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Répression et intimidation : Les antifascistes dans la ligne de mire
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Répression et intimidation Les antifascistes dans la ligne de mire

Depuis le début du mois de septembre 2008, la mouvance antifasciste radicale de Paris fait l’objet de fortes pressions policières. Après les poursuites engagées contre la mouvance dite « anarchoautonome » et contre les opposants à la politique d’immigration actuelle, alors que les services de renseignement se restructurent sur la base du contre-espionnage et tendent à assimiler toute activité politique à une forme de terrorisme, cette répression n’est pas en elle-même étonnante. Elle prend pourtant des formes et une dimension nouvelles, qui ne laissent rien présager de bon pour le futur et démontrent que l’abandon des principes de la démocratie et des libertés individuelles ou collectives atteint un nouveau stade où Europe forteresse et démocratie blindée vont de pair.

Si l’État a pour l’instant réussi à écraser les revendications économiques sous le poids de la division syndicale et l’incurie des partis dits « d’opposition », il a en revanche du mal à contrôler des formes plus autonomes et plus directes de lutte politique. Sur le terrain des luttes de l’immigration, il doit faire face à une certaine radicalisation du mouvement, menant à plusieurs altercations avec la police, à la fermeture voire à la destruction de certains centres de rétention au printemps dernier. Dans le même temps, la lutte antifasciste radicale a connu en mai dernier deux succès consécutifs, empêchant coup sur coup une manifestation néo-fasciste en plein centre de la capitale et un meeting des Identitaires que les propriétaires de la salle louée pour l’occasion renonceront finalement à accueillir.

Ça fait beaucoup, ça fait trop pour les services policiers. En montant en épingle quelques incidents isolés, l’État et ses journalistes aux ordres créent le danger « anarcho- autonome », et envoient au trou quelques personnes sous prétexte de terrorisme prétexte aussi fumeux que les faits reprochés : transporter quelques grammes de produits pouvant servir à fabriquer des explosifs, utilisés en fait pour fabriquer des fumigènes. Eh oui, les fumigènes de la contestation doivent être achetés, c’est un produit de consommation comme un autre... Le 13 juin parait une circulaire du ministère de la « justice » demandant aux procureurs de transférer tous les faits qui pourraient impliquer ou se rapprocher des modes d’action « anarcho-autonomes » au parquet antiterroriste ; fin juin le Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est créée, réorganisant le renseignement policier en fusionnant les Renseignement généraux (RG) et la Direction de surveillance du territoire (DST) au profit de cette dernière, donnant un tour contreespionnage, antiterrorisme et activité de type secret défense à l’action policière en matière de politique intérieure. Les effets ne se font pas attendre...

ANTIFAS, VOS PAPIERS !

En septembre vient le tour des antifascistes radicaux, ou plutôt de ceux et celles que la police estime être des antifascistes radicaux. Car parmi les personnes interpellées, certaines le sont sur la base de présomptions aussi solides qu’être présentes dans le répertoire téléphonique d’un autre interpellé... Au début septembre, ce sont ainsi quatre personnes qui sont interrogées, dont trois placées en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36h, et deux perquisitions de domicile qui sont effectuées. Aucune mise en examen n’est prononcée, personne n’est déféré au parquet, en revanche au cours du mois de septembre et d’octobre les gardés à vue sont régulièrement convoqués au commissariat, histoire de maintenir la pression... Une enquête de moralité est lancée sur l’un d’entre eux, fonctionnaire, ainsi menacé d’être suspendu voire révoqué. Mercredi 8 octobre, une autre personne est convoquée, et placée en garde à vue dès son arrivée, pour une durée de 36h. Venu lui apporter des sandwichs histoire d’améliorer l’ordinaire, une de ses connaissances doit pour la peine subir un contrôle d’identité - les sandwichs, apparemment considérés comme des armes dangereuses, seront acceptés mais n’arriveront jamais jusqu’à l’engeôlée. Là encore, pas de mise en examen, pas de déferrement au parquet.

A l’heure actuelle, c’est encore le flou sur les suites de cette affaire - et ce flou semble volontairement entretenu par les services de police qui espèrent ainsi faire monter la pression sur l’antifascisme radical. Il faut dire que les faits officiellement reprochés aux interpellés sont mineurs : liés à l’interdiction du meeting des Identitaires, ils font état de tags, de bris de vitre et de messages de protestations envoyés à la salle, qui avait en conséquence porté plainte. De fait, des individus jugés pour de tels faits ne risqueraient que des peines légères, sans doute des amendes. Rien en tout cas qui pourrait suffire à expliquer le déploiement de force policier, en termes d’hommes et de moyens technologiques. Au moins une demi-douzaine d’officiers semblent suivre régulièrement cette affaire, et l’un des interpellés a même eu droit à la visite d’un commissaire divisionnaire... De même les outils techniques mis en oeuvre semble complètement disproportionnés : traçage internet (sur des messages envoyés depuis un cybercafé), géolocalisation par les bornes de téléphone portable (ou même repérage des moments où les téléphones sont éteints, érigés en présomption de culpabilité), exploitation des répertoires téléphoniques voire, selon les flics, prélèvement d’empreintes digitales et ADN dans des cabines téléphoniques et sur les lieux des délits ! Si vraiment le but était de retrouver des gens suspects de tag et de bris de vitres, on serait face à un gaspillage tellement absurde qu’on pourrait penser que la police a décidé de ruiner l’État...

