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La dynamique autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon

Ensemble

Nous militants du mouvement politique « Ensemble » appelons à contribuer à la dynamique qui commence à se dessiner aujourd’hui autour de la candidature de Jean Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017.

Les politiques des gouvernements successifs dictées par le Medef et au seul profit des grands groupes capitalistes privés ou publics et des plus riches sont désastreuses. Ces politiques antisociales, antiécologiques et antidémocratiques dégradent nos vies, notre travail, notre santé, trahissent, humilient, désespèrent les classes populaires et les classes moyennes et font ainsi le lit du FN. Nous devons au plus vite rassembler toutes les forces de gauche et écologistes qui ne veulent plus de ces politiques de droite menée par le PS actuel ou la droite au gouvernement.

Au moment où les salariés, les retraités, les chômeurs et la jeunesse se mobilisent contre la casse du Code du travail, pour la réduction du temps de travail, des inégalités sociales, et la création d’emplois utiles et de qualité, nous devons affirmer dès maintenant que ces politiques doivent être battues dans la rue, mais aussi dans les urnes. Nous devons donc construire ensemble une alternative à gauche défendant l’Humain d’abord, responsable écologiquement par rapport à notre planète et approfondissant la démocratie pour le bien commun.

L’heure n’est plus à attendre et à tergiverser, mais à agir et rassembler dans la clarté. Une primaire de toute la gauche est une impasse pour notre camp, car nous n’avons rien de commun avec Valls, Macron ou Hollande. A contrario, la candidature de Jean Luc Mélenchon est un premier pas concret pour rassembler tous ceux qui ne se résignent pas. Sa proposition de candidature et ses orientations de campagne (justice sociale, planification écologique, critique des traités européens et des institutions de la V° République, refus des guerres et le respect de la souveraineté des peuples) sont un point d’appui précieux dans le contexte actuel.

Mais il reste beaucoup à faire. Car une alternative crédible et représentative de toutes les aspirations citoyennes ne peut être l’affaire d’un seul homme et d’un seul courant. La convergence de toutes les forces militantes et de tous les citoyens et citoyennes intéressés est indispensable. Unis et divers, notre capacité à travailler ensemble dans le respect des apports des uns et des autres sera la clé de notre réussite. Parce que le programme que nous allons élaborer et défendre est l’affaire de toutes et de tous, modestement, mais résolument nous voulons verser aux échanges qui ont lieu au sein des collectifs qui commencent à se constituer, les propositions anticapitalistes, écosocialistes, féministes, anti-impérialistes et autogestionnaires dont nous sommes porteurs au sein du mouvement politique « Ensemble ». L’accueil et l’intégration des différentes cultures de la gauche de transformation sociale et écologiste, le fonctionnement démocratique et le respect scrupuleux des décisions prises seront déterminants pour créer une réelle dynamique. Nous y veillerons. Pour préparer ensemble ces échéances majeures que constituent les élections présidentielles et les législatives de 2017, pour en finir avec la logique monarchique des institutions de la Veme République, faisons vivre ensemble une alternative populaire et novatrice à gauche.

Revenons à l’esprit originel du Front de Gauche, en dépassant sa forme de cartel d’organisations politiques pour nous ouvrir aux citoyens et citoyennes concernés. Défendons une alternative claire aux politiques menées par le PS, la droite et l’extrême droite qui ne permettront pas de répondre à la crise sociale, écologique et démocratique. Construisons des collectifs d’insoumis qui participent aux mobilisations locales et nationales, élaborent et font vivre un programme d’émancipation sociale, d’écologie populaire, de lutte contre toutes les dominations, exploitations et oppressions, de démocratie généralisée, soutiennent concrètement la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017 et désignent des candidats pour les législatives qui se tiendront dans la foulée.

Signataires :

Paul Baroux, militant associatif ; Chantal Beck, militante Ensemble ; Nanie Bellan, Ensemble Martigues ; Roland Bellan, Ensemble Martigues ; Sophie Boulanger, militante syndicale ; Frédéric Brun, militant Ensemble ; Frédéric Campguilhem, militant syndical ; Fatima Chennouf, Terrasse Militante associative pour le droit au logement ; Gilbert Dalgalian, Ensemble 83 ; Pierre Darmand, militant Ensemble ; Hendrik Davi, Ensemble Marseille & Association FDG Marseille Centre ; Yves Eydieux, ex-militant syndicale Michelin Conseiller Prudhomme ; Regis Eyraud, Ensemble Paris ; Nora Gatignol, militante Ensemble ; Salah Ghedab, militant Ensemble ; Marc Guillaneuf, avocat honoraire ; Benoit Hubert, Ensemble Aix ; Jean-Phillippe Izquierdo, Alain Laffont, Ensemble 63, conseiller municipal à Clermont Ferrand et conseiller communautaire Front de gauche ; Christian Mazet, Ensemble 63 ; Yann Merlevede, Ensemble 59 ; Ensemble Aubagne ; Daniel Mino (Ensemble 74 et animateur du collectif Cap à Gauche du Chablais ; Florent Naranjo, Ensemble 63, conseiller municipal à Clermont Ferrand et conseiller communautaire Front de gauche ; Jean-René Pendariès, Ensemble Marseille ; Vincent Porelli, Ensemble Aix en Provence, député maire honoraire ; Raphaël Qnouch, Ensemble Paris ; Georges Rey, Ensemble Aubagne ; Jacques Stambouli, Ensemble Marseille ; Jacques Marcel Tassy, Ensemble Aix en Provence et ancien député ; Francis Vergne, CN Ensemble, animateur de Front de Gauche initiatives Riom 63 ; Gérard Vidal, Ensemble Généviliers.

