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La crise ukrainienne pourrait dégénérer en guerre nucléaire de quatre manières différentes (Forbes)

Loren Thompson

En 1983 la chaîne de télévision ABC a diffusé un film qui s’appelait "Le jour d’après" dans lequel les frappes nucléaires réciproques de deux superpuissances dévastait la vie des Américains moyens de deux villes du Midwest. Le conflit commençait par une concentration de troupes russes en Europe de l’Est (selon Moscou il s’agissait de simples manoeuvres militaires) qui s’aggravait à tel point que les deux camps finissaient par larguer leurs missiles nucléaires de peur de les perdre dans une attaque préventive. Le film, qui avait été diffusé pendant une période de tensions et de désaccords entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique a eu de plus de 100 millions de spectateurs : le plus grand succès d’audience de toute l’histoire de la TV.

Les Etasuniens ne pensent plus beaucoup à ce scénario depuis la fin de la Guerre Froide parce que l’Union Soviétique s’est dissoute et que la rivalité idéologique entre Washington et Moscou a disparu. Cependant, la crise en cours à propos de l’Ukraine nous rappelle que la Russie est une puissance nucléaire et que les causes géopolitiques de ses inquiétudes concernant sa sécurité n’ont pas disparu. En fait, Moscou a sans doute encore plus de raisons de s’en faire aujourd’hui du fait qu’elle a perdu la bouclier des pays alliés qui la protégeaient d’une attaque occidentale pendant la Guerre Froide et que désormais sa capitale se trouve seulement à quelques minutes de la frontière orientale de l’Ukraine en jet (et encore moins de temps en missile). Quand on connaît l’histoire de la région on comprend facilement pourquoi Moscou peut craindre une agression.

Bien que l’Administration Obama réponde avec mesure à l’annexion de la province de Crimée de l’Ukraine en mars dernier, sa crédibilité auprès de ses alliés régionaux est en jeu, et le leader russe, Vladimir Poutine, n’a rien fait pour rassurer ses voisins. Après avoir fomenté la révolte en Ukraine orientale*, Moscou dit maintenant qu’il pourrait être contraint de venir en aide aux Russes qui y vivent (il a massé 40 000 soldats à la frontière, pour ce qu’il a d’abord appelé des manoeuvres). Pendant ce temps, les Etats-Unis ont accru leur présence militaire dans la région pour garantir la sécurité des membres locaux de l’OTAN. Petit à petit la tension monte.

Il y a un aspect de l’équilibre militaire régional qu’il ne faut pas oublier c’est la présence d’armes soi-disant non stratégiques des deux côtés. Ces missiles, bombes et autres armes, qu’on appelait autrefois armes nucléaires tactiques, ont été achetés pendant la Guerre Froide pour compenser le manque d’armes conventionnelles en cas de guerre. Selon Amy Woolf du Service de Recherche du Congrès, les Etats-Unis ont environ 200 armes nucléaires de ce type en Europe, dont une partie se trouve à la disposition des alliés locaux. Woolf dit que la Russie a environ 2 000 têtes nucléaires non stratégiques dans son arsenal opérationnel - la plupart pouvant atteindre l’Ukraine - et que au fur et à mesure des remises à niveau successives, la stratégie militaire russe semble "compter de plus en plus sur les armes nucléaires" pour faire face à la supériorité des Etats-Unis dans le domaine des armes conventionnelles de haute technologie.

Une étude de 2001 réalisée par la très respectable RAND Corporation est arrivée à peu près à la même conclusion et affirme que la doctrine militaire russe admet explicitement la possibilité d’utiliser l’arme nucléaire pour provoquer l’escalade d’un conflit régional ou à l’inverse sa désescalade. Ce ne sont pas seulement des menaces de la part des Russes. Les Etats-Unis et l’OTAN envisagent aussi la possibilité de se servir de l’arme nucléaire dans une guerre européenne. L’Administration Obama a eu l’opportunité de renoncer à cette éventualité lors de la Révision de La Politique Nucléaire de 2010 mais elle a au contraire décidé de déployer davantage d’armes nucléaires en Europe au titre d’une doctrine appelée Dissuasion Elargie. Les nations d’Europe de l’Est qui ont rejoint l’OTAN après l’effondrement de l’Union Soviétique étaient particulièrement favorables à l’idée d’avoir des armes atomiques tout près.

Aussi improbable que cela paraisse, il y a dans les deux camps la doctrine et les capacités nucléaires susceptibles de conduire à l’utilisation d’armes nucléaires en cas de guerre en Ukraine. Voilà quatre façons dont cela pourrait se produire :

Mauvais services secrets. Comme les Etats-Unis ont ricoché d’échec en échec au cours des dernières décennies, on a pu se rendre compte que Washington n’est pas le champion du décryptage des informations. Même quand il dispose d’informations vitales, leur lecture est tellement biaisée par les préjugés et les processus bureaucratiques qu’ils en tirent de mauvaises conclusions. C’est le même problème à Moscou**. Par exemple, la crise des missiles cubains de 1962 a éclaté en partie parce que Khrouchtchev, le leader soviétique, croyait que le président Kennedy était plus faible qu’il ne l’était en réalité, et la marine étasunienne a presque provoqué le lancement d’une torpille nucléaire par un sous-marin russe pendant le blocus parce qu’elle a sous-évalué la réaction de l’ennemi à la menace. Il n’est pas difficile d’imaginer pareilles erreurs d’interprétation en Ukraine que Washington et Moscou approchent à partir de perspectives très différentes. Un déploiement d’envergure des forces étasuniennes dans la région pourrait provoquer une escalade russe.

Mauvais signaux . Quand les tensions sont fortes, des leaders rivaux cherchent souvent à envoyer des signes sur leurs intentions pour influencer l’issue des événements. Mais la signification de tels signes peut aisément être brouillée par la nécessité des leaders de s’adresser à plusieurs interlocuteurs différents en même temps et par les différentes grilles de lecture utilisées dans chaque camp. Même la traduction peut changer le sens des messages de manière subtile. Alors quand Lavrov, le ministre des Affaires Etrangères russe, a parlé cette semaine d’une aide éventuelle aux Russes de l’Ukraine de l’Est, Washington a dû deviner si cela signifiait qu’il allait envahir l’Ukraine ou s’il envoyait un signal à Kiev au sujet de sa campagne antiterroriste, ou s’il voulait dire encore autre chose. La mauvaise interprétation de tels signaux peut entraîner une escalade réciproque si rapide et si forte que la décision d’utiliser l’arme nucléaire finit par sembler logique.

L’approche de la défaite. Si une guerre conventionnelle se déclarait entre la Russie et l’OTAN, un des deux camps devrait à moment donné s’avouer vaincu. La Russie a un avantage numérique indéniable près de l’Ukraine, mais son armée est composée principalement de conscrits et elle est mal équipée en comparaison de l’armée occidentale. Le camp qui sentirait qu’il est en train de perdre devrait décider s’il vaut mieux perdre la guerre ou utiliser des armes nucléaires tactiques. En cas d’échec, Moscou se retrouverait avec une présence ennemie à ses portes tandis que Washington devrait accepter l’effondrement de l’OTAN, son plus important allié. Devant une telle perspective, l’utilisation de "seulement" une de ses deux têtes nucléaires tactiques pourrait sembler raisonnable - surtout considérant que la doctrine et les capacités nucléaires des deux camps le permettent.