Mais l’essentiel est évidemment ailleurs : les flics profitent d’une plainte mineure pour essayer non pas de résoudre « l’affaire », mais au contraire pour monter une affaire, obtenir un maximum de renseignements sur les individus susceptibles d’être proches ou sympathisants de l’antifascisme radical, et mettre la pression sur cette mouvance qui reste l’une des dernières poches d’activité politique autonome. La répression n’a d’ailleurs en elle-même rien de vraiment étonnant : en France comme ailleurs en Europe, la lutte antifasciste autonome a depuis plusieurs décennies fait l’objet de nombreuses poursuites, et il est évident qu’avec la montée en force d’un individu qui n’a pour tout projet politique que la loi du plus fort, de la matraque et de l’argent, la persistance d’une telle démarche politique ne peut qu’apparaître comme un défi.

POLITIQUE AUTONOME CONTRE ETAT POLICIER

En revanche, ce qui est nouveau et étonnant, ce sont les procédures utilisées. L’usage massif des technologies, déjà, dont cette affaire démontre que, loin d’être réservé au terrorisme ou au grand banditisme, il constitue une menace réelle pour la liberté de tout un chacun, une épée de Damoclès toujours prête à s’abattre sur qui met (ou pourrait mettre) un pied hors des clous. Et, surtout, aucune instruction judiciaire n’est ouverte : il s’agit là d’une pure affaire policière, aux ordres directs du parquet, sans aucun des contrepoids que les luttes ont au cours du temps arraché à l’arbitraire gouvernemental. Aucun juge pour tempérer les excès de zèle policiers, aucun accès au dossier pour les avocats, donc aucune possibilité de préparer la défense. On peut noter que l’emploi de ce type de procédure est d’ailleurs en permanente augmentation, quelque soit le degré de gravité des affaires.

Et c’est bien là que réside la nouveauté, qui distingue par exemple cette affaire des poursuites contre les dits « anarcho-autonomes » : pour ceux-ci, est ouverte une instruction judiciaire, certes abusivement confiée à l’anti-terrorisme, mais qui garantit au moins quelques droits à la défense. Pour les antifascistes radicaux, pas d’instruction, donc pas de droits, pas de possibilité d’organiser la défense - qui constitue pourtant officiellement un « droit de l’homme » que l’État dit reconnaître ; on est dans la pure opération policière de pression et d’intimidation ((menée par un service très récemment créé pour lutter contre les violences urbaines et les bandes organisées), hors de tout contrôle judiciaire - et pour rien, ou presque rien, donc qui peut tomber sur n’importe qui, ou presque.

Une pièce de plus dans la tendance lourde à réduire l’ordre public à la logique policière, justement synthétisée par la très calme organisation internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, comme « la justice court-circuitée » au nom de l’antiterrorisme. On mesure ici l’impact de la réorganisation des services de renseignements autour de la logique du contre-espionnage et de l’assimilation du militantisme à une activité terroriste et/ou mettant en cause la sécurité publique. La logique qui semble s’installer, c’est celle de zones d’exception, hors du droit, ou l’action de la police se rapproche de celle de l’armée : l’arbitraire de la force guerrière pure. Contrairement à ce qu’affirme « l’État de droit », il n’y a plus de distinction entre l’ordre intérieur et l’ordre extérieur, plus de frontières entre l’adversaire politique et l’ennemi vital : tout opposant est un ennemi à écraser par tous les moyens, la politique, toute politique, (re)devient clairement l’ennemi de la police. Réciproquement, n’est politique que l’ennemi de la police ; être avec ou contre la police, telle est la frontière ultime du champ politique - et notre camp est et reste celui des ennemis, des radicaux et des autonomes pour qui la haine du bleu marine n’a d’égale que celle du brassard orange. Nous savons depuis longtemps que, malgré les apparences plus ou moins libérales qu’elle se donne, la police est toujours et par essence notre ennemi ; qu’elle se détache de la « justice » si elle le juge bon : plus la police sera isolée, plus elle sera vulnérable, plus notre ennemi sera l’ennemi de tous.

Répression et intimidation Les antifascistes dans la ligne de mire

Depuis le début du mois de septembre 2008, la mouvance antifasciste radicale de Paris fait l’objet de fortes pressions policières. Après les poursuites engagées contre la mouvance dite « anarchoautonome » et contre les opposants à la politique d’immigration actuelle, alors que les services de renseignement se restructurent sur la base du contre-espionnage et tendent à assimiler toute activité politique à une forme de terrorisme, cette répression n’est pas en elle-même étonnante. Elle prend pourtant des formes et une dimension nouvelles, qui ne laissent rien présager de bon pour le futur et démontrent que l’abandon des principes de la démocratie et des libertés individuelles ou collectives atteint un nouveau stade où Europe forteresse et démocratie blindée vont de pair.

