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Ces Européens en révolte - (The New York Times)

Les Français se révoltent. Les Grecs, eux aussi. Et il serait temps !

Ces deux pays ont tenu des élections ce dimanche qui ont été en fait des référendums sur la stratégie actuelle de l’économie européenne, et dans les deux pays les électeurs ont tourné le pouce vers le bas. Il est loin d’être clair de savoir dans combien de temps ces scrutins vont entraîner des changements dans la politique réelle, mais le temps est clairement compté pour la stratégie de récupération par l’austérité - et c’est une bonne chose !

Inutile de dire, que ce n’est pas ce que vous avez entendu des suspects habituels à l’approche des élections. Il était en fait un peu drôle de voir les apôtres de l’orthodoxie qui tentaient de dépeindre un François Hollande prudent et placide comme une figure menaçante. Il est "assez dangereux", a déclaré The Economist, qui a observé qu’il "croit vraiment en la nécessité de créer une société plus juste." Quelle horreur !

Ce qui est vrai c’est que la victoire de M. Hollande signifie la fin de "Merkozy" - l’axe franco-allemand - qui a imposé le régime d’austérité de ces deux dernières années. C’aurait été un développement "dangereux" si cette stratégie avait fonctionné, ou même avait eu une chance raisonnable de fonctionner. Mais ce n’est pas le cas, cela ne marche pas ; il est temps de passer à autre chose. Il s’avère que les électeurs européens sont plus sages que leurs meilleurs et plus brillants homologues du continent nord-américain.

Qu’est-ce qui ne va pas dans la prescription de réductions de dépenses comme remède aux maux de l’Europe ? Une réponse en est que la fée de la confiance n’existe pas - ce qui signifie que les affirmations selon lesquelles sabrer dans les dépenses du gouvernement serait en quelque sorte encourager les consommateurs et les entreprises à dépenser plus, ont été massivement réfutées par l’expérience des deux dernières années. Une réduction des dépenses dans une économie déprimée conduit donc juste à approfondir la dépression.

En outre, il semble y avoir peu ou pas de gain en retour de la douleur. Prenons le cas de l’Irlande, qui a été un bon soldat dans cette crise, en imposant une austérité de plus en plus sévère dans une tentative de regagner la faveur des marchés obligataires. Selon l’orthodoxie dominante, cela aurait dû fonctionner. En fait, la volonté de croire est si forte que les membres de l’élite politique de l’Europe continuent à proclamer que l’austérité irlandaise aurait en effet fonctionné, que l’économie irlandaise aurait commencé à se redresser.

Mais ce n’est pas le cas. Et même si vous ne le saurez jamais d’une grande partie de la couverture de presse, les coûts d’emprunt irlandais restent beaucoup plus élevés que ceux de l’Espagne ou de l’Italie, sans parler de l’Allemagne. Alors quelles sont les alternatives ?

Une réponse - une réponse qui est plus logique et que presque personne en Europe n’est prêt à admettre - serait de démanteler l’euro, la monnaie commune de l’Europe. L’Europe ne serait pas dans ce pétrin si la Grèce avait encore sa drachme, l’Espagne sa peseta, l’Irlande sa livre, et ainsi de suite, parce que la Grèce et l’Espagne auraient ce qu’ils n’ont pas aujourd’hui : un moyen rapide de restaurer leur compétitivité de coûts de production et stimuler leurs exportations, à savoir la dévaluation.

Comme un contrepoint à l’histoire triste de l’Irlande, considérons le cas de l’Islande, qui a été le point zéro d’impact de la crise financière, mais a été en mesure d’y répondre en dévaluant sa monnaie, la couronne (et a également eu le courage de laisser ses banques s’écrouler et faire faillite sous leurs dettes.). Effectivement, l’Islande connaît une reprise que l’Irlande était censée avoir, mais n’a pas eu.

Pourtant, démanteler l’euro serait très perturbateur, et représenterait aussi une lourde défaite pour le "projet européen", l’effort à long terme pour promouvoir la paix et la démocratie à travers une intégration plus étroite. Existe-t-il un autre moyen ? Oui, il y en a un - et les Allemands ont montré à quel point cette voie peut fonctionner. Malheureusement, ils ne comprennent pas les leçons de leur propre expérience.

