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La CGT recrute un directeur de la communication par petite annonce

Michel NOBLECOURT

"La CGT recherche un(e) directeur(trice) de la communication". Cette petite annonce a été publiée dans l’Humanité daté du mardi 30 juillet, et elle passe d’autant moins inaperçue qu’elle est la seule à côté d’une autre annonce classée du Syndicat d’action foncière du Val-de-Marne...

Le texte définit d’emblée le profil du poste – une création – et fait aussi l’objet d’un appel à candidatures en interne qui a été lancé lundi 29 juillet : "Sous l’autorité politique du membre du bureau confédéral chargé de la communication et de l’information de la CGT [en l’occurrence Agnès Naton, directrice de la Nouvelle vie ouvrière], vous aurez pour mission de participer à la définition de la stratégie de communication globale de la Confédération et de piloter sa mise en œuvre, afin de promouvoir l’image de la CGT."

Les compétences requises ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles que pourrait rechercher une grande entreprise pour un poste équivalent : "Poste accessible avec un diplôme d’école spécialisée en communication et en relations publiques (CELSA, Ircom, EFAP, ISCOM, ISERP...), de formation supérieure de type IEP ou écoles de commerce avec une spécialisation en communication ou d’un diplôme universitaire bac+5 et plus (master professionnel, master spécialisé...) en communication ou dans les relations publiques." Bref, la CGT recrute à très haut niveau.

"Mettre un peu d’ordre"

Pour Mohamed Oussedik, qui assure, en cette fin juillet, la permanence du bureau confédéral, il s’agit de "mettre un peu de cohérence, un peu d’ordre" dans la communication en dotant la confédération d’un directeur ou d’une directrice. Le responsable pilotera l’ensemble du département communication, composé de trois pôles : les relations avec la presse (actuellement assurées par Jacques Delallée, sans qu’on sache si l’intéressé conservera cette fonction), le numérique et la presse confédérale. Chaque pôle continuera à avoir son propre responsable.

"On cherche un vrai professionnel de la communication pour piloter le département, précise Mohamed Oussedik. Après, il y a un pilotage politique qu’on assure au niveau du bureau confédéral." L’annonce insiste en conclusion sur le fait que le poste "s’adresse à des profils confirmés justifiant d’expérience significative en communication interne et externe ainsi qu’en management". Management, vous avez dit management ? Les candidatures sont à adresser directement au siège de la CGT à Montreuil.

"La CGT recherche un(e) directeur(trice) de la communication". Cette petite annonce a été publiée dans l’Humanité daté du mardi 30 juillet, et elle passe d’autant moins inaperçue qu’elle est la seule à côté d’une autre annonce classée du Syndicat d’action foncière du Val-de-Marne... Le texte définit d’emblée le profil du poste – une création – et fait aussi l’objet d’un appel à candidatures en interne qui a été lancé lundi 29 juillet : "Sous l’autorité politique du membre du bureau confédéral chargé de la communication et de l’information de la CGT [en l’occurrence Agnès Naton, directrice de la Nouvelle vie ouvrière], vous aurez pour mission de participer à la définition de la stratégie de communication globale de la Confédération et de piloter sa mise en œuvre, afin de promouvoir l’image de la CGT."

Les compétences requises ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles que pourrait rechercher une grande entreprise pour un poste équivalent : "Poste accessible avec un diplôme d’école spécialisée en communication et en relations publiques (CELSA, Ircom, EFAP, ISCOM, ISERP...), de formation supérieure de type IEP ou écoles de commerce avec une spécialisation en communication ou d’un diplôme universitaire bac+5 et plus (master professionnel, master spécialisé...) en communication ou dans les relations publiques." Bref, la CGT recrute à très haut niveau.

"Mettre un peu d’ordre"

Pour Mohamed Oussedik, qui assure, en cette fin juillet, la permanence du bureau confédéral, il s’agit de "mettre un peu de cohérence, un peu d’ordre" dans la communication en dotant la confédération d’un directeur ou d’une directrice. Le responsable pilotera l’ensemble du département communication, composé de trois pôles : les relations avec la presse (actuellement assurées par Jacques Delallée, sans qu’on sache si l’intéressé conservera cette fonction), le numérique et la presse confédérale. Chaque pôle continuera à avoir son propre responsable.