Commandement défectueux. Les armes nucléaires stratégiques comme les missiles balistiques intercontinentaux sont étroitement contrôlées par les membres les plus haut gradés de l’armée en Russie comme aux Etats-Unis, ce qui rend leur déclenchement non autorisé ou accidentel pratiquement impossible. Mais ce n’est pas tout à fait le cas des armes nucléaires non stratégiques qui à moment donné d’une processus d’escalade doivent être confiées au contrôle de commandants locaux si elles doivent être de quelque utilité. La politique étasunienne envisage même de permettre à ses alliés de lancer des têtes nucléaires sur des cibles ennemies. Moscou ne fait sans doute pas autant confiance à ses alliés mais comme il a davantage d’armes nucléaires tactiques dans davantage d’endroits, il y a encore plus de chances qu’un commandant russe local ait la possibilité d’utiliser la première arme nucléaire dans le chaos de la bataille. La doctrine russe permet l’usage d’armes nucléaires en cas d’agression conventionnelle menaçant la patrie et les obstacles aux initiatives locales sautent souvent une fois que les hostilités ont commencé.

Quand on considère tout les éléments qui, en temps de guerre, vont à l’encontre de la retenue - un renseignement médiocre, des communications confuses, des revers militaires, un commandement dégradé et quantités d’autres choses - il semble raisonnable de penser qu’une confrontation militaire entre l’OTAN et la Russe puisse devenir incontrôlable et qu’à force d’escalade on en arrive à utiliser l’arme nucléaire. Et parce que l’Ukraine est si proche du coeur de la Russie (environ 350 km de Moscou) Dieu seul sait ce qui se passerait une fois si le "pare-feu" nucléaire sautait. Tous ces termes - pare-feu, échelles d’escalade, dissuasion élargie - ont été créés pendant la Guerre Froide pour établir différents scénarios possibles de guerre en Europe. Alors, puisque le regain de tensions permet de craindre une guerre en Ukraine (ou dans une autre nation anciennement soviétique) il est peut-être temps de renouer avec la manière de penser de l’époque de la Guerre Froide.

Loren Thompson

Traduction : Dominique Muselet

Notes du traducteur :

* Il y a dans cet article beaucoup de points de vues-système car l’auteur est un serviteur du système mais cet article demeure intéressant pour les raisons que cite ici Philippe Grasset qui en fait le commentaire :

"On a déjà vu à plus d’une reprise ce qu’on pouvait penser des observations de l’analyste et lobbyiste Loren B. Thompson, du Lexington Institute : pas grand’chose, sinon de la publicité payée à grands frais lorsqu’il s’agit du JSF ; un peu plus, et même parfois beaucoup plus lorsqu’il s’agit de questions plus vastes, plus pressantes, stratégiquement plus larges, à propos desquelles les opinions des experts, y compris de même opinion, sont largement divergentes. Pour ce dernier cas, on inscrira la crise ukrainienne, où les analyses de Thompson sont intéressantes parce qu’entachées d’aucune référence directe et conséquences quelconque pour ses employeurs. La raison principale de cette position plus “objective”, ou disons plus dénuée d’argumentation intéressée, est bien que Thompson, qui est un expert objectivement qualifié, considère cette crise comme particulièrement dangereuse, et sans doute le premier cas incontestable de l’après-Guerre froide où la possibilité d’une escalade menant à un affrontement nucléaire stratégique entre les USA et la Russie existe réellement."
http://www.dedefensa.org/article-les_sc_narios_du_pire_28_04_2014.html

** Ce n’est pas l’avis de P. Grasset. Dans l’article cité ci-dessus il écrit : "Selon notre appréciation, le premier cas, particulièrement, est tout à fait possible, le renseignement US s’étant montré extrêmement médiocre jusqu’ici dans cette crise, – bien plus médiocre que le renseignement russe, malgré ce que dit Thompson, qui renvoie pour les exemples de mauvais renseignement russe à la crise de Cuba de 1962, du temps où c’était l’URSS qui était en jeu, pas la Russie, et avec une direction très divisée au contraire de la direction actuelle qui est institutionnellement très stable".

 http://www.forbes.com/sites/lorenthompson/2014/04/24/four-ways-the-ukraine-crisis-could-escalate-to-use-of-nuclear-weapo

COMMENTAIRES  

29/04/2014 17:46 par Sierra

Faut arrêter avec l’alarmisme spectacle, quand bien même les russes rentreraient en Ukraine (c’est probablement déjà fait), personne ne bougerais. Qui voudrait mourir pour une bande de néo-naz qui ont prit le pouvoir à Kiev ?

29/04/2014 19:39 par gérard

Sierra a presque anticipé mot pour mot mon analyse, et j’avoue, rien qu’à son titre, avoir survolé cet article...
Une guerre nucléaire sauf l’apparition d’un "docteur folamour" est impensable.
MAIS la conclusion de cet article me laisse au minimum perplexe :

Tous ces termes - pare-feu, échelles d’escalade, dissuasion élargie - ont été créés pendant la Guerre Froide pour établir différents scénarios possibles de guerre en Europe. Alors, puisque le regain de tensions permet de craindre une guerre en Ukraine (ou dans une autre nation anciennement soviétique) il est peut-être temps de renouer avec la manière de penser de l’époque de la Guerre Froide.


...renouer avec la manière de penser de l’époque de la guerre froide ???
Vous comprenez comme moi ?

29/04/2014 20:22 par act

Comme signalé dans un commentaire (et un article) précédent il ne s’agit pas d’alarmisme mais d’analyse factuelle. l’UE/OTAN et particulièrement leurs médias sont (ou étaient jusqu’ici) plongés dans un inquiétant déni nucléaire.
http://lafourmirouge.blogspot.be/2014/03/ukraine-quand-loccident-joue-avec-le.html (30-03-14)
un autre texte de defensa abonde dans ce sens en le confirmant par des éventements réels :
http://www.dedefensa.org/article-qui_a_peur_du_nucl_aire__25_04_2014.html

Ce qui n’est pas le cas des russes qui envoient des signaux clairs :
http://fr.ria.ru/defense/20140424/201052213.html
http://fr.ria.ru/defense/20140414/200965968.html

Ou de certaines quand elles se lâchent :
" - "Qu’allons nous faire des huit millions de Russes qui restent sur le territoire de l’Ukraine ? Ce sont des pestiférés", se demande Choufritch.
- "Putain, il faut les fusiller avec des armes nucléaires", répond Timochenko, selon l’enregistrement.
Dans une partie de la conversation dont elle ne conteste pas l’authenticité, Timochenko dit qu’elle va "utiliser tous ses contacts, soulever le monde entier, pour qu’il ne reste de la Russie pas même un champ brûlé". (Le Figaro)
Sans oublier le " and, you know, Fuck the EU." de Victoria Nuland qui n’était pas "atomique" mais reste révélateur.

Quand on mesure le degré d’irresponsabilité de nos "dirigeants" un dérapage n’est pas alarmiste mais malheureusement réaliste. Tout aussi inquiétant que la démobilisation de la gauche et/ou des mouvements contre la guerre et les armes nucléaires.
Il ne s’agit pas de jouer à se faire peur mais de mesurer l’enjeu pour agir et mobiliser en conséquent.

30/04/2014 00:11 par domi

L’auteur est une homme du système et c’est du point de vue du système qu’il envisage l’éventualité d’une dérive nucléaire. C’est donc logique que si on revient à l’époque de la guerre froide où la menace nucléaire était prégnante, il faut se remettre dans l’état d’esprit de cette époque et reprendre des mesures comparables à celles prises à l’époque pour parer à cette menace.
Le fait que l’auteur soit un homme du système et qu’il y a peu, comme tout le système affolé, confus et aveugle, il niait encore la menace nucléaire que ce conflit faisait planer, que sa prise de position actuelle est intéressante.

30/04/2014 06:38 par Sierra

Tssss.....

Faut arrêter le délire avec le risque de détournement de l’arme nucléaire. C’est de la "littérature" totalement parano.

J’en veux pour preuve la situation pakistanaise, ou le double et triple langage des dirigeants peut être alarmiste, sans compter leurs services secrets qui "travaillent" selon leurs convictions propres. Pourtant, force est de constater que le nucléaire pakistanais est sous contrôle. Et c’est tant mieux.

De plus, les protocoles de lancement de telles armes sont si complexe, qu’il fut une époque ou il était envisagé de les simplifier, par peur que cela ne fonctionne pas le jour ou....