Parlez à des leaders d’opinion allemands de la crise de l’euro, et ils aimeront à souligner que leur propre économie était dans le marasme dans les premières années de la dernière décennie, mais a réussi à récupérer. Ce qu’ils n’aiment pas reconnaître, c’est que cette reprise a été tirée par l’émergence d’un immense surplus du commerce allemand vis-à -vis des autres pays européens - en particulier, vis-à -vis des nations actuellement en crise - qui ont été en plein essor, et ont expérimenté une inflation au-dessus de la normale, grâce à des taux d’intérêt faibles. Les pays en crise en Europe pourraient être en mesure d’imiter le succès de l’Allemagne s’ils faisaient face à un environnement favorable comparable - c’est à dire si cette fois c’était le reste de l’Europe, en particulier l’Allemagne, qui expérimentait un peu d’essor inflationniste.

Donc, l’expérience de l’Allemagne n’est pas, comme les Allemands l’imaginent, un argument en faveur d’une austérité unilatérale dans le sud de l’Europe, c’est un argument pour une plus grande politique expansionniste ailleurs, et en particulier pour que la Banque centrale européenne renonce à son obsession de l’inflation et se concentre sur la croissance.

Les Allemands, cela va sans dire, n’aiment pas cette conclusion, ni la direction de la banque centrale européenne. Ils vont s’accrocher à leurs fantasmes d’une prospérité dans la douleur, et vont persister à clamer que poursuivre leur stratégie qui a échoué serait la seule chose responsable à faire. Mais il semble qu’ils n’auront plus le soutien inconditionnel de l’Élysée. Et que - croyez-le ou pas - cela signifie que l’euro et le projet européen ont désormais une meilleure chance de survivre qu’ils n’en avaient il y a quelques jours.

Paul Krugman, le 6 mai 2012.

Source : Those Revolting Europeans - Paul Krugman

COMMENTAIRES  

08/05/2012 13:53 par Yannik

C’est en grec qu’il faudrait traduire régulièrement la prose de Paul Krugman...

Quand on pense que - mis à part le Parti Communiste, je crois - nos amis grecs, y compris la Gauche radicale, n’ont pas compris que l’euro était leur tombe et non leur sauveur comme ils l’imaginent naïvement et tragiquement, c’est eux qui devraient lire ça afin que cela leur ouvre les yeux avant qu’il ne soit trop tard...

Ce type est génial, je lis tous ses papiers dans le New York Times, qui a dit que les Yankee en général et les économistes en particulier étaient forcément d’épouvantables réactionnaires impérialistes ?

Malheureusement, rare sont les professeurs d’économie, les pseudos prix Nobel d’économie (*) et a fortiori les soi-disant experts autoproclamée en économie et autres politicards à être aussi pertinents, logiques et justes...

(*) Il n’existe pas de prix Nobel d’économie contrairement à ce que s’imaginent des ânes prétendument érudits, Paul Krugman a bénéficié en 2008 du Sveriges Riksbank Prize in Economic Sciences, pour ses contributions à des études sur une nouvelle "géo-économie".

08/05/2012 14:49 par Lucky Luke

Sur la fin - peut-être - du « Merkozy » :

L’Allemagne ne veut pas promouvoir une politique de Relance en Europe.

Premier avertissement de Merkel à Hollande : il n’est pas possible de renégocier le pacte fiscal.

Berlin le 7 mai 2012 - Le gouvernement allemand a déclaré par la voix de son porte-parole, Steffen Seibert, qu’il n’est pas possible de re-négocier le pacte fiscal européen souscrit en mars dernier dans un message au président Français élu, le socialiste François Hollande, qui veut que l’objectif soit la croissance au lieu de l’austérité.

« Il n’est pas possible de re-négocier le pacte fiscal, signé par 25 états-membres sur les 27 que compte l’UE, et qui a pour but de renforcer la discipline dans la gestion des finances publiques », a dit Steffen Seibert.à la presse.

Seibert répondait à une question sur le souhait de Hollande d’intégrer à ce pacte un chapitre sur la croissance. Dans cet esprit, Seibert a répété les conditions posées par le gouvernement allemand qui ne veut pas « d’une croissance basée sur des déficits mais d’une croissance basée sur des réformes structurelles. »

Seibert a laissé clairement entendre que le gouvernement d’Angela Merkel ne veut pas poursuivre une politique de relance en Europe, mais promouvoir la voie choisie par l’Allemagne et les réformes du marché du travail adoptées par son prédécesseur Gerhard Schröder.

