« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
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Koldo Campos Sagaseta

Norvège, Somalie...
Télescopage de dépêches… (Rebelion)
Koldo Campos Sagaseta
Plus d’un demi-million d’enfants vont mourir de faim, en Somalie, ces jours-ci. Pendant que la Police invite la population à rester dans ses foyers et à ne pas sortir dans les rues, au cours d’une conférence de presse donnée aux premières heures de la matinée, le Premier Ministre affichait sa consternation suite à la tragédie, « la pire tragédie de l’histoire de notre pays ». Le Premier ministre a qualifié la situation de « très grave » et a convoqué son ministre de la Défense et celui des Affaires Étrangères pour une réunion du Comité d’Urgence. Des forces de sécurité attentives à tout mouvement suspect ont interdit l’accès à certaines rues du centre de la Capitale en même temps que des détachements des Forces Armées participent au contrôle de la situation et que plusieurs hélicoptères militaires survolent la zone. (...) Lire la suite »
 
Encore une fosse commune en Espagne
« Une si placide existence » (Rebelion)
Koldo Campos Sagaseta
De ces temps passés, si lointains et si proches pourtant, que Mayor Oreja (1) nous a définis comme ces temps d’« une si placide existence », viennent de resurgir 59 nouveaux cadavres, dans les environs de Burgos, entassés au fond d’une longue tranchée et recouverts de chaux vive, — encore cette chaux vive et son acharnement à effacer les empreintes du crime —, 59 cadavres qui réclament avec insistance leur identification et qui exigent justice. Parmi les assassinés, des cheminots en majorité, des jeunes et des vieux, des syndicalistes, des républicains… et même un homme d’Église, un prêtre franciscain, probablement Emiliano Revilla Vallajera, curé engagé au nom de l’Évangile et auprès de son peuple, arrêté par les phalangistes (les franquistes), le 29 juillet 1936, et conduit à la prison de Burgos, puis (...) Lire la suite »
 
Tsunami de merde (InSurGente)
Koldo Campos Sagaseta
Une fois encore la guerre est dite humanitaire pour qu’au nom de la paix et de la vie une bande de canailles avec permis de tuer fassent main basse sur la juteuse affaire du pétrole de Libye. « Le monde ne pouvait pas assister impassible », affirme Obama ; « Nous ne pouvions pas continuer à rester plus longtemps les bras croisés », lui fait écho Zapatero ; « Kadhafi doit partir », décide Cameron. Et à l’unisson, les grands médias de l’affabulation qui tout en condamnant la violence fêtent, tout émoustillés, l’avant-dernière infamie. « La France frappe la première », applaudit Le Figaro ; « Paris et Londres assurent que les opérations n’ont tué aucun civil », confirme Público ; « Les avions de chasse espagnols sont prêts à intervenir », annonce El Mundo. Et, derrière, se pressent les syndicalistes, les (...) Lire la suite »
 
L’amnésie
Koldo Campos Sagaseta
Il y a des gens qui pensent que l’amnésie est une maladie mentale, une grave affection causée par des lésions pathologiques ou par la sénilité et qui provoque la perte de mémoire. Or le jugement des gens s’avère aussi inexact que le dictionnaire est erroné. L’amnésie — et toute personne qui en bénéficie me donnera entièrement raison — est un des plus grands bienfaits dont nous disposons, nous, les humains. Grâce à elle, les crimes les plus répugnants sont confinés au silence, bien protégés de la rumeur populaire dans des archives officielles pour que les assassins puissent blanchir leurs noirs dossiers et pour que la société puisse continuer d’applaudir leurs vertueuses carrières, car l’amnésie se chargera de transformer le voleur en honnête citoyen, la canaille en bienfaiteur, le pécheur en saint homme et (...) Lire la suite »
 
Javier Solana Magne IV et Charles Quint
Koldo Campos Sagaseta

Qui aurait pu prédire à Javier Solana, quand il manifestait son idéal pacifiste sur les campus universitaires, avec sa longue écharpe rouge flottant au vent, sa barbe de contestataire et sa tenue soixante-huitarde composée de l’inévitable veste en velours côtelé avec garnitures en cuir aux coudes et son jean préalablement bien délavé, qu’après avoir été appelé Magne IV il serait également honoré au nom de Charles Quint ?

On disait même, en ces temps-là, que Javier Solana, tout naturellement, éprouvait certaines démangeaisons d’écrivain et concrétisait ses velléités littéraires sous forme de poèmes bien sentis dégoulinants d’humanisme et d’amour de la paix. Lorsqu’il n’écrivait pas, il dissertait au milieu d’un auditoire d’étudiants (d’étudiantes, le plus souvent) sur l’impérialisme yankee, le génocide que les marines U. S. perpétraient au Vietnam et le radieux avenir socialiste qui nous attendait dès que lui et ses amis arriveraient au pouvoir. Ses amis et lui n’avaient besoin que de la confiance des électeurs et d’un peu de temps pour mettre en application leurs manifestes et leurs idéaux. Et, du temps, ils en eurent : dix ans, toute une décennie, consacrés à cette unique tâche : piétiner avec acharnement leurs promesses et (...) Lire la suite »
 
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