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Marc HAUS
(pas d'autre article)
« Il faut prendre à César tout ce qui ne lui appartient pas. »
Paul Eluard, Notes sur la poésie, GLM, 1936 #375
Jean-Loup IZAMBERT
Ils détournent des milliards d’euros des entreprises et vident les caisses de l’État…
Plus ils s’enrichissent, avec la complicité des gouvernements occidentaux et des banques, plus les pays et les peuples s’appauvrissent.
Leur système est en faillite.
Ils cherchent une nouvelle guerre totale.
Un document essentiel pour la réflexion et l’action de ceux qui souhaitent changer l’état des choses.
Avec cet ouvrage Jean-Loup Izambert démonte, dans un (...)
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1 commentaire
12 avril 2009
Génocide des Tutsi : 15 ans d’impunité tranquille pour les présumés coupables français mais l’étau se resserre.
Marc HAUS
photo : Philippe Merchez
Une nouvelle preuve de l’esprit dans lequel l’État français - concrètement les participants aux conciliabules de ce qu’il est coutume d’appeler le domaine réservé du président - est intervenu au Rwanda et dans la région des grands lacs de 1990 à 1995, c’est-à-dire avant, pendant et après le génocide des Tutsi, vient de paraître au grand jour, dans le dernier numéro du Nouvel Observateur.
L’article de l’hebdomadaire rapporte l’existence d’une note confidentiel défense du commandant de l’opération Amaryllis (opération décidée par l’exécutif français début avril 1994 après que le génocide eût commencé pour, officiellement, évacuer les ressortissants français et européens), le général Poncet, dans laquelle ce dernier informe sa hiérarchie qu’il a bien pris garde à ce que les médias "couvrant" les horreurs du génocide ne filment pas les soldats français qui n’intervenaient pas pour stopper les massacres qui se déroulaient sous leurs yeux. En clair, il écrit qu’il a obéi aux instructions (cf l’ordre d’opération Amaryllis en pièce jointe) qui lui intimaient notamment l’ordre d’adopter "un comportement neutre vis-à-vis des différentes factions rwandaises".
Cette neutralité quatre étoile est bien évidemment criminelle et elle relève sans le moindre doute du tribunal pénal international. Mais le plus inquiétant, c’est ce qu’elle révèle de nos représentants, de ce qu’ils sont capables de faire et de penser. Car, comme le montre cette note, cette neutralité n’est pas une aberration mais bien le résultat d’un ordre venant des hauts responsables en charge du "dossier" depuis 1990 et qui, particulièrement bien informés à ce titre et aussi en raison d’une coopération très étroite avec les partisans ouverts du génocide, savaient parfaitement qu’un génocide venait de commencer.
L’ironie de l’histoire dans l’épisode du jour, c’est que cette parution dans le Nouvel Observateur trouve son origine dans les turpitudes de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur née en 2007 de la fusion entre la DST et les renseignements généraux) qui, voulant à tout prix récupérer ce document entre les mains de certaines ONG, n’hésita pas à aller intimider de simples citoyens pour les enjoindre d’être bien gentils. Des agissements qui, il faut s’en réjouir, auront suscité un certain intérêt et assis, s’il en était besoin, l’authenticité du document.
Espérons maintenant que les milliers de documents qui continuent de dormir dans les placards de l’Histoire soient eux aussi un jour publiés. Car si certains esprits sensibles à la propagande mainstream peuvent douter des intentions qui furent celles de leurs "élus", les conclusions à tirer de l’ensemble des pièces connues à ce jour sont strictement sans appel quant à l’implication coupable. Il urge donc que ces responsables soient jugés si l’on ne veut pas que "le plus jamais ça" que nos piètres intellectuels patentés arborent si promptement reste une vaste blague de mauvais goût. Et l’on ne pourra que difficilement compter sur ceux qui parlementent en notre nom et abdiquent systématiquement devant la raison d’État ! La teneur des conclusions de la mission d’information parlementaire de 1998 provoquée sur le sujet et présidée par Paul Quilès, ex obligé de François Mitterrand, l’a bien montré. Elle était de ce tonneau : on a fait des erreurs politiques d’appréciation dans notre politique rwandaise mais à aucun moment, notre action n’a dévié d’une volonté pacifique et philanthropique de trouver des solutions ! La messe était dite et les preuves ou témoins gênants refoulés aux portes de la chambre du peuple. D’ailleurs, que les auteurs de "une guerre noire" (Gabriel Périès, politologue, et David Servenay, journaliste ; La découverte, 2005) se soient vus confier par certains militaires de haut rang qu "ils ont été sympa à la mission Quilès, ils nous ont évité le tribunal pénal international" n’en est-il pas révélateur ?
Alors remplissez votre office dignes journalistes et publiez, informez ! Enragez en citoyens que vous êtes !
Demandez des comptes par exemple sur ce que recouvre cette lettre de remerciement datée du 22 mai 1994 (le génocide a alors débuté il y a près de 2 mois) adressée par le président du gouvernement génocidaire (formé dans les murs de l’ambassade de France, 17 des membres de ce gouvernement seront déférés au tribunal pénal international !), Théodore Sindikubwabo, à François Mitterrand pour le soutien indéfectible (politique, militaire, médiatique et diplomatique) que ce dernier lui a apporté, au nom de la France...