Le président Français a laissé entendre clairement lors de l’allocution qu’il a prononcée après avoir eu connaissance de sa victoire dans les urnes qu’il désirait donner à la construction européenne une dimension de croissance, d’emploi, de prospérité et d’avenir ».

08/05/2012 14:54 par Lyendith

J’entends souvent l’argument de la dévaluation pour promouvoir un retour aux monnaies nationales, et ça se défend a priori, mais il y a quand même un hic : à l’instar de la déflation salariale, ça peut « améliorer la compétitivité » par rapport aux pays voisins… si cela se fait dans un pays. Mais si tout le monde le fait en même temps ça n’a plus vraiment de sens… il y a plusieurs arguments pour un démantèlement de l’euro, mais je ne pense pas que celui-là en soit un bon.

Avant de penser à dévaluer les monnaies nationale, on pourrait déjà essayer de dévaluer l’euro lui-même. A peu près tous les économistes s’accordent à dire qu’il est beaucoup trop fort, et ça c’est la responsabilité de la BCE il me semble.

08/05/2012 15:26 par babelouest

@ Lyendith
Dévaluer a un avantage, il permettrait de mieux vendre à l’extérieur de l’Europe. Une grande majorité de ce qui se fabrique en Europe est acheté en Europe.

En revanche, cela devient plus complexe quand il s’agit d’avions par exemple : la matière première, et certaines pièces, proviennent d’ailleurs, donc cela contrebalance en partie l’effet bénéfique de la dévaluation.

Autre inconvénient : les USA se protègent efficacement, là où l’U.E. laisse tout entrer presque sans discernement. Et les USA toujours soutiennent activement leur agriculture, quitte à laisser filer les déficits causés par ce soutien, ce qui crée une concurrence malhonnête.

La solution est peut-être davantage dans un contrôle des importations, ce que les puristes de Bruxelles refusent jusqu’à présent. "La concurrence libre et non faussée", quelle idée, quand les autres trichent !

08/05/2012 16:08 par Michail

08/05/2012 à 14:54, par Lyendith

J’entends souvent l’argument de la dévaluation pour promouvoir un retour aux monnaies nationales, et ça se défend a priori, mais il y a quand même un hic : à l’instar de la déflation salariale, ça peut « améliorer la compétitivité » par rapport aux pays voisins… si cela se fait dans un pays. Mais si tout le monde le fait en même temps ça n’a plus vraiment de sens… il y a plusieurs arguments pour un démantèlement de l’euro, mais je ne pense pas que celui-là en soit un bon.

Avant de penser à dévaluer les monnaies nationale, on pourrait déjà essayer de dévaluer l’euro lui-même. A peu près tous les économistes s’accordent à dire qu’il est beaucoup trop fort, et ça c’est la responsabilité de la BCE il me semble.

Je ne suis pour le moins pas du tout certain que vous ayez compris la thèse soutenue par Paul Krugman s’agissant d’un démantèlement de l’euro et d’un réajustement monétaire au sein de l’UE.

Il n’a jamais parlé de dévaluation généralisée au sein de l’Euro-groupe, quand il parle de dévaluation compétitive, il ne parle que des pays du sud de l’Europe étranglés par la surévaluation de la monnaie dans leurs frontières et à qui les pays riches sont en train de demander de soutenir cette charge insupportable en taillant dans leurs budgets sociaux.

Personne n’a imaginé dévaluer des monnaies de pays comme les Pays Bas, l’Autriche ou l’Allemagne dont la monnaie est aujourd’hui au contraire sous évaluée.

Votre proposition de dévaluer l’euro pour l’ensemble d’une zone euro conservée est en conséquence absurde, pardonnez-moi, et ne pourrait satisfaire personne outre être un remède pire que le mal !

N’oubliez pas en outre que Paul Krugman n’est vraiment pas n’importe qui, le jour où lirez des propositions irréalistes sous sa plume, on pourra voir passer des vols de cochons migrateurs...