Si l’État a pour l’instant réussi à écraser les revendications économiques sous le poids de la division syndicale et l’incurie des partis dits « d’opposition », il a en revanche du mal à contrôler des formes plus autonomes et plus directes de lutte politique. Sur le terrain des luttes de l’immigration, il doit faire face à une certaine radicalisation du mouvement, menant à plusieurs altercations avec la police, à la fermeture voire à la destruction de certains centres de rétention au printemps dernier. Dans le même temps, la lutte antifasciste radicale a connu en mai dernier deux succès consécutifs, empêchant coup sur coup une manifestation néo-fasciste en plein centre de la capitale et un meeting des Identitaires que les propriétaires de la salle louée pour l’occasion renonceront finalement à accueillir.

Ça fait beaucoup, ça fait trop pour les services policiers. En montant en épingle quelques incidents isolés, l’État et ses journalistes aux ordres créent le danger « anarcho- autonome », et envoient au trou quelques personnes sous prétexte de terrorisme prétexte aussi fumeux que les faits reprochés : transporter quelques grammes de produits pouvant servir à fabriquer des explosifs, utilisés en fait pour fabriquer des fumigènes. Eh oui, les fumigènes de la contestation doivent être achetés, c’est un produit de consommation comme un autre... Le 13 juin parait une circulaire du ministère de la « justice » demandant aux procureurs de transférer tous les faits qui pourraient impliquer ou se rapprocher des modes d’action « anarcho-autonomes » au parquet antiterroriste ; fin juin le Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est créée, réorganisant le renseignement policier en fusionnant les Renseignement généraux (RG) et la Direction de surveillance du territoire (DST) au profit de cette dernière, donnant un tour contreespionnage, antiterrorisme et activité de type secret défense à l’action policière en matière de politique intérieure. Les effets ne se font pas attendre...

ANTIFAS, VOS PAPIERS !

En septembre vient le tour des antifascistes radicaux, ou plutôt de ceux et celles que la police estime être des antifascistes radicaux. Car parmi les personnes interpellées, certaines le sont sur la base de présomptions aussi solides qu’être présentes dans le répertoire téléphonique d’un autre interpellé... Au début septembre, ce sont ainsi quatre personnes qui sont interrogées, dont trois placées en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36h, et deux perquisitions de domicile qui sont effectuées. Aucune mise en examen n’est prononcée, personne n’est déféré au parquet, en revanche au cours du mois de septembre et d’octobre les gardés à vue sont régulièrement convoqués au commissariat, histoire de maintenir la pression... Une enquête de moralité est lancée sur l’un d’entre eux, fonctionnaire, ainsi menacé d’être suspendu voire révoqué. Mercredi 8 octobre, une autre personne est convoquée, et placée en garde à vue dès son arrivée, pour une durée de 36h. Venu lui apporter des sandwichs histoire d’améliorer l’ordinaire, une de ses connaissances doit pour la peine subir un contrôle d’identité - les sandwichs, apparemment considérés comme des armes dangereuses, seront acceptés mais n’arriveront jamais jusqu’à l’engeôlée. Là encore, pas de mise en examen, pas de déferrement au parquet.

A l’heure actuelle, c’est encore le flou sur les suites de cette affaire - et ce flou semble volontairement entretenu par les services de police qui espèrent ainsi faire monter la pression sur l’antifascisme radical. Il faut dire que les faits officiellement reprochés aux interpellés sont mineurs : liés à l’interdiction du meeting des Identitaires, ils font état de tags, de bris de vitre et de messages de protestations envoyés à la salle, qui avait en conséquence porté plainte. De fait, des individus jugés pour de tels faits ne risqueraient que des peines légères, sans doute des amendes. Rien en tout cas qui pourrait suffire à expliquer le déploiement de force policier, en termes d’hommes et de moyens technologiques. Au moins une demi-douzaine d’officiers semblent suivre régulièrement cette affaire, et l’un des interpellés a même eu droit à la visite d’un commissaire divisionnaire... De même les outils techniques mis en oeuvre semble complètement disproportionnés : traçage internet (sur des messages envoyés depuis un cybercafé), géolocalisation par les bornes de téléphone portable (ou même repérage des moments où les téléphones sont éteints, érigés en présomption de culpabilité), exploitation des répertoires téléphoniques voire, selon les flics, prélèvement d’empreintes digitales et ADN dans des cabines téléphoniques et sur les lieux des délits ! Si vraiment le but était de retrouver des gens suspects de tag et de bris de vitres, on serait face à un gaspillage tellement absurde qu’on pourrait penser que la police a décidé de ruiner l’État...