Marc Haus
deux références utiles :
http://www.lanuitrwandaise.net/
http://cec.rwanda.free.fr/

- article du Nouvel Observateur

- note de Quesnot
URL de cet article http://www.legrandsoir.info/Genocide-des-Tutsi-15-ans-d-impunite-tranquille-pour-les.html
8387

Génocide des Tutsi : 15 ans d’impunité tranquille pour les présumés coupables français mais l’étau se resserre.
16/04/2009 à 23:55, par BIGIRA
1. Contrairement à la littérature aujourd’hui retenue,les massacres des rwandais par les tutsi et les hutu ont commencé Le 01/10/1990 et non en avril 1994.
Les tutsi ont pris les armes le 01/10/1990 pour prendre le pouvoir par la force au Rwanda,lequel pouvoir était majoritairement entre les mains des hutu ( plus de 88% de la population rwandaise.
C’est qu’affirme expressément Kagame dans son rapport contre la France rendu public début auoût 2008.
Ils ont massacré des milliers de femmes,enfants et hommes hutu de tous âges et condition de la région Nord : Byumba, Kibungo et Ruhengeri.
Est-il besoin de rappeler qu’en raison de la cruoté infligée à la population de cette région, Monsieur Kouchner Beranard n’a-t-il pas donné donné un nom aux exterminateurs : les KMERS NOIRS.
Même s’il a par la suite retourné sa veste,il ne peut pas nier l’exstence de ses déclarations car il existe des preuves matérielles.
Pour prendre le pouvoir, il fallait que Kagame qui incarne les tutsi élimine ses détenteurs. C’est ce qu’il a fait :
d’abord la décapitation de l’opposition en 1993 et janvier 1994
ensuite, élimanation physique du président Habyalimana et autres hauts fonctionnaires dont le président de la Cour de cassation le 06/04/1994.
Les faits sont irréfutables et Kagame n’a jamais nié ses crimes ( voir ses discours en Kinyarwanda et les déclarations dans certains médias occidentaux).
Ce qui est intéressant chez notre président, il ne nie pas l’évidence : il voulait et a toujours voulu être commandant en chef du Rwanda.Dès lors il fallait qu’il prenne le risque et celui-ci a un prix : des millions de morts rwandais.
2. les numéros deux de l’Etat Rwandais et du gouvernement, respectivement Bonaventure Habimana et Aloys Nsekalije était des tutsi. Y-avait-il des juifs dans le gouvernement d’Hitler ?
L’économie nationale rwandaise était tenue par les amis tutsi du président Habyalimana.
Le confesseur du Président Habyalimana était tutsi : le père Chrisologue Mahame.
Alors que les hommes d’affaires tutsi financiers du FPR étaient notoirement connus au Rwanda, du 01/10/1990 au 06/04/1994, aucun n’a été inquiété outre mesure par le régime Habyalimana. Ils menaient tranquillement leur vie.
Que celui qui connaît un grand tutsi rwandais de l’intérieur, financier du FPR notoire qui a été tué avant le 06/04/1994 le dise et précise son nom et la date de son assassinat.
Si le régime Habyalimana était anti-tutsi et qu’il a planifié les massacres des tutsi qualifiés de génocide sans qu’aucune commission d’enquête internationale indépendante n’investigue sur ces massacres, il aurait commencé par les financiers du FPR. Tél n’a jamais été le cas.
Que celui qui affirme le contraire explique comment un régime dit de criminels, au lieu de couper le tête : éliminer d’abord les barons du FPR qui voulaient le pouvoir, s’est attaqué aux pauvres paysans tutsi. Etait-il un régime des idiots ?
3. Contrairement à la littérature colportée par les pseudos experts du Rwanda, le régime de Habyalimana a pris fin le 16/04/1992, date de mise en place du gouvernement d’opposition avec pratiquemenent tous les pouvoirs exécutifs conférés au premier ministre issu de l’opposition, par la constutution de juin 1991. Est-il besoin de rappeler que cette constitution a été élaborée au profit de l’opposition sous la pression de la France et a contrario au détriment du président Habyalimana, pseudo protégé de la France ( voir déclaration du premier ministre Nsengiyaremye Dismas devant la commission du Sénat Belge sur l’affaire rwandaise quant à ses véritables pouvoirs exéctutifs sous la période de cohabitation).
Les pouvoirs du président étaient réduits exlusivement au contreseing des actes du gouvernement ( voir la constitution rwandaise de juin 1991).
C’est en vertu de ses pouvoirs constitutionnels que le premier ministre rwandais Nsengiyaremye Dismas a demandé à la France de rapatrier son contingent de militaire au plus tard en décembre 1993. Ce qui a été fait
Le rwandais est petit pays dont la densité est de plus de 400 habitants par kilométre carré. Il a ensuite une particularité sociologique unique : tout le monde connaît qui est qui, qui a ou fait quoi d’une part et les rwandais hutu et tutsi ont des liens complexes et séculaires d’autre part.
