique dérange le plus, nourrissant l’intérêt, toujours et l’admiration, souvent, de ceux qui le lisent réellement ; également, la violence polémique de ceux que sa pensée exaspère.
URL de cet article http://www.legrandsoir.info/DE-QUOI-SARKOZY-EST-IL-LE-NOM.html
6184

Sur l’étendue de l’espace séparant la capitalisme du communisme...
19/03/2008 à 12:18, par Pierre Capoue
Je suis heureux d’enfin découvrir d’autre personne pensant et écrivant l’importance de l’existence d’un modèle économique et sociale différent (radicalement) de l’hégémonique modèle libéral-capitaliste.
Souvent, j’ai l’occasion de discuter avec des « jeunes » et je constate l’impossibilité pour eux de penser qu’il pourrait exister une autre organisation sociale et économique. Sans pour autant être nostalgique de l’union soviétique, il me semble constater que son absence nous a amputé de notre capacité à envisager d’autres formes de sociétés.
Cela pourrait fonctionner comme suit : l’existence, même controversée, même déficiente, même haïssable par certain aspects, d’une organisation sociale différente de la notre nous permet toutefois d’ouvrir un espace dans lequel ils nous est possible de rêver à d’autre système économique. Avec la disparition de l’union soviétique, nous assistons à un rétrécissement de cet espace, caractériser par des formes de contestation qui ne sont plus capable de penser à la possibilité d’existence d’une organisation de la société où le pouvoir économique servirait le pouvoir politique par exemple ; où la liberté collective aurait une valeur propre, où l’individus ne se confondrait pas avec l’individualisme…
Alors aujourd’hui, avant même de penser à une contestation des pouvoir en place, il faudrait peut-être d’abord se convaincre que d’autre forme d’organisation sociale peuvent exister, ont existé et existe encore ici et là : organisation tribal, monarchique, impériale, communiste, anarchique, etc.
Pierre capoue
82.***.199.*** #47830
Pétain, l’analité et le kleiner Mann
En février, suite à ma lecture de ce livre très éloigné de la pensée unique (il existe encore des universitaires qui sont dans le contre-pouvoir et pas dans la gestionnite de l’université au service du capital financier), j’avais écrit cette note sur mon propre blog :
Il s’agit du texte d’un séminaire du philosophe donné à l’École Normale Supérieure en 2007, donc avant que Sarkozy ne donne la pleine mesure de son talent de président.
Nous sommes atterrés, déprimés, écrasés par ce dont Sarkozy est le nom. Telle est la thèse exposée par Alain Badiou dans cet ouvrage incisif et stimulant.
Pour le philosophe, le président est un « flic agité » pour qui le secret de la politique tient dans les coups médiatiques, financiers et amicaux. Dans les magouilles de haut vol. Nombreux, en particulier dans le prolétariat, sont ceux qui ont appelé ce maître qui les opprime et les paupérise, par peur de l’Autre et d’eux-mêmes.
Sarkozy a gagné parce qu’il est parvenu à masquer le réel. En imposant le degré zéro de la pensée politique. Ainsi, il y a les hétérosexuels d’un côté et les pédophiles de naissance de l’autre (à propos de tare, il faudra bien qu’un jour un proche de Sarkozy nous explique le pourquoi de ses tics ; on a tous une petite idée à ce sujet, mais une confirmation officielle ferait du bien). Masquer le réel, c’est rendre toujours plus difficile un discours, une pratique sur le réel, donc une action individuelle ou organisée. Masquer le réel permet d’imposer une dialectique, une combinaison de la peur et de la terreur : il faut expulser 25000 sans-papiers par an (pourquoi pas 125000 ?), ce qui ne peut se faire sans l’instauration d’une terreur d’État, d’une « société de contrôle » (Deleuze), avec la banalisation des caméras de rue, des radars, des écoutes, etc. Comme pour Bush qui a annoncé des décennies de luttes contre le terrorisme (avec un ennemi qui, évidemment, se déplacera en permanence dans l’espace et dont le nom changera tout le temps), pour Sarkozy, la lutte contre l’Autre est, selon Badiou, « l’horizon mondial de la démocratie ».
