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Mumbai, carrefour Usa-Inde-Pakistan-Chine-Russie

Le grand jeu asiatique.

Manlio DINUCCI

Afghanistan-Pakistan, le "juste champ de bataille" (B. Obama)

La bataille de Mumbai, quelle que soit la régie des attaques, prend place dans une dispute de grande ampleur conduite avec des outils politiques, économiques et militaires par plusieurs protagonistes : non seulement l’Inde et le Pakistan, mais les Etats-Unis, la Russie et la Chine. L’Asie centrale est le principal terrain de confrontation, aire d’énorme importance de par sa position géostratégique et pour le contrôle du pétrole de la Caspienne et des « corridors énergétiques ».



L’épicentre en est l’Afghanistan. C’est là que s’embourba pendant dix ans l’armée soviétique, alors que la Cia entraînait au Pakistan, par l’intermédiaire de l’Isi, plus de 100 mille moudjahidin pour la guerre en Afghanistan. Parmi eux se distingua Ossama Ben Laden, le riche saoudien qui apporta de gros financements et des milliers de combattants. Toujours au Pakistan fut entraînée et armée, avec le consensus de Washington, la milice taliban qui en 1996 conquit le pouvoir en Afghanistan. C’est là, en 2001, qu’arrivèrent les troupes étasuniennes, officiellement pour combattre les talibans et faire la chasse à Ben Laden. L’objectif stratégique est en réalité d’occuper un positon clé dans le nouveau scénario créé en Asie par la désagrégation de l’URSS et par l’émergence des puissances chinoise et indienne. « La possibilité existe qu’émerge dans la région un rival militaire avec une formidable base de ressources », prévenait un document publié par le Pentagone une semaine avant l’invasion de l’Afghanistan.
Cet objectif stratégique a été confirmé par le président élu Barack Obama qui a annoncé vouloir « sortir d’Irak » et « passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ». Le Pakistan est ainsi lui aussi considéré comme champ de bataille ; un Pakistan qui est considéré à Washington comme un allié pas très fiable, dont les services secrets ont été suspectés d’avoir des liens avec les talibans. Quand, en janvier 2008, les USA ont demandé au président Musharraf de leur laisser les mains libres dans les zones de frontière avec l’Afghanistan, ils reçurent une fin de non recevoir. Et, à cause de la forte opposition intérieure, le président actuel Zardari semble aussi être réticent.

Ce qui rend la situation plus complexe encore est le choix de Washington de privilégier ses relations avec l’Inde, pour empêcher son rapprochement avec la Russie et la Chine. C’est dans ce cadre qu’entre l’accord, ratifié le 2 octobre par le Sénat, par lequel les Etats-Unis « légalisent » le nucléaire de l’Inde, qui n’a jamais adhéré au Traité de Non Prolifération, en lui permettant de garder huit réacteurs nucléaires militaires hors de tout contrôle international et en lui fournissant des technologies à double usage, civil et nucléaire. Ceci pousse le Pakistan, qui n’a jamais adhéré au Tnp, à accélérer ses programmes nucléaires militaires. Avec comme résultat le fait que les deux pays alignent déjà au total environ 110 ogives nucléaires et sont en mesure d’en fabriquer beaucoup plus.

Sur ce terrain, en concurrence avec les Usa, la Russie et la Chine entrent en jeu. En septembre a été confirmé que la Russie fournira à l’Inde un porte-avions avec 16 Mig-29 ; en même temps, la joint-venture russo-indienne BrahMos Aerospace a annoncé qu’elle augmentera sa production de missiles de croisière supersoniques lancés par avions, pouvant être armés de têtes aussi bien conventionnelles que nucléaires. La Chine est par contre en train d’établir des relations particulièrement étroites avec le Pakistan. Le 18 octobre on a annoncé que le président Zardari, en visite à Pékin, a signé 12 accords, dont un engageant la Chine à construire deux autres réacteurs nucléaires au Pakistan. La Chine fournit en outre au Pakistan des avions de chasse Jf-17 dotés de moteurs russes, dont la livraison a été autorisée par Moscou.

Dans la « guerre des oléoducs », l’Iran entre aussi en jeu, avec le projet d’un gazoduc qui, à travers le Pakistan, devrait amener en Inde le gaz iranien. Sous la pression étasunienne, l’Inde n’a jusqu’à présent pas adhéré à l’accord. L’Iran s’est cependant déclaré disponible, le 11 octobre, pour construire le gazoduc (coût : 7,5 milliards de dollars) jusqu’au Pakistan, en attendant l’adhésion de l’Inde. Plus difficile encore aujourd’hui, après les attaques à Mumbai.

Cet article a été publié dans une forme légèrement réduite dans l’édition de mercredi 3 décembre de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/03-Dicembre-2008/art47.html

Version intégrale (reçue de l’auteur et) traduite par Marie-Ange Patrizio

URL de cet article 7532
http://www.legrandsoir.info/Le-grand-jeu-asiatique.html
 
Maurice Tournier. Les mots de mai 68.
Bernard GENSANE, Maurice TOURNIER
« Les révolutionnaires de Mai ont pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789 » (Michel de Certeau). À la base, la génération de mai 68 est peut-être la première génération qui, en masse, a pris conscience du pouvoir des mots, a senti que les mots n’étaient jamais neutres, qu’ils n’avaient pas forcément le même sens selon l’endroit géographique, social ou métaphorique où ils étaient prononcés, que nommer c’était tenir le monde dans sa main. Une chanson d’amour des Beatles, en fin de compte très étrange, (...) Lire la suite »
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SUITE A LEUR CENSURE CONTRE WIKILEAKS
Le grand jeu asiatique.
08/12/2008 à 22:25, par ALAIN EUGENE VICTOR

Le capitalisme est un junkie par danielle Bleitrach
Publié 10 août 2008 Economie

Il me semble que nous mesurons mal la gravité de la situation et pourquoi les périls grandissent, le fond en est une crise économique dont la violence augmente de jour en jour, et face à laquelle ceux qui jusqu’ici ont tenu les manettes en orientant toute l’économie dans le sens de leur profits sont de plus en plus impuissants. Il ne leur reste plus qu’à organiser guerre et chaos pour tenter d’arracher par la spéculation et le meurtre ces gains monstrueux pour lesquels le capital à son stade financiarisé éprouve quelque chose de l’ordre de l’addiction, il a besoin de sa piquouse de profit quitte à en crever, à tuer tout ce qui est autour de lui comme le junkie ordinaire.Cet héroïnomane du profit erre à travers la planète à la recherche d’un mauvais coup en ne maîtrisant plus rien, guidé par son désir de mort.

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Les Nouveaux Chiens de Garde
 
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Jolie-môme

« LIBERTE. »

George W. Bush - Janvier 2005
mot prononcé 40 fois lors de son discours d’investiture qui a duré 20 minutes, soit une moyenne d’une fois toutes les 30 secondes...

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