Espagne : Beatriz Talegón, la jeune femme qui, de l’intérieur, a couvert de honte l’Internationale Socialiste.

Amiga Grannoche

11 Février 2013. Beatriz Talegón, de l’Union Internationale des Jeunes Socialistes, met les points sur les "i" aux dirigeants socialistes du monde entier, pendant qu’ils sont dans un hôtel cinq étoiles à Cascais (Portugal) pour la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste, en les accusant d’être responsables de la gravité de la situation actuelle.

"Je suis très étonnée que nous prétendions faire la révolution depuis un hôtel cinq étoiles à Cascais, en venant dans des voitures de luxe. Je me demande, à la vérité, si nous pouvons apporter une réponse aux citoyens quand vous, responsables politiques, vous leur dites que vous comprenez, que vous souffrez, parce-que nous sommes socialistes. Réellement, est-ce qu’on sent cette souffrance à l’intérieur de cet endroit ? Réellement, est-ce qu’on peut comprendre depuis un hôtel cinq étoiles ce qu’on demande au monde ?

"Malheureusement, nous n’avons pas été les socialistes qui dans le monde ont poussé les gens à sortir dans la rue ou à se mobiliser, et ce qui devrait nous faire souffrir est que ceux-ci demandent la démocratie, demandent la liberté, demandent la fraternité, demandent l’éducation publique, la santé publique, et nous ne sommes pas là .

"Vous, les leaders, mal nommés leaders parce que vous êtes les responsables de ce qui se passe,

"Après que vous en aurez eu plein la bouche de discours parlant de l’emploi des jeunes, de ce que les jeunes vous préoccupent beaucoup : on ne s’en préoccupe pas vraiment, en fait, parce que vous nous tenez ici et que vous ne venez pas non plus nous demander notre point de vue sur la question.

"Nous avons beaucoup à dire parce que ça intéresse les gens de savoir ce que les jeunes pensent, dans la mesure où ce sont nous qui sommes en train de payer les conséquence de votre action - ou de votre inaction".

Source : http://www.aporrea.org/internacionales/n223103.html

Son intervention au complet, enregistrée et diffusée en vidéo (Si Youtube retire celle ci, il y en a beaucoup d’autres), a fait un triomphe dans les réseaux sociaux et a été l’objet d’une couverture médiatique au Portugal, où elle a fait son discours.

Elle dit aussi : "La gauche est maintenant au service des élites, elle danse avec le capitalisme, elle est bureaucratique. Elle a perdu complètement le nord, le contact avec la base, et c’est quelque chose que la gauche ne peut pas se permettre"

"Ils produisent des discours qui ne veulent rien dire. Mais les gens ne sont pas bêtes. Et ils perdent les élections les unes après les autres."

Source : http://www.huffingtonpost.es/2013/02/11/beatriz-talegon-los-partidos-maquinas-contratar-gente-dedo-socialismo-discurso-cascais_n_2663131.html

COMMENTAIRES  

15/02/2013 11:22 par ADSkippy

BEATRICE TALEGON, un nom, une militente, beaucoup de courage, et une vérité portant simple et évident : Les "Parties (pas) Socialistes" ( Internationale socialiste ), de partout, ont vendues leurs âmes au diable depuis longtemps. Ils fonts partie du problème et pas celle de la solution. Ils n’ont plus rien a dire ou a offrir au citoyens, si ce n’est la même chose que les parties politiques conventionnelles, réactionnaires, élitistes et bourgeois. Il faut se rappeler que, les "Parties (pas) Socialistes" ont effectivement participes de manière étroite et de partout, au pouvoir et a la politique du grand capitale, du marche "libre", globale, responsable de la souffrance des millions a travers l’Europe et le monde.

J’aimerais penser que le PS est capable de revenir a des sources, plus nobles. Mais âpres toutes ces années, et trop de trahisons, je n’ y crois plus, car sa duplicité politique et idéologique est maintenant bien établis. Peut-être que, quelques militants du PS pourront nous rejoindre, pour un changement réelle de la société, mais le PS et ses dirigeants, jamais.

Pour l’avenir, nous devons construire une "Nouvelle Gauche" sans compter sur le PS.

