« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
RSS Syndication Twitter FACEBOOK MA TUER FeedBurner Google Reader Wikio

Emrah KAYNAK

Je rêve d’un monde
Emrah KAYNAK
Je rêve d’un monde où la note de Moody’s sera dégradé par Standard Poor’s et vice et versa ; Je rêve d’un monde où une coalition africaine et sud-américaine libérerait le peuple étasunien de son asservissement à la bêtise, de son aliénation à l’argent ; Je rêve d’un monde où le peuple élu serait déchu de son impunité ; Je rêve d’un monde où la presse parlerait plus de politique que des hommes politiques, plus des hommes politiques que de leurs épouses ; Je rêve d’un monde où Dieu se souviendra qu’il a créé l’Afrique ; Je rêve d’un monde où l’ONU et l’OTAN seront poursuivies pour crime de guerre ; Je rêve d’un monde où Cuba serait aidé par tous les pays du monde pour service rendu à l’humanité ; Je rêve d’un monde où le producteur ne sera pas un sous-produit de la société ; Je rêve d’un monde où chacun sera jugé pour (...) Lire la suite »
 
La dérive national-capitaliste en Europe
Emrah KAYNAK

Les partis d’extrême droite gagnent, avec la complicité des partis traditionnels, en respectabilité. Sous couvert de populisme, un processus de normalisation de l’extrême droite est engagé. Y a-t-il une différence de nature ou une simple différence d’ordre tactique entre les partis d’extrême droite et les partis populistes ?

Le terme de populisme qui s’est imposé dans le discours politique contemporain se caractérise par son approximation sémantique. Il est employé dans des circonstances complètement opposées. Il faut bien faire le départ. D’une part, cette qualification peut être utilisée par l’establishment pour manifester son mépris envers les classes défavorisées qui menacent l’équilibre politique usuel et discréditer leurs dirigeants. Hugo Chavez est qualifié très souvent de leader populiste. L’assise du mouvement bolivarien est de fait populaire : Chavez représente l’intérêt des masses populaires au préjudice des élites oligarchiques qui œuvrent contre les intérêts nationaux. D’autre part, on utilise le terme de populisme pour désigner les mouvements d’extrême droite qui essaiment un peu partout en Europe (UDC en Suisse, FN (...) Lire la suite »
 
Le mythe de la transformation individuelle
Emrah KAYNAK
Peut-on se changer soi sans changer le monde ? « Vouloir corriger les défauts du caractère d’un homme par des sermons de morale n’est pas moins chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots ». Arthur Schopenhauer De Zénon à Epicure, du christianisme au bouddhisme, il n’est pas d’école éthique qui ne développe un art de vie prescriptif pour faire face à l’adversité du monde. Peut-on croire après Marx et Freud qu’il est possible de sculpter sa personnalité à sa guise par un effort d’autogouvernement indépendant du monde extérieur ? Karx Marx s’est attelé à dévoiler la relation combinatoire entre le collectif et l’individuel, l’économique et l’idéologique, les structures sociales et les structures psychiques. Le marxisme tisse des liens de causalité multilatéraux entre des faits apparemment épars qui (...) Lire la suite »
10 
 
La théorie de la « théorie du complot »
Emrah KAYNAK

Une grande part des débats relatifs à l’annonce de la mort de Ben Laden est consacrée à disqualifier la réflexion critique en l’assimilant à des délires paranoïaques. Celui qui fait état de suspicion envers les diverses versions officielles est aussitôt affublé du terme peu élogieux de conspirationniste. Les médias institutionnels se rangent de façon acritique du côté du pouvoir et tentent avec acharnement de rendre cohérent l’incohérent.

Le concept « théorie du complot » est utilisé de façon abusive et systématique pour discréditer la moindre interrogation rationnelle. Les contours indéfinis de cette notion-cadre permettent d’englober sans distinction toute une série de réflexions. Le procédé est simple. Il s’agit de mettre sur un pied d’égalité diverses théories dont les plus faibles remettent en question les doutes légitimes. Les questions pertinentes se voient étouffées sous un fatras d’hypothèses immotivées. La défiance envers les discours officiels n’est que la résultante logique de diverses tentatives de machination confirmées. Le pouvoir étasunien est accoutumé à l’intoxication comme le démontre le cas emblématique de l’assassinat de Kennedy. En dépit de ses nombreuses aberrations, la thèse bancale du tireur isolé n’a toujours pas été (...) Lire la suite »
 
Ce que l’éthique communiste n’est pas
Emrah KAYNAK
Saisi à travers la sphère idéologique bourgeoise, le communisme se confond avec une doctrine de renoncement et un égalitarisme grossier. Le socialiste passe pour un être primitif dépourvu de tout sens gustatif ou esthétique. Le communisme prend, selon cette interprétation triviale, la forme d’un principe de contrainte absolu menant à la standardisation des esprits alors que le capitalisme est présenté comme un principe de jouissance infini. L'argent, dans la société capitaliste, est la mesure de toutes choses devant lequel tous les hommes s’inclinent, ceux qui en manquent comme ceux qui en abondent. L’argent, principe de puissance, est devenu sa propre norme. Le renoncement est le substrat du capitalisme et non du socialisme comme l’écrit Karl Marx dans ses Manuscrits de 1844 : « le renoncement à (...) Lire la suite »
 
afficher la suite 0 | 5 | 10 | 15


 
 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l’équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir
 
suivez le Grand Soir sur :
RSS Syndication  |  Twitter FACEBOOK MA TUER FeedBurner NetVibes Google Reader Wikio