COMMENTAIRES  

05/04/2016 09:48 par lecrabe

Rien à redire à cet appel, peut-être juste remplacer "Jean-Luc Mélenchon" par "homme providentiel". C’est vrai que plutôt qu’avoir un "cartel d’organisations politiques" en désordre autour de Son Humble Candidature (2012), il est préférable d’avoir un grand mouvement citoyen autour de Son Auguste Personne (2017).
Longue vie à l’étoile de bâbord.

05/04/2016 10:50 par bob

Ensemble : les girouettes de la politique !

05/04/2016 11:05 par legrandsoir

C’est un peu court. Ici, on préfère les arguments.

05/04/2016 12:37 par daniel

Bon cet article, mais tous les noms cités sont des non aux élections !!!!

05/04/2016 13:13 par Jean Cendent

Bonjour, LGS
C’est un peu court. Ici, on préfère les arguments.
C’est exact , mais pas toujours .

Exemple : John Lennon, Cuba et les années 60
un forumeur le 31/ 03 / 2016 à 10:04
Musicalement parlant, la musique dite "rock" c’est de la merde – Imagine p.ex. A 95%...
Ici les arguments ne sont pas un peu court ?

Puis j’ai tenté une explication ( peut être trop longue, il est vrai ) sur la créativité musicale et l’importance que les différentes musiques possèdent sur les 2 continents américains et les caraïbes mais.......

05/04/2016 15:30 par Louis St O

Lecrabe, Bob,
Vous avez quelqu’un d’autre à proposer, si oui, dites nous vite qui, pour que l’on puisse aller voir son programme, ou alors vous êtes du genre à ne pas aller voter, c’est votre droit, c’est exactement ce que demande la droite et le P"s’, que toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec eux n’aillent pas voter.

Et surtout ne venez pas vous plaindre si vous avez un Juppé, Hollande ou Le Pen.

06/04/2016 07:54 par chb

@ Louis St O
Tiens, c’est vrai ça : la vie politique tourne autour du Président-pour-cinq-ans ; thaumaturge ou pis-aller, le locataire de l’Elysée sera LE pivot de notre avenir.
Réduire le champ des possibles en verrouillant un peu plus l’élection présidentielle comme le font les assemblées ces jours-ci, imposer un zéroième tour (sondageocratie) pour conforter le bipartisme blanc bonnet bonnet blanc, écarter du « choix » une masse abstentionniste, c’est pourtant pas très républicain.
Du coup, dans l’attente d’une VIème, on ne pense pas à l’équilibre des pouvoirs, à la possibilité de cohabitation pourtant expérimentée 2 fois. Seule solution, la révolution ?

06/04/2016 09:48 par bob

et bien ce sont des gens qui sont partis du NPA pour rejoindre le PC, qui est cul et chemise avec le PS, ensuite il soutiennent une primaire a gauche avec EELV, nouvelle donne et les socialistes sinceres (ça ressemble a un gag), et maintenant il se possitionnent derrière JLM ... jusqu’a ce qu’il trouvent autre chose ! Pour moi, il incarnent ce que la politique represente de pire sous un bel enrobage et de bels paroles ...

06/04/2016 10:46 par Autrement

Ce qui suit me paraît sensé et pertinent (vu sur le blog de JLM) :

"Il faut être aveugle pour ne pas voir que la « primaire » téléguidée par Cohn-Bendit, alias euro-élites, est destinée, après le vent du boulet de la crise grecque, à nous imposer un président pro-UE, quel qu’il soit. Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat de poids à se prononcer contre les traités, cause première de notre désastre social et du recul de nos libertés, et à pouvoir faire (enfin !) l’unité des citoyens de gauche qui ont dit NON au TCE et qui ont été trahis par tous les gouvernants ultérieurs. La loi El Khomri ? La ruine des services publics ? Le chômage ? Les médias domestiqués ? La police s’en prenant même aux écolos ? Tout cela, c’est le TSCG, c’est notre budget contraint et forcé par le Medef et l’oligarchie financière, via Bruxelles, c’est l’antichambre du TAFTA. Seule une campagne politique de haut niveau comme celle que mène déjà (et c’est heureux qu’elle ait commencé au plus tôt) Jean-Luc Mélenchon, une campagne citoyenne (et non pas populiste), reliant le vécu du grand nombre à ses causes réelles, peut nous éviter de finir avec un lamentable Tsipras ou encore pire. Voir le site d’Unité Populaire pour se faire une idée de l’état actuel de la Grèce, et de ce qui nous attend si la mobilisation populaire ne trouve pas d’issue politique."

06/04/2016 22:19 par cunégonde godot

Autrement :
Ce qui suit me paraît sensé et pertinent (vu sur le blog de JLM) :

"Il faut être aveugle pour ne pas voir que la « primaire » téléguidée par Cohn-Bendit, alias euro-élites, est destinée, après le vent du boulet de la crise grecque, à nous imposer un président pro-UE, quel qu’il soit. Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat de poids à se prononcer contre les traités, cause première de notre désastre social et du recul de nos libertés, et à pouvoir faire (enfin !) l’unité des citoyens de gauche qui ont dit NON au TCE et qui ont été trahis par tous les gouvernants ultérieurs. La loi El Khomri ? La ruine des services publics ? Le chômage ? Les médias domestiqués ? La police s’en prenant même aux écolos ? Tout cela, c’est le TSCG, c’est notre budget contraint et forcé par le Medef et l’oligarchie financière, via Bruxelles, c’est l’antichambre du TAFTA. Seule une campagne politique de haut niveau comme celle que mène déjà (et c’est heureux qu’elle ait commencé au plus tôt) Jean-Luc Mélenchon, une campagne citoyenne (et non pas populiste), reliant le vécu du grand nombre à ses causes réelles, peut nous éviter de finir avec un lamentable Tsipras ou encore pire. Voir le site d’Unité Populaire pour se faire une idée de l’état actuel de la Grèce, et de ce qui nous attend si la mobilisation populaire ne trouve pas d’issue politique."

« Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat de poids à se prononcer contre les traités ».
Il suffisait de se prononcer contre le traité fondateur, celui de Maastricht. Mais M. Mélenchon s’est prononcé pour le Traité de Maastricht, la mère de tous les traités qui ont suivi.

Se prononcer contre le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TCE), c’est d’une certaine façon vouloir rester à l’intérieur d’une organisation juridique, sociale et politique ultra-libérale et foncièrement antidémocratique dès le départ.

Quant au TSCG, il correspond logiquement à l’esprit de l’ "Europe" en cours.

Tout ce qui s’écrit ici sur le blog de M. Mélenchon avait été écrit en gros par M. Tsipras et son parti avant qu’ils ne soient élus pour gouverner la Grèce (M. Tsipras gouverne avec les pouvoirs d’un… gouverneur, pas ceux d’un chef d’Etat). Et que disait M. Hollande dans ses grands discours pour se faire élire en 2012, sinon à quelque chose près la même chose ? Il n’a pas fait mieux que M. Tsipras ou M. Sarkozy face à Mme Merkel qui se fiche éperdument du gouverneur français à la tête de nouveaux länder européistes qu’il a lui-même voulus et redessinés pour les… offrir en définitive à la droite européiste…

Il y a un tabou chez la gauche française, comme chez la droite d’ailleurs, un tabou plus puissant que jamais : l’ "Europe" !
L’ "Europe" est la planche de surf sur laquelle s’est confortablement installé le FN. Il ne lui reste qu’à prendre la vague... de rejet. Simplissime !...

07/04/2016 09:23 par macno

@ cunégonde
« M. Mélenchon s’est prononcé pour le Traité de Maastricht », c’est exact, c’était en 1992 et il révisait sa position en 1996...
Le tout a au moins plus de 20 ans.
À chaque seconde de l’eau coule sous les ponts, et depuis il s’en est donc écoulé pas mal...
L’UE est au bord du gouffre.
La BCE fait n’importe quoi en créant de la monnaie qui ne va pas dans l’Économie réelle.
Le Dollar poursuit sa route de monnaie de Monopoly.
etc....etc...etc, et vraiment beaucoup de etc !
Bien malin est celui qui pourrait prédire comment tous ces chaos vont évoluer.
À mon avis il n’est plus temps de regarder dans le rétroviseur des erreurs mais de le casser (on en a bien suffisamment débattu), et d’apporter le plus de soutiens possibles au seul qui pourrait être en capacité disons de fédérer une, ou plutôt des résistances au pire qui a de fortes "chances" de sortir de ces chaos. Je dis bien DES résistances, car Mélenchon insiste souvent là dessus. Il ne veut pas être tout seul, il faut donc ne pas hésiter à l’écouter.
Question caractère,Tsipras et Mélenchon ne sont pas comparables...

07/04/2016 11:34 par Roger

Si je comprend bien quelques commentaires plus que sceptiques sur cette déclaration, il n’ y a qu’une solution : faire la Révolution-insurrection.
Avec qui, comment, pour quelles perspectives ?
A force d’attendre Godot, on laisse passer Mélenchon et on se retrouve en Sarkhollande sur Montretout...

07/04/2016 18:50 par Roger

Est-il besoin de préciser qu’attendre Godot est un clin d’œil à la littérature théatrale et non à Cunégonde...

07/04/2016 19:27 par cunégonde godot

macno :
Question caractère,Tsipras et Mélenchon ne sont pas comparables...

Mais si ! Ils sont comparables. Ô combien... Au reste M. Mélenchon n’a-t-il pas soutenu Syriza et son leader, M. Tsipras, dont il partageait totalement les analyses et les choix politiques, la tactique, et d’abord son renoncement à quitter l’ "Europe" – une "Europe" fondamentalement antidémocratique, entièrement construite au service du capitalisme mondialiste ?
M. Mélenchon a soutenu Siryza et son leader tant que M. Tsipras "gagnait", puis l’a très vite laissé tomber lorsque le leader grec, s’étant logiquement couché devant le comité central de la Troïka financière européiste, fut devenu moins fréquentable. Mais que pouvait-il faire d’autre que se coucher dès lors qu’il avait décidé par avance de ne faire que de la figuration ?
M. Hollande (que M. Mélenchon avait appelé avec empressement à élire président de la Ve République si antidémocratique) avait fait la même chose devant le majordome allemand de l’ "Europe", Mme Merkel (la Troïka n’eut pas même besoin de faire les gros yeux au "socialiste" Hollande).
Dites-moi, macno, une "erreur" (téléguidée) de plus, j’imagine ?

Les politiques, les cadres et les militants des partis de gauche et tout simplement l’électorat de gauche qui, minoritaires, ont appelé à voter contre Maastricht en 1992 – sous les railleries, les invectives et les insultes par tombereaux déversées depuis leur propre camp –, n’ont jamais éprouvé le besoin de se déjuger car l’histoire leur a donné cent fois raison, toutes ces personnes sont aujourd’hui plus sceptiques que jamais.