"On cherche un vrai professionnel de la communication pour piloter le département, précise Mohamed Oussedik. Après, il y a un pilotage politique qu’on assure au niveau du bureau confédéral." L’annonce insiste en conclusion sur le fait que le poste "s’adresse à des profils confirmés justifiant d’expérience significative en communication interne et externe ainsi qu’en management". Management, vous avez dit management ? Les candidatures sont à adresser directement au siège de la CGT à Montreuil.

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COMMENTAIRES  

31/07/2013 18:10 par Dwaabala

Il faut souhaiter que ce spécialiste de la communication ne soit pas bègue.

31/07/2013 19:37 par Geb.

Quant t’as lu ça, (Après 40 années de militantisme syndical), t’as tout compris...

Et si t’as pas compris on peut se demander légitimement quel "militantisme syndical, et/ou politique", tu as pratiqué pendant 40 ans.

Au fait, ils ont lancé une souscription pour le payer ???

On en aura les résultats et le montant publiés j’espère.

Merci de l’info...

Parce qu’il y a longtemps que l’Humanité, le Feu Peuceu, et moi, et moi, et moi, on a "divorcé" pour des raisons d’éthique fondamentale.

Et avec la CGT itou,

Pas de regrets donc...

Bon vent !

Geb.

31/07/2013 23:49 par juan

j’ai vu l’annonce , je le dis à qui veut l’entendre il ne fait pas bon d’être un militant sans diplôme
et puis à la CGT comme dans les entreprises vise ces têtes bien pleine qui sauront parler à la presse à la place des rougeots gouailleur , on pourra aussi entendre que l’on a rien compris ,
Camarades regardez sur le site dialogue de Jean Dominique Simonpoli un délice le site d’un côté de la barricade on peut passer de l’autre côté mais toujours en douceur pas brusquement surtout ,
Regardez notre bon Robert Hue qui aurait cru que Robert aurait aussi bien réussi professionnellement ho pardonnez moi le Grand Soir , robert est devenu un Hollandais confirmé , Robert un marin de haute mer
j’attends d’ailleurs le nouveau directeur de la communication de la CGT pour tout m’expliquer voila pourquoi je n’ai pas réussi , peut être somme nous des incompris ?

01/08/2013 01:36 par ADSkippy

Voila l’occasion parfaite pour virer Theophraste, (qui se prends pour "management").

01/08/2013 07:05 par EFX

C’est la preuve qui démontre que la CGT n’a plus les cadres compétents pour faire le sale boulot, ou acceptants de mettre en place le plan de restructuration interne qui a été dévoilé au congrès de Toulouse et qui vise à supprimer les structures interprofessionnelles locales ou se forge l’opposition au réformisme, enfin que la CGT a signé un pacte de non-agression qui ne permet plus de franchir la ligne jaune, afin d’ être conforme avec les positions pro-européennes d’une CES, 5ème roue du capital, la CGT est sur les rails du syndicalisme de compromis à l’allemande, mais nous allons tout faire pour que cette voie empruntée par les 15 années de pouvoir Thibault, change de direction pour revenir à une CGT de lutte de classes et de masses.

01/08/2013 10:15 par Dwaabala

@ Geb
Pour l’heure, la CGT (avec FO et la FSU) s’oppose à la réforme du régime des retraites préparée par le gouvernement. Elle s’est opposée à l’ANI.
On n’est pas obligé d’y militer, mais de le reconnaître, si.
@ juan
Robert Hue est un transfuge. Il n’est pas le premier. Jacques Doriot en fut un autre et bel exemple.
@ EFX
Position plus raisonnable. On milite, si on garde le moral, ce qui n’a rien d’évident.

Sinon, on soutient ce qu’il y a de positif quand ça se présente. Parce qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire sinon que de regarder ce qui se passe ailleurs.

01/08/2013 20:26 par Geb.

A Dwabala,

Je pense que tu as mal interprété mes propos ou qu etu n’a pas compris ce que je signifie.. ;

Pendant 40 ans j’a apporté mon soutien plus qu’actif, mes actions concrètes et mes maigres finaces à la CGT.. Et à d’autres structures politiques celles là.

