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Le plan Sarkozy : Tout pour le grand capital, rien pour les salariés !

Cadré par l’Union européenne sous l’étroite surveillance d’A. Merkel, annoncé à Douai à bonne distance des ouvriers sinistrés de l’automobile, le plan Sarkozy vise avant tout à financer sur fonds publics les superprofits du grand patronat et des banquiers, en laissant en rade les salariés et les consommateurs.

- pour le grand patronat de l’automobile, des milliards d’euros de fonds publics avec "en échange" , la vague promesse de ne pas délocaliser ; mais aucun plan de ré industrialisation de la France, aucune interdiction pure et simple des délocalisations et des suppressions d’emplois annoncés par Peugeot, Renault et leurs sous-traitants équipementiers.

- pour les entreprises en général, de nouveaux dégrèvements de charges qui vont de nouveau favoriser l’embauche sous bas salaires et plomber le déficit des caisses de protection sociales ;
- pour les banquiers, de nouveaux milliards d’euros pour aider les consommateurs et les patrons à emprunter, alors que l’Etat a déjà sorti 700 milliards pour sauver les banques qui s’en sont notoirement servies pour rémunérer leurs actionnaires mais qui refusent de financer l’investissement industriel et la consommation !

- pour les consommateurs, aucune baisse de la TVA, analogue à celle qui a été annoncée par le gouvernement britannique (celui-ci craint le désaveu total de l’électorat pour le "travailliste" Gordon Brown) ;
- pour les salariés de l’auto, rien pour garantir leur emploi et leur salaires à l’occasion du chômage partiel en faisant payer les actionnaires qui se sont gavés pendant des décennies ;

- et pour faire passer ce plan massif de financement du grand patronat, une aumône est accordée aux RMIstes : cela ne les sortira pas de la misère mais permet de "faire social" sans rien lâcher au gros du salariat, ni sur les salaires, ni sur la fiscalité indirecte, ni sur les acquis sociaux, que l’UMP déchiquète à belles dents.

-quant aux "grands travaux" annoncés, sans nationalisation et dans le cadre d’un démantèlement total de la fonction publique, de l’Equipement, de l’asphyxie financière de la SNCF, il risque d’apporter un immense pactole à Bouygues, avec des résultats aléatoires pour la nation !
Rétablissement immédiat d’une politique nationale de l’aménagement du territoire, arrêt total de l’euro-régionalisation du territoire national qui interdit toute projection rationnelle sur l’avenir de nos infrastructures !

Bien entendu Martine Aubry pour le PS est incapable de critiquer sur le fond ce plan entièrement conçu par et pour le grand capital. Rien de surprenant à cela puisque le PS a approuvé le premier plan Sarko de refinancement public massif des banques par le contribuable !
En réalité, le plan Sarkozy confirme une nouvelle fois cette vérité que seul le PRCF a analysée depuis des années : le maintien dans notre pays et dans toute l’Europe du capitalisme monopoliste d’Etat, c’est-à -dire du financement public des monopoles capitalistes : sous le masque du
"libéralisme" , avec le plein soutien de la social-eurocratie et de la droite, l’Union européenne et son petit proconsul Sarkozy montrent leur vraie nature de classe : celle d’un Etat-providence pour les
milliardaires doublé d’un Etat-Père fouettard pour les salariés.

En outre, le plan Sarkozy aura des effets imprévisibles sur la relance. D’une part, la prime à la casse ne garantit en rien que les consommateurs ne vont pas acheter des véhicules fabriqués à l’étranger,
y compris par des constructeurs français ayant délocalisé en profitant du très néfaste élargissement de l’UE aux pays de l’Est dont l’économie socialiste a préalablement été dévastée et la classe ouvrière ruinée.