08/05/2012 16:33 par Michail

@08/05/2012 à 15:26, par babelouest

Ce n’est même pas une question d’exportations, la Grèce, Chypre, le Portugal ou même l’Irlande n’exporte pratiquement rien mis à part peut-être quelques tonnes d’olives et de tomates pour les premiers cités, et certainement pas des avions, ce n’est pas ça le problème. Les premiers cités ont plutôt des revenus liés au tourisme et le dernier aux service...

Le problème c’est qu’un pays avec un PIB proche de celui de pays du tiers monde ne peut pas s’en sortir avec une monnaie de pays riche, tout le problème est là  !

08/05/2012 19:57 par personne

Les Allemands ????? Le gouvernement Allemand....

08/05/2012 20:30 par Yannik

08/05/2012 à 16:33, par Michail

Le problème c’est qu’un pays avec un PIB proche de celui de pays du tiers monde ne peut pas s’en sortir avec une monnaie de pays riche, tout le problème est là  !

Si dans une confédération cela ne pose aucun problème et c’est même très courant, les états riches supportent la différence en contribuant solidairement par les impôts fédéraux et attributions des ressources fédérales aux états pauvres qui en ont bien évidemment le plus besoin.

Mais l’auteur n’étant pas un naïf il n’évoque même pas cette solution sachant pertinemment que les pays riches de l’union européenne n’accepteront jamais un tel schéma, sinon cela aurait pu être fait depuis belle lurette...

08/05/2012 20:47 par polo33

La Grece va sortir de l’euro c’est inéluctable ,la France aussi les Allemands n’accepteront pas la reforme de la Bce ,de plus tout le monde sait que Hollande va revenir avec un plan négocié à l’avance à l’image du traité de Lisbonne de sarkozy une coquille vide avec écrit dessus croissance ,Hollande est sous surveillance du peuple
il est un fait qu’il est elu par rejet de sarkozy ,ça fait de lui un président qui a tout intérêt à prendre des risques pour
montrer que Merkel n’est pas toute puissante en Europe sinon il va se ridiculiser pour le restant de son mandat

08/05/2012 21:14 par Michail

08/05/2012 à 19:57, par personne

Les Allemands ????? Le gouvernement Allemand....

Å’uf corse ! C’est un économiste qui écrit, il parle des décideurs économiques et politiques, pas du péquin lambda...

08/05/2012 23:22 par CD

Guerre aux économistes (certains) !
Les peuples-classe d’Europe doivent imposer la rupture avec "l’économie de l’offre" qui est à l’origine de l’austérité.

***
C’est de la société que je pars ; à l’inverse d’un Hayek mon ennemi philosophique et social. Parce que nous, membres du peuple-classe, voulons vivre en société, vivre ensemble ici ou en Europe avec une bonne cohésion sociale qui ne s’accommode pas de la misère, de la précarité, des inégalités monstrueuses entre hyper-riches et clochards. Vivre ensemble, ce n’est pas crever à produire pour la finance, les grands créanciers, les riches !

Venons en à cette "économie de l’offre" bien connue des économistes mais sans doute plus floue pour le citoyen lambda !

L’économie de l’offre est un courant économique à la base du néolibéralisme qui se développe massivement depuis une vingtaine d’années. Il a pourtant une filiation plus ancienne mais qui s’était effacée face à la montée du keynésianisme, une économie de la demande.

En France on peut voir chez Jean-Baptiste SAY un précurseur ancien de l’économie de l’offre dans la mesure ou ces politiques (de l’offre) regarde du côté des besoins des entreprises et de la production alors que les politiques de la demande de type keynésienne regardent, elles, du côté de la consommation et de la relance de la croissance soit par les salaires soit par l’investissement dans des politiques de grands travaux .

Ces grands travaux ne sont pas tous à l’image de l’aéroport de NDDL au nord de Nantes ! Lorsqu’il s’agit de loger les ouvriers ou de construire des routes largement insuffisantes comme au sortir de la 2ème guerre mondiale ces politiques sont bénéfiques.

Le néolibéralisme en a radicaliser les principes de base en adoptant un constructivisme offensif allant plus loin que la situation ancienne qui voyait un marché libre pour les entreprises privées mais à côté d’un Etat qui demeurait légitime pour investir dans ce qui favorise l’intérêt général. Pensez à Duguit pour les administrativistes ! Pour les autres, pensez au code du travail protecteur des travailleurs, code qui est devenu pour eux une aberration à démanteler jour après jour.

