Manif bruxelloise du P.G.E. * : « Insurrection citoyenne » en TROMPE-L’Å’IL … ou défense honteuse de l’UE et de son monstrueux euro ?

Communiqué PRCF

Présidé par P. Laurent, - l’actuel secrétaire national du PC-PGE -, le Parti de la Gauche Européenne (PGE) s’efforce de récupérer à son profit la révolte des peuples d’Europe contre les effets de la politique continentale d’austérité qui dévaste les acquis sociaux, l’emploi et les salaires dans tous les pays de l’UE.

Dans ce but, ce « parti » européen, financé par Bruxelles sous l’expresse condition qu’il accepte l’Europe supranationale et qu’il ne remette pas en cause l’euro -, organise à Bruxelles un prétendu « sommet européen alternatif » pour, dit-il, exiger une « Europe sociale, démocratique et écologique ».

C’est pourquoi le PRCF avertit clairement les syndicalistes sincères qui, à la faveur de la dynamique créée autour de J.-L. Mélenchon en France, et surtout, à partir des luttes pré-insurrectionnelles (non pas en paroles mais en actes !) menées en Grèce, en Espagne, en Allemagne et en Italie (la France actuelle est quelque peu paralysée comme on pouvait s’y attendre, par la campagne électorale), qu’il s’agit là d’un piège grossier, d’un enterrement de première classe pour les luttes en Europe, et même pire : d’une manière de CANALISER les luttes sociales en vue de les rabattre dans le cadre de la monstrueuse « construction européenne » actuelle. Celle-ci est en effet destinée de A à Z à détruire la souveraineté nationale et tous les acquis sociaux des peuples d’Europe tout en alignant les ex-partis communistes et les confédérations syndicales originaires de la FSM (fédération de lutte des classes à laquelle a longtemps appartenu la CGT) sur les pratiques réformistes et collaborationnistes de la C.E.S..

En effet, les organisateurs de cette manifestation bruxelloises font comme si l’Europe supranationale était un cadre politiquement neutre, si bien que la pression des peuples pourrait à volonté modifier le contenu social des politiques adoptées. C’est le même mensonge que cultive la Confédération Européenne des Syndicats, ce flanc-garde de l’Europe patronale qui accepte l’euro, qui « dialogue » en permanence avec le rapace patronat européen et qui accepte les prétendues « dettes souveraines » : raison pour laquelle la CES ne fait rien de sérieux pour fédérer la seule Europe qui vaille, celle des luttes contre les effets, mais aussi contre les CAUSES de l’ « eurostérité ».

En réalité, de l’histoire de l’UE du traité de Rome à nos jours au contenu ultra-verrouillé des institutions européennes en passant par celui des politiques mises en place à l’unisson par la social-eurocratie et par l’eurodroite,, tout montre que l’UE est une DICTATURE CONTINENTALE, arrogamment dirigée depuis Berlin qui nomme désormais ses proconsuls à discrétion de Rome à Athènes, un Empire férocement anticommuniste qui généralise peu à peu la chasses aux rouges en provenance des pays de l’est, un cartel de puissances impérialistes grand ouvert à l’extrême droite raciste et systématiquement aligné sur Washington quand il s’agit d’ « aligner » les peuples du Sud par la guerre, le blocus et l’ingérence.

Par exemple, il est mensonger d’affirmer que l’euro puisse être réformé dans un sens social. Structuré autour du Deutsche-Mark pour mettre en place en Europe une zone crypto-protectionniste autour de l’industrie allemande, renchérissant tous les produits de l’Europe du sud et les rendant inexportables, entièrement lié aux dispositifs austéritaires des critères de Maastricht, de la BCE et de sa politique monétariste gravée dans les traités, intrinsèquement lié à l’article 6 de Maastricht faisant de l’Europe une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », l’euro est conçu de A à Z pour écraser les salaires (et d’abord ceux des ouvriers allemands !), détruire les prestations sociales et les services publics, permettre le déploiement et la délocalisation mondiale des trusts capitalistes et favoriser l’écrasement des petites entreprises liées au marchés national ou local.

Il est honteux, alors qu’une majorité d’OUVRIERS, en France comme en Europe, vomit l’euro qui n’a apporté que vie chère et austérité, la direction d’un parti qui se prétend communiste RABATTE les luttes vers un soutien indirect vers l’euro en prétendant, - aux calendes grecques ? - en faire un « instrument du progrès ». Pierre Laurent ne peut ignorer que ce qu’il propose en fait, c’est , - en attendant une invraisemblable « réorientation progressiste de l’euro et de l’UE » (il y faudrait l’UNANIMITE des pays de la zone euro dirigés par des gouvernements de l’ultra-droite) -, de maintenir bien sagement les travailleurs en lutte à l’intérieur de l’euro et de l’UE.