Mais l’essentiel est évidemment ailleurs : les flics profitent d’une plainte mineure pour essayer non pas de résoudre « l’affaire », mais au contraire pour monter une affaire, obtenir un maximum de renseignements sur les individus susceptibles d’être proches ou sympathisants de l’antifascisme radical, et mettre la pression sur cette mouvance qui reste l’une des dernières poches d’activité politique autonome. La répression n’a d’ailleurs en elle-même rien de vraiment étonnant : en France comme ailleurs en Europe, la lutte antifasciste autonome a depuis plusieurs décennies fait l’objet de nombreuses poursuites, et il est évident qu’avec la montée en force d’un individu qui n’a pour tout projet politique que la loi du plus fort, de la matraque et de l’argent, la persistance d’une telle démarche politique ne peut qu’apparaître comme un défi.

POLITIQUE AUTONOME CONTRE ETAT POLICIER

En revanche, ce qui est nouveau et étonnant, ce sont les procédures utilisées. L’usage massif des technologies, déjà, dont cette affaire démontre que, loin d’être réservé au terrorisme ou au grand banditisme, il constitue une menace réelle pour la liberté de tout un chacun, une épée de Damoclès toujours prête à s’abattre sur qui met (ou pourrait mettre) un pied hors des clous. Et, surtout, aucune instruction judiciaire n’est ouverte : il s’agit là d’une pure affaire policière, aux ordres directs du parquet, sans aucun des contrepoids que les luttes ont au cours du temps arraché à l’arbitraire gouvernemental. Aucun juge pour tempérer les excès de zèle policiers, aucun accès au dossier pour les avocats, donc aucune possibilité de préparer la défense. On peut noter que l’emploi de ce type de procédure est d’ailleurs en permanente augmentation, quelque soit le degré de gravité des affaires.

Et c’est bien là que réside la nouveauté, qui distingue par exemple cette affaire des poursuites contre les dits « anarcho-autonomes » : pour ceux-ci, est ouverte une instruction judiciaire, certes abusivement confiée à l’anti-terrorisme, mais qui garantit au moins quelques droits à la défense. Pour les antifascistes radicaux, pas d’instruction, donc pas de droits, pas de possibilité d’organiser la défense - qui constitue pourtant officiellement un « droit de l’homme » que l’État dit reconnaître ; on est dans la pure opération policière de pression et d’intimidation ((menée par un service très récemment créé pour lutter contre les violences urbaines et les bandes organisées), hors de tout contrôle judiciaire - et pour rien, ou presque rien, donc qui peut tomber sur n’importe qui, ou presque.

Une pièce de plus dans la tendance lourde à réduire l’ordre public à la logique policière, justement synthétisée par la très calme organisation internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, comme « la justice court-circuitée » au nom de l’antiterrorisme. On mesure ici l’impact de la réorganisation des services de renseignements autour de la logique du contre-espionnage et de l’assimilation du militantisme à une activité terroriste et/ou mettant en cause la sécurité publique. La logique qui semble s’installer, c’est celle de zones d’exception, hors du droit, ou l’action de la police se rapproche de celle de l’armée : l’arbitraire de la force guerrière pure. Contrairement à ce qu’affirme « l’État de droit », il n’y a plus de distinction entre l’ordre intérieur et l’ordre extérieur, plus de frontières entre l’adversaire politique et l’ennemi vital : tout opposant est un ennemi à écraser par tous les moyens, la politique, toute politique, (re)devient clairement l’ennemi de la police. Réciproquement, n’est politique que l’ennemi de la police ; être avec ou contre la police, telle est la frontière ultime du champ politique - et notre camp est et reste celui des ennemis, des radicaux et des autonomes pour qui la haine du bleu marine n’a d’égale que celle du brassard orange. Nous savons depuis longtemps que, malgré les apparences plus ou moins libérales qu’elle se donne, la police est toujours et par essence notre ennemi ; qu’elle se détache de la « justice » si elle le juge bon : plus la police sera isolée, plus elle sera vulnérable, plus notre ennemi sera l’ennemi de tous. Répression et intimidation Les antifascistes dans la ligne de mire

Depuis le début du mois de septembre 2008, la mouvance antifasciste radicale de Paris fait l’objet de fortes pressions policières. Après les poursuites engagées contre la mouvance dite « anarchoautonome » et contre les opposants à la politique d’immigration actuelle, alors que les services de renseignement se restructurent sur la base du contre-espionnage et tendent à assimiler toute activité politique à une forme de terrorisme, cette répression n’est pas en elle-même étonnante. Elle prend pourtant des formes et une dimension nouvelles, qui ne laissent rien présager de bon pour le futur et démontrent que l’abandon des principes de la démocratie et des libertés individuelles ou collectives atteint un nouveau stade où Europe forteresse et démocratie blindée vont de pair.

Si l’État a pour l’instant réussi à écraser les revendications économiques sous le poids de la division syndicale et l’incurie des partis dits « d’opposition », il a en revanche du mal à contrôler des formes plus autonomes et plus directes de lutte politique. Sur le terrain des luttes de l’immigration, il doit faire face à une certaine radicalisation du mouvement, menant à plusieurs altercations avec la police, à la fermeture voire à la destruction de certains centres de rétention au printemps dernier. Dans le même temps, la lutte antifasciste radicale a connu en mai dernier deux succès consécutifs, empêchant coup sur coup une manifestation néo-fasciste en plein centre de la capitale et un meeting des Identitaires que les propriétaires de la salle louée pour l’occasion renonceront finalement à accueillir.