La soumission de Sarkozy et les siens au libéralisme est un nouveau pétainisme au sens où il est un nouvel accommodement. Mieux vaut subir que critiquer, mieux vaut survivre que lutter. Mieux vaut la défaite face au capitalisme que la guerre. Acceptons donc « la servilité envers les puissants, la domination des riches, le dur travail des pauvres, la surveillance de tous, la suspicion systématique envers les étrangers qui vivent chez nous [ou chez eux, n’est-ce pas, les Africains ?]. » Travaillons. Surtout en faisant des heures supplémentaires, donc contre les chômeurs, contre l’égalité entre les êtres, contre la démocratie.
L’analyse que propose Badiou de la dernière élection présidentielle est tonique : « Ce qui caractérise cette élection, c’est qu’elle aggrave la désorientation, en tant qu’elle révèle le caractère intrinsèquement obsolète de tout repérage issu de la dernière Guerre mondiale, le repérage droite/gauche. Ce que l’élection met en scène, c’est que la désorientation va jusqu’au point où le système même de l’orientation est symboliquement défait. C’est pourquoi Sarkozy, dès son élection, peut aller trinquer au Fouquet’s et partir dans un yacht de milliardaire à Malte. Façon de dire : la gauche ne fait plus peut à personne, vivent les riches, à bas les pauvres ! » Marquer que l’on appartient au monde de ceux qui ont des biens n’était pas une erreur, mais la fière affirmation que, désormais, ce serait comme ça et pas autrement dans le monde de la libre circulation des capitaux et du poids toujours plus écrasant des actionnaires. Marre de manger des pizzas au restaurant ! Dans le luxe, du pouvoir, tu jouiras. Paul Thibaud (Marianne n° 560) a fort bien analysé cette jouissance. Le goût de l’argent chez Sarkozy est « une manifestation de son rapport au pouvoir ». Le pouvoir n’est pas le service d’une cause ou d’une grande ambition, il comble une insatisfaction personnelle avec laquelle il n’en a jamais fini. […] La fonction suprême ne lui a apporté aucune sérénité. Cette fonction, il l’a aussitôt dévorée, jetée dans le puits d’insatisfaction qu’il reste. »
Donc, louons les non-milliardaires pour qui le principe de réalité est une acceptation du réel sans principes. Apprécions ceux qui se mettront “ au service de ” et ceux qui offriront “ leurs services à ”. Faisons l’éloge d’une vie démocratique en peau de chagrin au profit de quelques-uns et de ceux qui vendront leur liberté pour quelques primes et des invitations aux universités d’été du MEDEF.
Que se passe-t-il lorsqu’on s’agenouille devant les profits et les profiteurs ? On accepte un monde où le seul critère est la rentabilité immédiate. Pendant sa campagne, Sarkozy a clairement annoncé la couleur à ceux pour qui la culture ne saurait être évacuée d’un revers de la main ou soumise au profit : « Vous pouvez faire si ça vous chante [quel mépris dans ce “ si ça vous chante ” !] des études de littérature ancienne, mais vous n’allez quand même pas demander à l’État de vous les payer. L’argent des contribuables doit aller à l’informatique et à l’économie ». Ah, le retour du refoulé des notes médiocres obtenues dans les matières littéraires au baccalauréat par le Roi-enfant ! Si le profit commande tout, une opération médicale n’a de sens que si elle rapporte. Une “ réforme ”, en fait une contre-réforme, aura pour nom une « définition stricte et servile du possible ». Moderniser signifiera donner toujours moins aux citoyens entendus comme consommateurs ou clients. Toute réforme sera inégalitaire et creusera les écarts.
