RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibeseBuzz
 

Le dirigeant anti-castriste Osvaldo Payá a soutenu le coup d’Etat au Venezuela en avril 2002.


Osvaldo Paya est le promoteur principal du Projet Varela à Cuba, une pétition réclamant, entre autres, "la liberté d’expression et d’association, l’amnistie des prisonniers politiques, la liberté d’entreprendre et nouvelle loi électorale pour en finir avec les candidatures uniques"... Projet présenté même à la télévision Cubaine par Jimmy Carter en personne. Sans ingérence, évidemment.

De quoi faire pousser des "oooh" et des "aaah" à tous les progressistes du monde. Comme Bush, par exemple. De quoi aussi se faire attribuer le Prix Sakharov des Droits de l’Homme par le Parlement Européen.

Osvaldo Paya est aussi un fervent défenseur des coups d’états fomentés par les Etats-Unis contre un gouvernement légitime au Venezuela. Ah bon ? Et oui.

(voir à la fin quelques liens utiles)

* * * *



Le dirigeant anti-castriste Osvaldo Payá a soutenu le coup d’Etat au Venezuela en avril 2002.


www.rebelion.org, 16 février 2005


Quelques mois plus tard le Parlement Européen lui accordait le Prix Sakharov pour les Droits de l’Homme.


Par Pascual Serrano


Le dirigeant du Mouvement Chrétien de Libération Osvaldo Payá Sardiñas a transmis un communiqué téléphonique au « Puente Informativo Cuba Miami », le matin du 11 avril 2002, en s’adressant au peuple vénézuélien pour soutenir le coup d’Etat qui venait de se produire dans ce pays.

Celui qui réclame la démocratie pour Cuba ne semble donc pas en faire autant quand il s’agit du Venezuela. En prêtant main forte aux putschistes vénézuéliens tandis qu’il affirme être à la recherche d’une issue démocratique et qu’il souhaite des élections dans l’île, il manifestait son soutien à ceux qui se moquaient de la volonté exprimée par les urnes au Venezuela, qui voulaient dissoudre toutes les institutions démocratiques, depuis le Parlement jusqu’au Tribunal Suprême et la fonction de défenseur du Peuple, et qui suspendaient la Constitution approuvée par référendum, à la majorité absolue des Vénézueliens. Au même moment, en ce qui concerne Cuba, Payá se présente comme le promoteur du « Projet Varela », qui consiste à recueillir des signatures pour demander une réforme du système politique cubain.

Paradoxalement, Payá a été décoré par le Parlement Européen en décembre 2002 avec le Prix Sakharov pour sa défense de la démocratie. C’est une reconnaissance pour, comme l’ avait alors affirmé Reporters Sans Frontières « la lutte d’une personnalité en faveur des droits de l’Homme et de la liberté ».

On se souvient que les auteurs du coup d’Etat avaient annoncé la dissolution de toutes les institutions, et avaient réalisé l’enlèvement du président en exercice, puis l’avaient emmené en avion vers une île du Venezuela ; celui qui devait le remplacer était l’homme d’affaires Pedro Carmona.

Il s’agit d’un communiqué très peu diffusé, que nous transcrivons dans son intégralité ci-dessous :


« Au peuple héroïque du Venezuela :

Depuis Cuba nous vous exprimons notre profonde admiration et notre solidarité pour avoir récupéré la souveraineté et l’avenir de votre pays.

Vous avez fait preuve d’un courage, d’une fermeté et d’un amour de la liberté très impressionnants. Par votre geste hautement moral, vous avez évité que votre nation soit rattrapée par le totalitarisme, ce qui aurait inauguré une longue étape noire pour le Venezuela.

Vous avez évité beaucoup de sang, de souffrances, de misère, de calamités, de haines et d’exil. Vous avez racheté votre propre liberté et la démocratie. La mémoire du libertador Simon Bolivar a été restituée au véritable garant du peuple souverain.

Permettez-nous d’exprimer toutes nos condoléances aux familles des victimes de la terreur sournoise. Le sang de ces combattants pacifiques a vaincu la haine par l’amour et la peur par la foi.

Nous tous qui aimons la liberté, et particulièrement les Latino-américains, sommes reconnaissants à ces martyrs, parce qu’ils se sont sacrifiés pour le Venezuela, et aussi pour la liberté, la démocratie et la paix de notre Continent.

Nous félicitons tous les citoyens venezueliens pour leur épopée civique, ses travailleurs, ses étudiants, ses femmes, ses soldats, ses pasteurs et tous les fils de ce peuple, et nous prions Dieu pour que les séquelles de cette étape difficile soient rapidement surmontées par l’esprit de réconciliation et de justice grâce à la bonne volonté du peuple.

Nous les Cubains qui empruntons dans des circonstances très difficiles les voies pacifiques et civiques pour susciter des changements en direction de la démocratie, nous célébrons la liberté des Vénézueliens dont ils ont su être les hérauts. Dieu bénisse le peuple du Venezuela,

Osvaldo Payá Sardinas, au nom du Mouvement Chrétien de Libération ».


- Source :
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=11455

- Traduction : Maria POUMIER


Liens utiles


- Pour un rappel des faits au Venezuela, lire :

* Venezuela, 11 avril 2002 Coup de force patronal
http://www.asile.org/citoyens/numero15/venezuela/venezuela.htm

* Coup d’État au Venezuela sur RISAL
http://risal.collectifs.net/mot.php3?id_mot=135

* La rubrique Venezuela sur LGS
www.legrandsoir.info/rubrique.php3?id_rubrique=17


- Et dans la catégorie "La Gauche la Plus Conne de la Planète"

* L’Humanité, la chronique de Régine Deforges http://humanite.presse.fr/journal/2002-12-18/2002-12-18-215829

* Cuba : pour en finir avec la peur (propos d’ Osvaldo Payá)http://www.nouvelobs.com/articles/p1983/a28087.html


Cuba Solidarity Project
"Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba,
nous n’avons rien dit, nous n’étions pas Cubains."

URL de cet article 2087
Même Thème
LES CHEMINS DE LA VICTOIRE
Fidel CASTRO

« En ce qui me concerne, à cette étape de ma vie, je suis en mesure d’offrir un témoignage qui, si cela a une certaine valeur pour les générations nouvelles, est le fruit d’un travail acharné. » "• Fidel Castro
Dans ce premier tome de son autobiographie, Fidel Castro révèle de façon inédite les coulisses de la révolution cubaine. Il fait part de sa défiance pour l’impérialisme des États-Unis qui asservissait les Cubains par l’entremise de Batista, et interdisait à l’île tout développement.
Il raconte le (...)

Agrandir | voir bibliographie

 

"De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à -vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux Etats-Unis.

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer.

Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violer des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences terribles. "

Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba entre 1987 et 1990, in "Playing into Castro’s hands", the Guardian, Londres, 9 août 1994.

Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
20 
La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)
Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Epuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ? Préambule défoulant : Socialistes, j’ai un aveu à vous faire :je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, ni vos déclarations, (...)
42 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.