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Déposséder les possédants - La grève générale aux « temps héroïques » du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906)

Miguel CHUECA


Textes de Édouard Berth, Henri Girard, Jean Jaurès, Hubert Lagardelle, Paul Louis, Fernand Pelloutier, Émile Pouget, Georges Sorel et Henri Van Kol

Réunis & présentés par Miguel Chueca

La grève générale exprime, d’une manière infiniment claire, que le temps des révolutions de politiciens est fini. Elle ne sait rien des droits de l’homme, de la justice absolue, des constitutions politiques, des parlements ; elle nie le gouvernement de la bourgeoisie capitaliste. Les partisans de la grève générale entendent faire disparaître tout ce qui avait préoccupé les anciens libéraux : l’éloquence des tribuns, le maniement de l’opinion publique, les combinaisons de partis politiques. Ce serait le monde renversé, mais le socialisme n’a-t-il pas affirmé qu’il entendait créer une société toute nouvelle ?

On ne sait plus grand-chose de ce que furent les origines du syndicalisme français, et notamment du débat qui vit s’affronter les porte-parole du tout jeune mouvement syndical et ceux du socialisme politique, alors faible et divisé. Comme on a oublié la différence radicale entre le socialisme par en haut et le socialisme par en bas, fondé sur la grève générale.

Ce recueil permettra de mieux connaître la nature et les mobiles d’un mouvement qui tenta de donner à la classe ouvrière le sentiment de la formidable puissance dont elle dispose. Ce même sentiment qui, dès 1879, avait inspiré à un ouvrier cette pensée : « Les patrons s’inclineront devant nous car nous sommes les producteurs, et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe. »

Sommaire

Introduction, par Miguel Chueca

I. Les partisans de la grève générale
1. La genèse de l’idée de grève générale, Émile Pouget
2. Qu’est-ce que la grève générale, Fernand Pelloutier & Henri Girard
3. Les anarchistes et la grève générale, Étudiants socialistes révolutionnaires internationalistes

II. Le débat sur la grève générale : syndicalistes & socialistes
4. La charge de Jean Jaurès contre la grève générale
5. Réponse à Jaurès, Commission de propagande de la grève générale
6. Grève générale & social-démocratie, Édouard Berth

III. Les socialistes : pour ou contre la grève générale
7. Le refus d’un social-démocrate hollandais, Henri van Kol
8. Réponses d’un socialiste aux adversaires de la grève générale, Paul Louis

IV. « Le Mouvement socialiste » & la grève générale
9. Le point de vue de Hubert Lagardelle
10. Le point de vue de Georges Sorel

Parution : 12/09/2008
ISBN : 978-2-7489-0094-1
272 pages
12 x 21 cm
18.00 euros

http://atheles.org/agone/memoiressociales/depossederlesposse...


URL de cet article 7142
http://www.legrandsoir.info/Deposseder-les-possedants-La-greve.html
 
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Les Nouveaux Chiens de Garde
 
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Jolie-môme

Si j’étais le président, je pourrais arrêter le terrorisme contre les Etats-Unis en quelques jours. Définitivement. D’abord je demanderais pardon - très publiquement et très sincèrement - à tous les veuves et orphelins, les victimes de tortures et les pauvres, et les millions et millions d’autres victimes de l’Impérialisme Américain. Puis j’annoncerais la fin des interventions des Etats-Unis à travers le monde et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51ème Etat de l’Union mais - bizarrement - un pays étranger. Je réduirais alors le budget militaire d’au moins 90% et consacrerais les économies réalisées à indemniser nos victimes et à réparer les dégâts provoqués par nos bombardements. Il y aurait suffisamment d’argent. Savez-vous à combien s’élève le budget militaire pour une année ? Une seule année. A plus de 20.000 dollars par heure depuis la naissance de Jésus Christ.

Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours à la Maison Blanche.

Le quatrième jour, je serais assassiné.

William Blum

#198
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