Karl Marx avait annoncé, rappelle Badiou, le monde du marché mondial : un monde de choses (les objets vendables) et de signes (les instruments abstraits de la vente et de l’achat). Un monde contractuel, sans lois. La loi, insiste Badiou, est la même pour tous. Elle ne « fixe pas une condition pour appartenir au monde. Elle est simplement une règle provisoire qui existe dans une région du monde unique. On ne demande pas d’aimer une loi. Seulement de lui obéir. »
On vient de voir que notre président méprise à ce point ces principes qu’il n’hésite pas à faire fi des décisions du Conseil Constitutionnel et à remettre en cause la non rétroactivité des lois. Seul Pétain a pu commettre cette forfaiture, en menant devant des pelotons d’exécution des résistants déjà condamnés à de la prison pour avoir distribué des tracts communistes. Plus récemment – et dans un registre infiniment moins dramatique, mais le principe est le même – on a vu des conseillers “ techniques ” (dont certains de gauche) introduire cette même violation dans l’évaluation des universitaires. Dans l’état actuel des choses, en effet, les articles produits hier par ces enseignants (tout comme leur recherche à paraître) seront évalués demain selon des critères qui n’existent pas encore. Autrement dit, Sarkozy et la Loi Pécresse ont marchandisé la recherche, mais les universitaires ne peuvent pas connaître la valeur marchande de leur recherche, la seule qui compte en l’occurrence. Pour en revenir à ce principe absolu (et absolument républicain) de non rétroactivité, l’idée est que, nul n’étant censé ignorer la loi, tout individu doit savoir, au moment de son acte, si celui-ci est une infraction. Il doit connaître la peine encourue. « Nullum crimen, nulla poena sine lege ». Garantissant les droits de la défense, ces principes sont supérieurs aux lois. On notera, néanmoins, que la seule fois où l’Humanité a dérogé à ce principe absolu, c’est, justement, lorsqu’ont été déclarés imprescriptibles les crimes contre l’Humanité. La juridiction française a, quant à elle, dérogé à ce principe lorsqu’une loi plus favorable au condamné était votée après le prononcé de la condamnation. Ainsi, en 1981, des condamnés à mort n’ont pas été exécutés, le Parlement ayant décidé l’abolition de la peine.
En tout état de cause, retenir en détention un condamné qui a purgé sa peine pour une période indéterminée selon les risques virtuels qu’il ferait encourir aux autres, c’est revenir à l’Ancien Régime et aux lettres de cachet, quand le roi pouvait maintenir en prison tout individu selon son bon vouloir. Le Syndicat de la Magistrature a évoqué une « peine de mort sociale qui revient par la fenêtre ». Comment imaginer qu’une commission aux contours incertains pourrait statuer en parfaite indépendance et objectivité dans le contexte d’une opinion publique fluctuante, et sous le regard d’un Président de la République qui sait si bien jouer avec l’émotion des foules ? Pour finir, on observera que Sarkozy n’envisage pas ces mesures exorbitantes du droit républicain pour d’autre grands criminels qu’il veut protéger : les patrons voyous, les spécialistes de l’évasion fiscale, les tueurs à l’amiante et autres membres de la classe dominante qui pourrissent la vie des salariés de base.
Pour Badiou, la référence à Pétain n’est pas rhétorique. Il estime que la subjectivité qui a porté Sarkozy au pouvoir a trouvé « ses racines inconscientes, historico-nationales, dans le pétainisme. » Pour le philosophe, le pétainisme est, chez nous, « le transcendantal des formes étatisées et catastrophiques de la désorientation ». Cette tradition française a ses fondements dans la restauration de 1815, quand un gouvernement s’est réinstallé dans les fourgons de l’étranger grâce au consentement d’un peuple épuisé. 1940 offrit une nouvelle version de la figure catastrophique de la défaite militaire en désorientant complètement de très larges secteurs de la société française. Il ne fut pas difficile de convaincre qu’il valait mieux Hitler que le Front Populaire, et que l’on pouvait confier, au nom de la “ Nation ”, les rênes du pays à un vieillard cacochyme et à des oligarques corrompus jusqu’à la moelle réfugiés dans une ville d’eau.