Plus profondément, la crise ne s’en prend pas aux CAUSES de la crise du système capitaliste qui est l’exploitation toujours plus forte du travail par le grand capital : depuis trente ans, le capital, aidé par
les Etats, a fortement accru la productivité des travailleurs tout en bloquant les salaires réels pendant que les prix augmentaient, que le nombre de chômeurs réels explosait, que les acquis sociaux (pensions, logement social, etc.) fondaient comme neige au soleil, que les capitaux s’exportaient de plus en plus dans les pays de bas salaires et que le marché intérieur de chaque pays, France en tête, était peu à peu asphyxié.

La seule certitude c’est que pour financer ces immenses cadeaux au patronat, l’Etat SArko va se faire un malin plaisir de détruire encore plus les services publics, les retraites, les remboursements Sécu et les postes dans la fonction publique, avec déjà 30 000 postes en moins (premier plan social de l’année, des dizaines de milliers de jeunes ne deviendront pas profs, infirmiers, ouvriers de l’Equipement, etc.).

Face au plan Sarkozy, et alors que les grands partis de la gauche officielle, mais aussi la LCR-NPA s’avèrent incapables d’articuler la moindre proposition alternative, le PRCF prend ses responsabilités. Il appelle les salariés et les jeunes à faire monter leurs luttes tous azimuts, à les faire converger dans un grand tous ensemble en même temps. Les capitalistes et leur gouvernement de nantis arrogants savent trouver du jour au lendemain des milliards pour financer le profit privé ! Tous ensemble nous pouvons leur faire rendre gorge. Le résultat des prud’homales, où les salariés ont utilisé les bulletins CGT et Solidaires pour condamner le jaune Chérèque et son rival Mailly et pousser à la lutte les syndicats issus du syndicalisme de classe, prouve qu’il est possible d’ébranler en profondeur ce pouvoir en étant offensifs et en cessant de suivre la ligne de collaboration de classe des dirigeants actuels de la CGT ;

- le PRCF propose de revendiquer clairement contre le gouvernement actuel d’ennemis du peuple qui doit être démocratiquement chassé par le gouvernement populaire

a) la garantie des emplois et des salaires des ouvriers de Peugeot-Renault et de leurs sous-traitants ; les salaires doivent être payés par les grands actionnaires, en prenant sur les profits et en supprimant les DIVIDENDES ;

b) l’augmentation générale des salaires, notamment du SMIC qui doit être porté à 1…. € nets ; la reconstitution des acquis sociaux, remboursements maladie, pensions de retraite (37 ans et 1/2 pour tous à taux plein au minimum !) ;

c) la nationalisation démocratique des banques et des secteurs clés de l’industrie, en commençant par la renationalisation démocratique de Renault (avec des droits étendus pour les salariés), la mise en place d’une politique nationale planifiée de ré industrialisation de la France ;

il faut en finir avec le libre-échangisme à tous crins qui détruit le tissu industriel national et conduit au déclassement de la classe ouvrière, techniciens et ingénieurs de production compris ;
oui il faut oser défendre clairement le "produire en France" , oser dénoncer le NEFASTE EURO, géré par Trichet et la Banque de Francfort de manière à plomber les exportations industrielles de la zone euro ;
d) les travailleurs du public doivent massivement soutenir les actions des salariés du privé menacés de licenciements et à l’inverse, ceux du privé doivent refuser le discours de SArkozy qui présente le démantèlement des services publics comme une nécessité pour "sauver" les emplois du privé : unité des salariés du public, du privé, et des étudiants, -futurs salariés pour la plupart- ; c’est le grand capital qui doit payer SA crise !

Au-delà de ces solutions partielles, il n’y aura pas de solution de fond à cette crise, qui connaîtra des hauts et des bas mais qui ne cessera plus désormais de s’aggraver, sans rupture de la France avec l’Union européenne du capital, sans lutte pour une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle, affrontant la domination du grand capital et remettant à l’ordre du jour le socialisme pour notre pays.

le PRCF
www.prcf.fr

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Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

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