Bref....je dis ça je dis rien.

30/04/2014 07:31 par Marcel Dugenoux

Le danger nucléaire en Ukraine c’est surtout les 15 réacteurs éparpillés sur le territoire de ce pays désormais gravement déstabilisé, autant politiquement qu’économiquement... Restrictions budgétaires, chaos décisionnel et administratif allant avec, sans oublier actions commando et autres combats à proximité ou dans les installations, laissent imaginer toutes sortes de calamités à venir si la situation - ce qui est prévisible - venait à s’agraver...

30/04/2014 08:46 par résistant

Comme d’hab, l’article et les commentateurs oublient un point essentiel : ce ne sont pas les politiciens qui décident.
Toutes ces guerres qui ne disent pas leur nom sont menées par les grands banquiers et industriels occidentaux pour dominer le monde totalitairement.
Certes, ils n’hésiteront pas à massacrer des millions de gens si besoin, mais ils ne sont ni incompétents, ni irresponsables, ils savent très bien ce qu’ils font pour LEUR intérêt et de LEUR point de vue. Toujours pointer du doigt l’incompétence des politiciens et des administrations, c’est regarder là où les vraies élites veulent que vous regardiez. Ca s’appelle de la diversion.
C’est simple : si dans un texte vous ne trouvez ni les mots "grands banquiers" ni "grands industriels", alors c’est juste du vent. C’est stérile et ne vous apportera aucune clé de compréhension, au contraire, çà ne fera que vous plonger un peu plus dans la confusion.

30/04/2014 09:31 par MARC

il y a un petit coté surréaliste à lire des commentaires sur le peu de crédit d’un risque nucléaire, si l’on se rappelle que Kiev est à quelques kilomètres de Tchernobyl...

marc

30/04/2014 09:35 par Sierra

@Resistant

C’est Eustace Meullins ou le plagiaire Soral que vous avez lu en premier ?

30/04/2014 10:07 par Sierra

@Marc

Le thème c’est la guerre, pas une centrale qui déraille.

30/04/2014 10:25 par Archer Gabrielle

Je dis à qui veux bien l’entendre et le comprendre ; il n’y a aura pas de troisième guerre mondiale ou de guerre nucléaire parce que l’humanité aime trop son confort et ses acquis et en est arrivée au point de non-retour de l’indifférence, de surcroît dans le conditionnement comme l’avait dit aux français ce mormon, je cite feu le général Charles de Gaulle ; "Français vous êtes devenus des veaux" et aujourd’hui c’est tous les peuples qui sont des moutons... Alors puisque les burnes sont asséchées, il n’y aura rien de tout cela que des pronostics erronés et des spéculations négatives !
Les seuls peuples qui deviennent enfin des taureaux, des béliers et des sangliers et qui œuvrent depuis 1963 à la chute de l’empire ne sont pas encore assez nombreux ni assez puissants mais je suis rassurée car cela est en bonne voie et la glissade vers le bas des capitalistes s’accélère depuis l’an 2010.
Si cette guerre mondiale tant voulue par les états fédérés d’Amérique (*) devait quand même éclater et j’en doute fort car ils seraient les premiers a en pâtir, alors ils n’y auraient au reste de l’humanité que ses larmes pour pleurer et que des bâtons pour travailler et se défendre...
"J.F.K. est mort pour nous avoir sauvé en 1963 contre ses généraux les corporations et les consortiums qui eux voulaient déjà la 3ème guerre mondiale pour en tirer profit au risque de détruire le monde" !!!!!

30/04/2014 10:42 par Elisa

Mais enfin, que signifie ce terme de "pro système" si le système n ’est pas qualifié ?
Cette absence de qualification est le bon moyen de mélanger n’importe quoi et, en particulier, l’anticapitalisme et l’extrême droite.
Autant dire nous obliger à nous rallier à ce que l’on combat sous prétexte de lutte contre une chimère in ventée par les partisans du FN pour ratisser large et créer la confusion.

30/04/2014 11:09 par gérard

Je reviens sur cet article de propagande, car il s’agit ni plus ni moins d’un bourrage de crâne, déguisé soit, mais d’un bourrage de crâne quand même...
Sous couvert d’une analyse qui se veut apparaître comme étant factuelle, elle amène tout doucement à la conclusion qu’il faut revenir au "bon vieux temps" de cette guerre froide qui a eu pour seul but "officiel" de faire tomber un régime communiste menaçant ; la conclusion qui arrive instantanément, il faut en faire de même maintenant simplement pour la sécurité des États Unis...CQFD !
Que le but "officieux" de la Guerre Froide était de prendre le contrôle les ressources de l’Union Soviétique n’est pas "dit dans la chanson"...
Mais étudions vite fait ce texte :
Il commence par le film "Le Jour d’après" de 1983 dans lequel les frappes nucléaires dévastaient la vie des Américains.
« Ce conflit commençait par une concentration de troupes russes en Europe de l’Est (selon Moscou il s’agissait de simples manœuvres militaires) ».
Remarquons au passage la perfidie de Moscou de ces "simples manœuvres"...
Le décor est planté, c’est le même dans l’Ukraine actuellement. Le lecteur lambda est déjà installé en plein dans le film "le jour d’après", car ce n’est effectivement que du cinéma, mais du très mauvais cinéma !
« la rivalité idéologique entre Washington et Moscou a disparu »
Sous entendu : Notre gouvernement "berceau de la liberté et de la démocratie etc... " n’a plus de raisons de combattre la Russie puisque le "communisme-couteau-entre-les-dents-totalitaire etc..." n’existe plus. Les raisons doivent donc être "ailleurs" !
« les causes géopolitiques de ses inquiétudes (de la Russie) concernant sa sécurité n’ont pas disparu »
Mais lesquelles mon général puisque apparemment il n’y a plus de "divergences idéologiques" entre l’Est et l’Ouest ?
« Quand on connaît l’histoire de la région on comprend facilement pourquoi Moscou peut craindre une agression. »
Une agression mais de qui ? et pourquoi ? dans quel but ? Ce n’est pas non plus dit dans la "chanson"...
La suite est un feu d’artifices de propagandes :
« l’Administration Obama répond(e) avec mesure à l’annexion de la province de Crimée. » [soit dit en passant l’administration Obama n’a rien à faire dans cette histoire, cela ne concerne(rait) éventuellement que l’ONU]
mais par contre :
« Vladimir Poutine, n’a rien fait pour rassurer ses voisins et il a même fomenté la révolte en Ukraine orientale... »
Plus aucun doute ne subsiste pour déterminer qui serait le Responsable d’avoir enclenché une Apocalypse, celle qui va être décrite ensuite, il faut donc le combattre avant qu’il ne soit trop tard !
La suite n’a pas vraiment d’intérêt, elle n’est là que pour détourner l’attention, pour faire monter la pression et faire admettre qu’il n’existe plus qu’une seule et unique solution, celle de « renouer avec la manière de penser de l’époque de la Guerre Froide ».
Toute Guerre "chaude" ou froide possède l’immense qualité d’interdire toute question concernant sa légitimité (si tant est qu’une guerre puisse être légitime), et c’est le but de cet article...
J’ai bien peur qu’on n’en soit pas au bout de cette "histoire".

30/04/2014 11:14 par legrandsoir

Je reviens sur cet article de propagande, car il s’agit ni plus ni moins d’un bourrage de crâne, déguisé soit, mais d’un bourrage de crâne quand même...

Forbes étant le magazine des riches et des puissants, on n’en attendrait pas moins.

30/04/2014 11:45 par desobeissant

Préparatifs guerriers entre l’Ukraine et la Russie – Show ou réalité ?
dimanche 27 avril 2014, par Yves

...... Le défaitisme révolutionnaire tourne le dos à tout pacifisme même déguisé et radicalisé, c’est-à-dire qui ne donne aucune consigne concrète et précise en vue d’encourager et d’agir violemment pour la défaite de « son » camp, « sa » nation, « son » armée, « sa » bourgeoisie.

