Auteur Michel J. CUNY

À qui profite cette nouvelle guerre de cent ans ?

Michel J. CUNY
Le 13 janvier 2015, présentant ses voeux à l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, son président, avait notamment déclaré revendiquer pour la France... "Un État fort en guerre contre la barbarie et le terrorisme, mais aussi un État influent, dont la voix porte en Europe et dans le monde." Ce qui m’avait permis d’écrire : "La guerre pour l’influence en Europe et dans le monde : ce sont les vœux 2015 du président de l’Assemblée nationale française !..." Le même 13 (…)

Du côté de Jean Moulin, ou du côté de Pierre Bénouville ?

Michel J. CUNY
J'ai déjà affirmé, ici, que c'est bien Pierre Bénouville qui a réussi à faire tomber Jean Moulin. Il m’a été répondu, entre autres choses, que, tout de même, Pierre Bénouville avait été fait compagnon de la Libération... Si donc De Gaulle a définitivement adoubé ce gars-là, il ne pouvait y avoir aucun doute sur son intégrité morale. Mais De Gaulle lui-même, croit-on vraiment le connaître quand on en reste aux multiples images d’Epinal qui ont été tirées de lui ? Je laisse là (…)

Une France qui n’a pas toujours aimé la guerre

Michel J. CUNY
Depuis les règnes de Sarkozy et de Hollande, la France est vouée à la guerre, à toutes les guerres, et peut-être à celle qui sera décidément belle et massacrante : elle ferait repartir le taux de croissance vers les sommets anciens... Qu'espérer d'autre de la vie en société capitaliste, colonialiste et impérialiste ? La guerre sera donc fraîche, et belle à voir... à la télévision. Déjà que celle de 1914-1918 l’est bien devenue, à son tour, en cette année du centenaire de son (…)

Chris Viehbacher : Le Petit Prince du business s’en va plus vite que prévu

Michel J. CUNY
Le 7 février 2013, Stéphane Soumier recevait le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, sur BFMTV dans son émission "Good morning business". Façon de dire : "Bonjour, monsieur Business..." Voilà, c’est fait : maintenant Chris Viehbacher nous dit "au revoir", et nous le voyons partir encore plus rapidement qu’il n’était venu, en un temps où Sanofi cherchait de toute urgence l’oiseau rare. Pourtant, en présence de Stéphane Soumier, le directeur général avait (…)

Les guerres de la France : si ça gagne pas, ça débarrasse

Michel J. CUNY
Redevenue, grâce à Hollande et Sarkozy, le pays le plus agressif au monde, la France renoue avec son passé "révolutionnaire", côté Girondins et Buonaparte, mais aussi côté De Gaulle d'après 1945... Pour quels résultats ? Toujours l'Empire en miettes. Regardons-y de plus près. Selon Charles De Gaulle himself : "La France fut faite à coups d’épée. Nos pères entrèrent dans l’Histoire avec le glaive de Brennus. Ce sont les armes romaines qui leur portèrent la (…)

La finance internationale à l’école de la marquise de Pompadour ?

Michel J. CUNY
La Pompadour... mais oui, cette si délicieuse femme au milieu de quelques mares de sang. C'est d'ailleurs ce qui fait l'essentiel de son charme... pour quiconque – en France particulièrement – réunit ses intérêts à ceux de la finance internationale (de source étasunienne, britannique, qatarienne, saoudienne, franco-française, etc...) et au goût prononcé de celle-ci (car nécessaire à sa domination) pour les guerres bien massacrantes. On ne m’en voudra pas d’aller très vite à (…)

Sarkozy, Hollande, Valls, même combat...

Michel J. CUNY
Dans l'après-midi du mercredi 24 septembre 2014, le premier ministre Manuel Valls a déclaré ceci devant l'Assemblée nationale réunie en session extraordinaire : "Un péril mortel s'étend au Moyen-Orient. La stabilité de la région et, au-delà la sécurité du monde, est menacée par le groupe terroriste Daech. La France est une grande puissance. Elle assume ses responsabilités, parce qu'elle est membre permanent du Conseil de Sécurité, parce que la sécurité de (…)

L’UMP rangée derrière Ernest Renan (1823-1892)... Voilà qui promet !

Michel J. CUNY
Il paraît que dans l'ouvrage "Les 12 Travaux de l'opposition", dont la rédaction a été coordonnée par Benoist Apparu, et que publie Flammarion ces jours-ci, les 12 responsables de l'UMP concernés aient fait une certaine place à Ernest Renan, et plus particulièrement à la conférence qu'il a prononcée en Sorbonne le 11 mars 1882 sous l'intitulé "Qu'est-ce qu'une nation ?" Question qui nous renvoie, Françoise Petitdemange et moi-même, à (…)

Une histoire parlementaire française qui mérite un petit détour

Michel J. CUNY
Rétrospectivement, il apparaît que l'affaire libyenne se trouve encadrée par deux dates très significatives de l'histoire parlementaire française... qui vont nous permettre de situer l'une des raisons qui ont abouti à détruire un pays dont Françoise Petitdemange montre si bien, dans son ouvrage La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), les trésors d'intelligence et de courage dont il a été le résultat, et les dangers dont il était porteur pour la domination (…)

Lorsque France Inter s’étrangle ou se laisse étrangler...

Michel J. CUNY
Qui contrôlait donc la boîte à malices de la page ouverte sur Internet par France Inter à propos de l'émission de Caroline Fourest "Ils changent le monde" de ce jeudi 21 août 2014 entre 13h 30 et 14h ? Le mystère reste entier. L’annonce de l’émission, reprise ici en copié-collé, était ainsi libellée (on notera le charabia de la fin) : "Notre esprit curieux du jour, Annick Cojean, est l’une des grandes plumes du journal Le Monde. Elle a reçu le Prix Albert Londres en 1996, (…)

Les femmes et les enfants d’abord !

Michel J. CUNY
Il faut y insister : ce qui sert à la fois de cible et d’instrument de mesure aux intérêts dominants, ce sont les femmes et les enfants des milieux populaires et des couches moyennes qui viennent les rejoindre : mouvement massif de longue haleine qui ne sera pas sans conséquences sur l’ensemble de notre schéma de vie... Succinctement dans un article publié ici même le 13 décembre 2013 sous le titre : "Une catastrophe enfantine annoncée", et de façon très détaillée dans l’ouvrage "Une (…)

Les socialistes et la droite : un couple infernal

Michel J. CUNY
À l'approche de l'anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance (27 mai 1943), et tout en laissant de côté les éléments qui permettent de deviner l'implication certaine de Charles de Gaulle dans la disparition de Jean Moulin (il s'en trouve, en particulier dans : Fallait-il laisser mourir Jean Moulin ? de M. J. Cuny – F. Petitdemange, Éditions Paroles Vives 1994, ainsi que dans : Quand le capital se joue du travail – Chronique d'un désastre (…)