Mais en sus j’ai apporté MA CAUTION...

MA CAUTION d’honnête militant et d’honnête exploité afin que d’autres comme nous nous rejoignent dans le combat.

Mais pas qu’ils nous rejoignent comme les moutons qu’on améne au bord du précipice.

La CGT actuelle, et la CSE, comme TOUS les autres syndicats qui ont largué leur contenu de classe, c’est le "Joueur de Pipeau de Hameln".. ;

Tu connais le conte d’Andersen ???

Ce qui se vit aujourd’hui avec cette nouvelle "glissade" ça avait déjà cours avant.

Mais ils ne trouvaient plus de gars à la hauteur ou assez dévoyés pour agiter les miroirs comme il faut.

Ou bien ceux-ci devaient avoir des états d’âmes qui les freinaient dans leurs ardeurs criminelles.

Je dis bien "criminelles" car c’est un "crime" que de détruire l’avenir et le présent de la classe exploitée. Par connerie, analphabétisme, ou désir de lucre.

Mais n’est pas mercenaire qui veut... Faut AUSSI des qualités pour ça

Alors ils vont directement ou leur instinct de classe corrompu les mène. Ils vont le chercher dans les structures mêmes des larbins du capital : Les HEC, Supdeco, et pourquoi pas l’ENA.

Je te rappellerai, (Si tu es trop jeune pour t’en souvenir), que nous avions DES ECOLES SYNDICALES qui ont formé les meilleurs de nos représentants. De ceux qui ont empêché le Patronat de dormir durant des décennies...

Alors je dirais au sujet d’un éventuel "engagement" dans ce qui se dénomme trompeusement en en usurpant le nom, la "Confédération Syndicale des Travailleurs :

PAS... PLUS EN MON NOM.

Je ne suis peut être pas capable d’empêcher le génocide de classe mais faut pas compter sur moi, ni sur des milliers de camarades comme moi, pour accélérer le processus.

Sans rancune.

Geb.

02/08/2013 01:02 par Dwaabala

@ Geb
Je ne voulais donner aucune leçon, mais constater simplement que le 10 septembre c’est à l’appel de la CGT que les travailleurs manifesteront pour la défense de leurs droits à la retraite. Ce n’est pas révolutionnaire, mais il faut commencer par défendre son droit à l’existence, même quand l’âge arrive. Comme tout seul on n’a guère de moyen de le faire...
Veuille m’excuser si j’ai pu te blesser.

02/08/2013 06:12 par ADSkippy

@Geb
"Dit moi ce que tu représente et je te dirais qui tu est"
C’était le temps ou les lignes de démarcation étaient bien définies ; il y avait eux, (les exploiteurs) et nous (les exploites). C’était la lutte des classes et on savait notre place.
Mais le révisionnisme idéologique, le professionnalisation des "cadres"(a vie) l’abondons de principes et convictions, la recherche de compromis, explique le désenchantement syndicale (et politique). Car, aujourd’hui, très peu savent ce que représentent, vraiment, les Syndicats.
Tout ceci explique, peut-être, pourquoi en France, une telle léthargie et désengagement, mal grès une situation grave.
Il faut redéfinir les lignes de démarcation et revenir sur les principes de base ; lutter et combattre, avec vigueur et sans compromis, le capitalisme et ses méthodes d’exploitation. Dans une économie "globale", la lutte sectorielle, locale, reste sans conséquence si elle n’est pas incorporées a l’idée et discour de fond, anti capitaliste.
Aux "dirigeants syndicaux" Je dit : " Votre manque d’imagination est directement liés a votre état de complaisance douillet".
Mais tout ça, c’est un vieux débat....

03/08/2013 09:24 par comité de base: cellule ouvrière du bassin minier ouest du pas de calais

Parce que nous sommes communistes mais aussi syndicalistes à la CGT, nous avons le droit de critiquer la ligne de la direction de la CGT qui n’a plus rien à voir avec la lutte de classes, et nous ferons tout pour que le 10 septembre le maximum de travailleurs soient présents pour manifester contre le projet réformiste et réactionnaire qui met à bas le droit à la retraite sur la base de la solidarité intergénérationnelle.

Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais comibase@gmail.com n°53/28/07/2013

Pour éviter l’accident, il faut sortir des rails du réformisme et de l’opportunisme.