Et ce ne sont pas les 50.000 manifestants pacifistes qui défilèrent récemment à Moscou le samedi 15 mars, criant leur horreur de la guerre et leur amour de la paix, qui troubleront en aucune manière les préparatifs guerriers. Tant que la dénonciation de la guerre capitaliste ne se limite qu’à revendiquer un retour à la période antérieure, à la paix (qui ne peut être que la paix sociale tant nécessaire au processus d’extraction de plus-value provenant de la mise au travail forcé des esclaves modernes que nous sommes), tant que les liens dialectiques entre la guerre et la paix capitalistes ne sont pas dévoilés dans toute leur évidence, tous ces manifestants pacifistes ne sont condamnés qu’à assister passivement à l’imposition d’une paix sociale encore plus terroriste, la paix des cimetières…

Au contraire de toutes ces pleurnicheries pacifistes, le défaitisme révolutionnaire signifie avant tout qu’aucun sacrifice n’est accepté au nom de l’intérêt de la nation, ce qui signifie l’organisation de luttes sociales par rapport aux conditions de vie et de travail de la classe ouvrière, même lorsqu’une guerre est déclenchée et que « notre » bourgeoisie appelle à l’unité nationale. A un niveau plus avancé, cela signifie l’organisation du sabotage de l’économie, de la production, des convois d’armements,… de tout le consensus nationaliste, parallèlement à l’organisation de l’évidente propagande défaitiste qui doit ébranler toute la société jusqu’aux fondements mêmes des certitudes ancrées chez les « idiots utiles » qui marchent encore au pas…

Le défaitisme révolutionnaire signifie l’organisation de toute action visant à saper le moral des troupes ainsi que d’empêcher l’envoi de prolétaires à la boucherie…

Le défaitisme révolutionnaire signifie l’organisation de la désertion la plus massive possible et la cessation des hostilités entre les prolétaires sous l’uniforme des deux côtés du front de guerre, ce qui signifie la transformation de la guerre entre prolétaires en une guerre entre les classes, c’est-à-dire la guerre de classe, la guerre dans les centres des superpuissances guerrières…

Le défaitisme révolutionnaire signifie l’encouragement à la fraternisation, à la mutinerie, au retournement des fusils contre les organisateurs de la guerre carnassière, c’est-à-dire « notre » bourgeoisie et ses laquais…

Le défaitisme révolutionnaire signifie l’action la plus décidée et la plus offensive en vue de transformer la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire pour l’abolition de cette société de classe, de misère et de guerre, pour le communisme.

Evidemment, le défaitisme révolutionnaire ne peut se concevoir dans un seul camp. Les directives de sabotage sont fonction de la nature internationale du prolétariat et s’adressent donc à notre classe dans le monde entier. Le défaitisme révolutionnaire signifie la lutte à outrance contre « sa » bourgeoisie dans tous les camps, dans tous les pays.

Si le prolétariat désire se débarrasser définitivement de la boucherie qui l’extermine, la seule et unique solution est la généralisation en actes du défaitisme révolutionnaire. Le développement de la lutte a ses exigences : elle doit briser la cohésion sociale non seulement des unités de l’armée, mais aussi de l’ensemble de la société. Pour cela, il faut en finir une bonne fois pour toute avec le nationalisme en réaffirmant haut et fort que les prolétaires n’ont aucun intérêt dans cette guerre, ni dans ce monde agonisant. Nous ne revendiquons qu’une seule guerre, celle qui nous oppose à nos exploiteurs, qu’ils soient ukrainiens, russes, américains, allemands, anglais, français, tchèques ou autres.

Nous appelons les prolétaires à dénoncer l’intervention militaire en préparation et à s’y opposer fermement par l’action directe, par le sabotage, par la grève généralisée et insurrectionnelle…

D’où que proviennent les avions, les navires de guerre et les missiles, il y a toujours derrière des hommes et des femmes – des esclaves salariés - qui doivent les acheminer vers leur destination, remplir les réservoirs de kérosène… Seuls les prolétaires en lutte peuvent et doivent empêcher la machine guerrière de tuer, la machine de production de fonctionner…

Développons de nouveaux foyers de lutte, renforçons ceux déjà existants, appliquons la grève aux armées, aux usines, aux mines, aux bureaux, aux écoles… partout où nous subissons l’exploitation de ce monde de mort et de misère…

Contre notre propre bourgeoisie exploiteuse, contre notre propre État belliciste, en Russie, en Ukraine, aux USA, dans l’Union Européenne, etc., organisons et développons le défaitisme révolutionnaire…

Etre patriote, c’est être assassin ! A bas tous les Etats !

Solidarité de classe avec les défaitistes révolutionnaires de tous les camps !

Retournons nos armes contre « nos » généraux, contre « notre propre » bourgeoisie !

Reprenons le drapeau de la révolution communiste mondiale !
* Mars/Avril 2014 *

Texte extrait du site suivant

http://www.autistici.org/tridnivalka/wp-content/uploads/preparatifs-guerriers-entre-lukraine-et-la-russie.pdf

http://www.autistici.org/tridnivalka/

30/04/2014 12:00 par gérard

@ Grand Soir
Très très bien d’avoir passé cet article, il est édifiant !
Je fais partie de ceux qui refusent de se couper par exemple de "nos étranges lucarnes"... On en apprend parfois plus en écoutant et en disséquant la propagande qu’en se cantonnant à ne rester qu’entre avis identiques :
- Il y a quelques jours sur canal +, lors de la "Nouvelle Édition" (il y a pourtant pire comme émission) une charge a été lancée sur le patrimoine de Poutine, ce serait l’homme d’État le plus riche du Monde....
Vrai ? Faux ?
Et si Canal+ faisait ceux de tous les dirigeants de la Planète, qu’on "rigole" un peu...
A la limite peu importe tout ça, mais le fait qu’apparaisse sur nos merdias ce style d’"""info""", est malheureusement le signe que le Système ne semble pas prêt de s’avouer vaincu...Mauvais signe !
Je tiens à signaler que sur un site hautement "anarchiste"(!) qu’est horizon-et-débats :
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=27,
il y a plein d’articles intéressants sur l’Ukraine et celui d’un ancien ambassadeur de Suisse au Venezuela.

30/04/2014 12:32 par legrandsoir

le patrimoine de Poutine, ce serait l’homme d’État le plus riche du Monde....

On se souvient que le magazine Forbes avait établi il y a quelque années un classement des dirigeants les plus riches du monde et trouvé le moyen de classer Fidel Castro dans les premiers. L’article avait été rédigé - par hasard - par un dirigeant de l’organisation anticastriste CANF (Cuban-American National Foundation). Le magazine s’est ensuite justifié en déclarant peu ou prou que le classement avait été calculé sur un pourcentage du PIB cubain, attribué à Fidel Castro puisque "tout lui appartenait". Bref... Quand les riches tentent de discréditer leurs adversaires en leur attribuant des fortunes (réelles ou imaginaires) ça prouve une chose : ils n’ont pas eux-mêmes la conscience tranquille...

30/04/2014 14:48 par mandrin

tien un espace pour la presse à sensation...

Une chronique de "IRON Man" bientôt sur LGS en exclusivité, parrainé par Forbes ...du genre, la paix, c’est d’en avoir une plus grosse que celle du voisin ?

30/04/2014 19:03 par babelouest

Mandrin, la paix, c’est tous les financiers au trou. Toutes les guerres sans exception ont un fondement économique : c’est d’autant plus vrai aujourd’hui, quand les vraies valeurs et richesses sont marginales à côté des fortunes de fortunes virtuelles avec lesquelles jouent chaque jour des cerveaux liquéfiés, entre dossier de chaise et écran. Ces pousse-au-crimes neutralisés, ne subsistent que les vivants. Il faut se souvenir que "le travail" n’est qu’un esclavage, même s’il est parfois (chichement) rémunéré.