Ça fait beaucoup, ça fait trop pour les services policiers. En montant en épingle quelques incidents isolés, l’État et ses journalistes aux ordres créent le danger « anarcho- autonome », et envoient au trou quelques personnes sous prétexte de terrorisme prétexte aussi fumeux que les faits reprochés : transporter quelques grammes de produits pouvant servir à fabriquer des explosifs, utilisés en fait pour fabriquer des fumigènes. Eh oui, les fumigènes de la contestation doivent être achetés, c’est un produit de consommation comme un autre... Le 13 juin parait une circulaire du ministère de la « justice » demandant aux procureurs de transférer tous les faits qui pourraient impliquer ou se rapprocher des modes d’action « anarcho-autonomes » au parquet antiterroriste ; fin juin le Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est créée, réorganisant le renseignement policier en fusionnant les Renseignement généraux (RG) et la Direction de surveillance du territoire (DST) au profit de cette dernière, donnant un tour contreespionnage, antiterrorisme et activité de type secret défense à l’action policière en matière de politique intérieure. Les effets ne se font pas attendre...

ANTIFAS, VOS PAPIERS !

En septembre vient le tour des antifascistes radicaux, ou plutôt de ceux et celles que la police estime être des antifascistes radicaux. Car parmi les personnes interpellées, certaines le sont sur la base de présomptions aussi solides qu’être présentes dans le répertoire téléphonique d’un autre interpellé... Au début septembre, ce sont ainsi quatre personnes qui sont interrogées, dont trois placées en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36h, et deux perquisitions de domicile qui sont effectuées. Aucune mise en examen n’est prononcée, personne n’est déféré au parquet, en revanche au cours du mois de septembre et d’octobre les gardés à vue sont régulièrement convoqués au commissariat, histoire de maintenir la pression... Une enquête de moralité est lancée sur l’un d’entre eux, fonctionnaire, ainsi menacé d’être suspendu voire révoqué. Mercredi 8 octobre, une autre personne est convoquée, et placée en garde à vue dès son arrivée, pour une durée de 36h. Venu lui apporter des sandwichs histoire d’améliorer l’ordinaire, une de ses connaissances doit pour la peine subir un contrôle d’identité - les sandwichs, apparemment considérés comme des armes dangereuses, seront acceptés mais n’arriveront jamais jusqu’à l’engeôlée. Là encore, pas de mise en examen, pas de déferrement au parquet.

A l’heure actuelle, c’est encore le flou sur les suites de cette affaire - et ce flou semble volontairement entretenu par les services de police qui espèrent ainsi faire monter la pression sur l’antifascisme radical. Il faut dire que les faits officiellement reprochés aux interpellés sont mineurs : liés à l’interdiction du meeting des Identitaires, ils font état de tags, de bris de vitre et de messages de protestations envoyés à la salle, qui avait en conséquence porté plainte. De fait, des individus jugés pour de tels faits ne risqueraient que des peines légères, sans doute des amendes. Rien en tout cas qui pourrait suffire à expliquer le déploiement de force policier, en termes d’hommes et de moyens technologiques. Au moins une demi-douzaine d’officiers semblent suivre régulièrement cette affaire, et l’un des interpellés a même eu droit à la visite d’un commissaire divisionnaire... De même les outils techniques mis en oeuvre semble complètement disproportionnés : traçage internet (sur des messages envoyés depuis un cybercafé), géolocalisation par les bornes de téléphone portable (ou même repérage des moments où les téléphones sont éteints, érigés en présomption de culpabilité), exploitation des répertoires téléphoniques voire, selon les flics, prélèvement d’empreintes digitales et ADN dans des cabines téléphoniques et sur les lieux des délits ! Si vraiment le but était de retrouver des gens suspects de tag et de bris de vitres, on serait face à un gaspillage tellement absurde qu’on pourrait penser que la police a décidé de ruiner l’État...

Mais l’essentiel est évidemment ailleurs : les flics profitent d’une plainte mineure pour essayer non pas de résoudre « l’affaire », mais au contraire pour monter une affaire, obtenir un maximum de renseignements sur les individus susceptibles d’être proches ou sympathisants de l’antifascisme radical, et mettre la pression sur cette mouvance qui reste l’une des dernières poches d’activité politique autonome. La répression n’a d’ailleurs en elle-même rien de vraiment étonnant : en France comme ailleurs en Europe, la lutte antifasciste autonome a depuis plusieurs décennies fait l’objet de nombreuses poursuites, et il est évident qu’avec la montée en force d’un individu qui n’a pour tout projet politique que la loi du plus fort, de la matraque et de l’argent, la persistance d’une telle démarche politique ne peut qu’apparaître comme un défi.

