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Mohamed BELAALI

Crimes ordinaires de l’État français
Mohamed BELAALI
« Mon cœur abrite toute la tristesse d'une vie entière Mais si j'me laisse faire , c'est un aller direct au cimetière » MANU KEY, Karl et Yezy L’Escroc : « Dans nos têtes et dans nos coeurs » Ali Ziri 69 ans, Mohamed Boukrourou 41 ans, Abou Bakari Tandia 38ans, Pascal Taïs 32 ans, Abdelkarim Aouad 30 ans, Wissam El-Yamni, 30 ans, Mohammed Saoud 26 ans, Abdelilah El Jabri 25 ans, Malik Oussekin 22 ans, Hakim Ajimi 22 ans, Zied et Bouna 17 et 15 ans … La liste des hommes morts dans les commissariats, ou lors des interpellations policières est longue, trop longue. Et il ne s'agit là que de quelques noms des victimes connues et répertoriées. D'autres morts viendront, hélas s'ajouter à cette interminable liste macabre. Car la police n'est qu'un instrument parmi tant d'autres que la bourgeoisie utilise (...) Lire la suite »
 
La propagande anti-syrienne n’a d’égale que le silence sur les révoltes populaires au Yémen, à Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Maroc...
L’impérialisme est l’ennemi des peuples : le cas de la Syrie
Mohamed BELAALI

L’impérialisme américain et son caniche européen cherchent par tous les moyens à déstabiliser la Syrie pour mieux l’asservir. Après la Libye, c’est le tour de la Syrie. L’impérialisme avait déjà, dans un passé récent, détruit la Yougoslavie, envahi l’Afghanistan, ravagé l’Irak et ruiné la Côte d’Ivoire. Destructions, massacres, génocides et violence extrême sont ses caractéristiques essentielles. Poussé par la recherche effrénée du profit, l’impérialisme en tant qu’instrument du pouvoir de la bourgeoisie, tente de soumettre tous les peuples de la planète. Esclavage, colonialisme, néocolonialisme etc., son histoire n’est, en dernière analyse, que pillage, par la violence et la cruauté, des richesses des peuples. Vouloir installer en Syrie par la force un gouvernement à sa botte, l’impérialisme ne fait que perpétuer cette logique hégémonique et despotique. L’impérialisme est toujours et partout l’ennemi des peuples.

Dès ses origines, le parti Baath éprouvait une aversion profonde pour le marxisme et la lutte des classes qui, selon ses fondateurs, étaient étrangers aux valeurs de la nation arabe. Le communisme à leurs yeux était par essence internationaliste, incompatible avec l'union des peuples arabes. Leur foi mythique dans cette « nation arabe » et dans « le socialisme arabe » a fait du Baath, en dernière analyse, un parti plutôt nationaliste au service des intérêts de la bourgeoisie et de la classe moyenne syrienne. En 1963, lors du sixième Congrès National, l'aile gauche du parti avait adopté des résolutions réellement progressistes. Il faut préciser que les militants qui animent cette tendance radicale du Baath ont des origines sociales populaires contrairement à la vieille garde dont les dirigeants (...) Lire la suite »
 
Socrates Brasileiro
Mohamed BELAALI

Socrates Brasileiro Sampaio de Sousa Vieira de Oliveira vient de nous quitter à l’âge de 58 ans. Socrates était un talentueux et élégant joueur de football. Il était également médecin diplômé de la prestigieuse faculté de San Paulo. Mais il était avant tout un militant. Jusqu’à sa mort, il n’a jamais renié ses convictions progressistes. Il a toujours dénoncé le « foot-business » et l’utilisation par la classe dominante de ce sport populaire pour servir ses intérêts économiques et idéologiques.