Le PROFIT, c’est la guerre. Rampante ou rouge de sang, elle se dresse chaque jour presque partout dans le monde. Il va bien falloir en finir par éradiquer cette cause stupide et cruelle. Le PROFIT est le grand malheur de l’humanité. Partons à la chasse, et démontons ses mécanismes, essentiellement actionnés par les banquiers et leurs congénères.

30/04/2014 20:09 par act

Bien évidement comme les notes de l’article ci-dessus le précisent ; LGS comme PG, ne souscrivent pas aux fondements politiques de l’analyse. Ils la "donnent à lire" car elle est révélatrice de ce qui advient concrètement.

Il faudrait donc comprendre, d’après de nombreux commentaires, que l’on avait raison de s’inquiéter à l’époque de la guerre froide et des missiles basés en Europe, placés en alerte "first-strike" permanente (de l’Europe de l’Ouest à l’Europe de l’Est, 6 minutes avant impact donc impossibilité de réunir les QG ou d’utiliser le "téléphone rouge", ce fut la réalité des années 80). Mais qu’aujourd’hui, alors que l’OTAN (dont 3 puissance nucléaires) sont aux portes de la Russie, deuxième puissance nucléaire mondiale, à 500km de Moscou, avec des nazis aux manœuvres en Ukraine...il n’y aurait nulle raison de s’inquiéter ?!
Tout est sous contrôle, aucun dérapage possible ? Quelle confiance soudaine dans la pondération de l’OTAN...
Particulièrement quand ont sait que l’utilisation d’armes nucléaires "tactiques" les fait ouvertement fantasmer.
Les avertissements Russes, seraient donc eux aussi à classer sous la rubrique "presse à sensation" ?
http://fr.ria.ru/defense/20140424/201052213.html
http://time.com/73987/dutch-scramble-jets-after-russian-bombers-approach/
http://fr.ria.ru/defense/20140414/200965968.html
(entre autres)
J’ai comme un doute.

30/04/2014 22:37 par Dominique

Aujourd’hui, JP Morgan appelle au retour des régimes autoritaires en Europe. https://www.wsws.org/fr/articles/2013/jui2013/morg-j19.shtml En cherchant un peu, on se rend compte que cette banque, ainsi que d’autres, sont à l’origine de deux guerres mondiales. Les noms des familles impliquées vont de Morgan à Ford, en passant par Bush, Ford, Roquefeller, Rotschild, etc.

De plus, une partie de ces gens, tous de très fortunés capitalistes, des gens qui ne dépensent pas leur argent mais l’investissent, se sont fait construire des bunkers sous-terrains dans lesquels ils peuvent vivre 2 à 300 ans en autarcie complète, c’est à dire qu’ils peuvent espérer y passer un hiver nucléaire bien au chaud.

Nous avons donc un gang composés des familles des plus riches oligarques de la planète, un gang qui a prouvé par le passé qu’il était prêt à tout y compris à provoquer sciemment deux guerres mondiales, un gang qui lit les rapports de la CIA et qui donc sait que son mode de vie est menacé autant par l’épuisement des ressources que par la pollution massive causés par ce mode de vie, et qui voit une diminution drastique de la population mondiale comme une bonne solution à ses problèmes existentiels, et certains ici trouvent utopiques d’envisager l’option d’une guerre nucléaire !?!

Désolé, mais notre société n’est pas peuplée que de bisounours, et le problème numéro un de notre société occidentale est que ce sont les pires d’entre nous qui sont au pouvoir.

30/04/2014 23:17 par Dwaabala

Quand des arsenaux nucléaires existent il est plus qu’improbable que jamais ils ne servent et cela quelles que soient les théories appaisantes qui entourent leur existence.
Il n’est pas nécessaire que ce soit à la suite d’une fausse manœuvre, et la justification de leur emploi auprès de ceux qui seront sensés être appelés à survivre seront faciles à trouver, surtout si cela tombe loin de chez nous.

01/05/2014 00:24 par mandrin

00000000Le code de lancement des missiles nucléaires américains...du moins, c’était.

Comme quoi, monsieur tout le monde peut engager une séquence de lancement de missile nucléaire quand sa lui chante, vu la simplicité de l’encodage.

bref... trêve de plaisanterie, je ne vois aucun échange de missile dans l’immédiat mais plutôt une infiltration importante du mouvement " pro russe dans toute l’Ukraine et même jusqu’à Lvov bastion pro nazi, se qui va aggraver la situation ingérable pour le pseudo gouvernement putschiste qui est sous une forte pression... tiendront- ils jusqu’au prochaine élection du 25 mai, pas sure si le mouvement pro russe s’enracine.

Comment faire pour réaliser un scrutin nationale alors que le territoire Ukrainien se morcelle a vu d’oeil en petite région séparatiste, Yatsenyuk va venir avec des gros bras aux brassards facho pour ouvrir des bureaux de vote dans les bâtiments public occupé par les pro russe anti facho bien armé et équipé ?...
."vu que l’armée ukrainienne fraternise avec les contres putschiste voir défection..."

A mon avis les yankees vont devoir ajourner l’ élection présidentielle anticipé qui est bien mal engagé pour les raison dites au dessus, et sa c’est pas bon pour eux, car se pendant, le morcellement de l’Ukraine va continuer sous bannière indépendantiste pro "russe ukrainienne" qui mènera sans doute a une fédéralisation de région au condition pro russe Ukrainienne, bien entendu.

babelouest...la paix ou sont concept tel qu’il est défini aujourd’hui par le yankee, c’est que le fort marche sur le faible et que cela va de soit, voilà ce qu’il en est de la paix pour un dominant et envisager de déconstruire ses comportement relève d’une tâche ou il faudrait refonder l’humanité...a commencer par lui enlever la case prédateur de tout à chacun...bon en particulier les plus enragés.

01/05/2014 00:42 par Anne Wolff

Les États-Unis ont bombardé Hiroshima et Nagasaki pour faire une démonstration du terrible pouvoir que leur donnait l’arme nucléaire, pour cela ils n’ont pas hésité à rayer de la carte deux villes et leurs habitants. Les bombardements de Berlin et de Dresde n’étaient pas nucléaires mais ils n’étaient pas non plus nécessaire, la guerre étaient gagnée. Des français évoquent le fait qu’ils tentaient de reconnaître au bruit de moteur, si les avions qui venaient étaient Anglais ou étasuniens, parce que les étasuniens n’épargnaient pas les civiles. Au Vietnam, ils ont mené une guerre sale, et des enfants aujourd’hui encore naissent avec des malformations conséquence des effets de l’agent orange, alors que dans des pays qui ne sont pas en guerre, des gens meurent à cause des effets du Round Up.
Depuis des années ils mènent une guerre nucléaire qui ne dit pas son nom en déversant sans compter des bombes à l’uranium appauvri, Kosovo, Irak, Afghanistan… En Ukraine, Westinghouse fournit aux centrales du combustible nucléaire qui ne leur est pas adapté et augmente les risques d’accident.
Je ne fais aucune confiance en leur éthique – un mot qui n’appartient pas à leur vocabulaire - en cette matière, seul le risque de s’en prendre quelques-unes sur la tronche pourrait les arrêter et encore… comme le dis Dominique les grandes familles qui fabriquent les guerres ce sont donné les moyens de se préserver. Après la chute de l’URSS rien ne les obligeaient à avoir la politique agressive qu’ils ont eu envers la Russie et qui culmine en ce moment. La seule explication, c’est leur désir d’hégémonie totale, à laquelle ils sont incapables de renoncer, malgré tous les obstacles rencontrés, les échecs répétés et le surgissement de nouveaux Chávez ou Poutine, dans des régions qu’ils pensent avoir maîtrisées et soumises, définitivement.
Incapables de tirer les leçons de leurs échecs, ils préfèrent pratiquer systématiquement le déni de réalité, refusant de reconnaître que leur hégémonie est un échec global, meurtrier. Il y a un seul mot pour qualifier cette obstination à poursuivre une idée fixe équivoque fondée dans une illusion d’exceptionnalisme et de supériorité : fanatisme… Et nous savons tous de quoi des fanatiques sont capables.
Quand aux Russes, eux aussi sont en train de se prendre la tête dans le jeu de la civilisation supérieure à toutes les autres… et en plus ils ont annoncés clairement la couleur…
Ni les uns ni les autres ne peuvent être considérés comme des gens rationnels et raisonnables, qui obéiraient aux logiques du commun des mortels sain d’esprit. Je ne sais pas s’ils déclencheront une guerre nucléaire, mais je n’ai aucun doute qu’ils en soient capables.