Petit rappel : la gauche radicale représente aujourd’hui 2,8% des inscrits aux dernières élections. Ne serait-ce pas parce qu’elle n’a jamais cessé de se fourvoyer lamentablement (comme dirait Autrement) depuis au moins une vingtaine d’années ? La gauche est un champ de ruines, sur lesquelles continuent à danser ceux qui l’ont détruite...

Sur son blog aujourd’hui, M. Chevènement qui sur l’ "Europe" a toujours eu raison (en payant le prix très cher en termes de carrière politique) dit : "Je préconise que l’Europe soit au coeur de la prochaine campagne présidentielle". On ne peut mieux situer la problématique de la prochaine élection présidentielle du gouvernorat européiste appelé France...

07/04/2016 19:36 par cunégonde godot

Roger :
A force d’attendre Godot, on laisse passer Mélenchon et on se retrouve en Sarkhollande sur Montretout...

Inutile d’attendre, cher Roger, en Sarkollandie sur Montretout vous y êtes déjà. Descendez, vous êtes arrivé...
Ça vous laisse largement le temps de vous distraire en relisant (ou en allant voir) En attendant Godot...

07/04/2016 21:11 par macno

@ cunégonde godot
« Mais si ! Ils [Mélenchon et Tsipras] sont comparables »

Mais non, ils ne le sont pas au niveau caractère, ça saute aux yeux, et comme je l’ai dit : "il n’est plus temps de regarder dans le rétroviseur des erreurs (j’avais oublié) du passé, mais de le casser".
La situation peut faire le larron", et Mélenchon jette toutes les garanties qu’il peut pour ce faire...
C’est sa psychologie, et celle du moment qu’il faut étudier, et non ses attitudes passées, sans oublier que sa situation politique a changé, elle est dégagée du PC, et ça pourrait changer pas mal la donne...
C’est peut-être un "pari stupide" comme disait Prévert concernant celui de Blaise Pascal, mais ça vaut certainement le coup de le tenter.
De toute façon, vous avez une autre proposition à faire ?

08/04/2016 08:00 par cunégonde godot

macno :
De toute façon, vous avez une autre proposition à faire ?

Il n’y a pas d’autre "solution", aujourd’hui (hormis la révolution, demain, après-demain ou à la Saint-Glinglin) que celle préconisée par les gens – certes réformistes – qui ne se sont jamais trompés sur le diagnostic depuis cinquante ans, quand bien même seraient-ils dans des camps très différents. Les Français, comme d’autres peuples européens, ne veulent pas renoncer à leur souveraineté, à leur mode de vie. Ils ne veulent pas sortir de l’Histoire (sens profond des résultats du référendum de 2005, quand bien même cela vous a-t-il échappé, cher macno, et celui qui vient de se dérouler aux Pays-Bas).
Le peuple français dans sa grande sagesse ne veut pas sauver l’ "Europe", il veut sauver la France – les Cubains sont placés devant le même choix depuis des décennies, celui de la souveraineté, et plus que jamais aujourd’hui –, car l’Histoire montre que "le peuple doit combattre pour sa loi comme pour ses remparts" (Héraclite) – ou alors la Résistance n’avait aucun sens.
Et la Loi "européiste" n’est pas sa loi, mais celle de l’Allemagne et/ou des Etats-Unis d’Amérique (TAFTA) et de leurs alliés britanniques ; et les remparts d’un empire sont toujours fluctuants car l’impérialisme (politique incontournable de tout empire) est par nature toujours en guerre (la Rome antique p.ex., l’OTAN présentement). Voilà la situation.
Peut-être quelque chose différencie-t-il MM. Mélenchon et Tsipras. Le second n’a pas traité ses adversaires souverainistes de "maréchalistes" p.ex., une insulte (une de plus) répugnante et grotesque au regard de l’Histoire. Les maréchalistes (Pétain, Laval, Doriot, etc.) étaient d’inconditionnels européistes. N’est-ce pas au nom de l’ "Europe" qu’ils collaboraient avec tant de zèle ? Ou alors on nous aurait menti ?...

08/04/2016 09:05 par macno

« Les maréchalistes (Pétain, Laval, Doriot, etc.) étaient d’inconditionnels européistes. »...(Tous ?)
@ cunégonde.
Toujours dans le rétroviseur de l’Histoire à ce que je vois, même Tsipras appartient déjà à l’Histoire.
Il faut absolument le casser ce rétro, je le redis, mais sans pour autant ne pas le conserver en mémoire, surtout pas...
De toute façon si une crise économique mondiale majeure explose, les symptômes sont de plus en plus inquiétants à ce sujet, il faudra bien s’y adapter.
Mais sous quelle forme ?
Les cartes risqueraient alors d’être sérieusement rebattues pour y faire face.
Et pour ce faire, j’ai la faiblesse de penser que la pugnacité de Mélenchon (voir son caractère) serait alors des plus appréciables.
Jacques Généreux ne me paraît pas moins pugnace, et il y en a bien d’autres comme lui et autour de lui...
Il faudrait surtout beaucoup, beaucuop de monde derrière ou devant peu importe, mais avant tout, pugnaces, qui regarde donc devant et pas toujours dans le rétro...