La CGT (le seul véritable syndicat ouvrier en France même avec ses défauts) se met en ordre de bataille, et va réunir des milliers de militants à Aubervilliers le 5 septembre :15 militants par structure locale qui doivent se préinscrire afin que s’opère une sélection par les dirigeants départementaux qui ont eu une consigne : surtout pas de contestations

Ce sera la première messe de Thierry Le Paon après qu’il fût adoubé à Toulouse par un congrès félicitant les 12 années de règne de Bernard Thibaut, et surtout exalté par la stratégie néo-révolutionnaire de la CGT pour les 3 prochaines années surtout après une semaine sans contestation…bon c’est vrai il y a eu les ouh ! anti-CFDT, des sifflets, des bousculades en coulisse dues à l’alcoolémie avancée, des votes négatifs, des micros coupés et des prises de paroles raccourcies, jugées trop violentes, venues de bases ou fédérations certainement gauchisantes qui veulent se servir de la CGT comme d’une tribune politique.

Ont-ils oublié, ces contestataires, que la lutte des classes est un concept dépassé et que le syndicalisme rassemblé est la solution, qu’il y a une hiérarchie à respecter et qu’il faut relayer en bas les décisions prises en haut ?

Ont-ils oublié que si la CGT a rompu la courroie de transmission avec le Parti Communiste et le stalinisme assassin qu’il incarne, ce n’est pas pour la remettre avec les véritables communistes qui n’ont pas de sang sur les mains, eux, et apparaissent comme les authentiques épouvantails contre le capitalisme, les fers de lance révolutionnaires de la contestation populaire, les véritables avant-gardes du peuple en route pour changer son destin par le renversement du système ?

Trêve de plaisanteries ! Durant la campagne présidentielle, les fabuleux meetings du Front de Gauche ont redonné de l’espoir à des milliers de militants et le 11% de Mélenchon n’est pas une victoire mais une avancée… mais nous sommes confrontés à ce gouvernement PS de Hollande continuant la politique libéral du gouvernement UMP de Sarkozy, et à un FN à plus de 30% dans les sondages (et pour une fois, c’est un sondage proche de la réalité).

Le PS et son gouvernement ne reculent pas dans ses réformes, alors qu’il y a encore quelques années quand ils étaient au pouvoir, la contestation populaire et les syndicats les avaient faits infléchir dans plusieurs domaines et à plusieurs reprises.

Il est clair que le PS d’aujourd’hui est beaucoup plus libéral-réformateur que les sociaux réformistes des années Mitterrand et Jospin, et s’il n’a jamais été réellement au côté des masses populaires, le PS est de plus en plus à droite à la manière du Labour Party au Royaume-Uni, du Parti Démocrate aux Etats-Unis et du SPD en Allemagne… la gauche du capital qui endort les peuples tel un crotale qui endort ses proies avant de les broyer.

Et la CGT est dans cette tendance, sur les rails du compromis syndical à l’allemande incarné par IG ou Verdi, organisations de travailleurs mais aussi armes réformistes du capital contre les travailleurs.

Comme le PS et Hollande ont été et sont influencés par la politique qu’avaient mené Gerhart Schroeder et le SPD avant leur déroute électorale (peut-être calculée) qui a conduit Merkel au pouvoir avec les conséquences que nous connaissons, la CGT est influencée par la CES et la CSI qui imposent un code de conduite avec une ligne jaune qui ne doit pas être franchie.

Ainsi, la CGT prend le risque (mais ceci est peut-être volontairement calculé), de voir son influence baisser, notamment par l’éjection ordonnancée de ses éléments « d’élites » formés venus de l’avant-garde communiste (pas uniquement PCF), ou par la désertion, par l’écœurement, d’une partie de ses troupes ouvrières qui sont les plus à même de mener des luttes fortes et d’organiser une vigoureuse résistance grâce à l’apport de la réflexion collective.

