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Jean-Pierre DUBOIS

Les USA n’ayant pas ratifié le traité de Rome qui institue la Cour pénale internationale, leurs ressortissants ne seront pas poursuivis pour leurs crimes.
De l’agent orange à l’uranium appauvri
Jean-Pierre DUBOIS

En Occident, les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité (avérées ou non) sont réservées à l’ennemi du moment, celui contre lequel nos gouvernements s’apprêtent à déchaîner le feu de leurs armées.

Mais que penser des dirigeants des Etats-Unis ?

L’AGENT ORANGE C’est en 1962 que John F. Kennedy déclenche l'opération Ranch Hand, une guerre chimique contre la population du Vietnam qui consiste à répandre sur les forêts et les récoltes des millions de litres de défoliant : l´agent orange. [1] Fabriqué par Mosanto, l'agent orange - qui contient de la dioxine - est responsable du développement de maladies chez les personnes exposées, notamment de plusieurs sortes de cancers. En outre, la stabilité de la dioxine fait qu’elle continue d’agir bien après son épandage provoquant des malformations à la naissance d’enfants dont les parents ont été contaminés : cécité, diabète, troubles mentaux, déficits moteurs et intellectuels, malformations diverses. Vietnam : Epandage de l'agent orange Trente ans après la fin des hostilités, environ 60.000 adultes et plus (...) Lire la suite »
 
Il est difficile d’imaginer le mépris dans lequel la Chine était tenue au début du XXème siècle.
Janvier 2012 : centenaire de la Première république chinoise
Jean-Pierre DUBOIS

Il y a un siècle, le 1er janvier 1912, Sun Yat-Sen, un des fondateurs du Kuomintang [1], proclamait officiellement la République de Chine.

Quelques semaines auparavant, le 10 octobre 1911, une révolte avait provoqué la chute du système impérial chinois vieux de deux millénaires.

Un gouvernement provisoire républicain s’était constitué et Sun Yat-Sen en avait été élu président.

Mais la jeune République chinoise doit faire face à une menace d’intervention des puissances occidentales - qui souhaiteraient restaurer l'empire et conserver leurs concessions - et aux intrigues de Yuan Shikai, chef de la puissante armée du Nord. En 1915, ce dernier parvient par un coup d’Etat à instaurer sa dictature personnelle. Sun Yat-Sen doit se réfugier au Japon. C’en était fini de cette première République de Chine. Une grande période d'instabilité allait suivre. Le drapeau de la République de Chine (1912) Cinq bandes pour cinq peuples (han, mandchou, mongol, hui et tibétain) A propos de la révolution chinoise de 1911, Domenico Lodurdo rappelle qu’elle a d’abord été « l’affirmation d’une identité nationale face à l’impérialisme occidental ».[2] Il ajoute : « Alors que la Chine […] s’impose (...) Lire la suite »
 
13 décembre 1937 : Massacre de Nankin
La Chine et la Seconde guerre mondiale
Jean-Pierre DUBOIS

Bien que la Seconde guerre mondiale ait impliqué de très nombreux pays, les Européens ne retiennent généralement de ce conflit que les évènements et les dates qui ont marqué leur continent.

Ainsi, pour nombre d’entre eux, la guerre ne commence que le 1er septembre 1939 avec l’invasion de la Pologne pour se terminer le 8 mai 1945, date de la capitulation des armées nazies.

Ils n'ignorent pas toutefois qu’il y ait eu une guerre dans le Pacifique et que le Japon n’a capitulé que le 2 septembre 1945 après l’anéantissement de 200.000 êtres humains à Hiroshima et Nagasaki - cobayes des expériences nucléaires des Etats-Unis. Mais que sait-on de l’invasion de la Chine par le Japon dès 1937 ? Que sait-on de son effort militaire ? Que sait-on du nombre de victimes chinoises, le plus important après l'Union soviétique ? C'est pourtant en Chine, le 7 juillet 1937, que la Seconde guerre mondiale a commencé. L'EXPANSIONNISME JAPONAIS Pour comprendre le contexte, il faut savoir que la Chine était entrée dans la Première guerre mondiale aux côtés des pays de l’Entente (France, Grande-Bretagne,...) avec la promesse qu’elle récupèrerait les parties de son territoire (les concessions) (...) Lire la suite »
 
Trois intellectuels américains jugent la « démocratie réellement existante » dans leur pays.
La démocratie américaine : Une coquille vide
Jean-Pierre DUBOIS

« La convention qui rédigea la Constitution des Etats-Unis était composée de 55 membres. Une majorité d’entre eux étaient des avocats - pas un seul fermier, ouvrier ou paysan. 40 possédaient du Revolutionary Scrip [monnaie émise pour contrer la monnaie coloniale]. 14 étaient des spéculateurs de terrains. 24 étaient des prêteurs. 11 étaient des marchands. 15 possédaient des esclaves. Ils ont crée une Constitution qui protège les droits de propriété, pas les droits de l’homme ».

Senateur Richard Pettigrew. (In : « 200 CITATIONS POUR COMPRENDRE LE MONDE passé, présent et à venir ». Viktor Dedaj, Maxime Vivas. Editions la Brochure).

LGS

DOUG MORRIS [1] Aux États-Unis, « la notion de démocratie se résume à l’aspect le plus élémentaire, le plus rudimentaire et la forme la moins développée de la démocratie : la démocratie électorale [...] forme de compétition limitée à deux grands partis financés par l’élite fortunée et les milieux d’affaires ». Il arrive que l’intérêt du public se réveille lorsqu’on lui présente les hyper-spectacles des campagnes électorales, ou lorsqu’il est soumis à la répétition incessante de slogans creux qui parlent d’« espoir », de « changement ». Mais, « le résultat final est que pratiquement rien ne change en ce qui concerne les besoins ou les préoccupations de la population, ou l’approfondissement de la démocratie ». Dans les « démocraties électorales, les électeurs votent tous les deux ou quatre ans et n’ont pratiquement aucune (...) Lire la suite »
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Pour gouverner, il faut avoir Manteaux ou rubans en sautoir. Nous en tissons pour vous grands de la terre Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre...
Novembre 1831 : Les Trois glorieuses prolétariennes
Jean-Pierre DUBOIS

Les Trois glorieuses de juillet 1830 avaient marqué la victoire de la bourgeoisie sur la monarchie absolue : institution d’un « roi des Français » et du drapeau tricolore, triomphe de la propriété mobilière et arrivée au pouvoir du banquier Laffitte. Autant de « conquêtes » qui ne concernaient en rien le peuple lequel avait pourtant prêté généreusement son concours aux évènements. Mais, à Lyon, seize mois plus tard et durant trois journées, survient une tout autre révolution : l’insurrection des ouvriers de la soierie - les canuts. Ce sont les Trois glorieuses prolétariennes.

Ce soulèvement « constitue un tournant dans l’histoire de la classe ouvrière, non seulement en France, mais dans le monde entier ». C’est la première grande bataille ouvrière. UNE EXPLOITATION FEROCE Les 400 négociants de la soie imposent aux 30.000 compagnons et chefs d’atelier tisserands des conditions de travail et de rémunération sordides. Les journées de travail durent quinze heures, parfois plus. Pour diminuer les salaires, les fabricants prétextent la concurrence étrangère. De plus, les canuts et leur famille vivent le plus souvent dans des réduits étroits et insalubres où la tuberculose fait des ravages. Pour Auguste Blanqui, « le devoir du travailleur lyonnais, l’homme-machine, c’est de pleurer de faim, en créant jour et nuit, pour les plaisirs du riche, des tissus d’or, de soie et de larmes (...) Lire la suite »
 
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