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Informer n'est pas une liberté pour la presse, mais un devoir |
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8 septembre 2010
Le vrai travail des confédérations syndicales consiste, on le perçoit de mieux en mieux au fil de leurs discours défaitistes depuis pas mal de temps déjà, à nous faire accepter qu'il faut manifester à l'heure, bien en rang, avec de gentils slogans bien propres sur eux, avant de foncer devant sa (...)
8 septembre 2010
« Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium appauvri, d'innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien, et on appelle ça apporter la liberté et la démocratie au Proche-Orient. »
Harold Pinter (Prix Nobel de (...)
8 septembre 2010
Il y a probablement maints indices qui signalent la lente dégénérescence d'une société. Un pourrait être le contenu des programmes de divertissement dans les médias de masse. Un autre pourrait être le maire ("socialiste") de Paris recevant comme une princesse la criminelle de guerre Condoleezza (...)
7 septembre 2010
Je dédie ce billet à la mémoire de Rachel Corrie.
« … Celui qui portera atteinte à un enfant … il serait mieux pour lui qu'on lui attache autour du cou une meule de pierre et qu'on le jette dans la mer. »
Jésus – Evangile selon Saint Marc (9 -42)
L'honneur d'un capitaine (...)
7 septembre 2010
Une histoire aussi vraie que la vie elle-même
Un jour, on demanda à un éminent expert en Finances d'expliquer cette crise économique d'une façon simple pour que Monsieur Tout-le-Monde puisse en comprendre les causes.
Voici son explication.
Un individu se présenta un beau jour dans un village (...)
5 septembre 2010
Cette conférence a eu lieu à la San Diego State University le 29 avril 2010. C'était la huitième d'une série de conférences intitulées "Tuer pour des raisons supérieures : La violence politique dans un monde en crise" sponsorisées par l'Institute on World Affairs qui fait partie du département (...)
5 septembre 2010
Chers compañeros
Je vous ai demandé de nous réunir tôt avant que notre soleil ne chauffe trop. Ce grand escalier d'honneur où je pensais ne jamais revenir fait remonter en moi des souvenirs indélébiles des années où j'ai commencé à prendre conscience de mon époque et de mon devoir. Vous (...)
4 septembre 2010
La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie. Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n'en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu'ils (...)
Moins vous êtes, plus vous avez... Ainsi, toutes les passions et toutes les activités sont englouties dans la cupidité.
Karl Marx #167
Mona CHOLLET
« Elle, je l’adore. D’abord, elle me rassure : elle ne dit jamais “nous”, mais “moi”. » Gilles Martin-Chauffier, « Fichez la paix à Paris Hilton », Paris-Match, 19 juillet 2007.
En 2000, aux États-Unis, un sondage commandé par Time Magazine et CNN avait révélé que, lorsqu’on demandait aux gens s’ils pensaient faire partie du 1 % des Américains les plus riches, 19 % répondaient affirmativement, tandis que 20 % estimaient que ça ne saurait (...)
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11 août 2010
Déjà, le passé politique de N. Sarkozy avait de quoi susciter de sérieuses réserves. Certains journalistes ayant relevé les florilèges du Ministre de l'Intérieur de l'époque, nous rappellent régulièrement ses sorties fracassantes dès qu'il s'agissait de « nettoyer la France au karcher » ou de (...)
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11 mars 2008
[Ainsi l'objectif de « la concurrence libre et non faussée », dont Sarkozy se vantait d'avoir obtenu le retrait, est réintégré dans le protocole 6 annexé. Ainsi la référence aux services publics est affirmée… sous réserve que cela ne gêne pas la concurrence. Ainsi la référence aux « (...)
3 mars 2008
[En réalité, c'est l'inversion du rôle de fusible qui explique pourquoi Fillon monte dans les sondages alors que Sarkozy s'écroule. C'est uniquement pour cela que Fillon ne dégringole pas à la même vitesse que Sarkozy. Si Fillon se mettait à jouer le rôle de fusible et à assumer la fonction (...)
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1 commentaire
12 décembre 2007
Sarkozy, Camus et le travail, par Jean-Pierre Barou.