Comme nous l’avons déjà plusieurs fois signalée, la machine syndicale n’est plus indépendante, car elle ne vit plus des cotisations des syndiqués mais des perfusions financières accordées par les maîtres de la finance et du capital de productions.
Aussi, devant ce constat, on peut donc se dire que la direction de la CGT (et autres) a signé un pacte moral de non-agression, non pas pour préparer l’offensive en gagnant du temps pour renforcer ses bases avant la contre-attaque, mais pour rester dans la cour des grands, ceux que le capitalisme accepte et sponsorise s’ils ne dépassent pas la ligne jaune…

« Roulez à gauche si vous voulez, frôlez la ligne jaune, mais ne franchissez pas » tel est le message donné, il a été compris et il est appliqué.

En effet, un militant attentif, aura remarqué que depuis des années, la CGT ne va plus au bout de ses combats interprofessionnels, tous sont perdus, sauf le CPE qui aura permis à Sarkozy d’éjecter De Villepin, pour s’imposer et être le seul candidat de l’UMP en 2007… et qui aura permis à Bernard Thibaut d’avoir quelque chose à dire lors du congrès de Lille en 2006 où il fût réélu pour imposer des restructurations internes dans la CGT, notamment l’aboutissement du système cogétise emprunté à la CFDT.

L’exemple de 2010 est une preuve flagrante : s’il n’y a pas eu la volonté de perdre, il y a eu la peur de gagner, car la victoire était à portée. Il suffisait que pour une fois, la tête écoute la base en lutte et en grève depuis des mois et aguerrie aux combats organisés et disciplinés… et l’histoire aurait basculé si la volonté de la base avait été prise en compte.

Mais la lutte a été arrêtée, la base a été volontairement oubliée et ignorée pour empêcher que la ligne jaune ne soit franchie… ceci pour permettre à la social-démocratie d’accéder au pouvoir, par défaut certes car il fallait défaire Sarkozy, mais aussi par stratégie calculée. Car, loin et à mille lieues des revendications des travailleurs, il fallait aussi permettre à la tête de la CGT qu’elle puisse poursuivre ses réformes internes qui défont près d’un siècle d’une organisation ouvrière rôdée aux durs combats contre la réaction.

Les conséquences de cet abandon sont gravissimes puisqu’ aujourd’hui, les réformes réactionnaires se suivent, les lois antisociales sont votées, la casse continue et le gouvernement n’a plus d’opposition franche et de classe (à part les radicaux fachos et cathos intégristes)…

Ceci a un effet mécanique sur le sentiment d’impuissance qui s’agrandit et gagne encore sur l’espace laissé par les défaites successives, car si les travailleurs perdent encore et toujours des droits et des acquis, c’est aussi que les militants aguerris ont été rincés par des douches froides et ne sont plus à l’avant-garde comme ils le devraient.

Ainsi soit, ils sont retournés dans leur corporatisme et ne font que dans leur entreprises, soit ils ont été bannis et remplacés par des éléments de l’aristocratie ouvrière et syndicale qui se sont installés dans les fauteuils, avec comme mission d’empêcher un retour de l’avant-garde en s’octroyant l’espace.

D’ailleurs, ils ne font que diffuser par internet des copiés-collés, sans même comprendre s’ils sont ou pas adaptés aux situations locales… c’est du bureaucratisme dans toute sa splendeur pour une CGT canada dry ou radis rouge, car au moindre petit pépin, les « néo-responsables » s’écartent pour ne pas prendre les responsabilités au point de mettre en danger des camarades jugés trop revendicatifs en les emmenant sur une mauvaise voie afin de les écarter… et il y a des exemples récents dans notre bassin minier ouest.

Aussi, des camarades diront à ce stade du billet, mais que faire pour empêcher la destruction pièce par pièce de cet outil syndical de classe qu’est la CGT ?

Tout d’abord camarades, il faut être optimiste comme l’enseigne la science marxiste et toute l’histoire des luttes ouvrières, et comme répète toujours un camarade « la route est longue mais l’avenir sera radieux » même si un autre ajoute toujours avec justesse « mais la pente est raide »… ils se reconnaîtront. Alors si nous partons de cette réflexion d’un autre camarade il y a quelques mois, à propos des pantins qui gesticulent : « ce qui les gêne, c’est qu’on travaille, qu’on discute, qu’on n’est pas comme eux et qu’on le prouve ! », il y a là de la matière pour rester et lutter pour conserver le syndicalisme de classe et de masse dont nous avons besoin, c’est l’intérêt des travailleurs qu’ils soient issus de la classe ouvrière ou pas.