08/04/2016 11:32 par Sheynat

Cunégonde Godot, désormais je suis prête à vous rejoindre sur ça :
« Se prononcer contre le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TCE), c’est d’une certaine façon vouloir rester à l’intérieur d’une organisation juridique, sociale et politique ultra-libérale et foncièrement antidémocratique dès le départ. »
Cependant Jacques Généreux qualifiait ce discours de « simple » en 2013 :
« Aujourd’hui, il est donc compliqué de se présenter comme proeuropéen : les gens vous rigolent au nez et vous disent : ‘Soit vous voulez sortir de ce truc, ce système épouvantable, et on vous écoute, y compris vos idées de refondation ; sinon, on ne vous écoute pas : le violon de l’Europe, on le connaît, on l’a entendu depuis vingt ans.’
Les nationalistes, comme le FN en France, ont un discours beaucoup plus simple et compréhensible : ‘Cette Europe est inutile et vous fait souffrir, retrouvons notre souveraineté nationale. Il y a un problème, supprimons-le.’ »

Cependant je ne le trouve pas très clair quand il répond à la question N’est-il pas possible à cette gauche de retrouver un discours simple ?  :
« C’est la difficulté. Il faut assumer clairement le fait qu’au bout de notre scénario du coup de force politique, si les autres pays le refusent, il y aura une sortie de l’euro. On sera dehors. Ce n’est pas jusque-là le programme du Front de Gauche, car le Parti communiste n’était pas prêt à aller jusque-là dans la désobéissance aux règles européennes.
C’est pourtant la condition de la crédibilité de ce propos. Il faut sortir de l’ambiguïté : la priorité, ce doit être la mise en place d’une autre politique. Il vaut mieux sortir de l’euro pour mener une autre politique que renoncer à une autre politique pour sauver l’euro. Car au final, nous ne voulons pas sauver l’euro, mais l’Europe. »

Je ne suis plus sûre d’avoir compris sa démonstration. J’ai l’impression que leur stratégie est de d’abord désobéir aux Traités afin de provoquer une sortie de l’Europe en s’en faisant exclure (sorte de stratégie passive ?), en pariant sur le fait qu’une violation de la part d’un pays aussi important que la France serait suivie d’une majorité des autres pays, ce qui aurait pour résultat la destruction de l’Europe, plutôt que de sortir carrément de l’Europe comme pourraient le faire d’autres petits pays, ce qui n’aurait pour effet que de laisser une Europe continuer de vivre.
Donc, on serait face à deux solutions, l’une proposée par une alternative de gauche, dont la stratégie semble longue et périlleuse, car elle ne peut aboutir que si elle est suivie par d’autres Partis comme le Parti Communiste, et part d’autres pays, pour en arriver à la destruction de l’Europe ; l’autre, proposée par les nationalistes de droite, semble plus simple, cependant, à part en faisant une révolution, je ne vois pas comment ils comptent supprimer « le problème » = supprimer l’Europe.
Car quand vous dîtes : «  les Cubains sont placés devant le même choix depuis des décennies, celui de la souveraineté, et plus que jamais aujourd’hui », je suppose que c’est sans oublier que :
1- ils ont d’abord fait une révolution
2- s’ils ont réussi jusqu’ici à conserver leur souveraineté, et ce depuis des décennies, c’est parce qu’ils ont su mettre en place de suite après la révolution, un gouvernement de gauche (avec les évolutions nécessaires), dont le système de vote et l’agencement sont complètement différents des nôtres. Il y a un seul parti, un parti révolutionnaire, et pas de presse de droite. Car : « nous n’en avons jamais eu et n’en aurons jamais, car cela ne sert qu’à empoisonner l’opinion publique et tromper les gens » C’est en tous les cas ce qu’expliquent des participants à cette révolution dans ce petit documentaire « Ni un Tantico » 

Alors, je veux bien personnellement entendre qu’il n’y a pas d’autres solutions que celles de réformistes qui veulent sauver la France plutôt que l’Europe, cela n’indique pas pour autant comment faire, et prendre l’exemple de Cuba en exclurait d’ores et déjà les camps de droite et indiquerait une totale révolution, à la fois contre l’Europe mais aussi au sein même du fonctionnement gouvernemental français, si on veut rester cohérent.

08/04/2016 11:52 par cunégonde godot

macno :
« Les maréchalistes (Pétain, Laval, Doriot, etc.) étaient d’inconditionnels européistes. »...(Tous ?)
@ cunégonde.
Toujours dans le rétroviseur de l’Histoire à ce que je vois, même Tsipras appartient déjà à l’Histoire.
Il faut absolument le casser ce rétro, je le redis, mais sans pour autant ne pas le conserver en mémoire, surtout pas...
De toute façon si une crise économique mondiale majeure explose, les symptômes sont de plus en plus inquiétants à ce sujet, il faudra bien s’y adapter.
Mais sous quelle forme ?
Les cartes risqueraient alors d’être sérieusement rebattues pour y faire face.
Et pour ce faire, j’ai la faiblesse de penser que la pugnacité de Mélenchon (voir son caractère) serait alors des plus appréciables.
Jacques Généreux ne me paraît pas moins pugnace, et il y en a bien d’autres comme lui et autour de lui...
Il faudrait surtout beaucoup, beaucuop de monde derrière ou devant peu importe, mais avant tout, pugnaces, qui regarde donc devant et pas toujours dans le rétro...