REPRISE d’ARTICLE

Dessin : Christian Pigeon www.sudptt.fr

Albert Camus
Mercredi 5 décembre 2007.
On devra à Nicolas Sarkozy d’avoir élevé le contresens littéraire à un niveau présidentiel. Avec pour victime Albert Camus, son écrivain préféré, comme la France l’apprend lors de la campagne présidentielle. A Marseille, Sarkozy lance : « Camus, le grand Camus, a écrit cette phrase éternelle, parlant de l’Algérie : "J’ai aimé avec passion cette terre où je suis né, j’y ai puisé tout ce que je suis..." » Bateleur, il tonne : « Qui osera dire que Camus n’aimait pas l’Algérie et les Algériens ? C’est une falsification de l’histoire. » Sitôt intronisé, il invite à sa table un spécialiste du « grand Camus ». Mais tandis qu’il déclare encore « Je veux que ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage puissent le faire » et qu’il fait du travail l’axe de sa politique intérieure, on se rappelle que Camus, lui, en fit un des levains de sa révolte. A 23 ans - en 1938 -, déjà, il écrit : « On parle beaucoup en ce moment de la dignité du travail, de sa nécessité [...]. Mais c’est une duperie. Il n’y a de dignité du travail que dans le travail librement accepté [...]. » Il attrape cette phrase, au hasard d’une rue : « Qu’est-ce qu’on est sur terre ? Et on se remue, et on se remue. » A la tête du journal Combat, il signe un article intitulé Sauver les corps pour dire que notre modernité les menace. « On travaille non plus sur la matière mais sur la machine, on y tue par procuration et on y est tué aujourd’hui par procuration. » Meurtriers sans visage.
Aux éditions Gallimard, dans sa collection « Espoir », il publie l’ouvrage de la philosophe chrétienne Simone Weil la Condition ouvrière, le récit de son immersion comme OS en 1935 chez Renault, à Billancourt. Elle-même note combien « la chair et l’esprit se rétractent » dans le travail à la chaîne. Le dernier Camus - c’est une lettre ouverte publiée après sa mort dans la revue syndicaliste Révolution prolétarienne - relance : « Les tyrannies comme les démocraties d’argent savent que pour régner il faut séparer le travail et la culture. Pour le travail, l’oppression économique y suffit à peu près. Pour la seconde, la corruption et la dérision font leur œuvre... » Mais, dira-t-on, on n’est plus en 1936, la classe ouvrière a disparu, le taylorisme aussi. La France au travail se porte si bien !
Ce n’est pas l’avis de Jean-François Naton, conseiller confédéral à la CGT sur les questions de santé professionnelle. Les chiffres qu’il lance effraient : en 2005, la Sécurité sociale a homologué 2 059 cancers d’origine professionnelle quand l’Institut national de veille sanitaire, « pas des gauchistes, précise-t-il, mais des épidémiologistes », quintuple ce chiffre et dénombre au moins 11 000 « nouveaux cancers par an d’origine professionnelle ». Pour 300 à 400 cas d’asthme professionnel, le Haut Comité de santé publique avance quant à lui le chiffre de 37 000 cas réels. Mais la France est un des pays où les déclarations de maladies professionnelles sont très inférieures à celles constatées dans des pays de niveau comparable. Par exemple, il y a huit fois plus de déclarations en Suède qu’en France. Pour Jean-François Naton, « il y a une sous-estimation massive des accidents du travail et des maladies professionnelles, seuls 10 % sont reconnus ». « La parole des travailleurs est niée, faute de démocratie dans l’entreprise. » Il parle de « drame national ». De nos jours, le travailleur choisit une autre sortie : le suicide. « Rarissimes » autrefois, ces suicides au travail « se multiplient à un rythme inquiétant », dit Christophe Dejours, psychiatre et enseignant au Conservatoire des arts et métiers, auteur d’un remarquable Souffrance en France [1]. « Il faut en chercher l’origine dans la division du travail poussé à l’extrême. » Les cadres ne sont plus épargnés. « L’informatique, commente Dejours, a été un moyen sans lequel on n’aurait jamais pu déployer le système d’organisation dont Taylor rêvait. Dès lors, le poste de travail permet d’enregistrer, voire d’espionner tout ce qu’on fait et tout ce qu’on ne fait pas. »
