Si l’Amérique ne réussit pas à assurer la paix au Moyen Orient, faut-il que les Russes prennent le relais ? Ils ont une longue histoire avec la région et ne sont pas handicapés par un lobby israélien.
Comme pour toutes les guerres, les sombres histoires secrètes du conflit irakien s’écoulent de ce paysage de désolation comme les eaux sales du Tigre. Un flot incessant.
Robert Fisk a la réputation bien méritée d’être un des correspondants étrangers les plus honnêtes et pugnaces parmi les medias britanniques. Il a travaillé en Irlande du Nord où il révéla la présence des SAS (forces spéciales - NDT) au milieu des années 70, ainsi qu’en Bosnie, Palestine, Irak et Liban. C’est ici, comme témoin au lendemain du massacre de 2000 réfugiés palestiniens organisé par Israël à Sabra et Chatila que son journalisme prit sa forme actuelle : coléreux, passionné, et comme il le dit lui-même « partial du côté des victimes » - un style de journalisme qui, malheureusement, n’est pas très répandu dans la profession. Au milieu des flots de mensonges et propagande émis par les médias au sujet de la politique Britannique et Etats-unienne au Moyen Orient, les écrits de Fisk constituent une bouffée d’air frais - même si la réalité sordide qu’il décrit n’en fait pas une lecture agréable.
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