Tout ceci n’est que psychologie, pas de la politique, ce qui vous permet de ne pas répondre sur le fond. Et surtout, à partir d’une posture auto-proclamée moderne, ce discours est seulement archaïsant et réactionnaire, car en restant européiste convaincu vous refusez de voir que l’ "Europe" qui se met en place est celle de Charlemagne. M. Mélenchon, qui possède un brin de savoir classique, l’a très bien compris mais n’en tire pas les conclusions qui s’imposent, prisonnier de sa culture trotsko-marxiste qui l’empêche de comprendre que l’Etat-nation est la modernité même jusqu’à plus ample informé.
Et M. Mélenchon est loin d’être le seul à gauche, hélas !...

08/04/2016 14:31 par cunégonde godot

Sheynat :
Alors, je veux bien personnellement entendre qu’il n’y a pas d’autres solutions que celles de réformistes qui veulent sauver la France plutôt que l’Europe, cela n’indique pas pour autant comment faire, et prendre l’exemple de Cuba en exclurait d’ores et déjà les camps de droite et indiquerait une totale révolution, à la fois contre l’Europe mais aussi au sein même du fonctionnement gouvernemental français, si on veut rester cohérent.

Quand je parle de l’Europe actuelle, l’Europe de Charlemagne (aussi risible cette expression paraît-elle c’est pourtant ainsi que la voient, et la veulent depuis les années 20 du siècle dernier, les pseudo-penseurs européistes tous évidemment de culture chrétienne, catholique et plus encore protestante), quand je parle de cette Europe donc, je mets systématiquement des guillemets pour signifier que c’est celle-ci que je refuse et pas celle qui existe depuis des siècles issue de l’histoire façonnée par les peuples eux-mêmes.
L’apparition de l’Etat-nation et la souveraineté populaire, ou nationale, a été un progrès dans l’histoire de l’humanité, et n’est toujours pas dépassée dès lors que l’on parle de démocratie. Ou alors, on parle d’autre chose que de démocratie.
L’Europe présente fondamentalement tous les attributs non pas d’un Etat-nation, mais ceux d’un empire, aux limes improbables fluctuant au fur et à mesure de ses "prises" (les Balkans, l’Ukraine, etc.), et aujourd’hui sous-empire de l’empire yankee grâce à... Staline qui en écrasant l’Allemagne (l’Allemagne et pas seulement les nazis) qui avait conquis l’Europe au nom de l’ "Europe", laissa celle-ci exsangue dans les pattes de l’empire américain, à l’Ouest.
Nous en sommes toujours là. Et l’ "Europe" de Maastricht est là pour finir le travail : faire disparaître les Etats-nations européens et en finir avec les peuples souverain, le citoyen redevenant un sujet et/ou une créature de Dieu.
Sauver la France c’est donc d’une certaine manière sauver une certaine forme de progrès humain qui demeure d’ailleurs un modèle pour les peuples de la Terre en voie d’indépendance. Le premier combat acharné de la Révolution française fut celui de la souveraineté de la France (Valmy), marqueur incontournable de l’achèvement d’au moins une partie de cette révolution et condition indispensable de sa pérennité.
Si on se pose la question de savoir, au cas ou on sortirait de l’ "Europe", si la France va être suivie par d’autres pays, c’est que nous ne sommes pas libres. Et pourtant libres nous l’étions il y a encore une vingtaine d’années, pas même une génération.
Les marxistes européistes (sic !) devraient se poser cette question très concrète : pourquoi l’idée de progrès est-elle aussi faible aux Etats-Unis d’Amérique, et les luttes sociales restent-elles essentiellement corporatistes ?
Une réponse parmi d’autres réponses : parce que la structure étatique fédérale américaine disperse les travailleurs et les rend vulnérables. Le "rêve européen" américain c’est maintenant.
Parce que souveraine et indépendante la France (et l’Europe des nations d’après-guerre, la guerre impérialiste allemande, et non pas une guerre inter-nations selon la propagande) a été d’une certaine manière belle et bonne, quand bien même elle restait critiquable et améliorable. Sauvez la France, c’est sauvez la souveraineté du peuple...

08/04/2016 17:21 par macno

@ cunégonde godot
Tout ceci n’est que psychologie, pas de la politique,(...) en restant européiste convaincu vous refusez de voir que l’ "Europe" qui se met en place est celle de Charlemagne.

Depuis quand la psychologie serait-elle absente de la politique ?
Elle est pourtant faite par des êtres humains normaux et pas des robots ! (heu.., des fois on se poserait la question !)
Où avez vous lu que j’étais un « européiste convaincu » ?
je n’ai jamais été un « européiste convaincu », point. Ça y est, c’est compris, on n’en parlera plus ?
De toute façon l’Europe n’est plus entrain de se mettre en place comme vous dites, elle est entrain d’imploser ou même plutôt d’exploser...
@ Sheynat
La démonstration de Jacques Généreux date de 2013, c’est à dire une éternité dans le chaos politique actuel. Il est vrai qu’il développait une stratégie assez complexe, donc bien plus crédible que celle de "sauter comme un cabri" en psalmodiant de sortir de l’euro.
Mais vu la splendide cohésion européenne sur les migrants, la BCE qui fait tourner "la planche à billets" pour la Finance mais pas pour l’Économie réelle, le futur probable Brexit et le rejet massif au Pays-Bas de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE, sans oublier l’Économie/Mondiale/dollar qui est au bord du gouffre, je serais curieux de connaître sa stratégie. Je pense qu’il doit être à l’heure actuelle à la recherche d’une boule de cristal et si possible fiable...