La désorientation sarkozienne a favorisé, provisoirement en tout cas, la soumission au capitalisme mondialisé, à l’ordre militaire états-unien. Elle a également permis la « rupture », c’est-à-dire un acharnement plus violent que jamais contre les faibles (chômeurs, précaires, étrangers). La “ Révolution nationale ” était le nom de la soumission à l’occupant. La “ réforme ” est le nom de la soumission à la finance internationale et à son bras armé. Les appels, par un président milliardaire à la bouche ordurière, au “ travail ”, à la “ morale ”, aux “ valeurs familiales ” dégagent des remugles agressifs et sont à cent lieues des valeurs républicaines.
Badiou estime que cette nouvelle dialectique vient de loin, des années soixante-dix, quand les “ nouveaux philosophes ” ont « “moralisé” le jugement historique, et substitué à l’opposition fondamentale des politiques d’émancipation égalitaire et des politiques de conservation inégalitaire, l’opposition purement morale des États despotiques et cruels et des États de droit, sans du reste nous expliquer l’origine des gigantesques massacres commis, sur la planète entière, en un siècle et demi, par ces États “ de droit ” ». « Policing the poor » (le maintien de l’ordre pour les pauvres) fut l’un des slogans les plus entendus sous l’ère thatchérienne. Idem sous Sarkozy, avec une police fonctionnant aux chiffres, des lois scélérates, de l’ADN, un ministère de l’immigration (couleuvre avalée par l’arrangeante Simone Veil), un droit de grève empêché, la privatisation du secteur public au service de l’ordre des riches et de leur enrichissement sans vergogne et sans fin.
Pour Badiou, l’homme aux Rolex©, c’est l’homme aux rats de Freud, celui qui a vaincu « la conscience malheureuse de la nature excrémentielle des signes monétaires ». Ce kleiner Mann de l’oralité est un homme de l’analité.
90.***.220.*** #48606
|
Alain BADIOU
8 février 2010
(Le Monde, édition du 22 février 2004)
1. D'aimables républicaines et républicains arguèrent un jour qu'il fallait une loi pour interdire tout foulard sur les cheveux des filles. A l'école d'abord, ailleurs ensuite, partout si possible. Que dis-je, une loi ? Une Loi ! Le président de la (...)
6 août 2009
Professeur émérite de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, Alain Badiou a longtemps été plus populaire à l'étranger – et surtout aux Etats-Unis – qu'en France... jusqu'à la sortie, en 2007, de son essai De quoi Sarkozy est-il le nom ? Considérable succès en librairie, ce (...)
Si j’étais le président, je pourrais arrêter le terrorisme contre les Etats-Unis en quelques jours. Définitivement. D’abord je demanderais pardon - très publiquement et très sincèrement - à tous les veuves et orphelins, les victimes de tortures et les pauvres, et les millions et millions d’autres victimes de l’Impérialisme Américain. Puis j’annoncerais la fin des interventions des Etats-Unis à travers le monde et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51ème Etat de l’Union mais - bizarrement - un pays étranger. Je réduirais alors le budget militaire d’au moins 90% et consacrerais les économies réalisées à indemniser nos victimes et à réparer les dégâts provoqués par nos bombardements. Il y aurait suffisamment d’argent. Savez-vous à combien s’élève le budget militaire pour une année ? Une seule année. A plus de 20.000 dollars par heure depuis la naissance de Jésus Christ.
Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours à la Maison Blanche.
Le quatrième jour, je serais assassiné.
William Blum #198
Ibrahim WARDE
« Après chaque attentat, des experts autoproclamés dénoncent les réseaux de financement du terrorisme. Les enquêtes ont beau démontrer que ces attentats nécessitent en réalité très peu de fonds, pour les idéologues endurcis qui forment les bataillons des “guerriers de la finance”, l’absence de preuve ne signifie rien : il faut multiplier les attaques contre l’argent caché des terroristes.
Or les frappes financières, si elles sont le plus souvent sans effets réels sur (...)
Lire la suite »

9 février 2010
Belen GOPEGUI, Santiago ALBA RICO, Pascual SERRANO, Carlos FERNANDEZ LIRIA
A partir d'une Histoire parfaitement semblable, à base de colonialisme et de sous-développement, le socialisme a fait infiniment plus pour Cuba que le capitalisme pour Haïti ou le Congo.
