Jean-Pierre PETIT-GRAS3 janvier 2012
Jean-Pierre PETIT-GRAS
« Les campagnes alarmistes déclenchées au sujet des ressources de la planète et de l'empoisonnement de la nature par l'industrie n'annoncent certainement pas un projet des milieux capitalistes d'arrêter la croissance. C'est le contraire qui est vrai. Le capitalisme s'engage maintenant dans une phase où il va se trouver contraint de mettre au point tout un ensemble de techniques nouvelles de la production de l'énergie, de l'extraction des minerais, du recyclage des déchets, etc.,, et de transformer en marchandises une partie des éléments naturels nécessaires à la vie. Tout cela annonce une période d'intensification des recherches et de bouleversements technologiques qui exigeront des investissements gigantesques. Les données scientifiques et la prise de conscience écologique sont utilisées et (...) Lire la suite »
7 8 décembre 2011
Jean-Pierre PETIT-GRAS
Mardi 6 décembre, une délégation de 18 représentants du mouvement mexicain pour la paix dans la justice et la dignité, fondé par le poète Javier Sicilia, se rendait à Santa María Ostula, sur la côte pacifique du pays, lorsque leur véhicule a été intercepté par des paramilitaires armés de fusils nord-américains R-15.
Ceux-ci ont relâché peu après les membres du mouvement pour la paix, mais ont retenu leur accompagnateur, J. Trinidad de la Cruz Crisoforo. Plus connu comme don Trino, ou « el Trompas », Trinidad de la Cruz, 73 ans, était l'une des autorités traditionnelles de la communauté indigène nahua d'Ostula. Il avait été particulièrement actif lors de la récupération par les habitants du village d'un millier d'hectares de terres communales, qui leur avait été volées au milieu des années 1960 par un groupe de (...) Lire la suite »
3 novembre 2011
Jean-Pierre PETIT-GRAS
Ses parents, Alfredo López Jiménez et Rosa López Díaz, indigènes tsotsils membres de l'Autre Campagne et sympathisants du mouvement zapatiste, sont arrêtés en 2007, puis enfermés dans les prisons du gouverneur « socialiste » de l'Etat, Juan Sabines Guerrero. Enceinte de 4 mois, la mère est torturée. L'enfant naîtra, mais avec de graves problèmes de santé, une paralysie cérébrale.
Depuis 36 jours, Alfredo et Rosa sont en grève de la faim, avec les autres prisonniers politiques indigènes, membres du collectif de la Voz del Amate. Le principal porte-parole de ce groupe, Alberto Patishtán Gómez, qui lui aussi refuse de s'alimenter, a été transféré dans une prison du Sinaloa, dans le nord du pays.
L'enfant est mort, parce que ses grands-parents n'ont pas réussi à le faire soigner en urgence à l'hôpital de (...) Lire la suite »
1 16 août 2011
Jean-Pierre PETIT-GRAS
Depuis Uruapan, la route de Zamora traverse les vastes étendues verdoyantes (le maïs est déjà haut) du plateau p'urépecha, d'où émergent de nombreux volcans assoupis, couverts de forêts touffues. Après une quarantaine de kilomètres, on passe Paracho, renommée pour ses guitares (les p'urépecha travaillent le bois et sont d'excellents musiciens). Une quinzaine de kilomètres encore, et l'on arrive à Cherán.
Pour entrer dans la communauté (un gros bourg de 20 000 habitants, aux rues naguère pavées, et où la modernisation a laissé tomber la plupart des superbes trojes, ces robustes maisons de pin, aux toits de tejamanil (1)), il faut montrer patte blanche. Dire qui l'on est, et ce que l'on vient faire à Cheran.
Tous les accès sont barrés par d'énormes pierres, des troncs d'arbres, des pneumatiques et des (...) Lire la suite »
12 août 2011
Retour sur la situation des triquis du municipio autonomo de San Juan Copala
Jean-Pierre PETIT-GRAS
Ils s'appelaient José Luis Ramírez Hernandez, Francisco Ramírez Merino et Alvaro Jacinto Cruz. Dimanche 7 août, sur le Zocalo de la ville d'Oaxaca, des dizaines de touristes longent, indifférents, leurs trois cercueils alignés devant l'entrée du palais du Gouverneur. Tout autour, portant leurs longues tuniques comme autant de taches de sang, les femmes triquis veillent leurs hommes. Une poignée d'hommes et femmes de la ville, militants de groupes locaux et de l'Autre Campagne, les accompagnent. Pancartes, tracts, prises de parole. Derrière chacun des cercueils, la veuve ou l'un des orphelins se tient, digne, silencieux. Mais le désespoir se lit sur les visages.
Vendredi soir, les assassins attendaient José Luis, Francisco et Alvaro, originaires de la communauté d'Agua Fría et membres du (...) Lire la suite »
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