09/04/2016 10:24 par Sheynat

@ Cunégonde Godot :
Vous venez d’expliquer ce que serait pour vous sauver la France, et les raisons de le faire, et je vous remercie d’avoir si bien développé votre argumentation. Mais répondre au pourquoi ne répond pas pour autant à ma question du « comment », que vous avez pourtant reprise en me citant : « cela n’indique pas pour autant comment faire. »

@ Macno : j’ai cité Jacques Généreux car il m’a toujours permis de mieux comprendre le programme de Mélenchon. Il aurait déclaré s’occuper de son programme au niveau économique pour les présidentielles de 2017. Mélenchon parle d’un plan B en alternative à la sortie de l’Europe.
Ma question reste la même : si les raisons de critiquer les Traités européens sont expliquées en long, en large et en travers, le « comment faire » reste flou pour moi et je cherche des réponses.

Si ceux qui le critiquent n’arrivent pas à expliquer comment « les camps d’autres bords » feraient pour résoudre le problème de l’Europe, peut-être que ceux qui affirment se joindre au programme de Mélenchon, le connaître (notamment son « plan B » pour l’Europe), et par conséquent vouloir voter pour lui, ceux-là pourraient m’en dire plus ?

09/04/2016 19:22 par Roger

@sheynat
P.our JLM la France est porteuse d’un rapport de force favorable pour refuser les diktats de l’Europe (18% du PIB européen, 20% des € en circulaton). C’est l’axe d’une 1ère stratégie qui comporte aussi des mesures techniques juridiques et monétaires permettant de mettre en oeuvre différents plans B. Ces plans s’appuieront sur les travaux d’une conférence internationale du Plan B . La 1ère s’est tenue à Paris en Janvier dernier, la prochaine aura lieu en Espagne. Ces conférences sont ouvertes à tous ceux de tous pays intéressés par cette perspective "d’Europexit".

Plutôt que de résumer la stratégie portée par JLMélenchon , ce qui ne serait de toute façon pas simple, ni probablement suffisant, il vaut mieux aller sur le le Blog qui est consacré au Plan B.
https://www.euro-planb.eu/]

10/04/2016 10:18 par macno

@ Roger, bien vu !
J’avais reculé le moment de me pencher sur ce sujet, le plan B
https://www.euro-planb.eu/?page_id=854&lang=fr
Effectivement il faut s’intéresser à ce qui se fait au niveau du plan B, même et surtout si on n’a comme seule idée fixe celle de "sortir de l’Euro" (et donc de "sortir de l’UE" et ainsi de recouvrer sa souveraineté nationale, etc...).
Si au niveau du principe de base de "souveraineté nationale", je suis d’accord, au niveau des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, là c’est, oserai-je dire "une autre paire de manches !"
Les composants du problème ne sont donc pas aussi simples que cette "idée fixe" tendrait à le faire croire, et surtout ne peuvent pas être réduits à cette baguette magique tant l’Économie est devenue mondialisée et ce depuis très longtemps, beaucoup trop longtemps. Si ce concept (d’Économie mondialisée) n’est pas sérieusement pris en compte, de graves problèmes sociaux-économiques (mais aussi politiques) ne manqueraient pas de survenir pour avoir ainsi "mis sous le tapis" les composants du problème.
Chacun de son côté peut "s’amuser" à noter régulièrement une petite partie de ces "composants", en l’occurrence les produits qui ne sont plus du tout ou presque plus (à l’exception de ceux "haut de gamme") "made in France". Et alors là bon courage pour en faire l’interminable inventaire et il s’avérera assez démoralisant...
Je me suis intéressé à noter les têtes de chapitre des débats enclenchés pour l’élaboration d’un Plan B.
Ce sont autant de questions qu’on se doit (ou qu’un jour ou l’autre on sera contraint) de se poser...Il est peut-être préférable de n’être pas amené à réagir sous la contrainte, c’est bien souvent trop tard.
MAÎTRISER LA MONNAIE
L’euro, à quelles conditions ?
Un autre projet monétaire en Europe
Redresser le système monétaire international
MAÎTRISER LES DETTES PUBLIQUES
Audit, moratoire, défaut : pour maîtriser les outils
Pour une restructuration collective des dettes souveraines
Pour un cadre multilatéral de suspension des dettes
MAÎTRISER LE COMMERCE INTERNATIONAL
Pour reconquérir une souveraineté économique
Pour de nouvelles politiques de coopération
Pour une justice climatique, sociale et commerciale
(à suivre...)

10/04/2016 17:16 par Roger

Je me permet d’ajouter, qu’à ma connaissance,la stratégie portée par JLM pour une sortie de l’Europe, est la seule qui soit examinée relativement en détail à partir d’une prise en compte de la complexité systémique des modalités concrètes.
Par ailleurs quand on observe les compromis auxquels arrivent les Britanniques, bien que n’ayant pas d’euro et n’étant pas tout à fait dans l’Europe, on peut penser qu’ils pèsent lourd aux yeux des institutions européennes.
Bref, avant même que les Britanniques ne soient sortis de l’UE, que les Néerlandais aient manifesté une fois de plus leur réticence, que le scandale des réfugiés, puis des Panama papers n’aient révélé aux yeux de tous la nullité "protectrice" de l’UE, la crainte d’un éclatement/dissolution était présente et ne peut que s’accentuer.
Le rapport de force est en train de tourner...Qui se donne les moyens stratégiques et techniques internationaux de saisir cette opportunité ?
Car pour paraphraser une célèbre formule : il ne suffit pas dire, sortie de l’europe ! sortie de l’europe ! et de sauter comme des cabris...

