Gouverner sans permanence
Giovanni Libreros
« ...si nous avons été vaincus, nous ne pouvons rien faire d’autre que recommencer depuis le début » F. Engels
Le rideau est tombé et, avec lui, se clôt la scène inaugurale du premier gouvernement progressiste en Colombie. Comme prévu, les analyses prolifèrent et la majorité insiste sur la notion de « polarisation » pour expliquer l’évident « match nul électoral ». Nous, en revanche, préférons recourir à l’expression gramscienne d’« équilibre des forces de perspective catastrophique » pour nommer une situation de déséquilibre où — cette parité —, avant d’annoncer une stabilisation, une légitimation et une régulation, opère comme un symptôme anticipé d’une crise qui demeure à l’état latent.
Par conséquent, le propos de cet écrit consiste à réfléchir sur la question de savoir si le revers électoral exprime l’achèvement d’une forme « provisoire » de gouvernement ou si, au contraire, il ouvre un nouveau moment pour conquérir d’autres équilibres de forces ; non seulement dans le but (…)Lire la suite »
