01/05/2014 09:20 par legrandsoir

Ni les uns ni les autres ne peuvent être considérés comme des gens rationnels et raisonnables

Il me semble que la Russie a fait preuve d’une "rationalité" nettement supérieure à ses ennemis - déclarés ou non.

01/05/2014 09:04 par gérard

@ Dominique
Pour une fois et c’est très rare, je ne suis pas d’accord avec ton analyse sur les "jusqu’au-boutistes" prêts à détruire la planète, disons aussi que ça dépend de mon humeur, pessimiste ou optimiste...
Je sais qu’ils existent et ce depuis plus d’un siècle. Même si des abris existent les survivants seraient réduits à des vies de taupes à cause des radiations, ce qui n’était pas prévu par les théoriciens...d’il y a plus d’un siècle.
De toute façon c’est hors sujet d’avoir mis sur le tapis le problème nucléaire concernant ce qui se passe en Ukraine ; une action militaire des Occidentaux est pratiquement impensable à concevoir, déjà compte tenu des intérêts de l’Allemagne qui est très présente en Russie (plusieurs centaines/milliers (?)d’entreprises) et dont la réserve de main d’œuvre se trouve justement à l’Est. Voir cet article sur Horizon et débats, « La majorité des Allemands ne souhaite pas de confrontation avec la Fédération de Russie » :
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4264.
Nous sommes en présence d’un "copier/coller" de ce qui se passe en Syrie, avec encore et toujours comme objectif...la Russie.
On s’aperçoit que des "ukrainophones", d’une part ne présentent pas de résistance mais en plus rejoignent les russophones...Beaucoup d’Ukrainiens, enfin c’est ce que j’ai ressenti, ont une vision claire de ce que représente l’Occident au niveau politique, et ils n’en veulent pas : le néolibéralisme. Les drapeaux rouges à la faucille et au marteau refleurissent (si tant est qu’ils aient disparu) :
http://lemonderusse.canalblog.com/
Il est plus que certain que la Russie n’aura pas du tout à intervenir.
Qu’il y ait une guerre civile, c’est malheureusement possible à court terme mais peu probable sur le long terme. Je suis prêt à parier que des négociations sont déjà en cours pour qu’un compromis soit trouvé (finlandisation de l’Ukraine, fédéralisme ou autre) afin que, comme avec celui sur les armes chimiques syriennes, l’administration Obama ne perde pas (encore) la face.

01/05/2014 10:17 par domi

Extrait du dernier article de Philippe Grasset (c’est moi qui souligne en gras) :

"... Mais pour prendre la pleine mesure de la dimension de la crise ukrainienne, de l’aveuglement de la plupart des acteurs-devenus-figurants, de l’étrange folie qui semble donner sa dynamique à cet événement, il est recommandé de consacrer une vingtaine de minutes à la vidéo de l’émission CrossTalk de Peter Lavelle, de Russia Today, le 28 avril 2014, émission sous le titre Containment 2.0.

Les deux invités de Peter Lavelle sont les professeurs Stephen F. Cohen et John Mearsheimer, des universités de New York et de Chicago respectivement. Cette interview croisée est un régal pour l’esprit, lorsqu’on sort de la mélasse épouvantable qui constitue le menu permanent des manifestations de communication des directions politiques, commentateurs & Cie du bloc BAO.

Avec les deux universitaires, on analyse respectivement les véritables responsabilités de la crise ukrainienne (les années 1990, l’expansion de l’OTAN lancée au mépris de tous les engagements donnés à Gorbatchev, etc.), les risques réels de la crise (l’affrontement nucléaire), l’étrange comportement des États-Unis (cette “nation indispensable” qui considère que tous les pays du monde doivent accueillir avec reconnaissance ses poussées expansionnistes américanistes en toute inculpabilité, qui ne peuvent être que vertueuses, et au bénéfice du pays ainsi contraint par l’expansion, tout cela à commencer par la Russie).

Le brio de Stephen F. Cohen, le meilleur spécialiste de la Russie aux USA, tenu dans une sorte de containment médiatique aux USA, regardé comme une sorte d’étrange phénomène pour n’avoir pas le discours-Système conforme, – ce brio est absolument réconfortant. L’entrée en matière de Cohen l’est peut-être moins, réconfortante, mais elle a au moins la vertu ironique de la lucidité : à la question de Lavelle de savoir ce que les historiens penseront plus tard de cette période, Cohen commence par répondre “s’il y a des historiens”, – car avec les perspectives de cette crise, notamment les perspectives de risques d’affrontement nucléaire, quelle place restera-t-il encore pour des historiens ?

Cohen est certainement l’un des intellectuels, et l’un des experts les plus inquiets, et les mieux prévenus évidemment, à propos de ce risque d’affrontement nucléaire qui continue à être extraordinairement ignoré par les dirigeants politiques et les experts de tous poils du bloc BAO....

http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_quelques_perspectives_ukrainiennes_30_04_2014.html

01/05/2014 11:57 par Anne Wolff

Doutes raisonnables  : quand il est question d’affirmer le suprémacisme Russe, Poutine, ce magnifique joueur – corporatiste,ultra nationaliste et ultra libéral - de la scène géopolitique internationale, n’est plus ni rationnel, ni raisonnable, mais lui aussi un fanatique, prêt à sacrifier autant de pions qu’il faut pour gagner la partie. (et un champion du bluff)
Rien à dire Poutine est un excellent joueur. Il faut dire que ceux d’en face sont tellement nuls qu’ils lui filent atout sur atout pour lui permettre de jouer le rôle du redresseur de tort, respectueux du droit international… à mon avis, de l’excellente propagande … par contre en remontant les liens depuis les articles écrits par ceux qui depuis la Voix de la Russie incitent à voter pour le Front National, qui publient avec jubilation des articles comme le dernier en date où ils vantent les Liens entre les organisations catholiques de la Manif pour tous et leur ancestrale mère l’église orthodoxe, dont l’alliance est envisagée comme avenir de l’Europe. Cela c’est ce qui figure – entre autres – en toutes lettres dans Ria Novosti ou la Voix de la Russie, pas des élucubrations de médias occidentaux qui voudraient diaboliser Poutine.