Le but de ces faux « insurgés » est de dresser un CONTRE-FEU contre la seule revendication qui vaille, tant pour construire le « tous ensemble » dans chaque pays que pour mettre en place l’Europe des luttes : la fin de la monnaie unique, la restauration pour chaque pays de sa souveraineté nationale et budgétaire, le refus de la prétendue « dette souveraine », la dislocation complète de cette dictature européenne transnationale qu’est l’UE, le rétablissement du droit de chaque peuple à disposer de soi, - non pour s’isoler, mais pour coopérer avec les autres pays souverains du monde ENTIER.

Oui, si un pays comme le nôtre avait enfin le courage de claquer la porte et de sortir de l’UE/euro sur des bases progressistes et internationalistes, alors oui, une situation insurrectionnelle et pré-révolutionnaire secouerait l’Europe et le système capitaliste mondial. Et c’est ce dont ne veulent à aucun prix les dirigeants REFORMISTES du Parti de la Gauche Européenne, - cet appendice continental de l’Internationale socialiste des Papandréou, Zapatero, Socrates et autres Hollande -, que nos camarades du Parti communiste de Grèce ont bien fait de tancer tout récemment en leur reprochant de pleurnicher sur les effets funestes de l’UE sans contester les CAUSES structurelles de la politique réactionnaire actuelle.

PROTEGER L’UE et l’EURO comme le fait le PGE, direction du PCF en tête, ce n’est pas construire l’insurrection citoyenne, c’est la dévoyer et la neutraliser pour éviter que le chaudron ne pète, y compris en France, quand, les élections passées, le président en place devra exécuter l’énorme plan d’austérité qui attend notre pays. Mais en attendant, on aura réussi à mettre l’Union européenne à l’abri du débat présidentiel français ; pire, on aura abandonné cette question de l’euro au hideux FN, qui d’ailleurs ne veut pas réellement sortir de l’euro puisqu’il soumet (cf le site du FN) cette décision au bon vouloir de…« l’Axe franco-allemand » ; et évidemment Mme Le Pen n’est pas prête de faire la moindre peine, traditions versaillaises et vichystes obligent, à A. Merkel…

Si la dynamique électorale créée autour de Mélenchon peut porter un espoir, ce n’est nullement parce que Mélenchon refuse de rompre avec l’UE et avec l’euro : c’est au contraire ce point de son programme qui l’empêche de dessiner une véritable alternative porteuse d’un rassemblement populaire MAJORITAIRE fédérant tous les partisans républicains du non MAJORITAIRE à l’euro-constitution ; il est donc lamentable que, reniant le combat du PCF de G. Marchais contre le traité de Maastricht portant création de l’euro, le PCF, section française du PGE présidé par P. Laurent, soit devenu le meilleur défenseur continental de l’euro : comme si, depuis vingt ans, la monnaie unique n’avait pas démontré toute sa nocivité pour les travailleurs et pour la nation !

Au contraire, si Mélenchon a créé une dynamique, c’est parce qu’il a su, EN RUPTURE AVEC LES THEMES HABITUELS DE LA DIRECTION EUROPEISTE du PC-PGE, unir le drapeau rouge au drapeau tricolore, la Marseillaise et l’Internationale, la thématique de classe aux thèmes républicains, comme savaient le faire naguère Jacques Duclos ou Georges Marchais (et comme n’a cessé de le faire courageusement le PRCF à contre-courant de toute la fausse gauche) : mais toute cette symbolique ouvrière et républicaine restera très en-deçà des nécessités politiques si le FDG, jusqu’ici tenu en laisse par le PGE de Pierre Laurent, continue d’épargner l’euro ( « notre monnaie », comme dit J.-L. Mélenchon à propos de cette arme de destruction massive des acquis !) en réduisant l’appel au patriotisme à un slogan sans lendemain. On ne peut servir deux maîtres et le FDG sera obligé de choisir entre son programme social et sa subordination actuelle aux thèmes « euroconstructifs ».

Plus que jamais, le PRCF appelle donc les progressistes, notamment les COMMUNISTES, à s’émanciper du PS maastrichtien en rejetant le mot d’ordre social-maastrichtien de l’ « Europe sociale » qui transforme l’insurrection citoyenne annoncée en tigre de carton , si ce n’est en rabatteur de l’Europe supranationale et capitaliste en crise ouverte.

à l’heure où le MEDEF en appelle ouvertement dans son manifeste intitulé « BESOIN d’AIRES » à remplacer la France par les « États-Unis d’Europe », à organiser de « nouveaux transferts de souveraineté » et à « reconfigurer les territoires » pour casser la République, l’heure n’est pas à s’aligner de gauche sur la construction européenne. Elle est à organiser partout le rejet de l’UMP, du FN ET AUSSI celui de la monstrueuse « construction européenne » du capital.