Ce qui importe avec eux c’est de tout libéraliser, de flexibiliser, d’enlever toutes les garanties assimilées à des rigidités. L’économie de l’offre c’est l’économie patronale libérée dans toutes les entreprises et pour tout un pays ou tout un continent au détriment évident des travailleurs et des travailleuses de tous âge, jeunes ou "sénior", qui ne sont que des "ressources à performance" pour dégager du profit dont ils ne verront pas les miettes ! Quand la salve des plans d’austérité s’abat, comme en Grèce, la casse sociale produit des effets mortifères en peu d’années.

La construction de la société de marché se fait grâce à l’Etat mais un Etat matériellement dégraissé et surtout réduit à sa fonction Etat de police du marché et Etat pénal pour les contrevenants. Le néolibéralisme des Chicago boys s’est accommodé sans problème de la situation dictatoriale chilienne il y a quelques années. C’est toujours bon à rappeler car on risque fort de connaître pareille situation.

Ces économistes s’opposent frontalement aux harmonisations fiscales et sociales comme à leur élévation. Les politiques les ont suivi. Il y a un énorme problème de recette et de fiscalité à régler. Un problème technique - la matière est complexe - mais surtout social : les riches freinent des 4 fers ! Certains économistes de ce courant sont plus offensifs encore puisqu’ils vont, comme F HAYEK (dcd en 92), jusqu’à nier les notions de justice sociale et même de société. La formule TINA (Thère is no alternative) de M Thatcher en est la conséquence politique vulgaire ! A Merkel en est toujours là  ! Le peuple-classe grec trinque. Les autres aussi . Moins pour l’instant. C’est de courte durée.

Ce constructivisme néolibéral a produit ce qu’on appelle désormais un concurrentialisme effréné tant dans l’Union européenne que dans le monde depuis l’OMC. C’est cela qui doit cessé. Autant dire qu’il faut un soulèvement des peuples classe d’Europe ! La cible BCE est à ce titre une bonne cible. Tout le quart nord-ouest doit aller à Francfort dans 15 jours. Pour le reste il est sans doute difficile que ce soit autre chose qu’un déplacement de militant(e)s. Mais il peut y avoir bcp de militant(e)s !

Christian DELARUE

09/05/2012 00:50 par Michail

08/05/2012 à 20:30, par Yannik
...
Mais l’auteur n’étant pas un naïf il n’évoque même pas cette solution sachant pertinemment que les pays riches de l’union européenne n’accepteront jamais un tel schéma, sinon cela aurait pu être fait depuis belle lurette...

Ah c’est clair, depuis le tout début ils ont tout fait pour rendre impossible une solution confédérale qui aurait été pourtant la plus simple à mettre en oeuvre, la plus rationnelle et la plus démocratique.

Donner du pouvoir à des intérêts financiers mafieux irresponsables et incontrôlable, ne leur pose aucun problème de conscience par contre, créer une oligarchie monstrueuse servant les premiers cités non plus, du moment qu’ils laissent le moins de pouvoir possible aux peuples et se gavent tout va bien pour eux.

Ils ont fait un monstre absurde qui est voué à l’échec car complètement irrationnel, alors qu’ils avaient deux solutions éprouvées qui ne posaient aucun problème majeur, soit un système confédéral en bonne et due forme, soit une coopération à l’amiable du type de ce qui est fait en Amérique du sud.

Mais leur cupidité et leur stupidité leur a fait préférer un monstre et chacun sait que les monstres ne font pas des vieux os...

09/05/2012 07:35 par gérard

Je me pose très très souvent des questions "taboues" sur Jacques Attali, et taboues en premier pour moi-même j’insiste bien, me sentant bien plus proche de Jean luc Mélenchon et de Jacques Généreux.
Je pars quand même du principe de "l’écoute" avant celui des "certitudes", pas de tous le monde évidemment, il y en a pour qui ce n’est même pas la peine de se fatiguer...
Mais Attali me pose un problème, comme Krugman d’ailleurs, dont son livre "l’Amérique nous voulons", j’en ai déjà parlé sur le site, est des plus indispensables à lire.
Pourtant Krugman n’est pas un révolutionnaire, mais un pragmatique...
Pour Attali c’est pareil.
On a "le droit " de citer Krugman sans être frappé d’ostracisme, pour ce qui concerne Attali c’est "une autre paire de manches" osera-je dire..., alors qu’ils ont sensiblement les mêmes analyses économiques, elles se rapprochent de Généreux aussi, voir "la preuve par trois, invité Attali" :
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html
Je me pose sérieusement des questions sur les "tirs à boulets rouges" qu’il a subit...
Une vidéo qui a un an et demie mais qui est très intéressante à voir...ou à revoir :
http://www.dailymotion.com/video/xdnkle_debat-melenchon-attali_news