Nous vivons un temps propice à la réflexion économique. Après quelques décennies de prédominance (...)
9 février 2010
Plusieurs annonces successives sur la belle santé l'économie chinoise ont semé le trouble dans la classe dirigeante occidentale :
Le PIB de la République Populaire chinoise a augmenté de 8.7% en 2009, la progression la plus rapide du monde au moment même où les économies occidentales peinent (...)
9 février 2010
Jacques SAPIR, Pascale FOURIER
Deuxième partie de l'entretien réalisé le 12 janvier avec Jacques Sapir, directeur de recherche à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.
Je vous rappelle le contexte, j'étais allée voir Jacques Sapir, un an après notre entretien précédent pour faire le point sur la crise, et j'avais (...)
8 février 2010
Jacques SAPIR, Pascale FOURIER
La crise ? Mais quelle crise ?... Il n'y a plus de crise ou en tout cas on n'en parle peu ou pas... Les banques font des bénéfices pharaoniques... enfin, bref, tout semble aller pour le mieux ! Bon d'accord, le chômage augmente, un million de chômeurs vont arriver en fin de droits en 2010, mais (...)
8 février 2010
Michael WINTERBOTTOM, Naomi KLEIN
« Seule une crise, réelle ou supposée, peut produire des changements. Lorsqu'elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées en vigueur. Telle est, me semble-t-il, notre véritable fonction : trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu'à ce que (...)
8 février 2010
(Le Monde, édition du 22 février 2004)
1. D'aimables républicaines et républicains arguèrent un jour qu'il fallait une loi pour interdire tout foulard sur les cheveux des filles. A l'école d'abord, ailleurs ensuite, partout si possible. Que dis-je, une loi ? Une Loi ! Le président de la (...)
7 février 2010
Désormais les dirigeants des corporations (*) pourront acheter directement les élections sans passer par des intermédiaires. La Cour Suprême des Etats-Unis vient d'augmenter considérablement le pouvoir d'une petite minorité de la population qui contrôle l'économie.
Le 21 janvier 2010 entrera (...)
7 février 2010
Après le tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté Haïti, le gouvernement français prend des mesures pour faire cesser en Europe l'opposition politique à l'occupation militaire américaine de Haïti.
L'intervention américaine a bloqué les aides essentielles en nourriture et médicaments, y (...)
Thèmes similaires
14 décembre 2009
Il y a quelques jours, monsieur Sarkozy faisait publier dans Le Monde une tribune concernant l'identité nationale. Fortement intéressé par ses propos, je me suis donc penché sur ce texte et, après plusieurs relectures, j'eus la désagréable impression de me sentir aussi vide après qu'avant d'en (...)
25 novembre 2009
« La France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit à autant d'amour, autant de respect, autant d'attention que le plus fort » affirmait Sarkozy le 22 avril 2007. Cette belle (...)
29 octobre 2009
« La stratégie politique du gouvernement français de l'ouverture ne s'arrêtera pas parce que la France a besoin de mobiliser toutes ses énergies et tous ses talents dans une situation aussi grave…S'il y a des talents à gauche qui doivent servir leur pays, mon devoir de président de la (...)
Cet espace publicitaire était géré par Google
Devant la multiplication de publicités et messages de propagande israeliens affichés ici par Google, le Grand Soir préfère se passer des revenus génerés.

Bibliographie
5 février 2010
Ils détournent des milliards d'euros des entreprises et vident les caisses de l'État…
Plus ils s'enrichissent, avec la complicité des gouvernements occidentaux et des banques, plus les pays et les peuples s'appauvrissent.
Leur système est en faillite.
Ils cherchent une nouvelle guerre (...)
4 janvier 2010
Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les (...)
27 décembre 2009
Éric TOUSSAINT, Damien MILLET
Les médias et les économistes de la tendance dominante donnent généralement à propos d'un phénomène aussi profond qu'une crise des explications partielles, partiales et biaisées.