En suivant les liens qui concernent Latsa, les articles qu’il publie avecLuc Michel, venu donné une conférenceà la droite de l’UMP, je me retrouve en droite ligne avec des fascistes avérés et des nazis notoires, en en remontant d’autres qui conduisent de Marine Le Pen, à l’Opus Dei, à la Tea Party et au Cato Institute, au nouveau Saint Pape de l’OPUS … un gros boulot dans un sacré sac de nœud qui ne me dit rien qui vaille, … et j’ai encore pas mal de pain sur la planche, pas mal de fils à remonter…des liens, des « indices » convergents, des récurrences... je n’ai pas envie comme le sont aujourd’hui les Ukrainiens d’être mise au service de causes qui ne sont pas la mienne (Souveraineté Populaire,Alimentaire et Commune, unité de diversités… )
De l’autre côté ce sont les fils qui concernent l’Ultra-Nationalisme de Poutine, hyper religieux, anti-multiculturalisme et tolérance zéro, même plus de gros mots, interdit par la loi, la verticalité radicale de sa structure de pouvoir, la vision suprémaciste russe, etc… là aussi mes infos de bases sont la Voix de la Russie et Ria Novosti, et autres sites Russes francophones ou hispanophones liés au régime…
Je donne des pistes sans plus, je ne parle pas le russe, ce qui m’oblige à bien des détours pour collecter des infos concordantes, parfois quelques phrases récurrentes « puce à l’oreille , celles qui concerne le soutien réciproque entre Poutine-Jobik Poutine –Aube Dorée, et le bloc d’extrême-droite de l’UE qui lui aussi est abondement récurrent dans la Voix de la Russie ,
Et puis une mine, lebloc d’une militante du FN, qui a été proche le MLP, qui a découvert que ce n’était pas du tout un parti anti-impérialiste comme elle le pensait au départ, et qui fait un gros boulot pour démonter les fils… Et montrer que la prétention du FN à n’être ni de droite ni de gauche et populaire est une grosse arnaque, que c’est bien un parti d’extrême-droite lié avec le plus ultra néolibéral « white suprémacism » des USA, et j’ajoute le très corporatiste russo-suprémacism de Poutine, et quand cet aspect là entre en jeu, il a beau être un magnifique joueur, et maîtriser à fond l’art de la propagande, jusqu’à nous faire croire que les ukrainiens russophones qui ont chassé son pion au pouvoir, parce qu’il avait déjà ruiné le peuple de ce pays que le FMI et les Corporation –Gargill, Chevron, Monsanto - sont en train de tordre pour en tirer les dernières gouttes tout en mettant la main sur les immenses richesses et position stratégique seraient aussi russophiles que russophones ?… je continue à me faire la petite idée, je ne sais pas si j’irai jusqu’au bout, parce que c’est bien glauque tout cela, et que mon intime conviction est faite… le reste serait pour faire passer le message, et je vois bien que le rouge-brunisme est en train de s’imposer à beaucoup… via la Russie. Chacun selon sa conscience,
Le premier sacrifié sur l’autel du profit que se disputent l’Est et l’Ouest, est le peuple d’Ukraine poussé à la guerre civile tant par les uns que par les autres, un de plus… et que le programme pour nous ce sont des printemps européens, et grâce aux analyses approfondies faites autour du coup d’état au Venezuela, je sais que la conséquence de guerre du pauvres contre les pauvres avec installation in fine d’un pouvoir autoritaire hyper répressif sur lesquelles débouchent les mises en application des méthodes de Sharp, ne sont pas le résultat maladroit de phénomène émergents, mais bien le but de la manœuvre.
Que chacun fasse ses propres recherches… pour ne pas avoir le regret plus tard de ce dire que finalement, il ou elle aura choisi entre deux fascismes celui qui lui semblait le moindre mal. Et comme pour ce genre de recherches, le point le plus fiable, c’est toujours la parole même de ceux au sujet de qui on mène l’enquête, Ria Novosti, mais surtout la Voix de la Russie sont d’excellent point de départ, ceci par exemple au sujet dela nouvelle idéologie d’état. En bonus, ce texte traduit… d’apporea, pas venu du Monde, dont les grossières démonisations m’avaient jetée droit dans les bras de Poutine, dont je suis sortie grâce aux Ukrainiens que j’ai pu lire (en espagnol principalement) et qui affirment qu’ils se font baiser la gueule autant par les uns que par les autres, et que le but de la majorité d’entre eux au départ était de les chasser tous autant Russes qu’Occidentaux, et dont le sang coule pour une cause qui n’est pas la leur.
Moi, je reste fidèle à Chávez, visionnaire, et à la grande famille d’orphelins qu’il est devenu aujourd’hui, et donc chaque jour confirme que si oui, il y a un espoir pour le monde de sortir du Corporatisme fascisant, c’est par là qu’il se trouve, ni à Washington, ni à Moscou mais dans le rhizome de communes et d’associations qui collectivement depuis Amérique Latine luttent contre tous les fascismes et pour la Souveraineté Populaire dans leur région et dans le monde…

01/05/2014 19:59 par Dwaabala

Je croyais que la Russie était un BRICS ?

01/05/2014 22:19 par Dominique

La Russie est un pays des BRICS, et alors ? Les spy files 3 de wikileaks montrent très clairement qu’il n’y a pas que les occidentaux qui achètent les technologies utilisées par la NSA pour faire de la surveillance de masse de nos données. De plus Poutine est un capitaliste comme les nôtres, ses mesures pour utiliser le pétrorouble à la place du pétrodollar ne changeront pas grand chose pour les industriels, par contre elles profiteront avant tout aux banques russes. Ceci montre que comme nos politiciens, Poutine est l’homme de la grande finance.

De plus, il n’a jamais caché ses sympathies pour la religion, et les mesures qu’il prend pour interdire les gros mots dans les médias, les films et même les livres sont simplement du puritanisme pur et dur. Or nous savons tous que le puritanisme est l’antichambre du fascisme. Notre société n’est pas en reste sur le puritanisme, même si à l’exception du mur de Dieudonné, aucun politicien ne se risque à faire des lois et qu’il s’agit dans les faits d’autocensure : les oeuvres présentées doivent toutes être dans la norme du moment et celles qui ne le sont pas sont au mieux ignorées. Jean Ferrat disait déjà que le jour où il ne sera plus censuré c’est qu’il n’aura plus rien à dire. Et aujourd’hui ce n’est pas mieux, qui a entendu Damien Saez sur une radio ou une TV du système ? "Miami" ou "un clip de circonstances".

À part ça, j’espère me tromper, mais il faut quand même voir que les USA ne sont pas l’Europe et que comme me disait ma grand-mère, ce sont les pires criminels européens qui ont bâtis les USA. Il y a aussi des gens bien aux USA, mais malheureusement, ceux qui ont réussit là-bas sont pour beaucoup les descendants des pires criminels qu’ait engendré l’Europe. On parle souvent des crimes du sionisme, mais il ne faut pas oublier que les USA se sont construits sur un crime similaire à celui sur lequel est en train de se construire Israël, l’épuration ethnique des habitants d’origine, mais à l’échelle de tout un continent. Et ils ne se sont jamais excusé d’avoir massacré les indiens, si on va voir sur wikipedia, ils minimisent complétement les massacres commis ainsi que le fait d’avoir parqué les survivants dans des camps de concentration dans lesquels la norme était de mourir de faim ou de maladie facilement soignable, et aujourd’hui ils trouvent normal d’appliquer leur doctrine de colons ivre de conquête à toute la planète.

Anne à bien raison de dire qu’il faut suivre l’exemple de l’Amérique latine, car des révolutionnaires comme Simon Bolivar ou José Marti ont été les premiers à prendre la mesure de l’impérialisme yankee. Il ne faut pas non plus sous-estimé l’impérialisme européen qui a été le berceau de celui des USA et qui, même si aujourd’hui il se contente souvent de lécher les bottes US n’attend que le moment de prendre sa revanche. Dans ce bordel, même un pays soi-disant neutre comme la Suisse a choisi sont camp depuis longtemps. Si la Suisse ne fait pas partie du club des anciens colonialistes, c’est uniquement parce qu’après s’en être prit plein la gueule à Marignan, les suisses ont renoncé à leurs rêves de conquête et sont rentrés chez eux. De même la Suède, si le Wasa n’avait pas coulé le jour de son inauguration, ce pays aurait été avec un tel navire amiral une des grandes puissances coloniales de l’époque.

Donc nous n’avons de leçon d’impérialisme a donner à personne, mais nous devons être bien conscient que l’élève (les USA) ont dépassé le maître (l’Europe) dans tous les domaines. Et que si aujourd’hui les USA continuent à dépenser autant d’argent pour faire la guerre que tous les autres pays de la planète réunis, c’est qu’ils ont la ferme intention de continuer à faire la guerre contre le reste de la planète.