POLITIQUE AUTONOME CONTRE ETAT POLICIER

En revanche, ce qui est nouveau et étonnant, ce sont les procédures utilisées. L’usage massif des technologies, déjà, dont cette affaire démontre que, loin d’être réservé au terrorisme ou au grand banditisme, il constitue une menace réelle pour la liberté de tout un chacun, une épée de Damoclès toujours prête à s’abattre sur qui met (ou pourrait mettre) un pied hors des clous. Et, surtout, aucune instruction judiciaire n’est ouverte : il s’agit là d’une pure affaire policière, aux ordres directs du parquet, sans aucun des contrepoids que les luttes ont au cours du temps arraché à l’arbitraire gouvernemental. Aucun juge pour tempérer les excès de zèle policiers, aucun accès au dossier pour les avocats, donc aucune possibilité de préparer la défense. On peut noter que l’emploi de ce type de procédure est d’ailleurs en permanente augmentation, quelque soit le degré de gravité des affaires.

Et c’est bien là que réside la nouveauté, qui distingue par exemple cette affaire des poursuites contre les dits « anarcho-autonomes » : pour ceux-ci, est ouverte une instruction judiciaire, certes abusivement confiée à l’anti-terrorisme, mais qui garantit au moins quelques droits à la défense. Pour les antifascistes radicaux, pas d’instruction, donc pas de droits, pas de possibilité d’organiser la défense - qui constitue pourtant officiellement un « droit de l’homme » que l’État dit reconnaître ; on est dans la pure opération policière de pression et d’intimidation ((menée par un service très récemment créé pour lutter contre les violences urbaines et les bandes organisées), hors de tout contrôle judiciaire - et pour rien, ou presque rien, donc qui peut tomber sur n’importe qui, ou presque.

Une pièce de plus dans la tendance lourde à réduire l’ordre public à la logique policière, justement synthétisée par la très calme organisation internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, comme « la justice court-circuitée » au nom de l’antiterrorisme. On mesure ici l’impact de la réorganisation des services de renseignements autour de la logique du contre-espionnage et de l’assimilation du militantisme à une activité terroriste et/ou mettant en cause la sécurité publique. La logique qui semble s’installer, c’est celle de zones d’exception, hors du droit, ou l’action de la police se rapproche de celle de l’armée : l’arbitraire de la force guerrière pure. Contrairement à ce qu’affirme « l’État de droit », il n’y a plus de distinction entre l’ordre intérieur et l’ordre extérieur, plus de frontières entre l’adversaire politique et l’ennemi vital : tout opposant est un ennemi à écraser par tous les moyens, la politique, toute politique, (re)devient clairement l’ennemi de la police. Réciproquement, n’est politique que l’ennemi de la police ; être avec ou contre la police, telle est la frontière ultime du champ politique - et notre camp est et reste celui des ennemis, des radicaux et des autonomes pour qui la haine du bleu marine n’a d’égale que celle du brassard orange. Nous savons depuis longtemps que, malgré les apparences plus ou moins libérales qu’elle se donne, la police est toujours et par essence notre ennemi ; qu’elle se détache de la « justice » si elle le juge bon : plus la police sera isolée, plus elle sera vulnérable, plus notre ennemi sera l’ennemi de tous.

Alf

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1638

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préc.

impr.

augm.

dimin.

env.

suiv.

C’est un paradoxe que la nation qui a tant fait pour intégrer les droits de l’homme dans ses documents fondateurs se soit toujours opposé à la mise en place d’un cadre international pour protéger ces mêmes principes et valeurs.

Amnesty International - "United States of America - Rights for All" Oct. 1998

#102

DIVERS
Ils sont le visage de la contestation des années 2000. Jeudi Noir, Déboulonneurs, Brigade activiste des clowns, Désobéissants, Anonymous... au-delà des formes traditionnelles que sont la grève ou la manifestation, une nouvelle génération de militants est apparue dans l’espace médiatique et agite régulièrement le cours de l’actualité. Chez eux, pas de chef, pas de violence, pas de longs discours théoriques, mais un goût prononcé pour l’humour et les mises en scènes (...) Lire la suite »