Cette vision teintée de myopie caractérise tout ce qui touche aux questions économiques. Damien Millet et Eric (...)
27 décembre 2009
Le manifeste des enseignants désobéisseurs : un ouvrage qui dénonce la déconstruction de l'école de la République.
« Car d'autres enseignants (…) ont décidé de relever ce défi de la lutte contre la déconstruction de l'école publique. Ils sont entrés en résistance, sans se payer de mots (...)
|
|
annonces sélectionnées et proposées par Amazon.fr
|
|
Pour soutenir le Grand Soir 
Cet espace vous est offert en libre service pour publier des articles et annoncer des événements. Merci de bien mentionner les sources et les références.
Nos lecteurs proposent

9 février 2010
Elles ont joué, elles ont perdu. Sauvées par l'argent de l'état (donc du contribuable, donc de leurs propres clients).
http://www.lepost.fr/sond age/2010/0...
Il fallait le dire
9 février 2010
L'initiateur "anti minarets"… s'est converti à l'islam.
Le politicien suisse Daniel streich, qui devint célèbre en raison de son opposition à la construction des minarets dans les mosquées (...)
Morte de rire
8 février 2010
CE MERCREDI 10 FEVRIER 2010
A 18H30
C'EST « L'HEURE DE L'METTRE »
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
En direct et en archives sur www.campuslille.com
« En aucun cas nous ne devons nous fourvoyer (...)
hdm
8 février 2010
Un texte d'Eduardo Galeano paru sur Servindi le 20 janvier dernier, mais qui date de 1996. Galeano revient dans ce texte sur l'histoire d'Haïti. Ou comment l'Occident a construit la malédiction (...)
Eduardo GALEANO
7 février 2010
Les problèmes culturels ne sont pas secondaires par rapport aux problèmes politiques ou économiques. Tout se tient et les langues, les moyens de communication de masse sont des armes ou des (...)
Bernard GENSANE
6 février 2010
Eric WOERTH, le classisme et le "politiquement correct".
Eric WOERTH vient coup sur coup défendre publiquement les hauts revenus de Proglio et le démantèlement du statut de la fonction publique (...)
Christian DELARUE
6 février 2010
En ce début d'année, un ami entrepreneur en Inde du Nord nous informait que Jeff Knaebel, un homme qui tente de réveiller les consciences en diffusant la leçon de Gandhi, était menacé de prison. (...)
Eva Cantavenera
6 février 2010
Les États-Unis continuent de donner refuge à des fugitifs boliviens malgré leur politique "antiterroriste".
Un leader de l'opposition bolivienne, accusé d'avoir des liens avec une groupe (...)
Primitivi
6 février 2010
Dans sa livraison de février 2010, Le Monde Diplomatique (Serge Halimi) revient sur le « consensus de Pékin » : Paraphrasant une formule célèbre de Mao Zedong du 1er octobre 1949, le président Hu (...)
Bernard Gensane
5 février 2010
Le 30 janvier, 2010. - Le fractionnement gouvernemental n'a pas engendré d'opposition de la part de la droite, ni des groupes de la gauche radicale, le président Rafael Correa l'a fait lui-même (...)
Primitivi
5 février 2010
La guerre de basse intensité s´intensifie, après l´expulsion de la communauté San Pedro, Base d´appui Zapatiste, deux nouvelles communautés ont été victimes d´expulsion violente, par le (...)
Espoir Chiapas
5 février 2010
L'ONG mexicaine "Frente Nacional Contra la Represión" indique que : “Des escadrons de la mort agissent à Ciudad Juárez”. Le porte-parole du Front National Contre la Répression, Carlos (...)
Primitivi
4 février 2010
Île-de-France – Décroissance !
Projet citoyen et politique pour les élections régionales en Île-de-France
Dans le cadre des élections régionales, nous proposons une série d'uto-pistes (...)
Île-de-France – Décroissance !
