Communiqué suite à l’interdiction par la direction de l’UT2J d’une réunion publique sur la Palestine

Union des ÉtudiantEs de Toulouse

Communiqué suite à l’interdiction par la direction de l’UT2J de nous permettre de tenir une réunion publique sur la Palestine jeudi 9 mars 2017.

L’UET s’est portée volontaire pour accueillir une conférence sur l’apartheid israélien à l’Université Toulouse 2 le jeudi 9 mars à l’occasion de l’Israeli Apartheid Week (IAW) 2017. Nous recevrons Hazem Jamjoum, doctorant en Histoire et en études du Moyen-Orient à l’Université de New York, qui viendra nous parler de la situation en Palestine.

Cependant, nous avons appris en début de semaine que le Président de l’UT2J Daniel Lacroix nous interdisait l’accès à l’Amphi 9, prétextant la situation d’état d’urgence que connaît le pays et invoquant un sujet trop polémique !

Nous refusons de subir la censure sous prétexte d’état d’urgence. Cette situation ne peut pas museler l’expression et bafouer le droit syndical.

L’UET est un syndicat représentatif de l’UT2J et doit pouvoir bénéficier à ce titre d’un droit d’opinion et d’expression sur le campus.

Nous ne nous laisserons pas faire et appelons le Président à la raison, en revenant sur sa décision dans les meilleurs délais, sans quoi nous nous verrions dans l’obligation de procéder à tous les moyens nécessaires pour nous faire entendre et faire respecter notre droit.

Dans l’immédiat, nous maintenons la conférence de jeudi 9 mars à 12h30 en Amphi 9 et nous invitons le plus grand nombre à venir y assister, dans un soucis d’information sur la situation au Proche-Orient (en particulier en ce qui concerne les étudiantEs palestinienNEs qui subissent l’apartheid) mais aussi pour faire respecter la liberté d’expression et les libertés syndicales.

Union des ÉtudiantEs de Toulouse

COMMENTAIRES  

04/03/2017 08:49 par legrandsoir

Donc, les ami(e)s toulousain(ne)s des étudiantEs palestinienNEs et les citoyen(ne)s toulousain-ne-s sont privé-e-s (par décision de ce-LL-eux qui disposent de l’autorité) du droit de laisser les étudiantes-étudiants du Mirail nous faire entendre des orateurs(trices) exposer sur le sort de leurs frères (sœurs) palestinien-n-es alors que la fac devrait être ouverte à tou-te-s les intellectue(ll)es invitéEs par les militant-e-s régiona(lles)aux. Pourtant, -il-elle-s sont assez avisé(e)s, étant e-elles-ux mêmes des intellectuelLEs.
La même chose m’est arrivée quand je devais y présenter le livre « Marine Le Pen amène le pire ». Refus, sujet clivant, etc.
Maxime (prénom masculin-féminin) Vivas,
écrivain qui fut une jeune recrue et une vaillante sentinelle sans changer de sexe.

04/03/2017 10:28 par Major

Cette réunion doit avoir lieu. Résistance face à la censure et aux privations de liberté.
Doit-on s’attendre à voir débarquer très tôt jeudi CRS et confrères ?
Quand il s’agit d’Israël tout est possible.

04/03/2017 11:28 par Autrement

Je(e) partage les réticences de GSMV, tant sur les présidents d’Université façon Sarkhollandemacron (j’ai vu l’abominable programme de glace de ce dernier, bien dans la ligne de ses prédécesseurs), que sur l’orthographe démago-féministe de ces Communiqués de presse (que pourtant... j’approuve à 100%) :

Non à la répression à l’université de Franche-Comté

Le 14 février 2017, le président de l’université de Franche-Comté a fait intervenir la police dans la salle du Conseil d’Administration pour “évacuer” 16 étudiant-e-s, une lycéenne et deux jeunes militants. Ils/elles protestaient contre l’application, sans débat et sans information de la communauté universitaire, de la réforme des masters.

Les organisations signataires affirment leur soutien plein et entier aux 19 jeunes ainsi qu’aux membres du conseil d’administration choqué-e-s par la violence disproportionnée de l’intervention policière, alors même que la CPU affirme dans un communiqué du 17 février : "L’université est un lieu de dialogue où l’expression libre et le respect de la parole de l’autre doivent être garanties, la brutalité, l’agressivité, la violence n’y ont pas leur place".

Le président Jacques Bahi ne s’est pas montré pendant cette pseudo “occupation”. Il a préféré faire fi de la franchise universitaire plutôt que de chercher à dialoguer. C’était par ailleurs la troisième fois en quatre mois que ce président faisait entrer la police dans l’université.

Suite à cette intervention policière, dix-sept jeunes ont passé 24 heures en garde à vue. Deux autres y ont passé 45 heures, dont l’élu AMEB Solidaires Étudiant-e-s au C.A.

La procureure de la république a parlé de “violences psychologiques”. Le président Jacques Bahi a annoncé avoir saisi la section disciplinaire. Des plaintes auraient été déposées pour “séquestration” alors que la porte de la salle du conseil est restée ouverte.

Considérant que le refus du dialogue et de la confrontation de points de vue est un déni de démocratie qui foule aux pieds les principes mêmes de l’université, les organisations signataires demandent :
une enquête administrative pour faire toute la lumière sur cette affaire,
le retrait des plaintes contre les 19 militant-e-s,
l’abandon de toute procédure disciplinaire à l’encontre des 16 étudiant-e-s.

Signataires :
CGT-INRA, CGT FERC Sup, SNTRS-CGT, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNPREES-FO, SUD Recherche-EPST, SUD Éducation, Solidaires étudiant-e-s

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