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AGENDA
mar 09/02 LYON Conf-Débat "Détournement de l’Holocauste à des fins politiques" avec Hajo G. Meyer & Walid Atallah, organisée par UJFP & IJAN
mer 10/02 ALBI Conf-débat "L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat : l’irruption de la morale sexuelle", animée par Nathalie Lutaud, organisée par la Libre pensée du Tarn,
mer 10/02 Nantes Café-débat "Pour ou contre les quotas ethniques ?" au café Malakoff, par Europe Ecologie
ven 12/02 PANTIN Rencontre-débat « Action artistique & Éducation populaire : de nouvelles formes s’inventent ? »
ven 12/02 PARIS Repas de Solidarité aux Déboulonneurs
sam 13/02 PARIS Malaise dans la justice, Les mauvais jours finiront-ils ? Journée d’études Sciences Po Paris
sam 13/02 PARIS Repas/Débat DROIT AU RETOUR DES REFUGIES PALESTINIENS
lun 15/02 BRUXELLES Un gala pour Haïti avec Toots Thielemans, Marie Daulne, Helmut Lotti et bien d’autres, organisé par OXFAM
mer 17/02 Bordeaux Guerre d’Espagne - ciné-débat "La Retirada" racontée par ceux qui l’ont vécue - projection de "Petite rue de Saintonge" en présence de la réalisatrice
ven 19/02 Saint-Denis De Tarnac à Montreuil : l’Etat en spectacle- Les pieds dedans
sam 06/03 PARIS MANIFESTATION NATIONALE POUR LA REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES SANS-PAPIERS !
sam 06/03 LIEGE MANIFESTATION pour l’Abolition de la Viande
mer 24/03 PAU Conf-Débat de Maurice LEMOINE, journaliste au Monde Diplomatique, à Université de Pau
jeu 25/03 PAU Colloque universitaire international "Le Bolivarisme, de Simon Bolivar à Hugo Chavez"
lun 05/04 PERPIGNAN ***ANNULEE*** Exposition Cub@rT avec Antonio Guerrero, Liborio Noval et Milton Bernal
jeu 15/04 Montpellier-Palavas-les-Flots Concerts de soutien aux victimes de l’Agent Orange
Nos lecteurs proposent
Cuba : L’agent “Chris” Sabatini propose d’augmenter l’ingérence
AFIN de commenter et de promouvoir les agressions de l'Agence des États-Unis pour le développement international, (USAID) contre Cuba, la revue Foreign Policy s'est trouvé, pour sa plus récente (...)
Jean-Guy ALLARD
 
Sondage : Etes-vous FAVORABLE à la NATIONALISATION des BANQUES sauvées par l’Etat ?
Elles ont joué, elles ont perdu. Sauvées par l'argent de l'état (donc du contribuable, donc de leurs propres clients). http://www.lepost.fr/sond age/2010/0...
Il fallait le dire
 
La vengeance d’Allah
L'initiateur "anti minarets"… s'est converti à l'islam. Le politicien suisse Daniel streich, qui devint célèbre en raison de son opposition à la construction des minarets dans les mosquées (...)
Morte de rire
 
pressions et oppressions / sur campus
CE MERCREDI 10 FEVRIER 2010 A 18H30 C'EST « L'HEURE DE L'METTRE » Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6 En direct et en archives sur www.campuslille.com « En aucun cas nous ne devons nous fourvoyer (...)
hdm
 
Haïti : les péchés d’Haïti par Eduardo Galeano
Un texte d'Eduardo Galeano paru sur Servindi le 20 janvier dernier, mais qui date de 1996. Galeano revient dans ce texte sur l'histoire d'Haïti. Ou comment l'Occident a construit la malédiction (...)
Eduardo GALEANO
 
L’aliénation linguistique (suite)
Les problèmes culturels ne sont pas secondaires par rapport aux problèmes politiques ou économiques. Tout se tient et les langues, les moyens de communication de masse sont des armes ou des (...)
Bernard GENSANE
2 commentaires 
Eric WOERTH, le classisme et le "politiquement correct".
Eric WOERTH, le classisme et le "politiquement correct". Eric WOERTH vient coup sur coup défendre publiquement les hauts revenus de Proglio et le démantèlement du statut de la fonction publique (...)
Christian DELARUE
1 commentaire 
Jeff Knaebel, un homme libre
En ce début d'année, un ami entrepreneur en Inde du Nord nous informait que Jeff Knaebel, un homme qui tente de réveiller les consciences en diffusant la leçon de Gandhi, était menacé de prison. (...)
Eva Cantavenera
 
Bolivie : les États-Unis terre d’asile des terroristes réactionnaires
Les États-Unis continuent de donner refuge à des fugitifs boliviens malgré leur politique "antiterroriste". Un leader de l'opposition bolivienne, accusé d'avoir des liens avec une groupe (...)
Primitivi
 
Le Monde Diplomatique (février 2010)
Dans sa livraison de février 2010, Le Monde Diplomatique (Serge Halimi) revient sur le « consensus de Pékin » : Paraphrasant une formule célèbre de Mao Zedong du 1er octobre 1949, le président Hu (...)
Bernard Gensane
 
Equateur : Correa met en danger son initiative pour protéger la biodiversité
Le 30 janvier, 2010. - Le fractionnement gouvernemental n'a pas engendré d'opposition de la part de la droite, ni des groupes de la gauche radicale, le président Rafael Correa l'a fait lui-même (...)
Primitivi
 
Chiapas : Expulsions violentes de communautés zapatistes
La guerre de basse intensité s´intensifie, après l´expulsion de la communauté San Pedro, Base d´appui Zapatiste, deux nouvelles communautés ont été victimes d´expulsion violente, par le (...)
Espoir Chiapas
 
Mexique : des escadrons de la mort à Ciudad Juárez
L'ONG mexicaine "Frente Nacional Contra la Represión" indique que : “Des escadrons de la mort agissent à Ciudad Juárez”. Le porte-parole du Front National Contre la Répression, Carlos (...)
Primitivi
 
Projet citoyen et politique pour les élections régionales en Île-de-France
Île-de-France – Décroissance ! Projet citoyen et politique pour les élections régionales en Île-de-France Dans le cadre des élections régionales, nous proposons une série d'uto-pistes (...)
Île-de-France – Décroissance !
 