09/05/2012 10:49 par Yannik

@09/05/2012 à 07:35, par gérard

Je ne suis pas sûr du tout que votre comparaison avec un obscur Jacques Attali flatterait beaucoup Paul Krugman, hé, hé ! C’est vrai que son bouquin The Conscience of a Liberal est des plus intéressant d’autant qu’il ne faut pas perdre de vue qu’il a été écrit et publié en 2007 et présente donc un diagnostique prémonitoire de ce qui a suivi depuis... Bien rares ont été ses confrères qui ont vu venir la tempête... Notez qu’il ne s’est jamais présenté comme étant un révolutionnaire ! C’est un professeur d’économie tout ce qu’il y a de plus académique...

09/05/2012 13:12 par AD SKIPPY

En ce qui concerne le fond de l’article, c’est ne pas specifique au zone Euro.

"Une decouverte tres reussie du "specialiste", c’est qu’il pouvait facilement defendre son "territoire" par le simple development d’un language specialise, incomprehensible aux non-experts" (John Raltson Saul : "Les Batards de Voltaire")

L’Europe, comme ailleurs n’est que le terrain d’experimentation de ces specialists, ces "Batards de Voltaire"

Depuis une trentaine d’annees, la doctrine de l’ecole de Chicago, (les Friedmanites ; apotres du marche libre, capitalisme pure, debarasses de toutes ingerences ou reglementations gouvernementales, a fait ravages grace a l’etroite collaboration et complicite des "specilistes" ideologues, dirigeants politiques,(Socialistes inclus) et les grands puissences d’argent.

Nos institutions, Nationale et Europeen, Gouvernements, bureaucrats, technocrats, Banques et institutions financieres ainsi que les "media", sonts infiltrees et controlees par ces "elites", des "specialistes", qui sonts tous au service du "marche libre", pour mieux promouvoir et preserver leurs previleges.

Pendant ce temps, on a formalises la speculation comme etant un system rationel. On a brades les interets publiques aux mains d’interets prive.On a dementeles les moyens de producton vers de pays tiers. Nos economies occidentales ne sonts que des economies de "sevices", des marches pour speculateurs, qui s’enrichissent sur la misere des peuples. Crise apres crise, ceux qui n’y sont pour rien, souffrent le consequences. Le bienetre, bonheur et acquis democratiques des citoyens sonts bafoues.

Malgres la confusion d’Andre Compte-Sponville, a se decider et savoir si "Le Capitalisme ist il moral ? Moi, JE SAIS QUE LA SOCITE CAPITALISTE EST IMMORALE, et qu’il serrait grand temps que plus de citoyens le comprennent, de partout.

A tous ceux qui persistent dans la lutte, ( et peuvent me lire et comprendre avec toutes les erreurs)

Mes salutations fraternelles

11/05/2012 20:50 par Michail

Je viens de lire un truc sidérant sur les législatives grecques :

- Nouvelle Démocratie (conservateurs) 18,85% .................................. 108 sièges
- Coalition de la Gauche Radicale (Syriza) 16.78%............................... 52 sièges

Cherchez l’erreur !!!!

11/05/2012 21:21 par legrandsoir

je crois qu’ils ont un système (lu quelque part) où le parti arrivé en tête se voit attribuer un paquet de sièges supplémentaires pour "assurer des majorités".

11/05/2012 21:35 par Michail

@11/05/2012 à 21:21, legrandsoir

Ouais, j’imagine, mais c’est fou ! Non c’est inique devrais-je dire ! Pourquoi pas donner tous les sièges au parti arrivé en tête tant qu’ils y sont ? Purée on est loin de la démocratie qu’ils ont inventé il y a plus de 2000 ans...

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