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Les exilés de paris X ème passent la nuit de Noël dans la rue.

Communiqué du Collectif de soutien des exilés du Xème arrondissement de Paris.

Suivi d’un communiqué du Parti communiste français et des élus communistes de Paris.

Paris, le 24 décembre 2003.



Faute d’hébergement décent, les exilés du Xème arrondissement de Paris manifesteront pendant la nuit de Noël (rendez-vous square Alban Satragne, 10ème arrondissement à 19 heure)

Les exilés du Xème arrondissement de Paris célèbreront Noël à la rue, puisqu’ils y sont condamnés depuis des mois par la politique de non-accueil de la France et de l’Union européenne. La rue étant, par excellence, le domaine des manifestations publiques, ils arpenteront celles de Paris en y manifestant, avec l’appui du Collectif de soutien des exilés du Xème arrondissement de Paris ainsi que de toutes celles et de tous ceux qui voudront bien ainsi exprimer leur solidarité à leur égard.

Depuis la fermeture du camp de Sangatte à la fin de l’année 2002, ces exilés Afghans, Irakiens, Iraniens, Kurdes ou Soudanais errent à Paris, à Calais et dans d’autres villes françaises. Compte tenu de l’inhospitalité qui leur est opposée, ils s’interrogent : resteront-ils en France ? y solliciteront-ils éventuellement l’asile ? ou poursuivront-ils leur errance à travers l’Europe à la recherche de cieux moins hostiles ?

Ce sont des étrangers qui ont fui des pays en conflit ou politiquement instables, dans lesquels les droits humains sont bafoués. Pour la plupart, ils ont franchi de nombreuses frontières et parcouru de nombreux pays, les uns non communautaires, les autres membres de l’Union européenne. Leur accueil n’y a pas été meilleur qu’en France. Aucun des Etats qu’ils ont traversés n’a offert à ceux d’entre eux qui cherchent une protection les conditions de dignité et de confiance qui auraient pu les convaincre de solliciter l’asile.

Au cours des dernières semaines, les exilés du Xème arrondissement ont bénéficié de l’appui de différentes organisations qui les ont accueillis une ou plusieurs nuits :

- auparavant : à la rue...

- 3-4 décembre 2003 : dans un squatt à Montreuil
- 4-5 décembre 2003 : à Autre Monde
- 5-6 décembre 2003 : à la rue
- 6-7 décembre 2003 : au PC 10e
- 7-8 décembre 2003 : au PC 13e
- 8-9 décembre 2003 : à France Libertés
- 9-10 décembre 2003 : au PC 20è
- 10-11 décembre 2003 : au PC 16e
- 11-12 décembre 2003 : à Médecins du Monde
- 12-13 décembre 2003 : à Médecins du Monde
- 13-14 décembre 2003 : à Médecins du Monde
- 14-15 décembre 2003 : à Médecins du Monde
- 15-16 décembre 2003 : à la rue
- 16-17 décembre 2003 : à la rue
- 17-18 décembre 2003 : au PC 18e
- 18-19 décembre 2003 : à la rue
- 19-20 décembre 2003 : à la rue
- 20-21 décembre 2003 : au siège national des Verts
- 21-22 décembre 2003 : au CICP (Centre international de culture populaire)
- 22-23 décembre 2003 : à Act Up-Paris et à l’église du Bon Pasteur
- 23-24 décembre 2003 : à la paroisse du Bon Pasteur (Paris 11)

Le Collectif de soutien demande aux pouvoirs publics :

1) de faire en sorte que tous les demandeurs d’asile qui en éprouvent le besoin bénéficient d’un accueil dans les seuls centres spécialisés en la matière, à savoir des CADA (centres d’accueil des demandeurs d’asile).

2) d’ouvrir des centres d’accueil et d’information aux étrangers primo-arrivants, destinés à leur assurer une étape dans des conditions satisfaisantes de dignité au terme de laquelle ils choisiraient leur avenir.


Communiqué
du Parti communiste français
et des élus communistes de Paris

ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE :
L’illégalité et l’arbitraire dans la République

Aujourd’hui, 24 décembre une délégation composée de Jean Vuillermoz, président du Groupe communiste au Conseil de Paris, Catherine Gégout, conseillère de Paris, Fernanda Marrucchelli, membre du Conseil National du PCF et Suzy Lornac, membre du collectif " Migrations et citoyenneté " s’est rendue au 218 rue d’Aubervilliers (Paris19e) au Centre de réception des étrangers. Ce Centre reçoit les demandeurs d’asile dans des conditions d’accueil déplorables.

Ce que nous avons vu nous choque et nous indigne.
Seulement 20 à 30 personnes primo-arrivants, parmi une foule d’une centaine, sont reçues selon les directives officielles pour simplement retirer un premier formulaire de demande d’asile. Les autres sont obligés de reprendre la file d’attente et de passer une nuit, voire plusieurs sous la pluie et le froid. Or, la loi du 25 juillet 1952 relative à l’asile impose que les demandeurs d’asile soient reçus "sans délai", alors qu’ils demandent la protection garantie par la Convention de Genève. Le Conseil d’Etat a toujours confirmé cette exigence.

Le personnel d’accueil de la préfecture, en nombre très insuffisant, travaille dans des conditions qui ne permettent pas un accueil de qualité et de respect de la personne humaine. Ces étrangers désemparés n’ont même pas d’informations fournies dans leur langue ! La situation de ce Centre montre bien comment les pouvoirs publics construisent les politiques sur les migrations et sur l’asile basées sur l’illégalité et l’arbitraire. Il est temps de construire d’autres solidarités, une autre politique des migrations fondée sur l’égalité des droits.

Les communistes demandent que cesse cette situation effroyable et que des Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) en nombre suffisant et avec un personnel formé soient ouverts.
Ils demandent aussi l’ouverture des centres d’information pour les étrangers primo-arrivants afin que les personnes puissent décider en connaissance de cause de leur avenir, dans des conditions dignes.
Ils demandent que soit garanti le droit à l’hébergement et le rétablissement du droit au travail pour les demandeurs d’asile.

Collectif de soutien des exilés du Xème arrondissement de Paris
52, rue Chabrol, 75010 Paris
Courriel : exiles10@rezo.net
Contacts : Jean-Pierre Alaux 06 81 80 74 33


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Il s’agit là d’un court ouvrage collectif, très dense, publié suite à un colloque organisé par Mémoire des luttes et la revue Utopie critique à l’université Paris 8 en juin 2008, sous la direction de Bernard Cassen, fondateur et ancien président d’ATTAC, à qui, on s’en souvient, le "non" au référendum de 2005 doit beaucoup. La thèse centrale de cet ouvrage est que l’« Europe » est, et a toujours été, une machine à libéraliser, au-dessus des peuples, contre les peuples. Dans "La fracture démocratique", (...) Lire la suite »
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