Contrairement à la plupart des footballeurs brésiliens, Socrates n'a pas courbé l'échine face à la dictature militaire (1964-1985) qui sévissait au Brésil. Bien au contraire, en utilisant son talent de grand joueur, il a fondé au sein de son équipe Corinthians de San Paolo la « Démocratie Corinthiane ». Ce système qui permettait aux joueurs de prendre totalement en charge le destin de leur club, était une expérience audacieuse comparativement à la gestion en vigueur dans tous les autres clubs du monde basée uniquement et strictement sur la réalisation du profit. C'était également une manière de dénoncer le contrôle et la mainmise de la dictature non seulement sur le football, sport populaire par excellence au Brésil, mais aussi sur tout un peuple. Ce fait unique dans l'histoire récente du football, dominée (...) Lire la suite »
 
Yémen : la révolution continue
Mohamed BELAALI

Le mercredi 23 novembre 2011, Ali Abdallah Saleh a signé « l’accord de transfert de pouvoir » à Riyad en présence du Roi d’Arabie Saoudite. Cet accord, élaboré par le Conseil de Coopération du Golf (CCG), prévoit la passation du pouvoir à son vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi. Durant une période transitoire de trois mois, Ali Abdallah Saleh restera président « à titre honorifique ». Ce plan prévoit également et surtout l’immunité du despote et de ses proches. Les révolutionnaires du Yémen rejettent cet arrangement. Ils luttent non seulement pour renvoyer Ali Abdallah Saleh à la poubelle de l’histoire, à côté de Ben Ali et de Moubarak, mais aussi afin qu’il soit jugé pour les innombrables crimes qu’il a commis contre des manifestants pacifiques. Au Yémen, la révolution continue.

Les États-Unis ont applaudi l'accord et « félicitent le gouvernement yéménite et l'opposition de s'être mis d'accord pour une transition pacifique et ordonnée du pouvoir », a déclaré Mark Toner, porte- parole du département d'État. Le plan a été salué également par Ban Ki-moon et Catherine Ashton. En revanche, le peuple du Yémen, lui, est sorti massivement dès le jeudi 24 novembre dans tout le pays pour dire non à cet « accord » préparé par le CCG dominé par l'Arabie Saoudite, fer de lance de la contre-révolution dans le monde arabe. Rien que pour cette journée, cinq manifestants sont tombés sous les balles des hommes d'Ali Saleh et viennent ainsi s'ajouter à l'interminable liste des martyrs de la révolution. Les jeunes révolutionnaires exigent la traduction devant la justice du dictateur et de ses hommes : « (...) Lire la suite »
 
Despotisme et mépris des peuples
Mohamed BELAALI

La droite et la social-démocratie, porte-parole du capital, sont déterminées à imposer à leurs peuples les différents plans d’austérité. En Grèce, même l’extrême droite est appelée à la rescousse ! Les gouvernements qui n’exécutent pas avec zèle et brutalité les décisions des marchés financiers sont promptement et impitoyablement remplacés. La dictature du capital opère désormais au grand jour. Les peuples européens, les uns après les autres, sont ainsi appauvris, humiliés et méprisés par une horde de spéculateurs sans foi ni loi.

Sarkozy et Merkel « convoquent » le premier ministre grec, « socialiste », à Cannes avant le sommet du G20 pour avoir songé un moment à consulter son peuple. Et pour le punir de cette étrange idée, on l'a sommé de démissionner et de former dans les plus brefs délais un gouvernement avec la droite. C'est exactement ce qu'il a fait. Et dès le 11 novembre, le nouveau gouvernement grec, dirigé par Lucas Papademos ancien vice-président de la BCE, était prêt pour appliquer les ordres des marchés financiers. Il est composé du Pasok (« socialistes »), de la Nouvelle Démocratie (principal parti de droite) et du Laos (extrême droite). Tout va très vite. Il y a trop de milliards en jeu. Aujourd'hui on fait appel à l'extrême droite pour accélérer l'exécution des plans d'austérité. Demain on fera peut-être appel à (...) Lire la suite »
 
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