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10753

* Le mécanisme infernal européen

COMMENTAIRES  

07/04/2012 12:24 par Lulu

Pour l’heure, malgré la montée incontestable de la combativité des travailleurs européens, la vaste majorité d’entre eux n’a pas encore pris la mesure de la crise actuelle et n’a pas encore tiré les conclusions politiques qui en découlent. L’expérience des années à venir ne pourra que modifier en profondeur la psychologie de cette énorme force potentielle qu’est le salariat européen, véritable géant qui commence à peine à se réveiller. Sous les chocs successifs des événements, il perdra cette forme de mollesse et d’esprit de compromis que lui a inculqué la longue phase de croissance économique d’après-guerre (les « trente glorieuses »). Sa conscience sera façonnée par la réalité implacable d’une époque faite de crises, de régression sociale et de luttes. L’insatiable soif de profits des capitalistes se dresse comme un mur infranchissable devant tout espoir de croissance économique durable et bénéfique à la collectivité.

08/04/2012 08:40 par kuira

Il y a encore peu de temps, la diversité de la gauche ne me dérangeait pas et beaucoup s’étonnaient de ma "mansuétude" et de ma tolérance, qui m’avaient connu d’un sectarisme notoire (y a longtemps).
J’ai compté jusqu’à 14 mouvements, organisations, clubs etc issus plus ou moins d’anciens (ou actuels) militants du pcf.
Pas de problème, cela faisait partie de ma nouvelle famille politique et j’étais à l’aise avec chacun et chacune, on se considérait du même côté de la barricade et tous apportaient leurs idées, leurs réflexions, leurs actions à la cause commune et la vie saurait bien nous réunir le moment venu.
Or, ce moment semble arrivé et je ne supporte pas que maintenant on puisse se contenter de critiquer ou démolir l’espoir : même justifiées, ces lignes sont totalement stériles si elles ne sont pas accompagnées d’un appel à l’action, à l’engagement total dans le mouvement qui est désormais en marche.
Heureusement qu’on n’est pas d’accord sur tout et que sur des dizaines de sujets on pourrait pondre des articles au vitriol sur tel ou tel aspect du programme, du candidat, des composantes du fdg. Mais à quoi bon perdre du temps et ainsi perdre la bataille actuelle ? Pour le plaisir de pouvoir annoncer fièrement après "je vous l’avais bien dit !" ?

Il y a mieux à faire : mobiliser encore largement, ramener les égarés, convaincre et partager l’espoir pour gagner.

La tâche est immense et j’éviterais soigneusement des textes ou des discussions de cet acabit.

08/04/2012 10:03 par desobeissant

Tous les candidats de la joute presidentielle ont fait l’impasse sur la question de l’Etat bourgeois,c’est la condition implicite des 500 signatures necessaires,silence sur la question centrale :

L’Etat, est une machine destinée à maintenir la domination d’une classe sur une autre.

Savoir si la monnaie de l’Etat est le franc ou l’euro est alors secondaire,si on interdit dans tous les cas ,les monnaies locales fondantes qui sont le signe politique que la question de l’Etat est enfin posée pratiquemment par la société.

La société sans Etat
mercredi 4 avril 2012, par Robert Paris

"On verra que l’Etat se ramène précisément à cet appareil de gouvernement qui s’est dégagé de la société. C’est quand apparaît ce groupe d’hommes spécial dont la seule fonction est de gouverner, et qui pour ce faire a besoin d’un appareil coercitif particulier, - prisons, détachements spéciaux, troupes, etc., afin de contraindre la volonté d’autrui par la violence, alors apparaît l’Etat.

Mais il fut un temps où l’Etat n’existait pas, où les rapports sociaux, la société elle-même, la discipline, l’organisation du travail tenaient par la force de l’habitude et des traditions, par l’autorité ou le respect dont jouissaient les anciens du clan ou les femmes, dont la situation était alors non seulement égale à celle des hommes, mais souvent même supérieure, et où il n’existait pas une catégorie particulière d’hommes, de spécialistes, pour gouverner. L’histoire montre que l’Etat, appareil coercitif distinct, n’a surgi que là et au moment où est apparue la division de la société en classes, donc la division en groupes d’hommes dont les uns peuvent constamment s’approprier le travail d’autrui, là où les uns exploitent les autres. (...)