Honduras : discours de la résistance pour le départ de Zelaya en exil
Le mercredi 27 janvier fut un jour historique pour le Honduras. Le même jour le nouveau président Pepe Lobo entrait en fonction mais les élections qui l'ont placé à la tête du pays ont enregistré (...)
Primitivi
 
Rencontre des Progressistes d’Amérique latine et d’Europe, Paris, les 29, 30 et 31 janvier 2010
Siège du Parti communiste français, Espace Niemeyer Communiqué du PCF La Rencontre des progressistes d'Amérique latine et d'Europe qui s'est tenue à Paris, à l'invitation du Parti communiste (...)
Communiqué PCF
 
VU SUR LE WEB
« Il n'y a eu aucun changement sur les réformes »
Bastien Cazals est l'invité du Midi Libre lundi 8 février 2010 "Toujours là, toujours dans la lutte. Plus d'un an après sa mise en lumière. Mêmes convictions, même envie de faire bouger et avancer l'école. La tignasse à peine un peu plus fournie, les mêmes cigarettes roulées, le même combi (...)
une ecole pour victor et hugo
Marché du travail pour immigrés
Qu'est-ce donc un immigré aux yeux des dirigeants du pays d'accueil ?, s'interroge le sociologue Abdelmalek Sayad dans une étude consacrée à l'immigration algérienne en France. « Un immigré, c'est essentiellement une force de travail, et une force de travail provisoire, temporaire, en transit. (...)
Le Plan B
Bolivie : Nationalisation des chemins de fer pour 2010
La Bolivie annonce une nationalisation de chemins de fer pour cette année. Cette action compléterait la nationalisation d'autres entreprises dans les secteurs de l'exploitation des ressources naturelles et des télécommunications ainsi que la production d'énergie électrique qui permet de (...)
Primitivi
2ème séance du cycle de formation sur le livre 60 Questions - 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale !
Pour aborder facilement la thématique de la dette, le CADTM organise à Liège et à Bruxelles un cycle de formation sur le livre 60 Questions-60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale. Le cycle comportera 4 séances : (4 samedis de 9h45-16h) L'intitulé des différentes questions peut (...)
CADTM
Au Medef, c’est la lutte finale
Laurence Parisot est de plus en plus contestée au sein du patronat. Au point d'organiser une tournée d'interrogatoires au siège du Medef à cause de la démission de l'un de ses directeurs adjoints. en lire plus
Les mots ont un sens
L'Equateur dans l'ALBA*
*Alliance Bolivarienne pour l'Amérique 1 L'historien Plutarque a écrit sur les Vies parallèles pour démontrer qu'il y a des coïncidences entres des personnages historiques distincts. Il faudrait un autre Plutarque pour narrer les ressemblances entre les pays de Notre Amérique : des histoires (...)
Luis Britto Garcia en frances
Le magistrat Marc Bourragué ne garnira pas son compte en banque à mes dépens
Tout commence par la publication sur plumedepresse, le 13 novembre 2007, d'un billet intitulé Yvan Colonna déjà condamné ? Nous y mettions nommément en cause l'un des magistrats choisis pour faire partie de la Cour d'assises spéciale chargée de juger l'assassin présumé du préfet de Corse Claude (...)
Plume de presse
Trader de vent
On sera sauvés par où on a péché : alors que le marché détruit la planète, comment la préserver ? Par plus de marché !
Fakir
A Gaza, des enfants traumatisés et hantés par des cauchemars
Mona al-Samouni, 12 ans, est déprimée et revit dans ses cauchemars le jour - il y a un peu plus d'un an - où elle a vu ses parents et un certain nombre de ses proches se faire tuer par des soldats israéliens dans leur maison de Zeitoun, au sud-est de Gaza-ville. Comme beaucoup d'autres enfants (...)
Info-Palestine
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)
19 h à la brasserie Le Mansard, Place Martin Luther King, Encagnagne, 13100 Aix en Provence - 110. l'agenda militant / AIX EN PROVENCE
Mille Babords
Copenhague, et après ?
Le collectif national Urgence Climatique, Justice Sociale organisait, ce samedi 6 février, une rencontre nationale pour avancer dans la construction d'un "mouvement citoyen" autour des questions de justice climatique. Mouvements en publie le texte de cadrage. Leur échec n'est pas le nôtre. Les (...)
Mouvements
Le bolivarisme : du Libertador à Hugo Chavez
COLLOQUE INTERNATIONAL Le bolivarisme : du Libertador à Hugo Chavez 25-26 mars 2010 UNIVERSITE DE PAU Laboratoire de recherches Arc Atlantique Avenue de l’Université, Pau (amphithéâtre de la présidence) http://www.culturamerica. fr/ Partenariats Universidad de América latina y el (...)
Memoire des luttes