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Et ils se déchaînent contre Correa ...

Le texte ci-dessous, s’il souffre d’une traduction perfectible, donne une idée du ton qu’un journaliste peut adopter pour parler du président élu de son pays : l’Equateur.
A comparer avec le léchage de botte de nos journalistes envers le président Sarkozy.

Pour les distraits et les amnésiques, précisons que l’individu que le journaliste ne nomme pas autrement que "le Dictateur" est Rafael Correa, président de l’Equateur et que l’épisode évoqué est celui d’une tentative de putsch et d’assassinat à son encontre.
Le Grand Soir.


Depuis quelques heures c’est la folie contre Correa, les articles fusent qualifiant un verdict judiciaire d’atteinte à la liberté d’expression, etc.

Quatre prévenus (Emilio Palacio le "journaliste" et trois responsable du journal El Universo : Carlos Eduardo Pérez Barriga, César Enrique Pérez Barriga et Carlos Barriga Nicolas Perez) ont été condamnés à trois ans de prison et 40 millions de dollars d’amende (10 millions par responsables du journal et 10 millions par le journal) pour diffamation pour la publication d’un article (No a las mentiras) dans le journal El Universo.

Source : Directivos y dueños del diario El Universo son condenados por difamar al presidente ecuatoriano Correa

Les fonds seront remis en dommages et intérêts au président qui a annoncé qu’il les donnera au projet Yasuni ITT.

Quand au "journaliste" Emilio Palacio il a vivement critiqué la décision et a traité un journaliste de Ecuador Tv (un média public) de "fasciste" (voir la vidéo : Emilio Palacio discriminó a periodista de Ecuador TV y lo calificó de fascista)

Emilio Palacio traitant un journaliste de Ecuado TV de "fasciste"

Pour juger vous même de la teneur du "journalisme" d’opposition équatorien et pour juger si la sanction est appropriée je vous ai traduit l’article en question :


Non aux mensonges

Emilio Palacio

21/02/2011

Cette semaine, pour la deuxième fois, la Dictature informa via un de ses porte paroles que le Dictateur est en train de considérer la possibilité de pardonner aux criminels qui se sont soulevés le 30 septembre. Pour cela il étudie une amnistie.
Je ne sais pas si la décision m’inclut (selon les médias de la dictature je fus un des instigateurs du coup d’état) mais si c’est le cas je la refuse.

Je comprends que la Dictateur (un dévot chrétien, un homme de paix) ne perde pas l’occasion de pardonner à des criminels. Il gracia les mules du narcotrafic, il eu pitié des assassins prisonniers à la Prison du Littoral, il sollicita les citoyens pour qu’il se laisse voler pour qu’il n’y ait pas de victimes, il cultive une grande amitié avec les envahisseur de terre (Ndt : personnes pauvres occupant illégalement des terrains pour construire des logements de mauvaise qualité, des bidonvilles). Mais l’Équateur est un État laïque qui ne permet pas d’utiliser la foi comme fondement juridique pour exempter les criminels de payer leurs dettes. Si j’ai commis un quelconque délit j’exige qu’on me le prouve, je n’espère aucun pardon judiciaire mais des les excuses dues.

Ce qui se passe en réalité c’est que le Dictateur a enfin compris (ou ses avocats lui ont fait comprendre) qu’il ne peut pas démontrer le supposé crime du 30 septembre, car tout fut le produit d’un scénario improvisé, à mesure que le temps passa, pour occulter l’irresponsabilité du Dictateur d’aller dans une caserne soulevée, d’ouvrir sa chemise et de crier qu’ils le tuent, comme tout catcheur qui s’efforce de faire son show dans un chapiteau de cirque dans un village oublié.

A ce niveau, toutes les "preuves" pour accuser les "putschistes" se sont décousues :

Le Dictateur reconnait que la mauvaise idée d’aller au Régiment de Quito et rentrer par la force fut sienne. Mais alors personne ne put se préparer pour l’assassiner et personne ne l’attendait.

Le Dictateur jure que l’ex-directeur de l’Hôpital de la Police ferma les porte pour empêcher sa rentrée. Mais alors il n’y eu pas complot car il ne désirait même pas voir son visage.

Les balles qui assassinèrent les policiers disparurent, mais pas dans le bureau de Fidel Araujo mais dans une enceinte gardée par des forces loyales à la Dictature.
Pour montrer que le 30 septembre il n’utilisa pas un gilet pare balles, Araujo en enfila un devant les juges et ensuite mit le même maillot qu’il avait ce jour là . Ses accusateurs durent rougir devant la démonstration palpable que les gilets pare balles ne peuvent tout simplement pas se dissimuler.

Je pourrais continuer mais l’espace ne me le permet pas. cependant, maintenant que le Dictateur a compris qu’il doit reculer dans son histoire de fantômes, je lui offre une sortie : ce n’est pas une grâce qu’il doit appliquer mais une amnistie à l’Assemblé Nationale.

L’amnistie n’est pas un pardon, c’est un oubli juridique. Cela impliquerait, si cela se décide, que la société arrive à la conclusion que le 30 septembre furent commises trop de stupidités, de part et d’autre, et qu’il serait injuste de condamner les uns et de récompenser les autres.

Pourquoi le Dictateur a-t-il pu proposer une amnistie pour les "pelucones" (Ndt : surnom que Correa donne aux opposants) Gustavo Noboa et Alberto Dahik, mais par contre ne veut pas pardonner aux simples policiers ?

Le dictateur devrait se rappeler, finalement, et ceci est très important, qu’avec un pardon, dans le futur un nouveau président, peut-être un de ses ennemis, pourrait l’amener devant une cour pénale pour avoir ordonné d’ouvrir le feu à volonté et sans avertissements contre un hôpital plein de civils et gens innocents.

Les crimes de lèse humanité, qu’on ne l’oublie pas, ne se prescrivent pas.

Source : No a las mentiras publié dans El Universal


Voici une vidéo où on peut voir les civils et les gens innocents (d’après Emilio Palacio) en action :

URL de cet article 14237
Frédéric Rousseau. L’Enfant juif de Varsovie. Histoire d’une photographie.
Bernard GENSANE

Paris, Le Seuil, 2009
Nous connaissons tous la photo de ce jeune garçon juif, les mains en l’air, terrorisé parce qu’un soldat allemand pointe sur lui un fusil-mitrailleur. En compagnie de sa mère, qui se retourne par crainte de recevoir une salve de balles dans le dos, et d’un groupe d’enfants et d’adultes, il sort d’un immeuble du ghetto de Varsovie. A noter que ce que l’enfant voit devant lui est peut-être plus terrorisant que ce qui le menace derrière lui.
Au fil d’un travail très rigoureux, (...)

Agrandir | voir bibliographie

 

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