15/02/2013 16:39 par Dwaabala

Terrible. Cependant, F. Hollande ne s’est pas agenouillé devant les marchés, non, il a gravi les marches de l’accès au pouvoir sur les genoux et sous les fourches caudines. C’est ainsi que l’on marche au PS, et depuis si longtemps !
La question encore plus terrible est celle de l’évanescence de l’opposition populaire.
Passé le glorieux engouement (tout relatif car le Front national est largement passé devant) de l’élection présidentielle, la classe laborieuse, dans son immense sagesse, se rappelle-t-elle maintenant quelles sont les composantes de ce Front de Gauche, initié par un PCF qui avant d’effacer la faucille et le marteau ne pouvait même plus sortir son drapeau de sa poche, Front de Gauche dont le caractère révolutionnaire et turbulent sur les ondes est garanti par un transfuge blanchi sous le harnais dans la minorité du même PS ?

16/02/2013 20:05 par daniel

S’il y a un administrateur, je n’ai plus rien à dire.Pourtant j’ai entre les dents et la gorge ; la non réponse de Ségolène Je ne dirais donc que bon courage Beatriz et salutations amicales.
Je suis jeune de 80.

17/02/2013 17:16 par Sheynat

Excellent. Quelles ont été les réactions dans la salle ?
Il y a un extrait de vidéo (4:21 minutes) sous titrée en VF par Filsdenel.

18/02/2013 22:42 par T 34

@ Sheynat

Pour les réactions de la salle je ne peux pas vous dire. Par contre celles de la rue furent terribles. Cette tentative pour laver l’image du PSOE n’a pas fonctionnée. Ici on peut la voir se faire huer lors d’une manifestation contre les expulsions. Pour le peuple le PP et le PSOE c’est la même merde, elle n’a trompé personne.

Vous pouvez voir la vidéo ici : http://cuestionatelotodo.blogspot.com.es/2013/02/beatriz-talegon-sus-amigos-y-sus.html

19/02/2013 01:06 par Anonyme

Il n’est pas certain qu’il s’agisse "d’une tentative pour laver l’image du PSOE" qui "n’a pas fonctionné", ce qui serait une rouerie et une tromperie de plus. Il y a bien des gens sincères et honnêtes, incapables de faire des calculs propagandistes sur ce que peut rapporter en termes de voix ou d’adhésions telle ou telle manipulation de l’"image" de leur organisation (l’image est censée être plus perceptible que la réalité), il y a bien des gens, même au PS Français, et même parmi ceux qui exercent des responsabilités au sein, ou au coeur (termes féminins ou attribués aux femmes), de ce parti qui attendent un âge... euh... avancé, pour le quitter.

Ca doit dépendre de la capacité de chacun à se rendre compte d’une part qu’il s’est bercé d’illusions et d’autre part à abandonner les compagnons, les amis, qui veulent continuer ? D’autant que certains transformeront alors leurs sourires en grimaces menaçantes... De quoi ne pas reconnaître ceux que l’on croyait jusqu’alors être des amis.

Que les jeunes qui crient famine dans la rue, ou halte aux expulsions, halte aux suicide de désespérés, n’aient pas cette naïveté, ou se méfient des belles paroles et des belles promesses jamais tenues par ce parti qui n’a de "gauche" que le nom est une autre réalité, dont il ne serait pas de bonne "alternance" que les PS et autres PSOE tiennent compte au niveau de ceux qui les dirigent ! Mais il n’en est pas de même pour le militant qui mettra plus ou moins longtemps à se rendre compte qu’il a été gentiment bercé d’illusion par ceux qui cultivent leur "image".

Si "l’Internationale Socialiste" se prétend "socialiste", c’est justement pour attirer et détourner de formations vraiment à gauche, avec des simili-actions (de portée insignifiante, mais qui font croire aux adhérents qu’ils militent pour la bonne cause) et de beaux discours, l’énergie des gens sincères et honnêtes, et il n’y a pas que des "riches", loin de là , qui ne peuvent même pas imaginer que la fourberie chez ceux qui se disent "de gauche" va jusqu’à ... soutenir le capitalisme, dans ce qu’il a de plus sale et de plus criminel.

Car il y a le "peuple" dans la rue mais il y a aussi le "peuple" qui, hier encore, aimait son roi, et trouvait plus que "normal" d’en avoir un, de roi.. Est-ce le même "peuple" ? Pas le même ?

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