10/04/2016 19:09 par Sheynat

Grand merci Roger pour toutes ces précisions, merci aussi à Macno pour les thématiques listées.

10/04/2016 19:09 par cunégonde godot

Roger :
Je me permet d’ajouter, qu’à ma connaissance,la stratégie portée par JLM pour une sortie de l’Europe, est la seule qui soit examinée relativement en détail à partir d’une prise en compte de la complexité systémique des modalités concrètes.
Par ailleurs quand on observe les compromis auxquels arrivent les Britanniques, bien que n’ayant pas d’euro et n’étant pas tout à fait dans l’Europe, on peut penser qu’ils pèsent lourd aux yeux des institutions européennes.
Bref, avant même que les Britanniques ne soient sortis de l’UE, que les Néerlandais aient manifesté une fois de plus leur réticence, que le scandale des réfugiés, puis des Panama papers n’aient révélé aux yeux de tous la nullité "protectrice" de l’UE, la crainte d’un éclatement/dissolution était présente et ne peut que s’accentuer.
Le rapport de force est en train de tourner...Qui se donne les moyens stratégiques et techniques internationaux de saisir cette opportunité ?
Car pour paraphraser une célèbre formule : il ne suffit pas dire, sortie de l’europe ! sortie de l’europe ! et de sauter comme des cabris...

Sortir de l’Europe et de l’OTAN, afin de de recouvrer la souveraineté nationale.

@ Pour répondre à Sheynat : je pense que la Révolution est à l’ordre du jour. Mais elle peut commencer dans cinq minutes comme dans cinq ou cinquante ans, etc. Il n’y a rien à inventer depuis le CNR. Seulement à y revenir, à l’adapter et l’améliorer au gré des rapports de force politiques dès lors que nous serions redevenus un Etat-nation souverain et par-là maître de son destin. Les plus lucides et les plus intelligents de nos penseurs et hommes politiques, les plus courageux aussi, de tout "bord" politique, n’ont jamais renoncé à la souveraineté nationale. Pour maîtriser sa monnaie et son taux de change, son budget, sa balance commerciale, son commerce, son agriculture, sa politique industrielle, ses choix éducatifs, sa presse, son fonctionnement démocratique, sa politique étrangère,son immigration et son émigration, etc. et pouvoir envisager toute politique de quelque nature la souveraineté nationale est indispensable. C’est tout.
Pour moi, les plus crédibles à gauche aujourd’hui sont ceux qui ont toujours été anti-européistes convaincus. Ceux qui, au prix de leur carrière politique et même aussi pour certains de leur carrière professionnelle, ont toujours lutté contre l’ "Europe" de l’oligarchie financière et du capitalisme mondialiste. Ils sont faciles à trouver. Dans la campagne présidentielle qui s’amorce, ils seront, et ils sont déjà, les plus calomniés et insultés (comme d’hab), ce qui les rend faciles à repérer, c’est déjà ça...

10/04/2016 19:47 par legrandsoir

" Il n’y a rien à inventer depuis le CNR. Seulement à y revenir, à l’adapter et l’améliorer au gré des rapports de force politiques dès lors que nous serions redevenus un Etat-nation souverain et par-là maître de son destin".
C’est tellement vrai ! D’où des réticences légitimes envers ceux qui veulent se réunir, échanger, inventer, construire à partir de rien pendant que passe le train.
MV

10/04/2016 22:30 par macno

@ cunégonde

Pour moi, les plus crédibles à gauche aujourd’hui sont ceux qui ont toujours été anti-européistes convaincus. Ceux qui, au prix de leur carrière politique et même aussi pour certains de leur carrière professionnelle, ont toujours lutté contre l’ "Europe" de l’oligarchie financière et du capitalisme mondialiste. Ils sont faciles à trouver.

« Ils sont faciles à trouver », vraiment ?
Moi je ne demande pas mieux, mais qui sont-ils ? Des noms !
L’absolu n’existe pas surtout en politique où il faut, qu’on le veuille ou non, gérer bien des "nuances de couleurs" sous peine d’être amené à faire une réunion de son parti dans une cabine téléphonique s’il en existe encore...
On peut quand vous voulez reprendre et analyser point par point les textes principaux de Jacques Généreux et on y trouvera quelqu’un qui a « toujours lutté contre l’ "Europe" de l’oligarchie financière et du capitalisme mondialiste », pas dans ses actes et pour cause, mais dans la stratégie qu’il propose, très certainement...
Je n’arrive pas à vous suivre dans votre "mélenchonphobie" chronique et aiguë.

11/04/2016 13:22 par Sheynat

Cunégonde Godot a écrit : « je pense que la Révolution est à l’ordre du jour. »
C’est ce que j’avais cru comprendre à travers vos lignes, mais je voulais être sûre.

Macno a écrit : « Je n’arrive pas à vous suivre dans votre "mélenchonphobie" chronique et aiguë. »
Personnellement je m’intéresse plus à un programme qu’au personnage qui le porte, parce qu’il est difficile de deviner s’il ira jusqu’au bout.
Si les élus étaient virés par le peuple à partir du moment où ils ne tiennent pas leur parole, on n’en serait peut-être pas à balancer entre la fascination envers une personnalité qui pourtant s’avère être un voyou, ou le rejet épidermique d’une autre dont rien ne permet de prédire qu’elle trompera ses élus après son investiture, si ce n’est qu’en passant par la case présidentielle, son honnêteté présumée sortira difficilement indemne des rouages de la corruption de notre machine gouvernementale.

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