Si vous considérez l’Etat en partant de cette division primordiale, vous constaterez, comme je l’ai déjà dit, qu’avant la division de la société en classes, l’Etat n’existait pas. Mais à mesure que se dessine et s’affirme la division de la société en classes, avec la naissance de la société de classes, on voit l’Etat apparaître et se consolider. Au cours de l’histoire de l’humanité, des dizaines et des centaines de pays ont connu et connaissent l’esclavage, le servage et le capitalisme. Dans chacun d’eux, malgré les immenses transformations historiques qui se sont produites, malgré toutes les péripéties politiques et les révolutions corrélatives à ce développement de l’humanité, au passage de l’esclavage au servage, puis au capitalisme et à la lutte aujourd’hui universelle contre le capitalisme, - vous verrez toujours surgir l’Etat. Celui-ci a toujours été un appareil dégagé de la société et composé d’un groupe d’hommes s’occupant exclusivement ou presque exclusivement, ou principalement, de gouverner. Les hommes se divisent en gouvernés et en spécialistes de l’art de gouverner, qui se placent au-dessus de la société et qu’on appelle des gouvernants, des représentants de l’Etat. Cet appareil, ce groupe d’hommes qui gouvernent les autres, prend toujours en mains des instruments de contrainte, de coercition, que cette violence soit exercée par le gourdin à l’âge primitif, ou par des armes plus perfectionnées à l’époque de l’esclavage, ou par des armes à feu apparues au moyen âge, ou enfin au moyen des armes modernes qui sont, au XXe siècle, de véritables merveilles, entièrement basées sur les dernières réalisations de la technique. Les formes sous lesquelles s’exerçait la violence ont changé, mais toujours, dans chaque société où l’Etat existait, il y avait un groupe d’hommes qui gouvernaient, commandaient, dominaient et qui, pour garder le pouvoir, disposaient d’un appareil de coercition, d’un appareil de violence, de l’armement qui correspondait au niveau technique de l’époque. Et c’est uniquement si nous considérons ces faits d’ordre général, si nous nous demandons pourquoi l’Etat n’existait pas quand il n’y avait pas de classes, lorsqu’il n’y avait ni exploiteurs ni exploités, et pourquoi il a surgi quand les classes sont apparues, que nous trouverons une réponse nette à cette question : quelle est la nature de l’Etat et quel est son rôle ?

L’Etat, c’est une machine destinée à maintenir la domination d’une classe sur une autre. Quand la société ignorait l’existence des classes ; quand les hommes, avant l’époque de l’esclavage, travaillaient dans des conditions primitives, alors que régnait une plus grande égalité et que la productivité du travail était encore très basse ; quand l’homme primitif se procurait à grand-peine ce qui était nécessaire à sa subsistance sommaire et primitive, il n’y avait pas, il ne pouvait y avoir de groupe d’hommes spécialement chargés de gouverner et faisant la loi sur le restant de la société. C’est seulement quand l’esclavage, première forme de division de la société en classes, est apparu ; quand une classe d’hommes, en s’adonnant aux formes les plus rudes du travail agricole, a pu produire un certain excédent, et que cet excédent qui n’était pas absolument indispensable à l’existence extrêmement misérable de l’esclave, était accaparé par les propriétaires d’esclaves, c’est alors que cette dernière classe s’est affermie ; mais pour qu’elle pût s’affermir, il fallait que l’Etat apparût. (...)

Cet appareil qu’on appelait l’Etat, qui inspire aux hommes une superstitieuse vénération, ajoutant foi aux vieilles fables d’après lesquelles l’Etat, c’est le pouvoir du peuple entier, - le prolétariat le rejette et dit : c’est un mensonge bourgeois.

Cette machine, nous l’avons enlevée aux capitalistes, nous nous en sommes emparés. Avec cette machine, ou avec ce gourdin, nous anéantirons toute exploitation ; et quand il ne restera plus sur la terre aucune possibilité d’exploiter autrui, qu’il ne restera plus ni propriétaires fonciers, ni propriétaires de fabriques, qu’il n’y aura plus de gavés d’un côté et d’affamés de l’autre, quand cela sera devenu impossible, alors seulement nous mettrons cette machine à la ferraille. Alors, il n’y aura plus d’Etat, plus d’exploitation. Tel est le point de vue de notre Parti communiste."

"De l’Etat" de Lénine

http://www.matierevolution.org/spip.php?article2244

La "revolution citoyenne" qui epargne l’Etat et ses representants,n’est qu’un subterfuge pour le sauver ........

Ce n’est pas les élections mises en place par la bourgeoisie qui nous permettront de préparer un autre avenir. Oui, il nous faut une démocratie mais c’est celle des travailleurs et pas celle des capitalistes. Pas celle ou un patron décide de licencier des milliers de salariés sans que ceux-ci n’aient le moindre recours.

Il nous faut la démocratie des conseils de travailleurs et des comités de quartiers populaires. C’est dans ce cadre qu’il nous faut élire nos délégués et non dans les élections pour le roi-président de la bourgeoisie française !

L’enorme mobilisation populaire en gestation, qui cherche son chemin, debouchera sur le vide, si l’election designation tirage au sort des delegués de base ne devient pas la question essentielle.

L’apparition durable des "assemblées citoyennes de quartiers" n’est donc pas un gadget electoral qui ne doit durer que le temps des elections...

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