Léa Seydoux, fabrique d’une icône

André GUNTHERT

En 1972, pour le 3e édition de son petit livre Les Stars, Edgar Morin diagnostiquait la mort du star system, dans une vision où son dynamisme était supposé provenir essentiellement du cinéma. “Certes, écrivait-il, l’on imitera encore les stars, mais les modèles ne seront plus forgés par le star system” (Les Stars, éd. Points-Seuil, p. 162).

Question : dès lors qu’une starisation bien imitée produit des effets qui finissent par se confondre avec le modèle original, peut-on vraiment différencier une starisation d’une imitation de starisation ?

L’approche de Morin le poussait à focaliser sur les dynamiques internes de la production cinématographique. Mais la starisation est un phénomène médiatique qui ne prend en réalité sa pleine dimension que dans la mesure où elle s’autonomise et déborde ses origines filmiques.

Le cas Léa Seydoux permet de tester cette hypothèse. Il s’avère que je n’ai pas encore vu la jeune femme au cinéma – ou plutôt, pas consciemment. Je n’avais pas repéré ses apparitions dans Inglorious Basterds (Quentin Tarantino, 2009), Robin des bois (Ridley Scott, 2010), ni même dans Mission : Impossible. Protocole fantôme (Brad Bird, 2011), jusqu’à ce que je vérifie sa filmographie sur Wikipedia. Pourtant, sans rien connaître de ses talents d’actrice, je sais que Léa Seydoux est “la nouvelle star”.

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COMMENTAIRES  

20/09/2013 15:51 par Dédé

On s’en tappe des starlettes !

20/09/2013 16:46 par Quidam

Tout à fait Dédé & dans tous les sens terme en plus ! ;-)

20/09/2013 16:53 par Bob

on s’en tape, on s’en tape...perso je ne m’en suis jamais taper une !

21/09/2013 03:35 par Dédé

Ma môme, ell’ joue pas les starlettes
Ell’ met pas des lunettes
De soleil
Ell’ pos’ pas pour les magazines
Ell’ travaille en usine
A Créteil

Dans une banlieue surpeuplée
On habite un meublé
Elle et moi
La fenêtre n’a qu’un carreau
Qui donne sur l’entrepôt
Et les toits

On va pas à Saint-Paul-de-Vence
On pass’ tout’s nos vacances
A Saint-Ouen
Comme famille on n’a qu’une marraine
Quelque part en Lorraine
Et c’est loin

Mais ma môme elle a vingt-cinq berges
Et j’crois bien qu’la Saint’Vierge
Des églises
N’a pas plus d’amour dans les yeux
Et ne sourit pas mieux
Quoi qu’on dise

L’été quand la vill’ s’ensommeille
Chez nous y a du soleil
Qui s’attarde
Je pose ma tête sur ses reins
Je prends douc’ment sa main
Et j’la garde

On s’dit toutes les choses qui nous viennent
C’est beau comm’ du Verlaine
On dirait
On regarde tomber le jour
Et puis on fait l’amour
En secret

Ma môme, ell’ joue pas les starlettes
Ell’ met pas des lunettes
De soleil
Ell’ pos’ pas pour les magazines
Ell’ travaille en usine
A Créteil

21/09/2013 22:02 par calamejulia

i-cône par ci, i-cône par là ... tout un monde d’évasion !

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