Il en résulte que les services secrets rwandais connaît tout ce qui se passe dans tout le pays.
Or le directeur général des servcies secrets rwandais à la prériode des faits qualifiés de génocide n’était autre que Augustin Iyamuremye, actuellement sénateur du FPR.
Le gouvernement d’opposition avait signé le 02 jui 1992 un pacte d’alliance avec le FPR qui incarne les tutsi pour
1/ éliminer politiquement Habyalimana et son parti,
2/ collaborer dans tous les domaines,
3/ échanger des renseignements de leurs services secrets.
C’est en application de cet accord que Kagame a conditionné la signature de l’accord de Paix d’Arusha, parrainé au surplus pas la France, au départ définitif des militaires frnçais du Rwanda. La décision du premier ministre rwandais de renvoyer les militaires français de son pays a été prise en application de ce pacte entre l’opposition et le FPR.
Il s’ensuit que si génocide des tutsi a été planifié,
1/ c’est l’opposition rwandaise qui avait tous les pouvoirs et la majorité écrasante des administrations locales qui en est l’auteur et nullement le président Habyalimana dont le régime avait pris fin,
2/ les services secrets rwandais et du FPR étaient nécessairement au courant ;
3/ les militaires français qui ont quitté le Rwanda sur demande du gouvernement d’oppostion en décembre en 1993 n’étaient plus au Rwanda en avril 1994 ; dès lors toute affirmation contraire n’est qu’une spéculation ;
4. Le gouvernement intérimaire rwandais a été constitué le 9 avril 1994, soit deux jours après le début des massacres à grande échelle. Ceux-ci ont commencé dans la nuit du 06/04/1994.
Il était composé majoritairement par des ministres que j’ai appelés des aventuriers dépourvus d’expérience politique et de responsabilité.
S’il a été incapable d’arrêter les massacres des rwandais, il n’en est certainement pas l’organisateur.
Peut-il être organisateur des massacres commencé antérieurement a sa mise en place ?
Le bon sens élémentaire requiert une répose négative.
5. Les tutsi ont pris les armes pour prendre le pouvoir au Rwanda. Ce sont eux qui ont commencé les massacres et nullement des hutu. Ce sont ces tutsi qui ont décapité le leadership hutu.
En prenant armes pour s’accaparer du pouvoir par la force dans un pays en voie de démocratisation, en se livrant aux massacres à grande échelle contre les hutu, en décapitant le leadeship hutu,en enrôlant dans son armée des milliers de jeunes tutsi rwandais qui ont quitté les universités et lycées contre leurs voisins hutu, Kagame savait que la réaction des hutu sera foudroyante contre les tutsi et cette réaction était présible.
Les 06 et 7 avril 1994, Kagame a assassiné 6 citoyens français. Ceux-ci ont laissé des veuves et orphelins.
Les auteurs des accusations contre la France quant à sa prétendue responsabilité dans les massacres commis au rwanda par des rwandais et contre des rwandais n’expliquent pas si la France était au courant des aggissements de Kagame et quelle n’a rien fait pour l’empêcher de commettre des crimes contre les hutu ou s’elle en est complice.
Ils exposent en vrac leurs allégations contre la France alors que l’exposé chronologique des faits permettrait aux Français de connaître la vérité.
Ils semblent ignorer totalement que le Rwanda était un Etat de droit avec les insitutions régies par des textes et non un Etat sauvage dans lequel tout le monde agissait comme bon lui semblait. Ils ne connaissent donc pas l’organisation et le fonctionnement des institutions rwandaises comme en témoigne l’article commenté.
Son auteur fait une confusion entre un gouvernement et un régime d’une part et ignore que la Belgique avait des militaires au Rwanda et ce, depuis dans les années 50 dans le cadre de coopération militaire comme la France d’autre part. Pourtant, il ne dit rien sur les militaires belges ou leur pays.
Enfin, il accuse avec extrême légéreté les militaires français en oubliant que le numéro deux de l’Etat-major de l’armée Rwandaise et directeur des opérations militaires n’était autre que l’actuel ministre rwandais du gouvernement Kagame, le Général Marcel Gatsinzi.
Il n’explique comment les militaires français dont les conseillers du chef d’état-major de l’armée rwandaise ont participé au génocide des tutsi sans que le chef d’état-major sous l’autorité delaquelle ils étaient placés ne soit directement impliqué, sans que le directeur des opérations militaires ne le soit également et sans que le directeur des servcices secrets, l’oreille et l’oeil du gouvernement rwandais ne soit lui-même impliqué directement.
Il suit de tout ce qui précéde que l’auteur de cet article se livre à un copier et coller des fabulations.
Il n’apporte donc rien quant à la connaissance de la vérité : les causes des massacres commis au Rwanda et leurs auteurs.
Si les victimes françaises découpées en morceaux par les tueurs sur ordre de Kagame étaient ses enfants, ses parents ou proches, selivrerait-il à ce genre de fabulations ?
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