02/05/2014 00:05 par gérard

BRIC(s), Brésil, Russie, Chine, Inde et beaucoup de pays émergents DONT le Venezuela,( n’est ce pas Anne ?) réunis à l’origine dans des buts commerciaux.
Porter un jugement sur Poutine c’est le faire aussi sur la Russie, et j’avoue humblement, je n’ai pas les connaissances suffisantes pour ce faire.
Je sais quand même quelques grandes lignes importantes : la suite de la chute de l’URSS fut vécue comme un cauchemar économique, social et sanitaire (p.e. explosion de l’alcoolisme) par (notamment) les Russes. Tout un système venait de s’effondrer brusquement, avec un peu d’imagination on peut en imaginer les dégâts...
J’ai longtemps détesté Poutine, tant j’avais été traumatisé par les émissions de Daniel Mermet sur la guerre en Tchétchénie. Mais passons sur ce sujet, c’était juste pour dire qu’on ne peut pas me taxer de partialité.
De la guerre en Yougoslavie contre la Serbie, TOUTES celles qui ont suivi avaient pour objectif la Russie et l’instauration d’une hégémonie mondiale...et dirigée par qui ? Devinez...
Combien de guerres provoquées par la Russie ?
J’ai souvenir d’un discours de Poutine destiné aux BRICs (lu dans le site deDefensa), où il appelait de tous ses vœux les membres du BRIC à dépasser leurs seules ententes commerciales et à les élargir sur le plan POLITIQUE.
Depuis un certain 11 septembre 2001, les États Unis avaient opéré un virage franchement à l’extrême droite (p.e. loi patriot act), ce n’est manifestement pas le cas des BRICS, dont je le rappelle, fait partie la Russie...et le Venezuela !
C’est un fait qui devrait au minimum interpeller, et ce afin d’éviter...d’énoncer certaines énormités.
Il ne faut jamais oublier que Poutine est issu du KGB de et sous l’Union Soviétique...Ses potions actuelles sur des problèmes sociétaux (notamment sur l’homosexualité) peuvent parfaitement avoir été prises en fonction de celles qui sont majoritaires dans la Russie...Il n’y a que 20 ans que le système soviétique s’est effondré, faut laisser du temps au temps... du changement.
C’est une très vaste contrée, la Russie, donc aux populations pour le moins diversifiées ; pour tenter de s’en faire une idée il faudrait tout d’abord retirer ses lunettes d’occidental sinon elles deviennent vite fait...déformantes.

02/05/2014 09:15 par Dwaabala

La Russie est un pays qui est soumis à une tentative d’encerclement stratégique par l’impérialisme. C’est pourquoi Poutine nous est aussi antipathique.

02/05/2014 14:48 par gérard

@ Dwaabala
« La Russie serait encerclée par l’impérialisme, et ce serait pourquoi Poutine nous serait antipathique(?). »
Je ne comprends pas !
Mais c’est le contraire qui devrait se produire !!!
C’est bien le drame pour le Système, car contrairement à la Syrie, la Russie n’est pas encore (tout à fait) encerclée, et ce n’est pas faute de ne pas avoir essayé !
Ce n’est pas non plus une question de « sympathie » concernant Poutine, mais celle de porter une appréciation sur les faits et l’analyse qu’on peut objectivement en tirer...

02/05/2014 15:24 par mandrin

je m’étonne de voir un commentaire qui adule Chavez pour démolir Poutine...du jamais vu, même chez la propagande mainstream...c’est ce qu’on appel des antifas ?

02/05/2014 18:10 par Dwaabala

@ gérard Le commentaire de @ mandrin est suffisant.
Et puis, comme dans la colonne de droite, je n’apprécie guère

les attaques contre les pays en état de résistance

.

02/05/2014 19:36 par Leo Lerouge

Tiens ! Cruella G a rejoint les rangs du GS ?

Par ailleurs, on nous explique que "ce sont les pires criminels européens qui ont bâtis les USA".
D’abord, c’est hors sujet.
Ensuite, cela n’a aucun sens.

Ils ne sont pas "plus criminels" que ceux (les mêmes) qui ont colonisé et pillé l’Afrique et le monde entier. Ils ont seulement pu s’installer à leur aise (après quelques formalités du genre génocide), bénéficiant progressivement de l’étendue du territoire (et donc, de son immense champ d’action), ce qui en a fait une superpuissance mondiale.
Ceux qui ont "bâti" les US sont l’aristocratie et la haute bourgeoisie issues de l’Europe du Nord, en particulier britanniques, mais pas que. Il y avait aussi la France, les Pays-Bas, l’Espagne, etc.
Et toutes ces puissances européennes ont parrainé les expéditions vers le continent américain, envoyant des colons pour exploiter ces territoires et provoquant les guerres de conquête qui en découlent.
Et c’est ainsi que tout le continent américain avait été finalement mis sous le contrôle des gouvernements européens, qui s’étaient répartis les territoires, à la suite de conquêtes ou de simples traités. .
Si les "criminels" en question sont ces gens-là, on les retrouve partout dans le monde, qu’ils ont mis sous tutelle manu militari.
En revanche, s’il s’agit des forçats et prisonniers en tous genres envoyés aux Amériques, qui servaient de colonies pénales, c’est une autre histoire.
D’abord, les gens emprisonnés l’étaient selon les lois établies par les classes dominantes de l’époque.
Parmi ceux qui étaient envoyés "au bagne", il y avait, par ex, outre d’"authentiques" criminels, des prisonniers pour dette ou ceux qui se révoltaient contre les régimes autocratiques largement corrompus, tels que les Irlandais ou les Écossais.
Ces "criminels", comme tous les migrants pauvres sous contrat, étaient envoyés aux Amériques par les empires coloniaux pour servir de main d’œuvre gratuite aux possédants, pour gonfler les populations locales et servir de chair à canon.
Ils partaient sous contrat de servitude ("indenture ou "engagisme" ).
Parmi les 500.000 immigrés blancs venus d’Europe qui se sont installés dans les 13 colonies avant 1775 (dont près de la moitié étaient arrivés comme "indenture servants"), 55.000 étaient des prisonniers non volontaires.
Càd, à peine 10%.
Ils n’ont certainement pas fait partie des dominants.
Pas plus que les communistes et anarchistes (italiens, juifs ou russes, entre autres) n’ont réussi à faire la loi ou à soulever le pays, et qui ont été durement réprimés et décimés pour l’exemple.
Pourquoi donc, dans toute cette diversité ethnoculturelle, politique et linguistique, est sortie du chapeau une classe dominante blanche anglophone, alors que le plus grand groupe aux États-Unis est de descendance allemande et que le reste des migrants, arrivés par vagues successives (à cause des guerres, de la misère ou de la famine), était issu de toutes les parties du monde ?
Tout cela est bien plus complexe que le péremptoire : "ce sont les pires criminels européens qui ont bâti les USA".
Les "criminels" des Amériques sont les classes dominantes européennes qui voyaient une source d’or et d’autres trésors à piller.
Ce qu’elles faisaient par ailleurs dans le monde entier, en Afrique, en Inde, au MO et ailleurs. Et elles n’étaient pas "meilleures", dans ces cas-là.
La guerre d’indépendance (qu’ils appellent sans vergogne "révolution") qui s’en est suivie était une guerre motivée par les intérêts économiques des différentes puissances et par la volonté de suprématie des nouvelles générations de dirigeants américains, nés et éduqués aux US.
Etc.
Ce n’est qu’un très bref aperçu de la complexité de l’histoire des US, qui ne s’arrête pas là, évidemment.
Simplifier l’histoire de façon lapidaire et arbitraire relève de la désinformation.

Quant au sujet du jour, eh bien, en effet, quel acharnement contre Poutine.
"La Russie est un pays qui est soumis à une tentative d’encerclement stratégique par l’impérialisme. C’est pourquoi Poutine nous est aussi antipathique" : c’est clair, net et précis.
D’accord aussi avec ce que dit Mandrin. Adulation malsaine et contreproductive tant elle est partiale et irraisonnée.

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