4 février 2010
Le mercredi 27 janvier fut un jour historique pour le Honduras. Le même jour le nouveau président Pepe Lobo entrait en fonction mais les élections qui l'ont placé à la tête du pays ont enregistré (...)
Primitivi
2 février 2010
Siège du Parti communiste français, Espace Niemeyer
Communiqué du PCF
La Rencontre des progressistes d'Amérique latine et d'Europe qui s'est tenue à Paris, à l'invitation du Parti communiste (...)
Communiqué PCF
2 février 2010
URGENT- PARIS -SANS PAPIERS -RASSEMBLEMENT RUE DU REGARD LE 2 FÉVRIER
mardi 2 février 2010
Communiqué des organisations syndicales et associations soussignées, signataires de la lettre du 1er (...)
INTERSYNDICALE - TRAVAILLEURS SANS PAPIERS
VU SUR LE WEB

« Il faut environ 225 kilos de maïs pour faire un plein de 50 litres de carburant agroalimentaire. 225 kilos de maïs, c'est suffisant pour nourrir une personne pendant un an, » rappelle Chems Eddine Chitour, professeur à l'Ecole Polytechnique d'Alger et spécialiste des questions énergétiques. (...)
ContreInfo
 Le spectaculaire Conseil des ministres conjoints d'Israel et d'Allemagne, qui s'est tenu le 18 janvier à Berlin, avait-il pour seul objectif la signature d'accords secondaires de coopération ou les deux Etats ont-ils conclu des accords stratégiques secrets ? Pour Karl Müller, éditorialiste de « (...)
Voltaire
 Pour aborder facilement la thématique de la dette, le CADTM organise à Liège et à Bruxelles un cycle de formation sur le livre 60 Questions-60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale. Le cycle comportera 4 séances : (4 samedis de 9h45-16h) L'intitulé des différentes questions peut (...)
CADTM
Il y a un article fort intéressant dans le Sunday Times de ce 7 février 2010, absolument de fabrication néoconservatrice, comme c'est normal avec le Times de Rupert Murdoch. • D'un côté, nous sommes assaillis de détails plus convaincants les uns que les autres sur une soi-disant tendance (...)
Dedefensa
« A force de réfléchir avant de légiférer, on reste immobile. »
Frédéric Lefebvre, humoriste
Le projet de « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite LOPPSI II, en référence à la « loi d'orientation et de programmation pour la sécurité (...)
Syndicat de la magistrature
http://www.internationali stes13.org/
En Algérie, l'année commence sous le signe de la contestation sociale. _ Des actions se développent où les travailleurs s'organisent indépendamment du syndicat officiel, l'UGTA.
Barrages routiers, manifestations, grèves, les actions de protestation se sont (...)
Mille Babords
 « Pour la première fois, l'US Air force va former cette année plus d'opérateurs de drones que de pilotes de chasse », reconnaît le général Norton A. Schwartz, chef d'état-major de l'armée de l'air américaine. Et, dans le budget 2010-11 de la défense, 2,7 milliards de dollars sont provisionnés (...)
Les blogs du Diplo
 Le collectif national Urgence Climatique, Justice Sociale organisait, ce samedi 6 février, une rencontre nationale pour avancer dans la construction d'un "mouvement citoyen" autour des questions de justice climatique. Mouvements en publie le texte de cadrage.
Leur échec n'est pas le nôtre. Les (...)
Mouvements
 Éditions CNT région parisienne ISBN : 978-2-915-731-21-7 22 euros. Couverture de L'Horizon argentin : petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire, 1860-2001 Quatrième de couverture Décembre 2001… Les médias diffusent – horrifiés – les images du peuple (...)
AlterInfos - América Latina
L'avenir de la raffinerie de Total à Dunkerque devait être scellé le 1er février, à l'occasion d'un comité d'entreprise extraordinaire au siège du groupe à la Défense. L'annonce officielle de la fermeture de la raffinerie, et sa transformation en dépôt (quelques dizaines d'emplois préservés au (...)
Basta !
Un autre "journal télévisé" est possible...
Le blog de Thierry Deronne
|