Aujourd’hui, le monde du travail ne songe pas qu’à son pouvoir d’achat. Son combat pour une retraite décente en est un aussi pour sa dignité, sa survie. Actuel, Camus ne l’a jamais été autant. C’est une citation de lui que porte le monument aux victimes de l’amiante, inauguré le 1er octobre 2005, à Condé-sur-Noireau (Calvados), dans une région particulièrement sinistrée. « L’angoisse de la mort est un luxe qui touche beaucoup plus l’oisif que le travailleur asphyxié par sa propre tâche. » Une phrase à mille lieues de ce qu’on oserait croire ou dire s’il n’y avait ce malheur de mourir au travail. L’oisif, c’est le contraire de l’agité. Ce n’est pas le paresseux. « Seule l’oisiveté est une valeur morale, poursuit l’écrivain en 1938, parce qu’elle peut servir à juger les hommes. Elle n’est fatale qu’aux médiocres. C’est sa leçon et sa grandeur. Le travail, au contraire, écrase également les hommes. Il ne fonde pas un jugement. Il met en action une métaphysique de l’humiliation. » Ce Méditerranéen a éprouvé très tôt une attirance pour l’Inde. Jean Grenier, son professeur de philosophie à Alger et qui lisait le sanskrit comme d’ailleurs Simone Weil, lui donna son exemplaire de la Bhagavad-Gîtâ - ce grand texte qui porte en essence toute la pensée hindoue. Sharad Chandra, sa traductrice en hindi, rappelle que Camus non seulement lut ce texte, mais l’annota. Camus aimait Gandhi et sa non-violence. Il écrivait aussi, dans ses Carnets, à propos du Bouddha historique : « Câkya-Mouni, de longues années, resta au désert, immobile, et les yeux au ciel. » Oisif... Il y confiait : « Ce qui me plaît : porter sa lucidité dans l’extase. »
Alors nie-t-il définitivement le travail ? Non. « Je propose qu’on renverse la formule classique, dit Camus, et qu’on fasse du travail un fruit de l’oisiveté [...]. Ici le travail rejoint le jeu, et le jeu plié à la technique atteint l’œuvre d’art et la création tout entière. » Productivité et créativité, c’est possible. A ceux qui disent : « Gagner davantage... », il répond : « Toute vie dirigée vers l’argent est une mort. »
Le malentendu est total.
Jean-Pierre Barou, journaliste, écrivain. Dernier ouvrage paru : Sartre, le temps des révoltes, 2006, éditions Stock.
Source : Libération www.liberation.fr
Traque des étrangers : deux intervenantes sociales interpellées, fouillées au corps, menottées, et en garde à vue, par France Terre d’Asile.
Le baratineur Sarkozy est en train de nous faire les poches ... par Jean-Jacques Chavigné.
5808

La pensée de Camus, si belle, est elle une impasse ?
« Toute vie dirigée vers l’argent est une mort. »
Certes, mais pourquoi prend t-il la peine d’une telle sentence, alors qu’il sait très bien, sur la crète d’écume de son écriture, qu’il n’y a pas de vie mais l’ânonnement d’une farce humaine ?
Camus est un Seigneur, l’héritier des adeptes des arts libéraux des hommes libres de l’aristocratie, qui était aussi en compte avec le travail et depuis longtemps...
Il a l’extrème mérite de vivre dans la vie de son écriture et lorsque sa pensée s’arrête, comme un battement de coeur, elle ne devrait pas être reprise par quiconque, elle est sans doute une pure (dé)-monstration de ce qu’est une pensée qui vit.
Il ne pouvait être missionnaire il s’est fait écrivain rebelle, comme d’autres (oisifs, pourquoi pas ?) s’accrochent à leur utopie de sauver un peu du message chrétien égalitaire dans la société qui point.
M Andissac
193.***.33.*** #43664
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