Il y a nécessité d’agir à l’intérieur des structures, sans pour autant conforter les positions réformistes, mais aussi d’agir de l’extérieur et de tous les côtés voire même en contrebande, afin de ne plus laisser d’espace à ceux qui refusent de franchir la ligne jaune pour des raisons opportunistes et de stratégies politiciennes et de mettre en avant les véritables revendications… ils seront dévoilés et devront répondre.

Au nom de quoi et de qui, des Camarades, devraient rougir ou s’excuser pour leurs actions et leurs luttes légitimes avec et dans les masses, certes un pas devant le mouvement, mais toujours au contact des travailleurs ?

Il est impératif de continuer à faire circuler toutes les informations, celles que nous allons chercher et celles qui nous parviennent, de poursuivre la diffusion des réflexions, tout ceci est nécessaire à l’organisation collective des luttes qui est un mélange de théories et de pratiques au même titre que des tracts qui se sont pas des copiés-collés mais issus de la réflexion collective et de la réalité de la lutte des classes, qu’elle soit dans les entreprises ou dans les quartiers populaires.

Les vrais militants sont dans la vraie vie et dans la vraie réalité, bien loin du sérail dans lequel certains faux frères voudraient les enfermer pour les empêcher de penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Car ils sont réellement confrontés et directement impliqués dans la lutte des classes, à la réalité d’un DRH ou d’un patron qui bafouent et humilient les salariés d’un revers de la main et méprisent les militants syndicaux qui font leur travail militant.

Certains disent que les syndicalistes sont protégés mais protégés de quoi ? D’un licenciement, d’une répression antisyndicale, d’un complot patronal, d’une surveillance particulière, d’un gel de l’évolution de carrière… la liste est bien longue pour les militants de classe et de masse qui vivent toujours sur le fil du rasoir !

La véritable et seule protection est l’unité, celle faite en gagnant la confiance des travailleurs, celle avec les collègues sur le lieu de travail, celle issue de la proximité avec les vrais camarades. Sans oublier les proches sans qui nous ne pourrions jamais agir.

Les militants de classe et de masse, ne peuvent pas laisser gagner par abandon, les opportunistes bureaucratiques de l’aristocratie syndicale qui verraient là une apothéose et une victoire de leur machiavélisme et de leur stratégie de la tension. Quels militants ayant une réelle conscience de classe pourrait abandonner tous ces travailleurs qui comptent sur le syndicat pour enfin gagner cette victoire qui ouvrira la voie d’autres conquêtes sociales… alors résistons et agissons avec l’intelligence et les luttes.

Ce n’est que par le travail de terrain, les luttes, l’organisation, la détermination, l’unité… que partiront ou seront renvoyés, ceux qui depuis des années agissent en opportunistes en laminant les véritables militants à coup de mensonges et de tactiques de division et en se servant de camarades qui une fois éclairés, comprennent la forfaiture.

Car si les opportunistes de la bureaucratie emploient les méthodes des patrons voire des populistes…il ne faut pas s’en inspirer, au contraire, il est nécessaire de se baser sur la réalité de terrain, sur les revendications des travailleurs et des masses populaires, sur la réflexion collective pour allier pratique et théorie…

Quand les vrais militants progressistes et d’avant-garde, réfléchissent, inventent et travaillent sur le terrain, qu’ils proposent et organisent… les opportunistes de la bureaucratie n’inventent rien mais ne font que puiser selon leurs intérêts, ils ne font rien de concret mais font croire le contraire… avec comme fil rouge, les places, l’argent et le pouvoir, et une forme de gloire, un besoin égocentrique d’être reconnu par la postérité… mais ils n’agissent que pour eux-mêmes et pour leurs intérêts personnels et petits bourgeois qu’ils affichent avec une indécence absolue.

Alors ne lâchons rien, au contraire poursuivons la bataille jusqu’à la victoire : dedans, dehors, en contrebande, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes en luttant pour nous-mêmes en tant que classe sociale et non en tant qu’individu. Notre force réside dans notre solidarité, dans notre détermination à rester debout, dans notre volonté à gagner et toujours gagner en n’abandonnant jamais.

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